L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

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SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

Veggieworld, le cri de la carotte

cri de la carotte - Magà Ettori - Chroniques animalistesAlors qu’est-ce qu’on fait le week-end prochain à Paris ? Le marathon de Paris, oui. Le Mondial de l’automobile :  »Le futur, c’est maintenant ! Plus de 250 marques au Salon de l’auto, ont répondu présentes pour l’édition 2016. » Espérons que Volkswagen sera là, ils sont champions du monde pour réduire frauduleusement les émissions polluantes mieux que la COP21. Une première dans l’histoire automobile, 11 millions de véhicules bridés pour vous apporter le meilleur de la technologie : maladies respiratoires chroniques, pathologies cardio-vasculaires, cancers… que du bonheur ! Non vraiment, le Mondial de l’auto, ça va pas le faire.

Quoi d’autre ? Ah la VeggieWorld, le plus grand salon végétalien en Europe. Ca à l’air cool ça. 90 exposants, dont 10 associations. Un programme extra-veggie : 20 conférences, 10 ateliers de cuisine, des ateliers de yoga, des présentations de livres et l’avant-première du film Faeryland. Ah oui d’accord, whaou. C’est excellent ça. C’est une bonne journée.  Je viens d’apprendre que Faeryland était nominée pour les  »Médor » dans la catégorie meilleur film animalier, et maintenant la VeggieWorld, bien. Faeryland, c’est le 2 avril à 16h30 au 104 qui se trouve 5, rue Curial, dans le 19e à Paris (Métro : Stalingrad ou Riquet). Bon ben voilà, j’ai tout. On va y aller. Ils disent quoi de ce salon. Lancé en mai dernier, après 5 ans de succès et de développement en Allemagne, le salon VeggieWorld Paris connaît déjà ses premiers succès et un développement rapide. De plus en plus de personnes font attention à ce qu’elles mangent, à ce qu’elles achètent et à l’impact de leur mode de vie sur l’environnement. Cette première édition attend 10000 visiteurs qui pourront découvrir plus de 15 restaurants végétaliens et plus de 500 produits, parfois peu ou pas connus en France, par des marques dont c’est parfois la première présence sur le marché français. Protéines végétales, compléments alimentaires, laits, fromages et yaourts végétaux, noix et fruits secs, bonbons, chocolat, pâtes à tartiner, sauces, confitures, boissons, thés, biscuits, tartes, pâtes, huiles, jus de fruits, alternatives à la viande, soins, crèmes, lotions, produits féminins, livre de cuisine, sacs, vêtements et de nombreux autres produits qui permettent à tous de vivre facilement une vie végane. VeggieWorld Paris propose également un programme très riche de plus de 40 activités tout au long des deux jours du salon. Les ateliers cuisines et démonstrations culinaire, animés par des chefs et restaurants reconnus permettront à tous d’apprendre les meilleures astuces et techniques de cuisine végane. Le Centre TAO Paris réveillera les visiteurs avec des ateliers de Yoga gratuits. Pour celles qui le souhaitent, il sera possible de rafraîchir son maquillage grâce à une professionnelle qui utilisera exclusivement des cosmétiques véganes venus d’Allemagne. Nous sommes également particulièrement heureux d’accueillir une avant-première du film Faeryland, qui sera le seul événement payant de l’agenda VeggieWorld. Oui, d’ailleurs c’est Marco et l’équipe du Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animales qui tiendra le stand Faeryland où se vendra les places, où l’on pourra gagner un voyage à Dublin sur les traces de Faeryland. Ce sera le moment de prendre connaissances de toutes les campagnes du Collectif contre l’expérimentation et l’exploitation animales. Un stand facile à reconnaître, la couleur dominante est le jaune. Une vraie ruche, Marco s’entoure toujours de militant(es) motivé(es) et dynamiques. Pour eux !

Alors, les autres ateliers et conférences sont libres d’accès aux visiteurs. Voyons voir ces conférences. Ah bien. Le dimanche après-midi nous avons…. holà il n’y a que l’embarras du choix. Conférence sur le Droit Animal et véganisme Les animaux non « sauvages » sont désormais reconnus comme êtres vivants et sensibles aussi bien dans le code civil, le code pénal et le code rural suite à l’harmonisation juridique menée par le législateur en 2014. Voilà qui va intéresser Myke, Mélany et Daniel de  »Parole d’animaux ». Je les vois bien avec leur petite caméra intrusive…

Bon et là c’est quoi ? Tiens une Conférence sur Le véganisme dans le cinéma, la télé et la musique. Ah j’adore, c’est certain que je vais y assister à celle-là. La conférence aura lieu dimanche, 3 avril, de 14h15 à 15h15 dans la salle de conférence du salon VeggieWorld. Il y a 4 intervenants. La première est Mathilde Laconche, monteuse, réalisatrice, scénariste, productrice. Elle a réalisé « Des milliards de toi mon poussin », une excellente critique. Mathilde Laconche met en scène deux adolescents qui mènent des actions en faveur des animaux qu’ils considèrent comme leurs cousins. C’est original. Le deuxième intervenant est Bruno Blum, journaliste, musicien, dessinateur, peintre et photographe. Il est principalement connu pour son travail dans le domaine du reggae et du rock, on le surnomme Doc Reggae, yo man. Il présentera le jour même  »Cabaret Vegan », musique de culture biologique garantie jouée sans machines par des musiciens vivants élevés en plein air. Oui ça donne le ton. Cabaret rock, soul, reggae et chansons francophones originales dont plusieurs à la gloire potagère des fruits et légumes. Bon, c’est certain nous y serons. Le troisième intervenant est Guillaume Corpard, écrivain, musicien, compositeur. C’est à Guillaume que nous devons  »My Life’s a Cage », ma vie est une cage, très bon film d’animation et de fiction qui pose la question de notre rapport aux animaux et de savoir si tout le monde peut devenir vegan, même les enfants. En chanson, le film retrace le cheminement des animaux de leurs lieux naturels vers l’abattoir afin d’être transformés en viande;, le tout en poésie et en musique. Le dernier intervenant est : Magà Ettori. Hey ! Personne ne me prévient ? Comment ça on en parle depuis deux ans ? Si je suis sourd ? Pourquoi ? Ah le cri de la carotte … oui assez insupportable ! Toutes ces carottes sacrifiées à la Veggieworld, sur l’autel du bien-être, d’un mode de vie végane, plus sain, pour les animaux, mais aussi pour l’environnement et les humains. Ca va être terrible !

Magà Ettori, Paris, 27/03/2016

en partenariat avec http://www.paroledanimaux.com/

dégénérescence identitaire

 »Ce rappeur a une tête de dégénéré. De près ou de loin, je ne vois pas ce qu’il y a de corse dans tout ce qu’il peut faire. Grâce à Dieu, les (vrais) Corses ne sont pas encore tout à fait semblables à ces figures pathétiques importées des banlieues françaises. », voici le genre de commentaire que l’on pouvait lire suite à la mise en ligne du clip de Beli Blanco Vittoria (ci-dessous).

Dans l’antiquité romaine, le verbe degenerare, emprunté au domaine de l’agriculture, est fréquemment utilisé dans le champ de la morale et de la filiation. Alors il n’est jamais utilisé pour décrire une difformité physique, mais signale exclusivement un écart de caractère ou de conduite. La moralité, nous y reviendrons. Nous disions donc un rappeur avec « une tête de dégénéré » (sic), simple provocation d’anonymes masqués derrière des écrans (ici ou ailleurs) ou véritable malaise de société se traduisant par des messages de haine et de racisme ?  »ces figures pathétiques importées des banlieues françaises », nul besoin de les importer. Heureusement nous avons les nôtres, des dégénérés bien à nous, à l’usu nustrale, estampillés made in Corsica. On envisageait même de faire une demande d’AOC, alors vous imaginez si on veut préserver toute la spécificité de la dégénérescence identitaire. A force de parler de corsitude, il va falloir un jour déterminer des critères, établir un cahier des charges, faire un état des lieux de notre culture, et pire encore de notre économie. Une étude récente a calculé l’indice de bonheur des différentes régions françaises. La France, un des pays les plus angoissés du bloc occidental (voir sa consommation de psychotropes), qui offre à la Corse un nouveau podium : avec la Normandie et la Franche-Comté, l’ile fait partie du groupe de régions les plus anxieuses de France. Ok, cette étude est hautement subjective. Allons donc vers du concret, des chiffres bien officiels. Plaident-ils en faveur de notre créativité ? Zone la plus criminogène d’Europe, région où le plus d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté (en 2007, 18,8 % de la population étaient considérés comme pauvres avec un taux de précarité pour les jeunes de 22 %), une personne sur trois seulement est dans la population active, région où le coût de la vie est le plus élevé (les prix des produits alimentaires étaient en 2006 supérieurs de 9,7 % par rapport au sud-est de la France et jusqu’à 20 % supérieurs pour les légumes), trois personnes sur quatre sans emploi, cinq personnes sur six travaillent dans le secteur public. Je pourrais en aligner des kms comme cela. Certes ce sont des indices, des chiffres plus ou moins interprétables. Pourtant la Corse semble définitivement prisonnière d’un modèle de développement au sein duquel la croissance est nourrie par l’investissement public, une fréquentation touristique balnéaire et un secteur de la construction qui bénéficie des deux autres et attise les convoitises. Au passage disons que 44 % des logements neufs construits entre 2003 et 2008 sont acquis par des personnes extérieures à la Corse au moment de l’achat. Le poids des résidences secondaires est écrasant, alors que les achats par les ménages s’installant dans l’île ne pèsent que 5 % du marché neuf. Ce qui revient à dire qu’il est presque aussi difficile de se loger en Corse qu’en Ile de France.

Et dire que pour assurer l’avenir de nos enfants nous ne pouvons même plus compter sur les bonnes vieilles administrations et l’ancestral chantage à l’élection. Le secteur public, nous le savons, va subir un choc récessif, cette fois via la baisse et le gel des dotations nationales et européennes, principales sources de recettes pour les collectivités locales. Ceci implique moins d’emplois publics et une capacité réduite pour l’investissement. Or, nous l’avons dit le secteur public pèse 30 % du PIB et a été la source du quart de la croissance de l’île sur la dernière décennie. Le PEI 3e version permettra de limiter la pression récessive mais pas de la compenser. Bien loin d’être protégée de la crise par le poids des administrations et l’importance des transferts qu’elle reçoit, l’île va passer un mauvais quart d’heure. Nous nous dirigeons donc vers un décrochage progressif du niveau de vie des habitants via une érosion du pouvoir d’achat et des transferts. Et bien entendu avec le corolaire de violence qui va avec.

A l’abri des home-jacking, retranchés dans leur tour d’ivoire, certains élus se passent le flambeau de génération en génération, ils cumulent les mandats avec frénésie (pourvu que ça dure). Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de,… les capitaines d’épaves s’accrochent à leurs sièges électoraux, sans doute de peur de se faire botter les fesses. Mais la Corse d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier et encore moins celle de demain. Combien de temps encore ces saboteurs mettront-ils à avouer leur maladie honteuse ? La fameuse maladie hollandaise. Non je ne parle pas de la Coupe UEFA de 78 qui a vu le sacre du PSV Eindhoven contre le Sporting de Bastia, ni même du Président de la République. Je ne fais pas non plus allusion à une quelconque monarchie héréditaire, mais bien à l’absence de talent et de vision qui caractérisent nos dirigeants. Une médiocrité inversement proportionnelle à leur moralité qui nous a conduit dans l’impasse actuelle. Dans l’île, ils sont corrompus par la mafia, poursuivis par les juges, jugés par le peuple, et pourtant toujours là, encore et encore. Si nous mettions leurs vidéos en ligne – en même temps que leurs déclarations de patrimoine – il y aurait sans doute un petit malin pour dire :  »ces politiques ont des têtes de dégénérés ! »

Une messe cathodique au poil

Conchita - giacobbi (Magà Ettori - Blog)Il est assez rare que je passe une nuit devant ma télé, alors autant partager cette enrichissante expérience avec vous. Kendji,  Dave Navarro, Conchita Wurst et Paul Giacobbi dans la même soirée c’est énorme ; une nuit cathodique sous l’emprise du poil au menton. L’Eurovision d’abord. La France qui fini bonne dernière avec le groupe Twin Twin qui représentait la culture hexagonale avec un ersatz de mélodie stromaeienne avait misé sur  »la moustache ». Un vrai titre pour une vraie oeuvre, limite du plagiat. En toute logique, c’est la barbe qui a gagné, le seul scandale de la très lisse compétition. Conchita Wurst – Tom Neuwirth pour l’état civil autrichien – a gagné le concours de musique pop avec « Rise Like a Phoenix ». Le jeune travesti de 25 ans avait déjà mis d’accord la Russie et l’Ukraine sur un point : les deux pays belligérants ont signé une pétition, pour protester contre la participation à l’Eurovision de la femme à barbe. A l’origine de la pétition, Vitaly Milonov, le très barbu député russe à l’origine d’un récente loi homophobe. Le député Milonov qui estimait dernièrement que les forces de l’ordre françaises (dans le cadre mariage pour tous) étaient « des policiers SS ». C’est certain que Conchita Wurst dans ce concours branché, c’est un peu provocant pour un Vitaly Milonov, qui écrira une lettre au comité Eurovision de son pays, pour demander de ne pas envoyer de candidat à une « propagande éhontée de l’homosexualité et de la décadence spirituelle ».

Sur une chaine concurrente, c’était la grande finale pour  »The Voice ». Encore un gagnant barbu, Kendji. Un sourire ravageur, un sourire ravageur, et un … bon, oui, voilà quoi le public a toujours raison. Enfin pas toujours, la dernière saison l’élimination d’Emanuel Djob était un peu injuste, tant il avait survolé avec brio la compétition. On retrouvera Emmanuel Djob dans mon prochain film, là au moins on ne coupe pas les cheveux en quatre. Personnellement, j’ai une grande préférence pour les grosses voix, alors forcément quand on élimine Jacynthe Véronneau, puis plus loin Stacey King, Igit, Maximilien et Wesley pour en définitive garder Kendji, voilà quoi. En revanche c’est vrai que ce dernier a… heu… du rythme, une belle histoire (cendrillon moderne) et un sourire ravageur. A vu de barbe je dirais que Kenji a un public et qu’il va faire une grosse carrière.
En continuant mon zapping effréné, je tombe sur deux replays :  »Ink Master », diffusé il y a deux jours et  »ce soir (ou jamais !) » présentée par Frédéric Taddei.  »Ink Master » [bon sang qu’ils sont laids] ce sont 10 candidats qui s’affrontent à travers des épreuves de tatoueurs pour décrocher 100.000 $. Ce que j’ai retenu ? Pas grand chose : trois barbus, les membres du jury qui décernent un prix à un autre barbu, avec en prime une belle phrase de Dave Navarro (un jury) :  »toute l’encre que vous avez versé sert à écrire votre plus belle histoire ». Ok ça j’aime !
Dans  »ce soir (ou jamais !) », pas beaucoup de barbus pour le coup, mais au moins un barbant. Ah ! Paul Giacobbi est là ! Il glousse de joie, le député PRG de Haute Corse, Président de l’Exécutif de l’Assemblée de Corse, copain de qui vous savez (chut), et homme fort de la politique insulaire. Je ne sais pas pourquoi mais sa prestation me fait penser à ce film de Martin Scorsèse :  »Casino ». Vous savez  le passage où les vieux parrains demandent à Sam  »Ace » Rothstein (Robert de Niro) de se tenir tranquille et de se faire oublier et que Ace décide de devenir présentateur TV. Ace Giacobbi, est venu faire l’article du statut de résident, qui ne verra sans doute jamais le jour. Pour mettre fin à la flambée des prix dans l’immobilier, Ace … pardon la Collectivité Territoriale de Corse souhaite imposer une résidence d’au moins cinq ans avant de pouvoir acquérir un bien. Ace se vante de parler mieux l’anglais que le corse, avant de faire état des indigènes corses. Indigènes ? Quelle élégance, mais quelle classe ! Merci patron. Ce sera ensuite un coup de griffe au peuple corse, dont Paul Giacobbi réfute l’existence, et pour le reste tout roule. Il n’y a qu’une question qui aurait pu embarrasser le showman, celle du journaliste Périco Légasse qui lui demandait  »à qui va profiter le crime ? En d’autre terme, le statut de résident ne passera pas – car inconstitutionnellement inadapté – mais si jamais ça marche qui en profiterait ? Sans doute la mafia locale ? » questionne l’excellent journaliste. Pas de réponses. Dommage, c’était une question au poil.

Night of the wolf

NIGHT OF THE WOLF - ARIAKINA ETTORI - NOX ARCANA - sacrificeNox Arcana est un groupe musical américain, mondialement connu leader de la musique dite mystique. Créé en 2003 par Joseph Vargo et William Piotrowski. Leur musique a des tonalités sombres et présente des ressemblances stylistiques avec certains sous-genres musicaux du New-Age et du rock gothique. Leur album Winter’s Knight, sorti en 2005, a été classé n°8 dans le classement du Top du Billboard magazine. Nox Arcana cite la fiction gothique comme ses principales sources d’inspiration pour la conception de ses albums. Ces références littéraires comprennent H. P. Lovecraft, Ray Bradbury et Edgar Allan Poe. Ils ont produit 14 albums. Certains de leurs albums font également référence à des thèmes médiévaux et à la mythologie ancienne.

Malgré son très jeune âge, Ariakina Ettori est une habituée du monde artistique et culturel. Quand elle a prit son clavier pour écrire aux cultissimes leaders du groupe Nox Arcana, elle ne doutait pas un instant que les artistes américains lui accorderait leur parrainage pour son deuxième projet de film. A la fin de l’été son projet écrit, Ariakina le soumet au groupe par email. La première réponse est de Christine Filipak compagne de Joseph Vargo et éditrice de Monolith Graphics. Elle donne immédiatement les autorisations pour utiliser la musique dans le cadre de ce projet.

Une semaine plus tard c’est Joseph Vargo qui écrit à Ariakina pour la remercier, pour l’intérêt qu’elle porte au groupe et apporter son soutien inconditionnel au tournage de  »Night of the Wolf ». Il se dit touché que sa musique soit appréciée de par le monde et plus particulièrement par les jeunes générations. Enfin il propose à la jeune artiste corse de la soutenir dans l’avenir.

Le réseau Ciné Rinovu des jeunes créateurs est rapidement mis à contribution pour le projet. Un vingtaine d’artistes acceptent de participer au tournage à l’instar de Benjamin Garcia Casinelli et sa troupe Historia & Fantasia, ou encore de Julien et Emilie Augustyn cracheur de feu et comédienne. La partie technique est confiée à sa sœur Ondalina Ettori qui assure la mise en scène et la chorégraphie revient à Ariakina.

Son idée est de mélanger moderne et classique. Une sorte de conte contemporain, une version revisitée d’un petit chaperon rouge. L’histoire ? Il était une fois une jeune et jolie petite fille qu’aimaient tous ceux qui la voyaient et plus encore sa grand-mère qui ne savait rien lui refuser. Un jour, elle lui offrit un chaperon de velours rouge qui lui seyait tant qu’elle ne voulut plus jamais porter autre chose. Si bien qu’on ne l’appela plus que Petit Chaperon rouge. Enfin ça c’est dans la version des frères Grimm, le panier, la chevillette, la grand-mère… dans notre monde aux frontières de l’héroïc fantasy, il s’agit d’une bande de chasseurs, de sorcières, de dragons et autres mages noirs qui chassent des loups et sacrifient de pauvres chaperons-loups dans des couvents enchantés. La moralité est la même :  »il ne fallait pas quitter ton chemin pour aller te promener dans la forêt, le loup est très rancunier ».

A voir sur le site dédié au projet : http://nightofthewolfariakina.wordpress.com/

ou encore sur la page facebook de Night of the wolf : http://www.facebook.com/NightOfTheWolfUnFilmAriakinaEttoriNoxArcana?ref=hl

NIGHT OF THE WOLF - ARIAKINA ETTORI - NOX ARCANA - werewolf

Convention de développement cinématographique et audiovisuel 2011/2013

Collectivité Territoriale de Corse - L'HOMME LE PLUS MAFIEUX DE CORSE EST UN HOMMEL’intervention à la dernière session de l’Assemblée de Corse de Fabiana Giovannini (Femu a Corsica) concernant le Rapport n°193 (le petit frère du rapport n°116 : http://corsica-cinema.over-blog.com/pages/LA_FILIERE_CINEMA_EN_CORSE-3317900.html) qui fait état de la convention d’application financière 2013 relative à la convention de développement cinématographique et audiovisuel 2011/2013 entre l’Etat, la Collectivité Territoriale de Corse et le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée), nous semble d’une grande cohérence, et d’une vraie lucidité. Sauf pour les bilans clairs remis l’Exécutif et ses services qui donnent  »une bonne idée de la santé de la filière, de ses projets, de ses réalisations ». Ou alors c’est de l’humour au 33e degrés. Nous vous en donnons lecture : « Nous remercions l’Exécutif et les services pour ce rapport, les bilans clairs qui nous donnent une bonne idée de la santé de la filière, de ses projets, de ses réalisations. C’est un secteur bouillonnant de créativité qui confirme ce que nous ne cessons de rabâcher depuis le début de la mandature chaque fois que possible, à savoir qu’au lieu de se cantonner à la marge de l’économie corse il peut en devenir  un pilier, en tous les cas un secteur d’avenir que notre groupe juge pour l’heure insuffisamment accompagné. Et par accompagnement je ne parle pas seulement des aides financières qui peuvent être parfois conséquentes, mais aussi d’une réflexion générale qui permette de mieux structurer le secteur  afin de faire de notre île une « île référence ». Nous disposons d’un plateau de cinéma exceptionnel qu’est notre environnement et qu’offre notre climat. Cela n’est pas suffisamment perçu. C’est à nous d’en faire la campagne, d’agir pour mieux structurer les outils de productions, pour former, pour donner ce premier coup de pédale qui va lancer une dynamique générale pourvoyeuse d’emplois qualifiés, mais aussi porteuse d’images positives pour la Corse. C’est à nous aussi d’agir sur la création en orientant les choix des producteurs par des aides incitatives et par un échange continu avec la profession, sur ses problèmes, ses attentes, ses besoins. Toute cette réflexion et l’action qui s’en suit n’est possible que s’il existe un espace pour débattre des problèmes, élaborer un projet d’ensemble, anticiper aussi sur des choix qui pourraient être négatifs ou positifs pour l’image de notre île, prendre le pouls régulier de la filière. Or, à ce sujet, nous avons un peu le sentiment de parler dans le vide depuis le début de la mandature. Parce que cet espace existe pour élaborer cette réflexion en commun avec tous les acteurs de la profession d’une part, et les élus d’autre part ; il s’agit du Comité de suivi de la filière, mis en place en début de mandature puisque notre groupe a désigné ses propres représentants, mais qui ne s’est jamais réuni. Nous vous avons relancé à plusieurs reprises à cet effet, vous nous avez approuvé, sans pour autant donner suite. Pourquoi ? Quel est votre sentiment à ce sujet ? Il y a peut être un problème que nous n’avons pas perçu. Eclairez-nous ! L’Exécutif ne perdrait aucune prérogative, la filière y gagnerait en coordination et cohérence et en sentiment d’être consultée, et notre région disposerait de cet espace à même de donner davantage de sens aux orientations du secteur et davantage de dynamique économique aussi. Un exemple illustre parfaitement mon propos. Le changement de procédé dans l’attribution des subventions qui apparaissait dans le rapport initial. À ce sujet, nous avons interrogé en commission les services qui nous ont dit :

– qu’il n’y avait pas d’abus constatés de la part des projets aidés qui ont bien été conduits à leur terme.

– Que les contrôles effectués avant et après étaient bien faits par un « Comité technique indépendant ».

– Que nos attributions (et c’est précisé en clair dans votre rapport) sont conformes au droit européen.

Alors pourquoi dans un premier temps avoir voulu modifier ces règles ? Heureusement, nos remarques et celles de la profession qui ont du vous remonter depuis je susppose, vous ont fait revoir les choses au travers des amendements proposés aujourd’hui. Ouf ! Car cette décision d’inverser la logique de versement des aides entre le premier acompte et le règlement du solde, aurait pu se révéler en effet néfaste en mettant à mal les trésoreries des sociétés de production et donc en freinant leur capacité créative. C’est à dire que c’est la dynamique économique et culturelle de la filière toute entière qui aurait été mise à mal. Donc nous accueillons favorablement vos amendements, quoique nous aurions préféré maintenir les conditions du précédent exercice pour ces mêmes raisons. Je rappelle que le premier acompte s’élevait précédemment à 75%. Ceci dit, notre groupe juge vos amendements insuffisants sur un poste. C’est pourquoi nous proposons nous aussi un sous-amendement concernant l’aide à l’écriture et au développement. En effet on est là dans un domaine technique. L’aide au développement nécessite une grosse impulsion dès le départ car les frais qu’ils requièrent sont importants. Il faut des avances fortes. Et l’on retrouve les difficultés de trésorerie dont je vous parlais tout à l’heure. Nous vous demandons donc, afin de ne pas fragiliser la filière sur ce point particulièrement délicat de l’aide au développement où les besoins sont grands, de fixer le pourcentage de premier acompte à 60% avec un solde en fin de travaux, sur justificatifs bien sûr (encore une fois le premier acompte était de 75% précédemment). Nous voudrions aussi attirer votre attention sur ce solde des aides versées en fin de travaux. Nos procédures sont longues, très longues, et il ne faudrait pas constater les mêmes difficultés rencontrées par les associations aujourd’hui. Vous le savez, certaines associations voient leurs aides honoré un an, parfois un an et demi après l’événement réalisé ! Ce qui les met dans des difficultés inextricables, les structures s’endettent et finissent par licencier et donc renoncer l’année suivante aux évènements qu’elles avaient réussi à pérenniser ! Nous vous demandons de veiller à ne pas rentrer dans ce travers avec les sociétés de production audiovisuelle. Le résultat immédiat serait un affaiblissement de leurs trésorerie, donc une remise en cause des projets. Tout le contraire de ce que notre groupe vous demande depuis le début de notre mandature à savoir mener une action offensive pour dynamiser la filière. Alors, merci de veiller à ce type de dérives, merci pour les amendements proposés et s’il vous plaît, Monsieur le président, acceptez notre amendement afin de ne pas trop affaiblir cette filière qui plus est dans une période de crise qui ne peut qu’aggraver leur fragilité. Nous vous remercions. »