La devise de Pandore

Pandore, par Jules Joseph Lefebvre, 1882, collection privée

La devise de Pandore

La mafia rédige ses textes de loi, dans les marges et l’ambigüité,

l’argent, le pouvoir, le sexe, antiques mamelles de l’humanité.

Pour le vol de la flamme, Zeus priva l’homme du Paradis.

Dans la boite, le vice, la vieillesse, la guerre, la maladie,

la famine, la misère, l’aliénation, la tromperie, les passions

alimentent les caisses noires, vols à la tire, rapt d’empires,

profanation des droits de l’homme, révolution sans repentir.

Maux que Pandore ne peut retenir qui s’envolent en citations :

 » La mafia », deux siècles de haine, de violences,

de devises, juste au milieu d’une allégeance sur les silences

de lignes de vies brisées, de parenté, de viols et d’anathèmes.

La mafia dévoie, des votes, couche ses lois dans la lie de l’humanité,

l’argent, le pouvoir, le sexe, pour liberté, égalité, fraternité.

Demeure l’espoir, rangé, entre  »un jour peut-être » et  »carpe diem ».

Magà Ettori, Bastia (20/12/2012)