Edmond Simeoni : « Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès »

Trois articles que le Dr Edmond Simeoni a publié sur son site concernant le film Faeryland du cinéaste Magà Ettori. Le blog du Dr Edmond Simeoni n’étant plus actif, nous sommes heureux d’avoir conservé de nombreuses archives. Nous les publierons ici, au hasard de nos re-découvertes.

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Le Blog d’Edmond Simeoni, militant corse de la première heure

Réveillon végane

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Discussion avec un ami :

  • Alors cette année mon repas de gala pour le réveillon de la St-Sylvestre c’est : Gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert.
  • C’est ton menu du 31 décembre ? Des haricots ? Élégant et sophistiqué (rires)
  • C’est vrai mais c’est bon ! Et puis je fais ce que je veux, c’est mon réveillon.
  • Tu sais ce que c’est un réveillon ? Attends regarde ce que dis Wikipédia : Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du jour de l’An est une coutume qui consiste à fêter l’arrivée du Nouvel An, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Blablabla. En France, on y organise un dîner voire un souper de fête avec, entre autres, du champagne et du foie gras.
  • Ça commence mal.
  • Tu ne bois pas d’alcool… et le foie gras, je n’en parle même pas.
  • Donc tu ne peux pas réveillonner.
  • Ah bon ?
  • Mais comment tu veux être heureux sans alcool ni foie gras ?
  • C’est ça être heureux ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais tout le monde veut être heureux.
  • Ah ? Tout le monde boit du champagne et mange du foie gras ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais le bonheur c’est obligé. Tu ne peux pas ne pas être heureux. Sinon tu es dépressif, triste, différent.
  • Différent ça me va.
  • Oui mais pas dans le bon sens.
  • Tu crois ? Il n’y aurait pas une pression sociale qui nous obligent à être constamment heureux ?
  • Possible, mais c’est positif.
  • Pas certain. Le chercheur Egon Dejonckheere de l’Université de Louvain (KU Leuven) affirme que plus une personne se sent contrainte d’être heureuse, plus cette personne se sent dépressive. Nous sommes quotidiennement confrontés, à travers les médias sociaux, à la vie d’apparence parfaite de notre cercle d’amis. Les fabricants tentent par ailleurs de nous convaincre à l’aide de messages publicitaires que nous nous sentirons plus heureux en achetant leur marchandise. Selon Dejonckheere, celui qui se sent malheureux se retrouve en marge de la norme sociale et doit être rapidement aidé par une thérapie ou un traitement.
  • Oui mais ce sont des dépressifs.
  • L’Organisation mondiale pour la Santé estime que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial. On compte plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrant de dépression soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015.
  • Mais tu n’es pas dépressif toi ?
  • Non
  • Alors pourquoi pour le jour de l’an tu veux manger des gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert ?
  • Parce que c’est bon !
  • Et ?
  • Vu que je ne suis pas dépressif, j’aime bien les petits bonheurs.
  • Et tu es heureux sans boire de champagne et manger du foie gras ?
  • Oui
  • Tu es vraiment bizarre.
  • Ah bon ? Et toi tu manges quoi ?
  • Bah si tu manges des crêpes, je vais faire des crêpes salées. C’est bien des crêpes salées non ?
  • Oui, c’est élégant et sophistiqué (rires des deux)
  • D’accord, on écoute une chanson ?
  • Ok