Réveillon végane

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Discussion avec un ami :

  • Alors cette année mon repas de gala pour le réveillon de la St-Sylvestre c’est : Gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert.
  • C’est ton menu du 31 décembre ? Des haricots ? Élégant et sophistiqué (rires)
  • C’est vrai mais c’est bon ! Et puis je fais ce que je veux, c’est mon réveillon.
  • Tu sais ce que c’est un réveillon ? Attends regarde ce que dis Wikipédia : Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du jour de l’An est une coutume qui consiste à fêter l’arrivée du Nouvel An, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Blablabla. En France, on y organise un dîner voire un souper de fête avec, entre autres, du champagne et du foie gras.
  • Ça commence mal.
  • Tu ne bois pas d’alcool… et le foie gras, je n’en parle même pas.
  • Donc tu ne peux pas réveillonner.
  • Ah bon ?
  • Mais comment tu veux être heureux sans alcool ni foie gras ?
  • C’est ça être heureux ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais tout le monde veut être heureux.
  • Ah ? Tout le monde boit du champagne et mange du foie gras ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais le bonheur c’est obligé. Tu ne peux pas ne pas être heureux. Sinon tu es dépressif, triste, différent.
  • Différent ça me va.
  • Oui mais pas dans le bon sens.
  • Tu crois ? Il n’y aurait pas une pression sociale qui nous obligent à être constamment heureux ?
  • Possible, mais c’est positif.
  • Pas certain. Le chercheur Egon Dejonckheere de l’Université de Louvain (KU Leuven) affirme que plus une personne se sent contrainte d’être heureuse, plus cette personne se sent dépressive. Nous sommes quotidiennement confrontés, à travers les médias sociaux, à la vie d’apparence parfaite de notre cercle d’amis. Les fabricants tentent par ailleurs de nous convaincre à l’aide de messages publicitaires que nous nous sentirons plus heureux en achetant leur marchandise. Selon Dejonckheere, celui qui se sent malheureux se retrouve en marge de la norme sociale et doit être rapidement aidé par une thérapie ou un traitement.
  • Oui mais ce sont des dépressifs.
  • L’Organisation mondiale pour la Santé estime que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial. On compte plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrant de dépression soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015.
  • Mais tu n’es pas dépressif toi ?
  • Non
  • Alors pourquoi pour le jour de l’an tu veux manger des gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert ?
  • Parce que c’est bon !
  • Et ?
  • Vu que je ne suis pas dépressif, j’aime bien les petits bonheurs.
  • Et tu es heureux sans boire de champagne et manger du foie gras ?
  • Oui
  • Tu es vraiment bizarre.
  • Ah bon ? Et toi tu manges quoi ?
  • Bah si tu manges des crêpes, je vais faire des crêpes salées. C’est bien des crêpes salées non ?
  • Oui, c’est élégant et sophistiqué (rires des deux)
  • D’accord, on écoute une chanson ?
  • Ok

 

André Santini rend hommage à Edmond Simeoni

Magà Ettori - André Santini

André Santini (ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux & vice-président de la Métropole du Grand Paris) a rendu un hommage appuyé à Edmond Simeoni en insistant sur sa passion pour la Corse, et son engagement pour la non-violence :

Mesdames et messieurs, chers compatriotes, je tenais à rendre un hommage appuyé au Docteur Edmond Simeoni qui nous a quittés le 14 décembre dernier. Suite à cette disparition, notre île a perdu un de ses plus ardents défenseurs et un de ses plus fervents admirateurs. Si des milliers de nos compatriotes ont patienté une heure durant devant l’église saint Roch de Bastia pour un dernier hommage à Edmond Simeoni, c’est bien parce qu’ils ont reconnu comme vous l’engagement sans compter de cette figure impérissable de la Corse qui a incarné notre île. Il faisait partie de ces fils que la terre de Corse s’honore de compter. Son dynamisme naturel son militantisme, acharné déconcertait les uns quand il impressionnait les autres. Combattant infatigable des injustices qui lui paraissaient insupportables il porta des engagements humanistes, altruiste et parmi les premiers écologistes.

Héraut et porte-voix de la Corse, il chercha toujours à protéger les intérêts de notre île et de ses habitants, s’inscrivant naturellement dans les grands noms de notre fière et belle île. Ils furent nombreux ces grands personnages qui jalonnèrent notre histoire et qui voulurent arborer le blason à tête de maure. Il y eut Sampiero Corso, le colonel français qui défiât les génois, il y eut le baron Theodore de Neuhoff – éphémère roi de Corse qui soutint les insurgés. Il y eut Pascal Paoli, fervent défenseur e la démocratie et du progrès, il y eut enfin bien sûr Napoleone Bonaparte, il y a désormais Edmond Simeoni, cet enfant du Niolu qui fort de son histoire et  de son expérience, proclama en 2005 : « ceux qui ont choisi la violence, n’ont aucun avenir ». Chers amis, nous tous sommes réunis ici pour rendre hommage à Edmond, nul ne peut affirmer que son regard averti sur l’évolution et les pérégrinations de la Corse, son amour des particularismes patrimoniaux et régionaux, son admiration pour notre accent chantant et nos cœurs polyphoniques ne viendront pas  à nous manquer. Edmond Simeoni incarnait viscéralement la Corse, son terroir, sa culture son franc-parler mais aussi sa générosité. Avec lui nous avons perdu un frère, et un pan de notre histoire s’est refermé. Soyons dignes des combats et de son héritage.

Edmond Simeoni, chantre de la non-violence

Edmond Simeoni Patricia EttoriVendredi 14 janvier, le Dr Edmond Simeoni a « rejoint les hautes terres ». Le grand humaniste s’est éteint à Ajaccio. Quatre jours après l’annonce de son décès, les mots me manquent toujours pour évoquer l’homme public, et mon ami. Plutôt que de m’entêter à chercher des mots qui ne viennent pas je décide de passer à l’action, et de faire en sorte que les corses et amis de la Corse rendent un hommage au missionnaire et fondateur de Corsica Diaspora.

Pas le temps de mourir

Edmond Simeoni PatPremières inquiétudes vendredi matin, mon ami Jacques Renucci me prévient qu’Edmond Simeoni est au plus mal. Nous nous quittons en concluant qu’Edmond s’est sorti de situations tellement dramatiques, qu’il devrait encore une fois faire un bras d’honneur à la faucheuse : « J’ai accompagné tant d’amis dans leur dernière demeure, (silence) ils m’avaient tous enterré un peu tôt », m’avait-il lancé un jour en écarquillant les yeux malicieusement, la tête penchée, plutôt content de sa plaisanterie. Boutade. Il a tellement le sens de la fraternité, et tellement peur de la mort, qu’il ne peut qu’en rire. Quoi de plus normal d’ailleurs qu’il ait peur de la mort ? Ce n’est pas son monde, son monde c’est la vie, son monde c’est l’action, la réaction, l’anticipation, la confrontation. Rien de mortifère. Il avait approché le monde du silence et du repos éternel, et franchement il a trop d’actions en cours, trop de fer au feu pour mourir.

Comme si de rien n’était

Trente minutes plus tard, une amie me téléphone. Je ne lui réponds pas tout de suite. Depuis ma conversation avec Jacques, je suis plutôt inquiet. J’essaie de me convaincre qu’elle téléphone pour une bonne nouvelle, j’écoute la sonnerie.

Edmond Simeoni Magà Ettori

Je souviens de son accident de voiture en 2010, ou Edmond s’en était tiré sans le moindre dommage. Excédé par mes retards perpétuels, Edmond avait décidé de venir me chercher tous les lundi à Pietranera. C’était un prétexte pour discuter. Arrivé en haut de la rue Emile Sari, il s’arrêtait à la boulangerie pour prendre des viennoiseries et je l’attendais en voiture. Je ne compte plus le nombre de fois où il sortait sans tirer le frein à main, m’obligeant  à le tirer moi-même Il revenait un instant plus tard, avec ses viennoiseries, marquait un arrêt en trouvant la voiture trois mètres plus loin. Entrait dans le véhicule comme si rien ne s’était passé, et reprenait notre conversation comme nous l’avions laissé quelques instants plus tôt.

Voilà ce que j’espérais alors que le téléphone sonnait, que cette nouvelle alerte ne serait qu’une alerte, et que nous allions reprendre notre conversation, comme si de rien n’était.

Si n’hè andatu (il nous a quitté) 

Une rumeur annonçait le décès d’Edmond sur les réseaux sociaux mais le post fut rapidement retiré. Je décroche mon téléphone qui sonne toujours. Edmond si n’hè andatu. J’écoute. Je réfléchis. Je comprends … ou plutôt je ne comprends pas, quelque chose m’échappe. « Edmond si n’hè andatu », Edmond nous a quitté ? Un silence, je ne trouve pas les mots justes, je n’en trouve aucun. J’écoute mon interlocutrice reprendre l’historique détaillé de sa maladie. Je ne l’écoute plus vraiment en fait.

Edmond Simeoni Magà Ettori Université de Corse

Edmond avait un pouvoir : celui de traiter chacun de ses contacts d’une manière exclusive. De fait, ils sont nombreux à avoir l’impression qu’il fut « leur meilleur ami ». C’était vrai en quelque sorte.

Mon téléphone s’allume comme un sapin de Noël. On dirait que tous nos amis ont eu l’information en même temps. De brèves conversations s’enfilent comme des perles. J’arrête de répondre, afin de prévenir des proches à mon tour. Le téléphone sonne sans discontinuer.  Et les anecdotes continuent : « tu te rappelles quand… », bien entendu que je me rappelle. Je partage avec Edmond cette singularité de ne rien oublier. Et quand je ne me rappelle pas, c’est que l’histoire est souvent enjolivée, exagérée, voire amplifiée. Mais j’aime à l’entendre tous de même.

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C’était d’ailleurs une de nos plus grandes complicités, quand quelqu’un croisait Edmond et lui racontait une de ces aventures épiques qu’ils avaient vécu ensemble. Dès que nous frisions l’incongrue ou l’exaltation, je voyais bien qu’Edmond avait du mal à ne pas rire, mais il ne le faisait jamais. Trop d’empathie. Il n’aurait voulu froisser la personne pour rien au monde, et puis je crois qu’il était fier que sa vie romanesque puisse inspirer autant.

L’homme d’Aléria

Un jour je me suis mis en tête de lui faire raconter Aléria pour un de mes films, et comme interviewer, j’ai choisi l’excellence, à savoir Sampiero Sanguinetti. Un damier au sol, un fond vert et c’est parti. L’entretien devait durer 2 heures, nous avons en fait tenu plus de 5 heures de discussion passionnante et haletante.

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A la fin du tournage Sampiero – qui connaissait pourtant très bien Edmond – nous dit : « je suis surpris qu’Edmond se soit confié à ce point.

Le retour vers les hautes terres

Quand les appels se calment un peu, je me mets à regarder la presse en ligne. Retranscription quasi littérale du communiqué AFP, je trouve les médias peu inspirés sur ce coup. Puis je me souviens d’une réflexion d’Edmond sur le cinéma. Il me disait avoir un regard très critique sur les séries ou les films avec un contenu médical. Le docteur gastro-entérologue, trouvait que le 7 ème art traitait le sujet avec beaucoup de légèreté.

C’était peut-être mon problème, je connaissais trop bien le sujet. Du coup cette proximité pose un autre problème : qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire à propos d’Edmond ? Jacques Renucci avec sa plume diabolique a mis la barre haute dans Corse Net infos : « Disparition d’Edmond Simeoni : La Corse touchée au cœur ». Bon mais en même temps c’est Jacques Renucci, et j’en connais peu qui arrive à ce niveau.

Jacques au téléphone me dit : « regarde ce que les autres ont écrit et fait autre chose ! », ah ah ah voilà bien les conseils de mon ancien prof de français. Alors voyons ce qu’ont fait les autres.

Un entretien d’Edmond titré : « En 2016, Edmond Simeoni envisageait sa mort avec sérénité »… Euuuuuuh je serais bien surpris qu’Edmond puisse envisager sa mort avec sérénité, voyons voir. Edmond dit qu’il ne veut pas que l’on lui fasse des statues, ok. Il dit que l’heure du bilan approche et il envisage le retour vers les hautes terres comme les indiens, ok. L’intérêt réel de cet entretien c’est une phrase où Edmond parle de son allergie aux injustices : « u solcu naturale di i corsi (le sillon naturel des corses), le fondement de la révolte, ça a toujours été l’injustice ». Voilà, tout est dit.

En attendant je ne sais toujours pas quoi écrire. Je fais un petit texte en Corse « Edmond, a to strada», j’écoute Lettera à l’Umani (lettre aux Humains) interprété par Edmond en hommage à Pasquale Paoli.

Je ne sais toujours pas quoi écrire, rien de transcendant. Juste de l’anecdotique… à moins que … oui je sais. En fait je n’ai pas vraiment envie de parler d’Edmond, j’ai envie de passer à l’action, comme nous l’avons toujours fait ensemble.

Les trois jours qui suivent, j’active tous les réseaux que nous avons créés ensemble au moment de la création de la Maison de la Corse et de Corsica Diaspora. Je contacte un certain nombre de nos amis de grande qualité comme René Siacci, Michel Vergé Franceschi, Petru Ghjaseppu Franceschi, Christophe Mariani, Antoine Bernardi, Patrice Bernardini et tant d’autres. Mon idée est simple nous allons mettre en chantier tout une série d’hommages à Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence.

Une série d’hommages

Le premier hommage aura lieu ce vendredi à la casa di u Populu Corsu à Issy-les- Moulineaux, ce lieu mythique de la diaspora parisienne. Il n’y a plus de temps à perdre.

Je prépare vite un petit texte qui va être lu par Patrice Bernardini ce soir, avant la diffusion de « Lettera à l’Umani ». Nous allons lui rendre un hommage ce soir au Centre culturel Alb’Oru dans le cadre d’un concert des Resto du Coeur.

Maintenant je sais pourquoi je n’arrivais pas à écrire à propos d’Edmond, la raison est simple. Edmond a rejoint sa dernière demeure, et sa dernière demeure c’est l’Histoire. Son travail n’est pas fini. Mon seul problème, c’est que je ne pourrais même pas lui téléphoner pour lui raconter cette nouvelle idée. Il m’aurait dit comme à l’accoutumé : « j’attends ton email. Mais synthétique, juste trois lignes. Allez, basgia a to moglia e to figliole (embrasse ta femme et tes filles) », oui rien d’exceptionnel mais après tout « Edmond Simeoni, chantre de la non-violence », c’est toute sa vie qui fut exceptionnelle et c’est déjà beaucoup.

Duel sur la grande place

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Ce soir j’avais rendez-vous pour un duel sur la grande place. Alors que le soleil se couchait dans l’horizon lointain, je progressais pas à pas vers mon destin. J’étais déterminé à rayer de la carte un adversaire. Quelques gouttes de pluie ruisselaient sur mon visage, et c’était plutôt une agréable sensation. Les rues étaient désertes, et le vent s’engouffrait dans le hall de l’église voisine. Nous nous sommes retrouvés au lieu dit à l’heure dite, j’étais même un peu en avance. Sur mon Tshirt noir s’inscrivait en lettres blanche et pourpre : « VEGAN MARATHON » sur sa poitrine je pouvais distinguer des chiffres qui défilaient rapidement. Il a dégainé le premier, mais j’ai été plus rapide. Je suis resté un instant sans bouger, qui m’a semblé une heure. Juste avant de mordre la poussière, il m’a regardé droit dans les yeux. Il semblait chercher à se saisir de mon âme, en vain. Mon chronomètre a posé le genou à terre et m’a lancé dans un dernier soubresaut :  « tu viens de tuer ton record personnel sur ce parcours !!! » Ce soir sur la grand place, j’ai abattu mon pire adversaire : moi-même, mais c’était une belle course.

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L’éloge du beau

serena-williams-en-combinaison-noire-a-roland-garros-les-messages-forts-que-dissimule-son-lookSeptembre 2017, la très végane Serena Williams, numéro un mondiale de tennis, donnait naissance à une petite Olympia. Forcément ça change la vie. La légende du tennis a rencontré quelques complications après son accouchement. Comme beaucoup de jeunes mamans, elle a dû faire face à des problèmes de circulation sanguine. Mais son équipementier n’allait pas la laisser tomber. En collaboration avec la championne, les designers de Nike ont mis au point une combinaison technique pour remplacer ses traditionnelles robes. En tissu compressif et en mesh pour améliorer le retour veineux et gérer l’humidité, ce qui lui donne un je ne sais quoi de Catwoman : « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une. J’ai vraiment l’impression d’être une super-héroïne quand je la porte », a-t-elle dit en s’amusant.

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Un humour qui défrise notre ami Bernard Giudicelli, président de la Fédération française de tennis qui a affirmé dans une interview à Tennis Magazine qu’il comptait mettre en place un règlement sur la tenue des athlètes à Roland Garros : “Je crois qu’on est parfois allé trop loin. La combinaison de Serena cette année, par exemple, ça ne sera plus accepté. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin. Si je fais passer une émotion avec quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau, l’émotion est magnifiée. (…) Pour 2019, c’est un peu tard car les collections sont déjà dessinées, mais on va quand même demander aux équipementiers de nous les communiquer”.

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Quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau ? Tamanta cacciata o Bernard ! Il faudrait nous donner une définition exacte de ce qui est beau, et de ce qui ne l’est pas. Personnellement, je ne trouve rien à redire à la tenue de Serena Williams, sauf si l’on considérer qu’elle doit se plier au carcan du traditionalisme. Heureusement la principale intéressée ne perd pas son sens de l’humour  :  » C’est quelqu’un (ndlr Bernard Giudicelli) avec qui il est facile de parler (…) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse. Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK, ce n’est pas quelque chose de grave, tout va bien.  » Bien joué Madame, encore un match gagnant.

au bout du bout

course pieds nusCe matin j’ai couru 10 km, après une nuit blanche, pieds nus alors que je suis à mon quatrième jour de jeûne hydrique. Pourquoi tant de haine me direz-vous ? C’est tout le contraire justement, je déteste me faire mal. Alors pour ne pas me faire mal, je teste mes limites. Pas en forçant, mais en me dépassant tout en étant bien attentif aux signaux de mon corps. Ce n’est pas une expérience que je recommande, ce n’est pas un mode de vie que je suis souhaite adopter pour toujours, c’est juste une exploration de mes possibilités, pour ne pas aller trop loin quand le moment sera venu.

Après une nuit blanche pourquoi ? Disons que certaines épreuves d’endurance se courent dans ces conditions, mais la vraie vérité c’est que j’ai travaillé toute la nuit sur le scénario de mon prochain film.

Pour le jeûne hydrique je m’expliquerais dans un prochain article, mais pour l’instant je n’en retire que des bénéfices.

E n ce qui concerne la course pieds nus, disons que j’ai eu envie d’essayer ce que fera un personnage de mon prochain film.  A force de l’imaginer courir à la sauvage, je me suis rappelé mon enfance dans le maquis. A l’époque je ne connaissais ni les termes « chaussures minimalistes » ni « fives fingers », mais je courais quand même pieds nus.

Et vous savez ce qui s’est passé ? Rien ! J’ai couru aussi vite que d’habitude (8,3 km/h comme mon dernier semi), à la même cadence, sans me blesser. Quelle conclusion en tirer ? Je ne sais pas encore, je vais y réfléchir après une bonne « nuit » de sommeil. Ce que je peux en dire pour l’instant, c’est que tant que les équipementiers continuerons à faire de belles chaussures il n’est pas question que je me passe de ce confort et encore moins de mes semelles sur mesure. Les sauts de cabris par-dessus les tessons de bouteilles, et les appuis sur les grosses caillasses ce n’est n’est plus pour moi. Je veux bien aller au bout du bout, mais je ne vous raconte pas le nettoyage et comme le répète inlassablement Murdoch : « J’ai passé l’âge de ces conneries ».

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