Agir maintenant

Il ne s’agit pas de noms, de mots, de signes noirs jetés pêle-mêle sur une page blanche (l’inverse marchait aussi). Il s’agit d’êtres humains, de femmes et d’hommes qui pensent qu’ils est temps d’agir, d’agir collectivement, d’agir maintenant.  A celles-ci, à ceux-là, je vous dis simplement, « merci ».

COLLECTIF ACT NOW

Judith Abitbol, réalisatrice, scénariste, cadreuse ; Philippe Adam, président de la SPA de Salon de Provence ;  Souria Adèle, auteure, comédienne, humoriste ; Frédérike Adler comédienne, humoriste, auteure ; Olivia Adriaco, paysagiste, animatrice TV ; Philippe Agnes Billoir, athlète, vice-champion du monde de bench ; Mourad Ahmim, auteur, enseignant chercheur à l’université de Bejaia, fondateur d’Enviconsult ; Noémie Allabert, athlète, championne d’Europe, recordwoman de Powerlifting ; Morhad Amdouni, athlète, double champion d’Europe de demi- fond ; Souad Amidou, actrice, scénariste, réalisatrice ; Jack Anaclet, écrivain ; Lalia Andasmas, juriste spécialisée en droit animalier ; Frédéric Ansart de Lessan, producteur, distributeur cinéma-audiovisuel ; Alexandra Ansidei, actrice ; Françoise Armengaud, universitaire, philosophe, traductrice, essayiste, écrivaine ; Muriel Arnal, présidente de  « One Voice »  ;  Pierre Athanaze, président de « Action Nature Rewilding France »  ; Dr Taïbou Ba, naturaliste, écologue, « Centre de Suivi Ecologique CSE de Dakar » ; Jean-Pierre Bailly, producteur de films ; Rachid Bahouss, coach sportif TV ; Jeremy Banster, acteur, réalisateur, producteur ; Catherine Barge, peintre ; Paul Barge, acteur, réalisateur ; Valérie Baran, directrice de « L’Epcc Le Tangram » et du « festival les AnthropoScenes » ; Myriam Baran, éco-éthologue, auteure, animatrice TV ; Claudie Baran, grand reporter, artiste plasticienne, auteure ; Phil Barney, auteur, compositeur, interprète ;  Henri Baron, athlète, champion de France, recordman de Powerlifting ; Muriel Barra, productrice, réalisatrice ; Pierre Emmanuel Barré, humoriste, chroniqueur radio et TV ; Christophe Barrière, athlète, champion d’Afrique de motocross ; Clothilde Bato, déléguée générale de « SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires », présidente de « Notre Affaire A Tous » ; Pierre-Jean Baty, président de « Jeunes Ambassadeurs pour l’Environnement »  ; Priscilla Bavoil, athlète, championne d’Europe, recordwoman du Monde de Powerlifting ;  Kalid Bazi, fondateur du mouvement « Batteurs pour la paix »  ; Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale, Université Grenoble Alpes ; Olivier Behra, auteur, environnementaliste ; Géraldine Beigbeder, artiste d’art contemporain, curatrice, écrivain ; Sandrine Bélier, présidente de l’ong « Humanité et Biodiversité » ; Sofiane Belkesir, athlète, champion du Monde, recordman de Powerlifting ; Georges Beller, acteur, animateur TV ; Renaud Benoist, écrivain ; Charles Bentz, athlète, champion de France de bench ; Charles Berling, acteur, directeur de théâtre ; Patrice Bernardini, compositeur, chanteur, multi-instrumentiste ; Séverine Berthelot, actrice ; Jean-Michel Bertrand, réalisateur, scénariste ; Boris Bergman, parolier, écrivain, acteur, dramaturge ; Jean-Pierre Bigard, directeur du théâtre «  Palais des glaces », producteur ; Habiba Bigdade  présidente de la Ligue des droits de l’Homme 92 ;  René-Marc Bini, compositeur de musique de films et de séries TV ; Chris Birkett, compositeur, producteur ; Sophie Blondy, scénariste, réalisatrice, actrice ; Bruno Blum, auteur compositeur interprète, dessinateur, écrivain ; Léon Bodet, athlète – culturisme, « vice Monsieur Univers » ; Karolina Bomba, réalisatrice, compositrice, photographe ; Allain Bougrain-Dubourg, journaliste, producteur, réalisateur ; Michel Boujenah, acteur, humoriste, réalisateur ; Dominique Bourg, philosophe, auteur ;  Vincent-Marie Bouvot, réalisateur artistique, compositeur, producteur ; Eva Bravo, chanteuse ; Daniel Bravo, footballeur, champion d’Europe des Nations, chroniqueur sportif ; Dr Sabine Brels, auteure, juriste en droit international environnemental et animalier ; Caroline Brousseaud, présidente de « l’Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité » ; Gert-Peter Bruch, fondateur de « Planète Amazone » ; Jean-Pierre Brulois, athlète,  champion du monde, recordman Powerlifting ; Alexandre Anthony Btesh, auteur compositeur, interprète ; Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à « l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement »  ; Buzy, auteure, compositrice, interprète, peintre ; Mélodie Cardona, athlète,  championne de wakeboard, cofondatrice du  « projet Roadsidetrip »  ; Nathalie Cardone, actrice, chanteuse ; Cathy Campana, auteure, militante culturelle, présidente de « associu lingua è cultura corsa » ;   Lionel Campana, athlète – équipe de France Afbbf IFBB, 3eme Mondial ; Rosemonde Cathala, comédienne, metteure en scène, auteure dramatique ; Marie-Christine Charmier, professeur, scénariste directrice de  « Enfant Animal Nature (EAN) » ; Gérard Charollois, juriste, fondateur du mouvement  « Convention Vie et Nature pour une écologie éthique et radicale » ; Georges Chapouthier, biologiste, philosophe, directeur de recherche émérite au « CNRS » ; Dolores Chaplin, actrice ; Guy-Paul Chauder, peintre, sculpteur ; Gary Chaynes, athlète, champion d’Afrique de rallye auto ;  Florent Chenu, musicien, fondateur des « studios  Yellow Records »  ; Antoine Coesens, comédien ; Catherine Coquio, auteure, comparatiste, universitaire ; Jean Yves Collet, réalisateur TV, documentaires animaliers et environnement ; Maryse Condé, écrivaine, professeure ;  Laurence Constantinprésidente de « Global Earth Keeper »  ; Adèle Cotte, philosophe, auteure ; Nathaly Coualy, comédienne, auteure, enseignante de yoga ; Nina Cousin Le Blevenec, athlète,  vice-championne du Monde, recordwoman de France de Powerlifting ; Georges Cristini, chercheur, enseignant ; Richard Cross, coach vocal, chanteur ; Béatrice Dalle, actrice ; Eric Damamme, président de  « Vasara »  ; Émilie Dardenne, maîtresse de conférences en anglais, auteure ; Sophie Darel, chanteuse, présentatrice TV ; Yolaine de La Bigne, fondatrice de  « l’Université d’été de l’animal »  ;  Jean-Baptiste Del Amo, écrivain (Prix Concourt) ; Julie Deliquet, metteuse en scène, directrice du « théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis » ; Vanessa Demouy, actrice, mannequin ; Mylène Demongeot, actrice, productrice ; Marianne Denicourt, actrice, scénariste, réalisatrice ; Pascale d’Erm, auteure, réalisatrice, expert conseil, « Nations Harmony with Nature Initiative »  ; Philippe Desbrosses, agriculteur, scientifique, écrivain, pionnier de l’agriculture biologique ; Alexandre Destrez, pianiste, compositeur ; Aboubakry Diallo, président  Ong « ASDEN, Sénégal » ; Mamadou Diallo, conseiller régional « UICN » , secrétaire général de « l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature »  ; Jean Dolande, peintre ;  Louis Donval, comédien, auteur ; Kadidia V. Doumbia, rédactrice-en-chef du « Manden Newspaper » et du « Manden Magazine » ; Yves Douieb, coach sportif de  « Vegan Warrior »  ; Jean-Claude Dreyfus, acteur ; Dominique Droz, psychologue ; Jean-Noël Dubus, athlète, champion de France, recordman de Powerlifting ; Stéphane Dugast, auteur, réalisateur, secrétaire général de « la  Société des Explorateurs Français » ; Myriam Dupuis, présidente « d’Aves France »  et fondatrice de  « Tendua » ; Joy Esther, comédienne, chanteuse ; Ariakina Ettori, réalisatrice, présidente de «  l’Institut Citoyen du Cinéma » ; Magà Ettori, cinéaste, fondateur de « l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) » ; Adama Fala Sidibé, chargé de Communication de l’ONG « Nature Mauritanie, Nouakchott » ; Claude Fanohiza, executive director at « Fondation Tany Meva » ; Mike Fédée, comédien, auteur ; Nathalie Feraud, athlète, championne du monde, recordwoman, Powerlifting ; Rachid Ferrache, acteur, chanteur ; Chantal Fischer, directrice artistique, productrice ; Paul Antoine Folacci, président de  « sas Corse-billet » ; Perrine Fontaine, scénariste ; Steve Forward, réalisateur, ingénieur du son, musicien ; Hélène de Fougerolles, actrice ; Sam Fox, animateur radio ; Anne Frémaux, auteure, agrégée de philosophie, docteure en écologie politique ; Thiery Fruleux, athlète – champion de France, recordman de Powerlifting ; Mata Gabin, actrice, chanteuse ; Suthat Galant, danseur, champion de France de Bachata ; Mauricio Garcia Pereira, auteur, lanceur d’alerte ;  Nanou Garcia, actrice, scénariste ; Jean S. Gearon, Ph.D clinical Associate Professor « George Washington University School of Medicine », president of  « Womens’ Alliance for Democracy and Justice » ; Manuel Gelin, acteur ; Baptiste Gentili, athlète, footballeur, entraîneur ; Vahina Giocante, actrice ; Marc Giraud, auteur, chroniqueur, naturaliste ; Dana Glowacka, athlète, (recordwoman Guinness World) Abdominal Plank ; Eric Godon, comédien, réalisateur ; Brigitte Gothiere, présidente de  « L214 Éthique & Animaux »  ; Jean-Marc Governatori,  auteur ; Bunny Godillot, comédienne, auteure, réalisatrice, metteuse en scène ; Jamy Gourmaud, journaliste, animateur de télévision ; Christine Grandjean, présidente de  « c’est assez ! » ;  Mehdi Guadi, délégué général « Alliance Marocaine des Collectivités Territoriales pour le Climat AMCTC » ; Hanh Ha, présidente de l’ong « Zebunet » ; Marlène Harnois, athlète, championne du monde, médaillée olympique de taekwondo ; Dr Ruth E. Heidrich, athlète, recordwoman d’Ironman et de marathon ; Régis Hounkpè, directeur exécutif « cabinet InterGlobe Conseils », enseignant en géopolitique ; Catherine Hubeau, comédienne, metteure en scène ; Reha Hutin journaliste, productrice, présidente de  « 30 millions d’Amis » ; Nicolas Imbert, directeur exécutif de « Green Cross France et Territoires » ; Marc Israël, philosophe, auteur ; Daniel Jacob, président de « Radio Parole d’Animaux » ; François Jarrige, auteur, maître de conférences en histoire contemporaine à « l’Université de Bourgogne » ; Jean-Yves Jezequel, écrivain, conférencier, psychanalyste ; Pascale Joannot, directrice des expéditions du « Muséum National d’Histoire naturelle » ;  Pierre Jouventin, directeur de recherche « CNRS » en éthologie, directeur de laboratoire « CNRS » en écologie ;  Dorothée Kapamadjian, présidente de  « AVA Rambouillet » ; Sébastien Kardinal, auteur, critique culinaire ; Arthur Keller, expert des risques systémiques et des stratégies de résiliences ; Galitt Kenan, directrice du « Jane Goodall Institute » ;  Rachel Khan, actrice, athlète, écrivaine, juriste ; Jan Kounen, cinéaste ; Joseph-François Kremer, chef d’orchestre, musicologue, compositeur ; Sabrina Krief, professeure au « Muséum National d’Histoire Naturelle » ; Marc Kucharz, auteur, créateur de jeux ; Jude la Cigale, chanteuse, auteure, compositeur ; Francis Lalanne, auteur, compositeur, interprète, comédien ; Stéphane Lamart, président de « l’association Stéphane Lamart » ; Marie-Laure Laprade, enseignante, présidente de « Education Ethique Animale » ; Renan Larue, auteur, professeur de littérature française à « l’Université de Californie de Santa-Barbara » ; Julie Lasne, auteure, spécialiste de terrain du « comportement animaux sauvages et anti trafic  field Animal behaviour & advocacy » ; Dominique LaTreuille-Delaunay, athlète, championne du monde, recordwoman de bench ; Nadine Lauverjat, coordinatrice de « Générations Futures » ; Viktor Lazlo, chanteuse, actrice, romancière ; Patrice Leconte, réalisateur, scénariste, metteur en scène, dessinateur, écrivain ; Pascal Légitimus, comédien, metteur en scènes, auteur, producteur de cinéma ; Maud Lelièvre, vice-présidente de « the french committee of UICN General » delegate of « the Eco Maires »  ; Claude Lelouch, réalisateur, producteur, scénariste, cadreur ; Martine Lelouch, actrice, photographe, vidéaste ;  Frédéric Lenoir, philosophe, écrivain, fondateur de l’association « Ensemble pour les Animaux » ; Nathalie Lermitte, chanteuse, comédienne ; Christine Lesselier, athlète – championne du Monde, recordwoman de Bench classic ;  Franka Legrand, décoratrice de cinéma ; Geronimo Legrand, peintre, décorateur cinéma ; Karoline Legrand, chanteuse, auteure, compositrice, interprète ; Claude Lemesle, parolier, auteur, président d’honneur de « la Sacem » ; Heidi Levasseur, athlète – nageuse extrême ; Niry Lib’s N’tsoa, musicien, auteur, compositeur, interprète ; Steve Lillywhite, producteur ; Patrick Llored, philosophe, chercheur en éthique animale, auteur ; Tonya Loren, chanteuse, animatrice, comédienne ; Jérôme Loubry, romancier ; Pascal Luneau, réalisateur, scénariste, coach ; Valérie Maës, actrice, auteure ; Thierry Machado, réalisateur, directeur photo ; Alain Magnan, consultant audiovisuel ; Benjamin Patrice Magnard, entrepreneur, business Angel, fondateur de « l’association  la Rose du Prince » ; Valérie Mairesse, actrice ; Trésor Gautier Makunda, athlète, champion du monde, quadruple médaillé paralympique, triple champion d’Europe de sprint handisport ; Bruno Maman, auteur, compositeur, interprète ; Jeane Manson, chanteuse, actrice ; Luc Marescot, réalisateur, scénariste, chef opérateur ; Lionel Magne, réalisateur ; Jean-Pierre Marguénaud, agrégé de droit privé et de sciences criminelles, directeur de « la Revue semestrielle de droit animalier » ;  Anessa Martin, athlète, 3 fois championne d’Europe, recordwoman de Powerlifting ; Jean-Luc Martin, athlète, champion d’Europe, recordman de Powerlifting ;  Jean-Luc Martinès, producteur d’artistes et de concerts lyriques ; Fabrice Martinez, président de « l’association  Gorilla » ; Mathilda May, actrice, metteuse en scène ; Dominique Mattei, compositeur, interprète ; Athanase Mbonimpa, directeur « Gikuzi Tubane Association  NPA » ; Anne-Laure Meynckens, présidente de « Animal360 » ; Raphaël Mezrahi, humoriste, acteur ; Amélie Mierger, athlète, championne d’Europe, recordwoman de Powerlfting ; Pierre Mikaïloff, musicien, écrivain, journaliste, scénariste ; Jean Molina, entraîneur de boxe ; Nelson Monfort, journaliste, « Comité Scientifique Pro Anima » ; Chloé Mons, chanteuse, actrice ; Thibault de Montalembert, comédien, metteur en scène de théâtre, acteur, pensionnaire de « la Comédie-Française » ; Patrick Montel, rédacteur en chef-adjoint des sports chez « France Télévisions » ; Migail Montlouis-Félicité, rédactrice, photographe ; Arielle Moreau, avocate en droit des animaux ; Julien Moreau, éco aventurier ; Alexandra Morette, présidente de «  Code Animal » ; Ruffin Mpaka Mawete, président du « rassemblement des écologistes congolais », recteur du « pic de Ruwenzori RDC » ; Alan Murray, athlète,  champion du monde, recordman de marathon ; Janette Murray-Wakelin, athlète, championne du monde, recordwoman de marathon ; Aziza Nait Sibaha, journaliste, présentatrice, rédactrice en chef « France 24 » ; Lucienne N’da, athlète, championne d’Afrique, recordwoman de saut en hauteur ;  Françoise Ney,  chanteuse « Bande à Basile » ; Douts Ndoye, plasticien, peintre ; Criss Niangouna, auteur, Comédien ; Nicoletta, chanteuse ;  Olivier Nolin, réalisateur, acteur ; Moriba Nomoko, Président de  l’Association Malienne pour la Conservation de « la Faune et de l’Environnement  AMCFE » ;  Alexis Nikiza, Directeur Général « association Protection des Ressources Naturelles pour le Bien-Être de la Population au Burundi  APRN BEPB », président du « Comité National UICN » ; Maurice Nsase Soki, directeur de « Forêts pour le Développement Intégral  FODI-RDC » ;  Fiona Oakes, athlète, championne du Monde, 4 fois recordwoman de marathon, fondatrice de « Tower Hill Stables Animal Sanctuary » ; Maixent Ogou, executive Director Ong « Action Plus » ; Nathaniel Olympio, eco entrepreneur ; Glenys Oogjes  CEO of « Animals Australia » ; Kamel Ouali,  chorégraphe, danseur, metteur en scène ; Tina Oury, agent d’artistes ; Yves Paccalet, écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste ; Mélanie Page, actrice ; Ludovic Parreira, athlète, vice-champion du monde de Jiu Nogi et vice-champion d’Europe en Jiu Jitsu ; Thierry Pastor, chanteur, compositeur ; Patsy, chanteuse ; Jacqueline Pèlerins, présidente de « Dignité Animale » ; Samuel Pelras, philosophe, auteur, essayiste ; Anne-Marie Périer-Sardou, journaliste, directrice honoraire du magazine « Elle »  ; Fabienne Périneau , comédienne, auteure ; Valérie Perrin, écrivaine, photographe de plateau, scénariste ; Elodie Peters, présidente de l’association « Justice Animaux Savoie » ;  Laurent Petitguillaume, comédien, animateur radio et TV ; Gil Pinheiro, athlète, vice-champion du monde de powerlifting et champion d’Europe, vainqueur de «l’Arnold Classic »,  9 fois champion de France ; Emmanuel Pi Djob, musicien, auteur, compositeur, interprète ; Marco Prince, auteur, compositeur, interprète, comédien ; Quarxx, réalisateur ; Michel Quereuil, auteur, compositeur, interprète ;  François Raffenaud, comédien, dramaturge, metteur en scène ; Jacques Renucci, journaliste, auteur ; Firmine Richard, actrice ; Olivier Richard, président de « Saveurs au naturel » ; Thierry Robert, auteur, réalisateur ; Sébastien Rodriguez, athlète, champion de France de Powerlifting ; Valerie Rojan, comédienne ;  Madline Rubin, directrice de « l’ ASPAS – Association pour la protection des animaux sauvages »  ; Alexandre Ruiz, journaliste, commentateur sportif, animateur de radio et télévision ; Fabien Ruiz, claquettiste, chorégraphe de cinéma ; Émilie Saada, productrice ; Philippe Saisse composer, keyboardist, record producer and arranger ; Ludovic Salvador, comédien, metteur en scène ; Françoise Sannier, porte-parole de «  Vegan Marathon »  ; Michel Sardou, chanteur, parolier, compositeur ; Raymond Sarti, scénographe ; Fabien Scarlakens, DJ, arrangeur, producteur ; Coralie Schaub, auteure, journaliste spécialiste de l’environnement ; Homayra Sellier, présidente-fondatrice « d’Innocence en Danger » ; Pr Ahmed Senhoury, executive Director at  « Regional Partnership for Coastal and Marine Conservation in West Africa  PRCM » ; Noëlle Septier-Saugout, auteure, présidente de « « LAEO France Association Terre Lawrence Anthony »  ; Djibi Seydi, trésorier général de de « l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature » ; Jean-Baptiste Shelmerdine, comédien, auteur ; Jacky Sielczak, coach sportif TV ; Corine Sombrun, écrivain, ethnomusicienne ;  Ousmane Sonko, directeur exécutif des « eco-maires pour l’Afrique Sénégal » ; André Sotto, exploitant de salles de cinéma ; Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste, réalisateur ; Gisèle Souchon, enseignante, auteure, philosophe ; Jean-François Stévenin,    comédien, réalisateur ; Bruno Stevens, photo journaliste, grand reporter ; Stone, chanteuse ; Cédric Sueur, maître de conférences à « l’université de Strasbourg » ; Didier Sustrac, auteur, compositeur, interprète, écrivain ; Olivia Symniacos, avocate en droit des animaux ;  Huong Tan, président de « Radio Mandarin Europe » ; Charlotte Teillard d’Eyry, chef monteuse cinéma, TV ; Aimé Terme, athlète, champion du monde et d’Europe d’haltérophilie ; Laurence Testot, journaliste, essayiste ; Tex, humoriste, animateur TV ;  Nicolas Thierry,  historien, sociologue ; Paul Thompson réalisateur et scénariste, professeur à « New-York University » ; Moussa Tine, directeur de « l’entente Cadak-car » ; Phu To, athlète, champion d’Afrique, recordman de Powerlifting ; Vincent Todaro, athlète,  champion du monde, recordman de Powerlifting ; Matthieu Tordeur, aventurier, conférencier, membre de « la Société des Explorateurs Français » ; Marie Toussaint, cofondatrice de « l’association  Notre affaire à tous » ; Corinne Touzet, actrice, productrice, entrepreneur de spectacles ; Lilian Thuram, footballeur, champion du Monde, « fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme » ; Stéphanie Tresch, auteure vegan, créatrice culinaire ; Vincent Urbaniak, athlète, champion du Monde de Bench Press ; Dominique Valli, fondatrice de « Shanti India » ; Pierre de Vallombreuse, photographe ; Bruno Valentin, photo-journaliste, directeur d’Agence de Presse ; Robin Vedie, président de « la SPA Savoie » ; Marc Vallaud, président, fondateur du  « CCE²A »  ; Johanna Vaude, cinéaste, musicienne, poète ; Elodie Vieille-Blanchard, présidente de « l’ Association Végétarienne de France »  ; Luc Vinciguerra, auteur, réalisateur, scénariste ; Isabelle Vitari, actrice ; Marc Vouillot, athlète, triple champion de France de force athlétique, champion de culturisme, entraîneur national de force athlétique ;  Catherine Watine, auteure, compositeur ; Olivier Weber, écrivain ; Mike Wilson,  athlète, sextuple champion du monde de karting ; Lucile Woodward, coach sportif, animatrice tv.

ACT NOW a été initié par le cinéaste Magà Ettori avec « l’Institut du Sport et de l’alimentation Végétale (INSAVE) », pour soutenir l’Australie meurtrie par les incendies et plus largement pour intervenir sur les questions du dérèglement climatique et de l’environnement. Collectif composé de fondations, ong, représentants de la Société civile, chercheurs, scientifiques, intellectuels, journalistes, artistes, sportifs, ACT NOW est actuellement animé par Jean-Noël Dubus (athlète), Habiba Bigdade (déléguée départementale de la Ligue des Droits de l’Homme) Maud Lelièvre (déléguée Générale des Eco Maires), Karolina Bomba (réalisatrice), Nathaly Coualy (comédienne), Karoline Legrand (chanteuse), Gisèle Souchon (philosophe), Patsy (chanteuse), Marie-Laure Laprade (enseignante), et Janette Murray (athlète), Guy-Paul Chauder (peintre), Catherine Hubeau (comédienne, metteure en scène).

 

Après les véganes, l’agroalimentaire veut surveiller la presse

La création d’observatoires départementaux de l’agribashing,…  on voyait bien venir la dérive non ?

Heureusement les médias réagissent. Plus de 250 journalistes demandent au Conseil régional de Bretagne de contribuer à garantir une information « libre » sur la question de l’agroalimentaire dans la première région agricole française ainsi qu’à la création d’un « observatoire de la liberté de la presse ».

Dans cette lettre rendue publique lundi, les signataires, qui travaillent majoritairement pour des médias nationaux, demandent à l’institution régionale de « contribuer à garantir une information et une parole publique libres sur les enjeux de l’agroalimentaire en Bretagne ».

Ils lui demandent également « expressément de contribuer à la création d’un observatoire régional des libertés de la presse ».

Il s’agit, précisent-ils, « de réunir les conditions d’une information transparente et intelligible par tous les Breton-nes » et de « permettre l’écoute et la protection de journalistes qui viendraient à être inquiété-es pour leurs travaux ».

La crise de l'agroalimantaire en Bretagne (avec images) | Humour ...Cette demande vient en réponse à la décision des « ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture (qui) ont impulsé la création des observatoires départementaux de +l’agribashing+ », indique cette lettre.

Dans un communiqué, le président du Conseil régional répond positivement à toutes les demandes formulées. « Oui, je suis d’accord pour contribuer à garantir une information et une parole publique libres, sur les enjeux de l’agroalimentaire en Bretagne, comme sur n’importe quel autre sujet », y affirme notamment Loïg Chesnais-Girard (PS).

Écolos Sciences Po - Accueil | Facebook

« Oui, je suis disponible pour accompagner la création d’un observatoire régional indépendant des libertés de la presse. La liberté de la presse est un droit constitutionnel non négociable et je m’engage à participer, à mon niveau, au démantèlement de toutes les autocensures qui empêchent les journalistes de travailler sereinement », y écrit-il également. Peu après, le député LR des Côtes-d’Armor Marc Le Fur a reproché au président de la région Bretagne de « courber l’échine devant le lobby écolo-parisien », dans un message sur Twitter.

La lettre ouverte des journalistes intervient dans un contexte de tension croissante en Bretagne, depuis une quinzaine d’années, entre les syndicats agricoles majoritaires (FNSEA et JA) et les associations environnementales, appuyées notamment par les défenseurs d’une agriculture davantage respectueuse de l’homme et de la nature. Cette tension s’est notamment manifestée à propos du phénomène des algues vertes qui polluent certaines côtes bretonnes depuis plus de 40 ans et plus récemment sur l’usage des pesticides à proximité des habitations.

Vegan Marathon - Salon du running

Elle s’est cristallisée ces derniers mois autour de la journaliste indépendante Inès Léraud qui a longuement enquêté sur l’agroalimentaire en Bretagne, notamment sur les effets dramatiques subis au plan sanitaire par des salariés de ce secteur. Un collectif de soutien a été lancé pour soutenir la journaliste. Personnellement elle a mon soutien à 200%. La formule est simple : alimentation végane bio et locale de qualité, adhésion massive à VEGAN WARRIOR, laisser les journalistes faire leur travail et les lecteurs se faire une opinion. Vous allez voir, ça marche super bien !

PARTENAIRES – JOURNAL DU FINISHER

Climat, l’heure de la guerre a sonné

Magà Ettori - Janette et Alan Murray (blc)

J’ai été très touché par les feux et les ouragans en Australie, bien avant le déclenchement de la tempête médiatique. Nous avons beaucoup échangé avec mes amis Janette et Alan Muray, les champions du monde ambassadeurs de VEGAN MARATHON en Australie. Dès les premiers incendies, nous avons pris contact avec des fondations et envisagé ce que nous pourrions faire concrètement pour aider l’Australie dévastée.

Une course contre la montre, pour aider l’Australie

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En tant que militant et citoyen du monde, nous agissons donc de concert avec les institutions sur place. En tant qu’auteur, cela m’a inspiré un texte : L’ILE KANGOUROU. un compositeur de talent va bientôt nous proposer une musique pour faire de L’ILE KANGOUROU un titre au service de la cause.

Dana Glowacka est une VEGAN WARRIOR, et une des 11 influenceuses dans le monde en tant que sportive végane. La canadienne a en effet battu le record du monde de gainage (homologué par le Guiness des Records). Ayant échangé avec Dana sur la tragédie en Australie, je l’ai senti très concernée, c’est pourquoi je lui ai demandé de lire ce texte que nous avons ensuite mis en image.

Antispécisme et dissonance cognitive

En partageant la vidéo sur les réseaux sociaux, nous avons eu ce type de réactions : « C’est triste, certes mais nous n’avons aucun pouvoir sur cela. En revanche, chacun peut faire diminuer le nombre d’animaux qu’on fait souffrir et qu’on tue (150 milliard dans le monde) pour un « plaisir gustatif » alors qu’on en a pas besoin. Remettons les choses à leur juste place ». Je connais l’auteur de ce commentaire, un ami, un VEGAN WARRIOR aussi, très engagé, sincère, intègre, et je ne peux pas le suspecter de vouloir se donner bonne conscience de ne pas pouvoir agir pour l’Australie.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes

Pourtant, depuis quelques jours, fleurissent partout sur les réseaux sociaux – enfin presque partout, dans la communauté antispéciste en tout cas – des publications qui vont dans ce sens. Cela fait même consensus. Je pense que nos compagnons de lutte antispécistes se trompent de combat et tombent à leur tour dans le piège de la dissonance cognitive.

La quoi ? C’est grave docteur la dissonance cognitive ? Oui quand nous nions la réalité du réchauffement climatique ou que nous visons à minimiser son impact. Oui, quand des nazis ou des négriers justifient leurs comportements immoraux en prétendant que leurs victimes sont une sous-espèce humaine. Oui, quand un président américain dément torturer des prisonniers tout en réaffirmant que les Etats-Unis continueraient à poursuivre leurs exactions. Oui, quand une personne normale prétend aimer la viande mais ne pas aimer tuer des animaux.

Le paradoxe de la viande

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Ce dernier exemple est ce qu’on appelle « le paradoxe de la viande ». Cet antagonisme entre l’amour pour les animaux et l’amour pour la viande, crée un inconfort psychologique de manière plus ou moins consciente. Afin de réduire ce conflit certains vont aller chercher des justifications rationnelles comme le « cri de la carotte ». Cette expression vise à mettre exactement sur le même plan les végétaux et les animaux, notamment au niveau de la sensibilité. Une façon de ne pas croire en l’existence de conscience chez les animaux. Cela vous rappelle quelque chose ? C’est là qu’on reparle des femmes ou des indiens des amérindiens ? Non, continuons avec la carotte. Dans ce débat, le cri de la carotte est un argument que l’on peut placer au même niveau que le « Lion et la Gazelle » (l’un mange l’autre dans la jungle), des « hommes préhistoriques » (il fallait bien qu’ils se nourrissent entre deux T-rex), des « canines » (elles ne sont pas là pour rien). Ce sont des arguments faciles à démonter : un consommateur de viande participe bien plus au cri de la carotte qu’un non-consommateur de viande. Pour créer une calorie animale il faut utiliser entre 4 et 10 calories végétales. En réalité, quand une personne vous parle du cri de la carotte, vous savez qu’elle n’essaie pas de vous convaincre, mais de s’auto-convaincre, de banaliser le sort des animaux pour se donner bonne conscience.

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Le souci avec la bonne conscience et la dissonance cognitive c’est que ce soulagement passe par la case oubli, et que l’existence même des véganes, leur omniprésence médiatique, est un rappel incessant à cette mauvaise conscience. Une excellente journaliste du Monde, Audrey Garric a écrit : « Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne. ». Ce que met en évidence Audrey Garric, c’est le « paradoxe de la viande », un phénomène étudié en psychologie qui renvoi à la contradiction entre, d’un côté, aimer manger de la viande, et de l’autre, ne pas aimer infliger de la douleur et tuer des animaux sentients. Là cela vous rappelle nécessairement quelque chose, j’en parle juste au-dessus. Et vous savez quoi ? Le « paradoxe de la viande » s’étudie principalement en psychologie sous l’angle de la théorie de la dissonance cognitive.

L214 a au moins l’élégance de relever que le climat c’est comme la viande. Alors que tous les voyants sont au rouge, notre cerveau préfère ne pas entendre ce que nous disent les scientifiques. Selon le psychiatre norvégien Per Espen Stoknes, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est justement d’ordre psychologique. Plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques. Comment s’explique ce paradoxe ? Comme pour la viande, des barrières mentales nous empêchent de voir la réalité en face. Le climat et la viande, même combat. Le réchauffement climatique par les menaces qu’il projette sur notre avenir et par l’ampleur des mesures qu’il nécessite, crée de l’inconfort en remettant trop de choses en question dans notre existence. Et entre la connaissance du problème et la reconnaissance du besoin d’agir, notre réflexe est de refouler ces informations pour éviter d’y penser.

La théorie du crapaud

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A ce stade, j’ai bien envie de vous parler de la « théorie du crapaud ». Cette histoire raconte que les crapauds vivent dans une zone et se reproduisent dans d’autres. Chaque année, de manière grégaire, tous migrent dans le même sens. Lorsque sont construit de nouvelles routes en travers, ils se font massivement écraser. Sauf que quelques-uns vont dans l’autre sens, ou trouvent les tunnels que des écologistes font creuser pour eux sous les routes. Parce qu’ils s’aventurent dans des directions non conventionnelles, ces crapauds fous inventent des voies d’avenir et sauvent l’espèce. C’est d’ailleurs à propos des crapauds fous que Mark Twain a écrit : “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.” Non je plaisante. Plus sérieusement, l’histoire montre l’importance des anticonformistes pour le progrès des connaissances. Qu’en aurait-il été si de grands chercheurs comme Marie Curie ou Albert Einstein n’avaient pas persisté dans leurs travaux ?

Anticonformistes et antispécisme, même combat 

Image associéeLes antispécistes, eux, sont par essence des anticonformistes. Ils ont un esprit critique et remettent tout en question, en permanence. Oui des fois c’est fatiguant mais souvent cela fait avancer le Monde et le rend plus éthique. Malheureusement les antispécistes sont loin d’être parfaits. Leur principal défaut est d’échanger principalement avec d’autres antispécistes (il faut dire que les diners avec des viandards deviennent vite fatiguant pour un végane), et là le « crapaud fou » commence à tourner en rond et son anticonformiste devient une forme de conformisme. La norme des antispécistes qui évoquent l’Australie c’est de rappeler que s’émouvoir pour le sort des Koalas qui disparaissent dans les flammes des mégafeux australiens et de ne pas pour les animaux dans les abattoirs relève de la dissonance cognitive. Ok nous y sommes. Mais les ami.e.s, vous faites la même chose avec L’Australie : « Je ne peux pas agir alors je me donne bonne conscience en faisant la comparaison avec les abattoirs. ». Vous vous souvenez du cri de la carotte ?

L’ÎLE KANGOUROU, la victoire ou la mort 

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Soyons sérieux, soyons courageux, vous pouvez agir, et aider ceux qui agissent, même en France. Dans la cadre du Climat, nous vivons en ce moment une crise majeure avec un risque important d’effondrement de nos sociétés si nous ne parvenons pas à limiter le réchauffement à plus de 2 degrés d’ici la fin du siècle.  Les premières victimes de la crise climatique seront toujours les plus faibles, à commencer par les animaux. C’est ce que je rappelle dans la vidéo de l’ÎLE KANGOUROU : « Un milliard d’animaux ont déjà péri dans les feux de brousse qui ravagent l’est de l’Australie. La situation est critique sur Kangaroo Island. Il ne reste que 9.000 koalas sur les 46.000 (sur)vivants avant l’incendie. Il s’agissait de la seule population de koalas d’Australie qui ne soit pas touchée par la chlamydia, une infection fatale pour les marsupiaux. Les koalas ne sont pas les seuls à être terrassés, des dizaines d’autres espèces sont en souffrance, voir la biodiversité dans son ensemble. Les survivants sont des individus qui nous appellent à l’aide et qui espèrent que nous ne les oublierons pas, pas trop vite, pas totalement. ».

Agir, maintenant, et de toutes nos forces ! 

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Une fois l’émotion passée, le risque c’est l’oubli et l’inaction. Bientôt les médias braqueront leurs caméras sur un autre sujet, puis un autre, et encore un autre. Si la mystérieuse pneumonie «2019-nCov» ne nous exterminent pas (tiens encore un scandale avec les animaux), nous les crapauds fou nous allons prendre une autre direction. Nous allons continuer à lutter pour cette Australie martyr, cette Australie minée par les intérêts économiques. Cette tragédie est une préfiguration de notre avenir et de celui de nos enfants. Dans ce combat les véganes, animalistes et antispécistes ont un rôle important à jouer, en France et ailleurs dans le Monde. D’abord parce que nous sommes naturellement sensibilisés à la cause des animaux et à celle de l’environnement, mais aussi du fait que notre mouvement s’est largement développé sur la planète avec l’essor d’internet. Nous sommes nombreux, connectés, partout et il est temps de nous engager dans cette guerre en prenant garde de ne pas nous tromper de cible.

Magà Ettori

S’il ne me reste qu’une chose, ce sera mon panache

Magà Ettori - Ekiden - VEGAN MARATHON.png

Après trois marathons, la course de fond c’est fini pour moi ! Jet de l’éponge par décision médicale. J’ai vu le médecin ce matin qui m’a confirmé les résultats que je craignais. Depuis 4 ans le sport est devenu partie intégrante de mon existence, il se confond avec l’ensemble de mes activités, participe à tous mes choix et oriente mon cadre de vie. Cette annonce est donc plutôt malvenue.

Est-ce que je vais baisser les bras, me morfondre et maudire les Dieux du Sport pour leur manque de bienveillance à mon égard ? Certainement pas. La tragédie fait partie intégrante du sport, et tout ce que nous pouvons espérer en tirer ce sont des instants de grâce. J’ai eu droit à mes instants de grâce, à mes instants de magie, à mes rencontres d’une richesse incroyable, et il est seulement temps de passer à autre chose.

VEGAN MARATHON - MARATHON DE PARIS 2018

Sur l’aspect médical, l’affaire est simple. Lors de la préparation de mon premier marathon de Paris, je me suis cassé le pied contre un trottoir. Un fragment d’os s’est détaché et se promène librement. Les médecins m’ont expliqué qu’une chirurgie serait aussi inutile qu’hasardeuse. Les résultats seraient hypothétiques et les risques réels. Du coup quand je cours longtemps, le pied gonfle et l’os se promène. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une aiguille qui part en ballade à l’intérieur de mon pied.

La question est pourquoi maintenant ? C’est très simple, depuis octobre j’ai entrepris un double challenge : courir mon 4eme marathon et faire une première compétition de POWERLIFTING. A presque 48 ans m’engager dans deux disciplines aussi exigeantes relève un peu de la folie, mais où serait le plaisir sinon ?

VEGAN MARATHON - MAGA ETTORI WINNER - MARATHON DE PARIS 2018.jpg

Course de fond et Powerlifting sont des disciplines antinomiques à bien des égards. Je voulais rendre compatible l’incompatible, mais je n’avais pas mesuré que la musculation « fabrique » du muscle, et que le muscle c’est lourd. Avec mon physique, cela devait nécessairement avoir des conséquences sur la course à pied.  Tant que nous en étions sur de courtes distances, pas de soucis, mais la préparation d’un marathon devient vite exigeante.

Comme je le disais plus haut, nous n’allons pas nous laisser abattre et je vais donc m’investir davantage dans cette nouvelle discipline qu’est la Force Athlétique. D’ailleurs, pas plus tard que ce dimanche, je vais participer à une compétition inter-régionale de développé-couché. Avec trois mois de préparation, je n’espère pas faire de miracles mais un Record Personnel oui, bien entendu. Je suis un compétiteur, un warrior dans l’âme, aujourd’hui et à tout jamais.

vegan warrior - salon du running

L’aventure VEGAN MARATHONm’a permis de rencontrer des personnes fabuleuses, des athlètes de très haut niveau, mais aussi des héros ordinaires, tournés vers des performances différentes, moins dans la lumière, mais tout aussi remarquables. L’aventure VEGAN WARRIOR qui se profile, promet d’être encore plus « spéciale ».

I AM A WARRIOR 2019-10-07 MAGA ETTORI.pngD’un point de vue cinématographique nous allons ainsi écrire la suite de FINISHER. J’ai la chance d’être accompagné par la famille de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE, par Rachid Bahouss mon coach, encore une fois je bénéficie de conseils de grands champions comme  Marc Vouillot (le père de la Force athlétique). Marc Vouillot  est un spécialiste du culturisme, entraîneur national de force athlétique, qui a préparé plusieurs champions du monde comme Jean-Pierre Brulois. Avec Marc, outre notre intérêt commun pour ce sport, pour la cause des animaux (il est parrain de VEGAN WARRIOR et végétarien depuis 15 ans), nous chérissons tous les deux Cyrano de Bergerac, un personnage tragique et magnifique, belliqueux et batailleur, entier et  incorruptible, qui ne voulait qu’une chose au seuil de son dernier grand voyage (scène complète ci-dessous), c’était emporter son panache. Et nous dans tout ça ? Alors que débute l’an 2020, dans un contexte social (mondial) extrêmement tendu et difficile, de quoi avons-nous plus besoin si ce n’est de panache ?

Magà Ettori

 

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Acte V, scène 6

CYRANO
Je crois qu’elle regarde…
Qu’elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
[Il frappe de son épée le vide.]
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
[Il frappe.]
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
[Il fait des moulinets immenses et s’arrête haletant.]
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
[Il s’élance l’épée haute.]
et c’est…
[L’épée s’échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.]

ROXANE, [se penchant sur lui et lui baisant le front]
C’est ?…

CYRANO, [rouvre les yeux, la reconnaît et dit en souriant]
Mon panache.

Les lettres de noblesse de l’alimentation végétale

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Une excellente nouvelle pour l’alimentation végétale. Les « steaks de soja », « fromage végétal » et autres « lait d’amande » c’est terminé. Nous ne trouverons plus de telles dénominations dans les supermarchés et sur les cartes des restaurants. Contrairement à ce que pensent certains (dans les deux camps) c’est vraiment une très bonne chose.A la manœuvre les lobbies agro-alimentaires veulent se protéger de la vague « végane ». Leur objectif est de draguer les 30 millions de flexitariens en France, et leur faire comprendre qu’un steack c’est de la viande. Et ils ont raison. Il est vraiment temps que l’on donne une vraie dénomination aux produits végétaux. Nous ne voulons plus que notre alimentation nous rappelle sans cesse l’horreur des abattoirs et de l’exploitation animale. L’Assemblée Nationale nous a rendu un immense service en adoptant, en première lecture, une proposition de loi en faveur de la « transparence sur les produits agricoles et alimentaires ». Une mesure qui s’inscrit dans la foulée des états généraux de l’alimentation et de la loi égalim, et qui interdit dorénavant l’utilisation de vocabulaire des produits carnés ou laitiers pour désigner un aliment à base de protéines végétales dont le soja.

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L’alimentation saine est décidément très végétale

La proposition de loi doit encore faire la navette avec le Sénat mais aussi préciser le pourcentage de protéines végétales à partir duquel, la disposition s’appliquerait (on parle de 2 à 3 %). Et oui le fromage ce n’est pas toujours du fromage et tout contrevenant encourra une amende de 1 500 euros. C’est maintenant que l’on va rire. Quoi qu’il en soit, l’alimentation végétale est maintenant au pied du mur, et il s’agit d’une belle opportunité. Il est vraiment temps que ces produits acquièrent ou plutôt retrouvent leurs lettres de noblesse.

 

 

Top aliments contenant du fer pour devenir Popeye

Manger des morceaux de cadavres ?

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Ok, ok pas très élégant… mais vous voyez bien l’idée ? 

Pas de viande, d’accord mais alors comment on devient comme Popeye (pas un hasard si sa femme s’appelle Olive) quand on est végétalien ou végétarien ? C’est facile, on mange des produits qui contiennent beaucoup de fer. Pas forcément en conserve d’ailleurs. Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Un manque de fer peut menacer l’oxygénation tissulaire ou le système immunitaire. Et l’inverse ? Un excès de fer augmente les risques d’intoxication hépatique. Il semble nécessaire d’adapter la nutrition sportive à la discipline pratiquée. De même, il est essentiel s’assurer que le déficit est réel. Si c’est le cas, la supplémentation n’est pas la seule priorité mais figure seulement parmi les nombreuses actions d’une stratégie en micronutrition.

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Nous disposons d’environ 35 à 50 mg de fer/kg de poids corporel, soit l’équivalent de 3 à 4 g pour un adulte. Nos réserves tiennent donc dans une cuillère à café. La majeure partie est attachée à l’hémoglobine du sang (65 à 70 % du pool), à la myoglobine du muscle (3 à 4 % du pool) et à certaines protéines cellulaires (cytochromes). Ce qui signifie que le reste est stocké dans d’autres protéines de réserve (ferritine, hémosidérine), s’associe à diverses enzymes (déshydrogénase, hydroxylase), et circule dans le sang lié à la transferrine. Compte tenu de son caractère pro-oxydant, le fer n’existe pas sous forme ionisée libre.

Habituellement, un adulte perd en moyenne 1 mg de fer/jour via les sécrétions digestives, l’urine, la desquamation de la muqueuse intestinale et de la peau. La fuite est accentuée chez les femmes lors des épisodes de règles (parfois jusqu’à 40 mg de pertes/cycle). Il est certain que l’activité sportive pratiquée de manière régulière expose les pratiquants à un risque de déficit plus élevé. En effet, l’ischémie intestinale (chute de l’irrigation de l’intestin au profit de celle des muscles, de la peau et du cerveau) qui accompagne l’effort physique est un facteur d’agression de la muqueuse et d’émission de sang dans les selles. L’absence et l’insuffisance d’hydratation à l’effort aggravent ce phénomène.

VEGAN MARATHON - Magà Ettori Janette Alan Murray - cuilleres - MARATHON DE PARIS 2018
A table !

Si comme Janette et Alan et moi vous avez fait des marathons (enfin moi c’est 3 et eux 500), vous devez savoir que l’onde de choc provoquée par l’impact du pied sur le sol accroît le danger d’une rupture de la membrane des globules rouges et donc d’une hémolyse intravasculaire. De surcroît, l’excès de graisses saturées et les carences en acides gras insaturés au sein de celles-ci augmentent leur rigidité et par conséquent, leur fragilité. L’hématurie (présence de sang dans les urines) serait également générée par la propagation de cette onde choc. En outre, la course en descente, à l’origine de contractions musculaires excentriques, amplifie l’atteinte des fibres. Les microhémorragies et la réponse inflammatoire subséquentes accentuent les déperditions martiales. Par ailleurs, la hausse du débit cardiaque, l’accélération du flux sanguin et les turbulences vasculaires qui accompagnent une activité sportive occasionnent un stress mécanique pour les globules rouges. L’obligation pour ces derniers de se déformer pour franchir les capillaires et les chocs subis contre la paroi des vaisseaux élèvent leur risque de rupture et la fuite du fer.

C’est bien beau tout ça, mais on mange quoi pour avoir du fer ? 

1. Le cumin : 66 mg pour 100 g

Le cumin est l’épices est la plus riche en fer des épices. Elle contient 66 mg de fer pour 100 g d’épices. Le curry (29.7mg), la cannelle (8.3g) et la poudre de Méloukia sont aussi des épices riches en fer. Elles contribuent peu à nos apports car nous ne les consommons pas en grande quantité. Néanmoins, il ne faut pas hésiter à en parsemer vos plats, car elles ont bien d’autres vertus nutritives (anti-oxydantes, anti-infectueuses). Elles facilitent la digestion et soulagent les brûlures d’estomac.

2. Le thym : 30 mg pour 100 g

Cette plante aromatique qui abonde de fer. Dans 100 g de thym, on trouve 30 mg de fer. En plus, elle soulage la toux (à consommer sous forme de tisane) et aide à traiter la bronchite. Elle a une activité bénéfique sur la plaque dentaire (à utiliser en gargarisme et bain de bouche). Grâce à ses vertus anti-septique, le thym soulage les inflammations cutanées (cataplasme). L’un des constituants du thym, le carvacrol, pourrait même avoir des effets relaxants sur les personnes atteintes d’anxiété. N’hésitez donc pas à assaisonner et parfumer vos plats cuisinés avec cette herbe magique

3. La spiruline : 28.5 mg pour 100 g

Cette micro-algue (d’eau douce), très riche en minéraux et vitamines, possède des propriétés étonnantes. Alternative aux protéines animales par excellence, elle contient aussi une grande quantité de fer mais aussi des omégas 6, de la chlorophylle, des oligo-éléments et des minéraux. La structure de la cellule est fine, ce qui lui donne l’avantage d’être facilement assimilable par l’organisme. Vous pouvez la consommer sous forme de complément alimentaire 100% naturel (poudre ou gélule).

4. Le sésame : 16.6 mg pour 100 g

Sous forme d’huile, de purée (tahin) ou de graines, le sésame présente de multiples bienfaits pour la santé. Comme la spiruline, le sésame constitue un apport en protéines végétales intéressant en plus de son apport en fer. Ses graines sont également bénéfiques pour la digestion, du fait de leur bonne teneur en fibres. Le sésame n’est pas en reste concernant les oligoéléments: potassium, zinc, magnésium, calcium et phosphore. Le sésame s’intègre facilement à vos recettes salées et sucrées.

5. Le soja : 15.7 mg pour 100 g

Riche en protéines et en fer, le soja contient également des graisses insaturées, plus recommandées que les graisses saturées des produits animaux, souvent consommés en trop grande quantité. A consommer sous toutes ses formes: pousses de soja, lait, tofu, seitan.

6. Le chocolat noir : 10.7 mg pour 100 g

Le chocolat noir (minimum 70% de cacaco) n’a plus sa réputation à faire. Riche en fer avec ses 10.7g, c’est aussi une excellente source de magnésium (30g/100g) et d’antioxydants. Il aurait même une action protectrice contre les maladies cardio-vasculaires en préservant la santé de nos artères.

7. Noix de cajou : 6 mg pour 100 g

Les noix de cajou sont particulièrement recommandées pour faire le plein de fer avec ses 6 mg pour 100 g de noix. Oléagineux au même titre que les noisettes (3.5 mg de fer pour 100g de noisettes), les noix de macadamia (3.9 mg), les pistaches (3.9 mg) et les amandes, les noix de cajou sont riches en lipides et en acides aminés mono-insaturés (le bon gras), identiques à ceux de l’huile d’olive vierge extra. Elles constituent un en-cas intéressant sur le plan nutritionnel à condition d’être consommées en quantité raisonnable. Préférez-les bio, achetées en vrac et surtout nature car le sucre ou le sel ajouté lorsqu’elles sont grillées ou caramélisées les transforment en petites bombes caloriques.

8. Les pignons de pin : 5.5 mg pour 100 g

Aussi petits que précieux, les pignons de pin sont des graines comestibles de certaines variétés de pin. Ils contiennent la plupart des nutriments essentiels: glucide, protéines, lipides, calcium, fibres. Avec ces 5.5 mg de fer, c’est une source ferrique intéressante. Vous pouvez enrichir vos sauces, vos salades et tartines avec ces petites graines, véritable trésor de la cuisine.

9. Les graines de tournesol : 5 mg pour 100 g

Tout comme les pignons de pin, n’hésitez pas à agrémenter vos recettes de graines de tournesol pour ajouter un peu de croquant tout en bénéficiant de leur apport en fer. Les graines de tournesol sont aussi source de calcium et de magnésium. Leur teneur en acide gras polyinsaturés en font un aliment de choix pour la santé des artères mais aussi de la peau et des cheveux. Riches en fibres, elles sont également bénéfiques à la digestion.

10. Les haricots rouges : 5 mg pour 100 g

Reconnues comme un super-aliment, les haricots rouges sont une source intéressante de fer. Cette légumineuse a divers bienfaits sur la santé comme un meilleur contrôle du diabète et une diminution du risque de maladies cardio-vasculaires. En complément de céréales, les haricots remplacent l’apport de protéines animales.

11. Les lentilles : 3.3 mg pour 100 g

Autre source de protéines végétales, les lentilles sont parmi les plus digestes de légumineuses grâce à sa teneur en fibres et des plus riches en fer. Riches en anti-oxydants,elles protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. En salade, avec une vinaigrette légèrement relevée de moutarde, elles sont exquises.

12. Les olives : 3.3 mg pour 100 g

L’olive est fréquemment utilisée pour son goût fruité et ses multiples vertus: baisse de la tension artérielle, prévention des maladies vasculaires, minimisation de certains effets nocifs de la pollution, réduction des risques de cancers. Ce n’est donc pas par hasard si le régime crétois est un des meilleurs pour la santé. En plus de ses milles vertus, elle est une contient 3.3 mg de fer pour 100 grammes de fruits.

Et si tout ça ne suffit pas à devenir Popeye pense à te préparer une bonne soupe d’ortie hyper riche en fer mais aussi en protéines végétales, vitamine C, pro-vitamine A, calcium, potassium et flavonoïdes, l’ortie est une source abondante de nutriments et d’antioxydants qu’il fait bon mettre dans son assiette. Comme dit le proverbe irlandais : “En mai, trois bons repas d’orties écartent toutes les maladies”. Voilà une recette.

SOUPE D’ORTIES

Commence par faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans un grand faitout.

Épluche l’oignon et l’ail puis émince-les. Faire suer l’oignon dans le faitout pendant 2 à 3 minutes puis ajoutez l’ail.

Ajoute les feuilles d’orties préalablement nettoyées sous l’eau et essuyées puis les faire cuire pendant 5 minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles aient bien fondues. Une fois qu’elles sont cuites, les retirer du feu.

Épluche puis coupe la pomme de terre en petit dés.

Faire chauffer une casserole d’eau salée et faire cuire les dés de pommes de terre.

Une fois que les pommes de terre sont cuites, ajoute les aux orties dans le faitout.

Dans une autre casserole, faire chauffer le bouillon de légumes.

Lorsque le bouillon est à ébullition, mélange le à la préparation d’orties en remuant tout doucement, puis laissez reposer le tout quelques minutes.

Passe le tout au mixeur. Sale et poivre la soupe aux orties.

Sert la soupe aux orties bien chaude avec une cuillère de crème fraîche végétalienne et hop en fin de soirée tu es Popeye ou Olive (moi je préfère Olive, elle est plus intelligente).

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Les grands champions de Vegan Warrior au cœur de l’été

julie vegan warrior
Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia

VEGAN MARATHON et VEGAN WARRIOR, les deux bannières de l’Ong WARRIOR continuent leur incroyable développement.  Aux 4 coins de la planète de très grands champions sportifs et une armée d’anonymes œuvrent dans les rangs des combattants de la Paix. Alors que la canicule sévit, que le climat déraille, que les animaux et les humains vivent sous le joug d’une minorité de privilégiés, les WARRIORS portent le message de la bienveillance, de l’empathie, de l’effort, du respect et du courage. Ils multiplient les démonstrations, les performances, et les défis. Ils sont partout !

Ludovic Champion Pan américain et vice champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI
Ludovic Parreira, Champion Pan américain et vice- champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI

A Montréal c’est la rencontre entre la marathonienne Astrid  Prevost et le géant du hockey sur glace Georges Laraque,  A New-York C’est Ludovic Parreira qui fait le show, à Divajeu dans le sud de la France Véronique se fait un podium sur « Le chemin des écoliers » (trail de 14 kms avec 450m de dénivelé), pour se remettre du grand raid ultra marin (177km) qu’il a couru avec l’ultra-performer Xavier Cornet, Sébastien Loridon court autour du lac de Yellowstone National Park, et Karine Estelle prépare à Paris le DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR à Paris, qu’elle animera en présence de l(athlète végane Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia.

Ludovic lisbonne
Encore un warrior sur le podium

Mais parlons-en de ce DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR. Il se déroulera le samedi 24 août, Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris dans le cadre du Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme.

L’idée de Karine c’est quoi ? De vous faire transpirer au milieu de l’été, vous torturer au cœur de la canicule, vous faire pratiquer des exercices pour que vous soyez belles et beaux et en pleine forme pour finir l’été. La grande championne Julie Van Nieuwenhuyse sera là pour s’assurer que votre souffrance est totale, comme on dit : no pain, no gain.

Plus sérieusement cet atelier animé par Karine et les VEGAN WARRIOR est destiné à tou.te.s quel que soit leur niveau. L’essentiel c’est de participer et de s’amuser, au nom de la plus grande cause, du plus beau des combats pour les animaux, les humains et l’environnement.

Vous pourrez aussi retrouver Claire, Muriel et tous les autres bénévoles de l’ong Warrior sur le stand de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE à partir de 12h. On se retrouve là-bas ?

Event DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR :

https://www.facebook.com/events/2303582116362821/

Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme – évènement  organisé par l’Association Manger Végétalien :  https://www.facebook.com/events/839551849753044/?active_tab=discussion

LE PROGRAMME DU DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR

programme 24 aout

 

En attendant la traversée de l’Atlantique

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C’est fait, ! La nageuse végane Heidi Levasseur, membre du Comité de parrainage de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale a traversé le lac Saint-Jean aller-retour à la nage en presque 22 heures. La nageuse de Trois-Rivières à réalisé cet exploit hors de l’ordinaire en plongeant dans le lac Saint-Jean vers 20h45, en nageant en pleine nuit pour atteindre Péribonka, puis revenir à 18h35. Elle portait une combinaison thermique pour l’aider à affronter les conditions difficiles du lac.

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Ce défi n’a pas été réalisé depuis presque 30 ans. Heidi Levasseur explique qu’elle se lance dans cette aventure en mémoire de Jacques Amyot, le premier nageur à avoir réussi à traverser le grand lac en 1955. Il est décédé l’an dernier à l’âge de 93 ans. Elle s’était rendue à Québec pour assister aux funérailles de celui qui l’a beaucoup inspirée. Heidi a déjà traversé le lac Saint-Jean en 1996 et a aussi effectué le tour du lac à la nage il y a quelques années.

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Un rêve plus grand que nature Ce long périple en eau libre la préparera pour une autre aventure encore plus longue : la traversée de l’Atlantique. Elle caresse ce projet depuis cinq ans. Heidi Levasseur veut traverser l’océan du Sénégal au Brésil, un trajet de plus de 3000 kilomètres. Elle estime qu’il lui faudra entre quatre et six mois pour franchir cette distance. Elle compte réaliser son rêve en décembre et la traversée du lac Saint-Jean à la nage a contribué à la préparer physiquement et mentalement pour cet objectif impressionnant. Elle a démontré, encore aujourd’hui, sa farouche et inébranlable volonté.

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Duel sur la grande place

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Ce soir j’avais rendez-vous pour un duel sur la grande place. Alors que le soleil se couchait dans l’horizon lointain, je progressais pas à pas vers mon destin. J’étais déterminé à rayer de la carte un adversaire. Quelques gouttes de pluie ruisselaient sur mon visage, et c’était plutôt une agréable sensation. Les rues étaient désertes, et le vent s’engouffrait dans le hall de l’église voisine. Nous nous sommes retrouvés au lieu dit à l’heure dite, j’étais même un peu en avance. Sur mon Tshirt noir s’inscrivait en lettres blanche et pourpre : « VEGAN MARATHON » sur sa poitrine je pouvais distinguer des chiffres qui défilaient rapidement. Il a dégainé le premier, mais j’ai été plus rapide. Je suis resté un instant sans bouger, qui m’a semblé une heure. Juste avant de mordre la poussière, il m’a regardé droit dans les yeux. Il semblait chercher à se saisir de mon âme, en vain. Mon chronomètre a posé le genou à terre et m’a lancé dans un dernier soubresaut :  « tu viens de tuer ton record personnel sur ce parcours !!! » Ce soir sur la grand place, j’ai abattu mon pire adversaire : moi-même, mais c’était une belle course.

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L’éloge du beau

serena-williams-en-combinaison-noire-a-roland-garros-les-messages-forts-que-dissimule-son-lookSeptembre 2017, la très végane Serena Williams, numéro un mondiale de tennis, donnait naissance à une petite Olympia. Forcément ça change la vie. La légende du tennis a rencontré quelques complications après son accouchement. Comme beaucoup de jeunes mamans, elle a dû faire face à des problèmes de circulation sanguine. Mais son équipementier n’allait pas la laisser tomber. En collaboration avec la championne, les designers de Nike ont mis au point une combinaison technique pour remplacer ses traditionnelles robes. En tissu compressif et en mesh pour améliorer le retour veineux et gérer l’humidité, ce qui lui donne un je ne sais quoi de Catwoman : « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une. J’ai vraiment l’impression d’être une super-héroïne quand je la porte », a-t-elle dit en s’amusant.

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Un humour qui défrise notre ami Bernard Giudicelli, président de la Fédération française de tennis qui a affirmé dans une interview à Tennis Magazine qu’il comptait mettre en place un règlement sur la tenue des athlètes à Roland Garros : “Je crois qu’on est parfois allé trop loin. La combinaison de Serena cette année, par exemple, ça ne sera plus accepté. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin. Si je fais passer une émotion avec quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau, l’émotion est magnifiée. (…) Pour 2019, c’est un peu tard car les collections sont déjà dessinées, mais on va quand même demander aux équipementiers de nous les communiquer”.

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Quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau ? Tamanta cacciata o Bernard ! Il faudrait nous donner une définition exacte de ce qui est beau, et de ce qui ne l’est pas. Personnellement, je ne trouve rien à redire à la tenue de Serena Williams, sauf si l’on considérer qu’elle doit se plier au carcan du traditionalisme. Heureusement la principale intéressée ne perd pas son sens de l’humour  :  » C’est quelqu’un (ndlr Bernard Giudicelli) avec qui il est facile de parler (…) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse. Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK, ce n’est pas quelque chose de grave, tout va bien.  » Bien joué Madame, encore un match gagnant.

au bout du bout

course pieds nusCe matin j’ai couru 10 km, après une nuit blanche, pieds nus alors que je suis à mon quatrième jour de jeûne hydrique. Pourquoi tant de haine me direz-vous ? C’est tout le contraire justement, je déteste me faire mal. Alors pour ne pas me faire mal, je teste mes limites. Pas en forçant, mais en me dépassant tout en étant bien attentif aux signaux de mon corps. Ce n’est pas une expérience que je recommande, ce n’est pas un mode de vie que je suis souhaite adopter pour toujours, c’est juste une exploration de mes possibilités, pour ne pas aller trop loin quand le moment sera venu.

Après une nuit blanche pourquoi ? Disons que certaines épreuves d’endurance se courent dans ces conditions, mais la vraie vérité c’est que j’ai travaillé toute la nuit sur le scénario de mon prochain film.

Pour le jeûne hydrique je m’expliquerais dans un prochain article, mais pour l’instant je n’en retire que des bénéfices.

E n ce qui concerne la course pieds nus, disons que j’ai eu envie d’essayer ce que fera un personnage de mon prochain film.  A force de l’imaginer courir à la sauvage, je me suis rappelé mon enfance dans le maquis. A l’époque je ne connaissais ni les termes « chaussures minimalistes » ni « fives fingers », mais je courais quand même pieds nus.

Et vous savez ce qui s’est passé ? Rien ! J’ai couru aussi vite que d’habitude (8,3 km/h comme mon dernier semi), à la même cadence, sans me blesser. Quelle conclusion en tirer ? Je ne sais pas encore, je vais y réfléchir après une bonne « nuit » de sommeil. Ce que je peux en dire pour l’instant, c’est que tant que les équipementiers continuerons à faire de belles chaussures il n’est pas question que je me passe de ce confort et encore moins de mes semelles sur mesure. Les sauts de cabris par-dessus les tessons de bouteilles, et les appuis sur les grosses caillasses ce n’est n’est plus pour moi. Je veux bien aller au bout du bout, mais je ne vous raconte pas le nettoyage et comme le répète inlassablement Murdoch : « J’ai passé l’âge de ces conneries ».

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Les raisons de la victoire


Je ne vais pas faire durer le suspens, une vingtaine de jour après le marathon de Paris, j’ai couru aujourd’hui le Marathon de Senart en 5h20 ! Vous ne voyez pas l’exploit ? Je vous suggère la re-lecture de mon premier Marathon de Paris en 6h32 puis du second Marathon de Paris en 6h14. A ce rythme là, je vais certainement, pouvoir participer au Jeux Olympiques de 2050. Plus sérieusement avec mes 110kg, je ne pouvais pas espérer mieux. J’ai conscience d’être arrivé à mon maximum de mes possibilités (avec ce poids), donc je très très heureux de cette performance. La suite passera nécessairement par une nouvelle perte de poids… super, un nouveau challenge.

Alors pour revenir au titre de l’article, à part l’emprunt à Steinbeck (The Grapes of Wrath), je dirais que les raisons de la victoire sont plus qu’évidentes : une relation de confiance avec un grand professionnel (mon coach et ami Thierry, Conseiller technique de VEGAN MARATHON), une régularité sans faille à son programme pendant 25 mois, une cause pour laquelle je suis fortement engagé (l’exploitation animale), et une tribu ou plutôt un CLAN qui me donne la gnaque au quotidien. J’ai oublié quelqu’un d’important ? Mes plus humbles excuses, c’est le martèlement pendant 42,195 km qui me trouble, ou la fatigue.

La régularité sans faille, c’est ma qualité N°1 quand je m’engage, je m’engage. Une fois sur les rails, c’est un remake de « Unstoppable » de Tony Scott mais avec un conducteur à bord. Mon défaut c’est l’absence de lâcher prise et la difficulté à déléguer qui en résulte. Organiser/participer à un tournage, trois conférences, deux salons et un marathon (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous suggère la re-lecture de mon second Marathon de Paris en 6h14), c’était peut-être un peu beaucoup, même pour moi. Mais avais-je vraiment le choix ? Certainement, vu le nombre et la qualité des membres de VEGAN MARATHON, j’aurai pu mieux faire. Mais que voulez vous ? Nul n’est parfait.

En conclusion, ce Marathon de Sénart est une belle performance pour votre dévoué serviteur, mais ce fut surtout une grande et belle joie pour l’orpailleur de relations humaines que je suis. J’ai pu constater que les organisateurs de ce marathon étaient d’une grande sincérité et d’une immense bienveillance. Résultat, toute la manifestation est d’une grande sincérité et d’une immense bienveillance. Vous comprendrez que j’étais à mon affaire aujourd’hui. J’ai cultivé et rendu les applaudissements et les signes d’amitiés par brassées et je suis certain que cet engouement à ajouté une raison supplémentaire à cette belle victoire, dont je suis très fier.

Double marathonien, quel chemin parcouru

Ce qui restera à jamais gravé dans ma mémoire ? J’ai initié VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners véganes et végétariens), et j’ai porté nos 44 champions jusqu’au Finish du Marathon de Paris 2018 ! Voilà ce qui me procure une joie incommensurable. Toutes les runneuses et les runners qui se sont présenté.e.s à cette course mythique sont tou.te.s Finishers. Mon objectif a été atteint, et je suis très fier du résultat de l’équipe. La team VEGAN MARATHON compte désormais 44 marathoniens supplémentaires. Ce n’est qu’un début.

Quant à moi, je suis double marathonien. En tant que sportif, j’ai vécu cette performance comme un rêve. J’ai couru tel un somnambule 44 kilomètres d’affilés, sans même m’en rendre compte. Comment ? Suivez-moi dans ce récit.

L’aventure collective a commencé, quand s’est achevé mon challenge personnel le 9 avril 2017. L’année qui suivit fut un véritable tsunami pour le développement de VEGAN MARATHON en tant que structure associative. L’Ong est à présent ancrée dans 18 pays. La vague s’est glissée sous mes pas alors que je passais la ligne du marathon, s’est élevée délicatement et m’a emporté jusqu’à des sommets vertigineux. Ce qui en terme moins poétique, se résumerait par des milliers d’heures de travail, de contacts, d’échanges, de discussions, de constructions, de réflexions, de réalisations.

Au lendemain de ma course, VEGAN MARATHON enregistre un nombre d’adhésions sans précédent. De nombreux athlètes s’inscrivent pour participer au Marathon 2018 aux couleurs de VEGAN MARATHON, des coaches viennent nous aider, une bonne vingtaine. La partie n’est pas gagnée pour autant. Malgré les conseils de nos coaches, et les encouragements du CLAN VEGAN MARATHON, beaucoup de runners n’iront pas au bout de leur préparation. Pourquoi ? Pour être direct, je dirais que certains n’ont pas eu la régularité nécessaire à ce type de préparation, et que d’autres ont été blessés. Dans ce cas-là il n’y a rien à dire, c’est la loi du sport et des compétitions. Il faut être prêt le Jour J, si ce n’est pas le cas vous manquez la compétition. Peu importe votre niveau, votre talent, vos compétences, la seule vérité de la compétition c’est d’être performant le jour de la compétition.

Alors que les athlètes se préparaient, chacun à sa manière, l’association grandissait. Sport et véganisme, le cheval de bataille de VEGAN MARATHON était au centre de l’attention générale, et j’en  étais le premier surpris. J’ai donc décidé de m’investir un peu plus dans cette aventure. J’ai repoussé tous mes films en cours (au grand désespoir de ma production dont les caisses allaient fondre comme neige au soleil) et m’atteler à la tâche. Comme à l’accoutumée ma famille m’a suivi dans mon engagement, à commencer par mon épouse qui s’est mise en disponibilité. Nos ami.e.s et de nombreux membres de l’association se sont investis également, certain.e.s au delà du raisonnable. Et le résultat  fut à la hauteur de nos espoirs.

Mes entraînements se sont poursuivis pendant un an, avec une régularité métronomique. J’ai progressé, un pas après l’autre. Je me suis battu, je n’ai rien lâché, ni les soirs de désespoir, ni les matins endoloris. Cette année l’hiver n’en finissait plus et la météo ne m’a pas facilité le travail. Un matin, alors que Paris affichait son plus beau ciel béton, le froid ressenti était de -15°. J’ai fait un peu mon méditerranéen, mais j’ai fini par sortir de la maison. Faisant fie du froid, de la pluie, de la neige et du vent, je suis quand même parti courir mes 30 km. J’avais l’impression que tous mes muscles étaient de pierre. Trempé, refroidi, retrempé, re-refroidi. Je mes suis arrêté deux fois, craignant chaque fois de ne plus avoir assez d’énergie pour repartir. A la première halte, j’ai acheté un autre bonnet (sec) dans une boutique de souvenir rue de Rivoli, à la seconde un cornet de frites chez un marchand ambulant. Franchement, le meilleur cornet de frites de mon existence et ce bonnet, quelle bonheur. Je suis reparti à chaque fois, et je suis arrivé au bout de mes 30km.

Il y a eu aussi de grandes joies, comme pour le Semi de Boulogne. Entre 2016 et 2017, Thierry Pistorozzi (conseiller technique de VEGAN MARATHON) m’a préparé pour le marathon. Il s’agissait pour nous d’une course d’endurance. Je ne partais pas pour 42,195 km mais pour un marathon entre 5 et 6 heures. Après mon premier, marathon, pour me permettre de participer au semi de Boulogne, Thierry a entrepris de modifier ma façon de courir. Le règlement imposait de finir les 21 km en moins de 2h45. J’y suis arrivé en 2h30, soit une moyenne de 8,6km/h. Juste parfait. Fort de cette réussite, je me suis carrément envolé lors des entraînements qui ont suivi cette course, pour atteindre des moyennes entre 9 et 10 km/h sur des distances de 6 à 15 km. Je crois que pas mal de choses sont dans la tête. Bon dans le corps aussi. J’ai fait toutes mes courses depuis 25 mois avec un surpoids de 40kg. C’est exactement comme si un coureur amateur, commençait à courir à 45 ans, mais qu’il avait décidé de courir avec un sac de ciment sur le dos. Il faut être un peu fou ou très engagé. Un jour un ami m’a même « traité » d’extrémiste, ce qui m’a fait sourire. Eternel apprenti, je pense me situer à l’opposé d’un extrémiste, pourtant son raisonnement m’interpelle : « comment appelles-tu un homme de 45 ans, qui pèse 110kg et qui court le marathon le pied cassé ? Tout ça pour sensibiliser à la cause animale… un extrémiste « .

Oui bon, un extrémiste c’est un peu forcé le trait, d’autant que je cours aussi pour ma santé. C’est vrai que JE DETESTE COURIR, mais quelle incroyable, quelle fabuleuse, quelle magnifique histoire que celle de ce corps qui s’auto répare. Repousser les limites grâce au sport, et se rendre compte que l’on est capable de se guérir soi-même, là où la médecine a été impuissante. Depuis un an, je ne porte plus de masque à oxygène, après 10 ans de galère c’est un grand soulagement. La santé morale aussi est importante, et c’est ce que m’offre VEGAN MARATHON. A l’aulne de mon vécu, je mesure les progrès que font les autres membres du CLAN. Eux aussi s’engagent, eux aussi se dépassent, puis racontent leurs propres aventures dans VEGAN MARATHON MAGAZINE. Je crois que ces histoires positives sont bonnes pour mon psychisme, me motivent et me rendent meilleur. Janette et Alan Murray on été ma première source d’inspiration. J’ai à mon tour inspiré de nombreuses personnes, qui inspirent à leur tour d’autres personnes, dans un grand cercle vertueux. Quand je suis arrivé dans la dernière ligne droite du marathon j’ai vu tous nos ami.e.s (sauf Maïté on ne voyait que le bout de son nez par-dessus les barrières), j’ai aperçu Pépi et Jocelyne dans les mascottes et il m’est revenu en tête cette phrase que Jocelyne avait eu devant nos caméras : « VEGAN MARATHON c’est le nom d’une association, le nom d’un clan, le nom d’une famille, le nom de ma famille ». Comment ne pas donner le meilleur de soi-même face à un tel niveau d’engagement ?

Un marathon avant le marathon

Dernière ligne droite. Nous sommes le 3 avril 2018, il est 4h30 du matin et j’écris dans AGORA (le groupe facebook de VEGAN MARATHON) : « J-5 #VeganMarathon ». Le ton est donné.

Aujourd’hui, nous tournons avec Janette et Alan une séquence de Finisher au superbe stade le Gallo de Boulogne-Billancourt. Pierre-Christophe Baguet, le maire nous a soutenu pendant tout ce tournage. Je dois avouer que c’est le dynamisme et le bienveillant soutien d’Isabelle Dapremont (conseillère chargée du Rayonnement Culturel de la Ville) qui m’a convaincu de faire une grande partie du tournage dans cette ville, bordée par le bois de Boulogne. A l’origine nous avions prévu un tournage dans le 16e arrondissement de Paris, mais les élus de cet arrondissement n’étant pas des foudres de guerre, nous avons pris la direction de « Boulbil ».

Ce tournage est l’occasion de constater une fois de plus les qualités de nos membres. De Gabrielle notre doyenne runneuse de VEGAN MARATHON (94 ans) à Camille, en passant par Lionel, Etienne, Maité (qui courait pour la première fois depuis des années), et bien entendu Alan et Janette, toute les interviewes sont hyper intéressantes. Alan et Janette sont très à l’aise devant les caméras. Alan est un peu plus en réserve. Janette est vive, expansive, colorée, rayonnante, solaire. Un caractère qui lui a permis de faire une farce à la faucheuse quand on lui a prédit 6 mois à vivre. C’était il y a 15 ans, avant que ce couple hors normes ne court 366 marathons en 366 jours.  J’ai hâte de faire découvrir les images de Finisher. Le film sortira le 10 avril prochain, 4 jours avant le marathon de Paris 2019.

« J-4 #VeganMarathon », nous lançons notre nouveau projet : l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE). Encore un rude challenge en perspective. Avec ce lieu que nous souhaitons créer en Ile de France, nous espérons vraiment pouvoir aider les véganes à devenir sportifs et les sportifs qui le souhaitent à devenir véganes. Il faut quand même se dire que 38% des français se présentent comme flexitariens et 5% comme des véganes. C’est dire l’ampleur de ce mouvement qui est appelé à grandir encore sous l’impulsion des sportifs (64% de la population française). J’ai le pressentiment que l’INSAVE sera d’une importance capitale dans les années à venir.

« J-3 #VeganMarathon », le salon du Running ouvre ses portes, c’est juste impressionnant. Toutes les marques sont là, le temple du Running brille de mille feux et VEGAN MARATHON est partenaire officiel de ce salon et du Marathon de Paris. Dans ce domaine aussi, quel chemin parcouru en un an. Charlotte Duthu, Olivia Charlet, Magali Paris et Yves Douieb, nos Vg-Coaches sont là pour conseiller les visiteurs du salon avec des séances de coachings individuels sur le thème de l’alimentation végétale et du sport. Yves donne un magnifique cours collectif : le défi cardio Vegan Marathon. Sur scène il est accompagné par Yohan et ma fille Ondalina. Ariakina mon autre fille, filme tout ça avec brio. Elles sont toutes les deux à leur affaire. Dans les participants à l’entraînement, on notera la présence de Janette Muray et d’une abeille géante qui fait du Show-Beebiz.

« J-2 #VeganMarathon », nous revoilà au salon du Running. La tenue et la qualité de ce salon sont proprement stupéfiants. Rien n’est laissé au hasard pour accueillir près de 100000 visiteurs. Sur le Stand Maïté, Patricia et Maxime sont à la barre. A 19h nous sommes conviés à intervenir avec Janette et Alan pour un conférence intitulée : « Life is a marathon », le crédo de VEGAN MARATHON. Quasi aphone, je plaisante avec mon auditoire en mimant un remake du parrain. Chancia en brillante traductrice se fait le relais des propos de Janette et Alan. Andreas de chez ASO s’assure du bon déroulement de la conférence. Avec Julie et Camille ils sont nos interlocuteurs pour tout ce qui concerne la logistique du salon. Tous les trois sont très professionnels et le salon se déroule à la perfection, qu’ils en soient ici remerciés. Toutefois, le maître d’oeuvre de ce partenariat est Thomas Delpeuch. Sa gentillesse, son dévouement à son entreprise, ses connaissances techniques, et sa passion pour son métier ont été des alliés précieux.

« J-1 #VeganMarathon », le salon du Running ouvre ses portes pour le dernier jour. Magali, Xavier, Etienne, Maé, Benoit vont renseigner les salonniers et collecter les adhésions pendant que nous filons au salon végane du 104, dont nous sommes également partenaires. Là nous sommes sur une autre échelle. Nous sommes loin de l’organisation sans failles du salon du Running. Pendant les semaines qui ont précédé ce salon végane, nous avons été de loyaux partenaires. Nous avons communiqué largement sur le salon, envoyant nos militants aux 4 coins de l’île de France pour déposer plusieurs milliers de flyers, sans parler des articles dans VEGAN MARATHON MAGAZINE et des réseaux sociaux. Un dévouement qui ne semble pas avoir touché les organisateurs du salon, puisque le retour a été un peu ingrat.

La veille Yves qui installait notre stand au 104 me téléphone pour me dire : « tu sais, ils nous ont mis dans une cave. Les visiteurs ne peuvent pas nous trouver ». En arrivant dans le salon, je constate que Yves n’en a pas rajouté. La fête fut plus maussade, d’autant que les problèmes logistiques se multipliaient. La journée fut difficile et je quittais le salon fatigué et de très mauvaise humeur. Le temps de ranger le matériel et nous voilà tirant avec plusieurs militants un chariot de 5 mètres. Cela faisait 20 heures que j’étais sur le pied de guerre, et je n’ai pas eu le reflexe de le retirer (le pied), quand l’immense chariot me roula dessus. Bien entendu à l’endroit précis de la cassure. J’ai fermé les yeux, j’ai respiré, respiré, respiré, j’ai poussé le chariot sous le regard désolé de mes camarades, et nous sommes rentrés chez nous. A une heure du matin, j’étais enfin dans mon lit, pensant au marathon et la chaîne humaine. Je m’endors comme une masse pour 3h30.

« Jour J #VeganMarathon », à 4h30 je suis tiré du lit par la sonnerie du téléphone. Un coureur est bloqué par la grève des trains et me demande de l’aider. A 7h30 j’ai reçu au moins 200 coups de téléphone de ce type, emails, et textos. Les requêtes sont incessantes. C’est là que les qualités d’organisatrice de mon épouse font la différence. Nous arrivons à répondre à tout le monde, aussi bien aux participants de la chaîne humaine qu’aux runners de VEGAN MARATHON. Un premier exploit.

A 7h45, avec mes filles et mon épouse, nous rejoignons une partie de l’équipe de tournage de Finisher au rond-point des Champs-Elysées, mais aussi des runners et des militants de VEGAN MARATHON. Dans l’équipe du matin, si certains ne sont pas venus de trop loin (Maité, Jocelyne, Emilia, Brice, Xavier, Caroline, les K&M) d’autres ont fait un voyage « fort fort lointain » (comme dirait Shrek) pour participer à la chaîne humaine ou pour courir au couleurs du clan, à l’instar de Bastien (Toulouse), Gisèle (Lyon), Laurence (Corse), Gabrielle (Suisse), Pépi et Inès (Belgique) et bien entendu  nos champions du monde Janette et Alan (Australie). En réalité dans les 44 runners nous avons des runners de toutes les nationalités.

A 8h10, le AIO, notre cri de ralliement résonne sur une des plus belles avenues du Monde, puis nos supporters s’installent au niveau du métro Franklin Roosevelt pour donner de la voix au passage des 50000 coureurs. Les 44 runners de VEGAN MARATHON ont rejoint leurs SAS de départ et les départs vont se faire par vagues successives. J’ai choisi le SAS des 3h30. Oh non pas que j’ai la prétention de faire le parcours dans ces temps,  mais en partant avant, j’espère pouvoir prendre de l’avance et m’occuper de tout le monde. D’ailleurs le téléphone n’arrête toujours pas de sonner. Sur les photos que je verrais plus tard, Patricia et moi avons souvent un téléphone collé à l’oreille. Alors que je m’apprête à m’élancer, c’est Pauline qui me téléphone, la présidente d’Info Végane. Elle n’arrive pas à rejoindre le lieu de rendez-vous. Nous sommes partenaires d’une dizaine d’associations de la cause animale qui ont prévu d’encourager les coureurs, en se plaçant à des endroits stratégiques du parcours du marathon. En définitive, ce choix – dont je suis responsable – allait s’avérer catastrophique. Le salon végane du 104 se poursuivant le dimanche, certaines associations qui nous avaient soutenu pendant un an ont fait le choix de ne pas venir à notre point de rendez-vous mais plutôt d’aller au 104. D’après ce que j’ai compris, elles étaient en manque de militants pour être sur les deux sites à cause de la grève des transports. D’autres associations étaient présentes mais n’avaient ni banderoles, ni rien de suffisamment visible pour nos runners. De fait elles étaient noyées dans la foule, comme j’ai pu le constater par la suite. Mené par Laurent Simonpietri, L214 a bien entendu une visibilité supérieure aux autres structures, orange is a new black.

A quelques secondes du départ, je prend un long moment pour moi. Je fais le point sur mon état de santé juste avant le départ. J’ai un peu de mal à respirer, à cause d’un refroidissement qui semble être tombé sur les poumons. Depuis trois semaines, j’ai le nez bouché et mal à la gorge. A telle enseigne que j’ai fait mes deux conférences les jours précédents complètement aphone. Les conférences ont été filmées, et ont n’entend à peine le son de ma voix. Si nous utilisons un jour ce document filmé, il va falloir le sous-titrer. Je continue mon introspection. Je me suis tordu la cheville gauche en septembre dernier, et elle est toujours douloureuse depuis. Enfin le pied droit me lance (celui qui est passé sous le chariot), j’ai l’impression de sentir mon coeur contre le bord de ma chaussure. Je me dis qu’en définitive tout ça n’est pas trop grave, et que l’année précédente c’était bien pire avec mon pied cassé. De toute manière mon téléphone sonne, et le départ est donné. Je m’élance, et dévale à toute vitesse les Champs-Elysées. Je vois nos supporters, et surtout j’entends Gisèle qui crie sans discontinuer dans son mégaphone : « VEGAN MARATHON AIO, VEGAN MARATHON AIO,  VEGAN MARATHON AIO,  VEGAN MARATHON, AIO… ». La voix s’éloigne.

Mon téléphone sonne, je répond en courant, il s’agit d’un membre de VEGAN MARATHON qui veut entrer dans le salon végane du 104, je le renseigne. Un double appel, et c’est un runner qui cherche comment entrer dans son SAS. Je lui explique comment y aller. Les appels se succèdent, et j’ai l’impression d’être un standard téléphonique. Cela  semble amuser certains runners mais d’autres beaucoup moins. Je cours avec des personnes plus rapides que moi, et en plus je suis pendu au téléphone. J’essaie de ne pas les gêner mais c’est carrément impossible, ils me poussent et me déborde alors que j’ai l’épaule collée contre un mur. J’ai l’impression d’être Simba emporté par un troupeau de buffles. Franchement c’est plus agréable de courir avec des personnes de son niveau. Et je ne parle pas des ravitaillements, où je suis témoin de scènes complètement grotesques. Des runners qui prétendent faire un marathon en 3h30 (donc pas des pros) et qui sont d’une agressivité incroyable. Au premier ravitaillement, deux athlètes en sont pratiquement à se battre, c’est vraiment ridicule. Qu’est-ce que ce serait s’il y avait des enjeux.

Arrivé à mi-course, c’est-à-dire au niveau de Bastille je n’ai pratiquement pas lâché mon téléphone. Et pire (ou mieux) je ne me suis même pas rendu compte que je courais. Certes les quintes de toux me gênent de plus en plus, oui la chaleur commence à grimper, mais le bon point c’est qu’avec cette intense activité téléphonique, je n’ai pas fait attention que j’avais vraiment mal au pied. Comme l’année précédente j’ais des lames qui s’enfoncent dans le pied droit (celui du chariot), mais je ne fais pratiquement pas attention à la douleur. Mon esprit est ailleurs. Je continue à téléphoner pour savoir, si tout le monde est parti, si nous n’avons pas d’abandons, si nos élites se rapprochent de la fin du parcours. Ma pensée est à tout autre chose que la course. Si j’avais discuté avec mon coach à ce moment-là, il m’aurait certainement dit que je ne courais pas en pleine conscience, que mon esprit n’était pas à ma tâche. Et pourtant si. Ma tâche n’était pas de faire un record personnel au marathon de Paris, ma tâche était de porter mes 44 runners au Finish, et j’étais complètement concentré sur ma tâche.

Le reste du Marathon s’est déroulé comme si je courais dans de la ouate et que j’avais enclenché le pilote automatique. Quand j’avais trop mal je marchais, quand ça allait mieux physiquement je courais, sans plus.

Je suis arrivé au bout de mes 6 heures de course comme ça, sans vraiment m’en rendre compte. A l’arrivée les membres de VEGAN MARATHON et les autres associations sont là, pour nous encourager dans la dernière ligne droite. Un petit passage pour saluer mes ami.e.s, et je file en direction de la ligne finale. L’émotion est immense, mais mon inquiétude est pour nos runners qui ne sont pas arrivé.e.s. Je donne rapidement une interview pour une TV, et j’explique que je vais retourner pour aller chercher les derniers coureurs de VEGAN MARATHON comme j’avais prévu de le faire. Anne So arrive, elle pleure et tremble, pensant ne jamais pouvoir finir le marathon. Elle est vraiment touchante.

Janette et Alan arrivent à leur tour, main dans la main (comme ils le font depuis 50 ans) Finisher de leur 500e marathon. Je suis très fier de les voir courir aux couleurs de VEGAN MARATHON. Nous allons rapidement prendre une photo avec les autres runners-finishers de VEGAN MARATHON et nos fidèles. Certains runners sont déjà partis, épuisés par leurs efforts. Alors que nous nous lançons dans un énième « AIO » je me rappelle que l’an dernier j’étais le seul à porter le maillot de VEGAN MARATHON, quel chemin parcouru, mais quel chemin parcouru…

42 runners sont rentrés, j’ais pratiquement gagné mon pari. L’avant-dernière est Camille. Je la rattrape quand elle sort du Bois de Boulogne, et je la suis dans sa course finale avec Alex son fiancé. D’autres membres de VEGAN MARATHON sont avec nous, et nous l’encourageons. Dans le lot, il y a Karine qui porte un sac de bouteille en plastique (presque) aussi grand qu’elle. VEGAN MARATHON, pour aider le Marathon de Paris a proposé aux organisateurs d’intervenir dans le ramassage de bouteilles. L’année dernière j’avais pu constater que c’était extrêmement difficile de compter uniquement sur le civisme de 57000 runners. Le Marathon avait pourtant très bien fait les choses, il y avait des bacs de recyclage jusqu’à 700 mètres après les ravitaillements. Rien n’y fait. Certains runners trouvent le moyen de balancer les bouteilles ou les restes des ravitaillements n’importe où.

Karine soutenant Camille, avec son immense sac, toute petite à côté d’Yves reste une des images que je garderais du marathon (et à mon avis dans le film Finisher). Comme je n’arrivais plus à mettre mes chaussures, je cours pieds nus sur les pavés parisiens. Camille tremble de tous ses membres, et je sent l’émotion nous submerger quand elle a franchit la ligne d’arrivée. Je m’arrête deux mètres avant la ligne, pour lui laisser savourer sa victoire, puis nous sommes tombés dans les bras les uns des autres.

Le compteur du Marathon tourne toujours, mais les grilles sont fermées. Patricia Prêt (la dernière runneuse n’arrive toujours pas. Je croyais qu’elle avait jeté l’éponge. Quand elle est apparaît soudain au rond-point de la porte Dauphine, je crois à un miracle. Patricia d’une façon très mystérieuse a réussi à passer la sécurité. Cette fois-ci c’est certain il y a un miracle du marathon ! Vu que j’étais de l’autre côté de la grille, nous courons tous les deux les 200 derniers mètres. Elle est poursuivie par une personne de la sécurité, mais elle arrive au bout de sa course. Notre 44eme runneuse passe la ligne d’arrivée.

Je regarde ma montre qui indique 44 km. C’est décidément le chiffre du jour, même si je ne sais pas comment c’est possible de courir 44 km alors que le parcours fait 42,195 km. Enfin si je sais, il suffit d’avoir couru le marathon avec un téléphone à la main, d’avoir pas mal zigzagué, et enfin d’avoir ramené comme je l’avais promis toutes nos ouailles au bercail. Si j’ai apprécié ce marathon ? Comment dire ? C’est au delà de ça. J’ai effectivement ressenti plus de joie après l’arrivée de la dernière runneuse que pour ma propre course, car je savais que cela récompensait un an d’efforts communs. En ce qui me concerne, j’avais tout de même un petit regret. Certes j’avais obtenu ce que je voulais avec nos 44 runners, mais que dire de ma propre course ? Cette course où tel un ange je sautillais de nuage en nuage avec ma lyre, pardon avec mon téléphone à la main, avait un je ne sais quoi d’injuste pour ceux qui m’ont accompagné dans mes efforts sportifs, et en premier lieu mon coach.

J’ai le sentiment, que nous n’avons pas été récompensés pour nos 25 mois d’entraînements. Pas tellement au niveau de mon temps, mais plus au niveau de mes sensations. Je suis bien incapable de raconter mon marathon dans le détail, car en fait je ne l’ai vécu que par procuration. Et je n’aime pas avoir de regrets. C’est pourquoi, j’ai décidé de refaire un marathon immédiatement après. Il s’avère qu’il y a un marathon en région parisienne trois semaines plus tard. Mon coach m’a prévenu que je ne suis pas (plus) prêt. Selon lui, il aurait fallu que je m’arrête une quarantaine de jours pour repartir de plus belle. Je sais qu’il a raison, mais il m’arrive de défier la raison. Selon mon coach je vais faire au mieux 6 heures, car mon corps n’est pas remis. Malheureusement le marathon de Senart doit être bouclé dans les 5h30, sous peine de ne pas être classé et pire il faut passer les premiers 10km en 1h20 et le semi en 2h45. Ce qui revient à dire que pour entrer dans les clous je dois être au même niveau que pour le semi de Boulogne, c’est impossible. Soit ! J’en accepte les augures, je ne serais pas classé. Je ne vais même pas essayer, je vais juste courir pour moi, et finir en 6 heures.

J’ai pris cette décision de recourir un marathon le lendemain du marathon de Paris. J’avais toujours mal au pied droit, je suis allé passer une radio et je n’avais rien de cassé. Pas d’autres cassures que celle de l’an dernier. Si mon morceau d’os se promène toujours dans mon pied, cela ne justifie pas un arrêt de trois mois comme l’an dernier. Voilà qui était encore une victoire, je vais mieux, dans tous les domaines. En sortant de la radio, je vais faire ma course de « décrassage ». Au bout de 5 km je me suis rend compte de quelque chose de surprenant. Très surprenant même. Alors que ma cheville m’a fait souffrir pendant 8 mois, le lendemain même du marathon toute blessure a disparue. Une prouesse du corps ? De l’esprit ? Je n’en sais rien, mais je vais essayer de comprendre. Voilà une nouvelle aventure intellectuelle et physique qui s’annonce, et quel chemin à parcourir. Comme dirait Gisèle : « VEGAN MARATHON AIO ! »

Les petites victoires

IMG_4295Je suis runner ! Oui vous savez, un de ces fous qui courent sur le bord de la route dans la brume, la neige, la boue et la pluie. Je prépare le marathon de Paris, et ne lâche pas la ligne d’arrivée des yeux. Le 19 novembre dernier j’ai eu une première victoire sportive, un semi-marathon que j’espérais finir en 2h45 (une prouesse étant donné mon poids), que j’ai finalement bouclé en 2h30. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai continué à augmenter ma vitesse jusqu’à arriver à des courses à 10km/h (merci coach). Mais à vrai dire, je n’ai pas pris le temps de savourer chaque petite victoire. Aujourd’hui, je m’interrogeais pendant mon run :  « Et si nous fêtions nos petites victoires ? » Mes entraînements de la semaine dernière ont été épouvantables, très difficiles. Le seul point positif c’est que je suis allé au bout du bout. Ok, sérieusement je frisais à peine le 8km/h, mais je vous rappelle qu’il y a 18 mois je pesais 140kg et je courais sur quelques centaines de mètres à 6 km/h. Les dernières courses ont donc été à la limite de l’indécence, je bavais, soufflais, et transpirais en silence dans la froideur mortifiée de l’hiver. Il est toujours possible de trouver des explications, plus ou moins fallacieuses, plus ou moins justifiées. Le temps, le froid, la nuit, la pluie, la lune,… mais en fait la seule explication qui se tienne c’est que dans une saison sportive, il y a des hauts et des bas. Les véritables performers le savent, c’est précisément dans les situations difficiles que l’on peut parler de dépassement de soi. Du coup ma course d’aujourd’hui à 8,6Km/h peut apparaître comme une petite victoire, et si j’en parle c’est simplement que je demeure convaincu que nous devons fêter nos victoires avec enthousiasme, toutes nos victoires, petites et grandes comme si c’était la dernière.

La plus grande équipe de runners véganes et végétariens

team VEGAN MARATHON

Lors de la Cérémonie du AIO (remise de la médaille VEGAN MARATHON au CCE2A), un journaliste m’interroge : « Comment avez-vous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? ». Et là un ange passe, ce n’était vraiment pas notre objectif, et je n’avais pas pris conscience que la rapide croissance de l’association, et l’engouement pour l’action qu’elle porte nous avait placés dans cette incroyable logique. Après quelques secondes de réflexion, je lui répond que ce challenge a toujours été envisagé comme une action collective, c’est dans son ADN. Lors du Marathon de Paris, j’étais le seul à courir sous les couleurs VEGAN MARATHON, et pourtant rien n’aurait été possible sans la logistique et le soutien de tous les militants de la cause animale, ainsi que les associations partenaires. Ceux-là m’ont véritablement porté lors de la grande course, et ce sont les mêmes qui portent aujourd’hui l’équipe VEGAN MARATHON. Dans cette organisation, ce clan, il n’y a pas de hiérarchie, seule les capacités individuelles mises au service du collectif ont un véritable intérêt.

La boutique VEGAN MARATHON, et les bénévoles

Ce qui fait la singularité de VEGAN MARATHON, c’est qu’il n’y a pas des champions et des moins bons dans l’équipe, des coupeurs de citrons ou des soigneurs dans les coulisses, mais bien une équipe soudée, solidaire où chacun donne le meilleur de lui-même. Comment avons-nous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? C’est simple, grâce à l’engagement de tous. Une marche a suivi la cérémonie du AIO, puis un entraînement collectif. Nos bénévoles qui tenaient le stand pendant la marche, ou lors de l’entraînement, on permis aux autres de manifester ou de s’entraîner. Nous avons créé la plus grande équipe de runners véganes au monde en donnant de l’intérêt à chacun, et de cet intérêt allaient naître cette équipe magnifique, qui n’est que l’aspect le plus visible, du CLAN VEGAN MARATHON.

La Cérémonie du AIO

Je suis Vegan Marathon

Quand j’ai décidé de porter mon challenge (courir le marathon de Paris), pour moi et pour la cause animale, je ne savais pas que cette action allait prendre une telle dimension. Surpris, mais heureux. Aujourd’hui des gens dans la rue m’interpellent, me donnent l’accolade, me congratulent, m’encouragent, et m’affirment : « Moi aussi je suis Vegan Marathon ! » Cette phrase, ce leitmotiv, sonne comme un mot de ralliement à une cause juste, courageuse, fraternelle, respectueuse, qui dépasse le cadre du véganisme, de l’humanisme, de l’animalisme, de l’abolitionnisme, du militantisme et du sport. « Oui, je suis Vegan Marathon », c’est une façon de dire, moi aussi je peux le faire, moi aussi je suis courageux, moi aussi j’ai de l’importance, moi aussi j’ai du respect, moi aussi j’ai de la considération, moi aussi j’ai de l’empathie. « Moi aussi je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’a dit un jeune coureur juste après la course. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit une poignée de runneuses et de runneurs véganes au lendemain de la course. je suis Vegan Marathon ». « Je suis Vegan Marathon » c’est ce que m’ont dit des dizaines de militants quand je les aient rencontré une semaine plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit les 40 coureurs et 7 coaches qui constituent l’équipe de Vegan Marathon, quinze jours plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit un mois plus tard, toutes les associations qui préparent avec nous le challenge  »42.195 VEGAN MARATHON », les dizaines de bénévoles, les centaines de participants à la chaîne humaine en 2018. Oui, nous sommes tous Vegan Marathon, car l’objectif de Vegan Marathon est de solliciter ce qu’il y a de meilleur en nous, de plus solaire et de plus positif. Donc oui,irrémédiablement,  JE SUIS VEGAN MARATHON !

LE MARATHON DE PARIS

9h41, nous sommes quelques milliers à nous élancer sur les Champs-Elysées, en cette radieuse matinée de printemps. A 8h20 les époux Lonyangata-Rionoripo et l’élite du 41e marathon de Paris s’étaient propulsés en direction de la ligne d’arrivée. Le couple de kenyans remporteront l’épreuve en 2h06’09 » pour Paul Lonyangata et en 2h20’55 » pour Purity Rionoripo (nouveau record de l’épreuve). A la même heure les militants sont déjà dans le métro, et travaillent à la sensibilisation de la cause animale, comme chaque jour de l’année. Depuis bientôt 11 mois je me prépare à cette course. J’ai filmé toute la préparation en vue d’un film intitulé Vegan Marathon. Pour le tableau final, Paris sera notre plateau de tournage. Équipé d’un caméra sportive je filme l’épreuve de l’intérieur, alors qu’une dizaine de caméras m’attend sur le parcours pour immortaliser ma progression. Pierre-Marie, le chef opérateur va se déplacer en solitaire caméra à l’épaule, son talent d’adaptation va faire des merveilles. Nous avons prévu un dispositif de tournage autour des militants animalistes. La plupart des associations liées à la cause animale ou au végéta*isme nous soutiennent. Nous avons prévu six « QG  ANIMALISTES », c’est-à-dire des lieux ou les activistes pourront sensibiliser à notre cause, la presse mondiale, les 57000 coureurs et les 250000 spectateurs. L214 doit se placer au 13e et au 30e km ainsi qu’à l’arrivée. Le choix du 30e km n’est pas innocent puisqu’il symbolise le mur du marathon, un phénomène physiologique reconnu, qui intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Il correspond à l’épuisement des réserves de glycogène, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe, ce qui provoque le plus grand nombre d’abandons.  Le Collectif contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animale (CCE2A) a prévu d’être au départ, à l’arrivée et à Bastille, de même que 269 Life France. A l’origine du projet, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Très sportif dans ma jeunesse (et quelques médailles à mon actif), j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté le sport. 25 ans plus tard, à 45 ans, mon rêve de marathon persiste, plus présent que jamais. J’en parle à Thierry Pistorozzi, un ami coach sportif. Thierry pense que le pari est possible et que je pourrais courir pour moi et pour la cause animale. La course, pour sensibiliser à une cause est une pratique courante. Voilà l’argument gagnant.  L’entraînement commença en mai 2016, par une minute de course et une minute de marche, une minute de course, etc. Le marathon de Paris me semblait un rêve inaccessible. Ma fille Ariakina, me donne l’élan nécessaire à ce moment de grands doutes. J’aurais sans doute jeté l’éponge si j’avais du m’entraîner seul. C’est étrange ce que vous font faire les enfants. Ondalina, ma fille aînée me sert également de source de motivation. Il y a quelques années, elle s’était elle-même inscrite dans un challenge, bien plus difficile que mon marathon. Défi dont elle était sortie victorieuse et qui changea fondamentalement sa vie. Ma terre, la Corse a toujours été une grande pourvoyeuse de combattantes. J’ai quelques exemples de guerrières autour de moi, comme mon épouse, ma mère, ma grand-mère, qui sont de véritables warriors. Il y a quelques années, j’ai réalisé Maquisardes, un documentaire sur les résistantes pendant la seconde guerre mondiale, et j’ai toujours su que « mes » femmes étaient de cette trempe là. La défaite n’est pas une option. C’est ce que je me disais pendant la période de préparation, la défaite n’est pas une option. J’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent. Le lundi et le mardi repos, le mardi étant le jour du jeûne de 24h. Le mercredi une course intermédiaire, le jeudi PPG (renforcement musculaire), le vendredi fractionnés, le samedi PPG et le dimanche course longue. Mon métier est très chronophage, pourtant je n’ai pas manqué un seul entraînement (sauf quand j’ai eu la grippe qui m’a cloué au lit, et au moment de la fracture du pied). La défaite n’est pas une option ! C’est ce que je me dis tous les matins en me réveillant, épuisé à cause des apnées du sommeil. La défaite n’est pas une option ! De fait, au moment où franchir la ligne de départ j’entame mon 9000ème marathon. Les comptes sont vite faits, un marathon par nuit depuis 25 ans. Les apnées du sommeil, les micros réveils et les courbatures, la fatigue le lendemain sont bien plus terribles que le marathon de Paris, c’est ce que je pensais à ce moment-là. Une fois passé les 10 premiers mois de « remise en forme », nous avons commencé une préparation spécifique marathon de 12 semaines, allant jusqu’à 80 km par semaine de course. Le travail du coach pour m’emmener jusqu’à ce niveau a été proprement incroyable. Seule ombre au tableau, la douleur de la 5eme phalange qui se fait de plus en plus vive. Mes chaussures de courses auront duré trois mois. Même avec mes 30kg de moins, mon poids a tout de même écrasé et déformé les New Balance, provoquant une fracture de fatigue. J’ai atteint le maximum de douleurs après la dernière course longue où j’ai couru 30 km en 4 heures. Forte heureusement le programme se soldait par une semaine de repos, prévu dans le programme spécial marathon. La douleur s’étant un peu atténuée, je me disais que ce temps de repos allait suffire. L’avant-veille de la course, je me suis rendu au salon du running pour récupérer mon dossard. Le salon était passionnant, j’ai beaucoup piétiné, et rencontré des personnes formidables. Le problème c’est que le soir je n’arrivais plus à marcher. La veille du marathon j’avais une dernière course à faire. Symboliquement nous l’avons couru avec Ariakina, elle était là au début et à la fin. 20 minutes, qui furent très longues et confirmèrent mes craintes, la douleur allait m’accompagner jusqu’au bout. La dernière nuit, je me suis péniblement endormi à minuit trente, et à trois heures du matin j’étais assis dans le lit les yeux grands ouverts comme une chouette. Quatre heures plus tard, nous voici avec mon épouse et mes deux filles dans le métro en direction du premier QG ANIMALISTE sur les Champs-Elysées. Marco le président de CCE2A et Stéfany sont déjà là avec le matériel, banderoles et autres drapeaux et ce sont déjà fait contrôler par la police. Nous sommes rejoint par les autres associations, KM les Veganautes (qui ont fait fabriquer des badges Vegan Marathon pour notre concours), 269 Life France et notre équipe de tournage. A 8h45 je rentre dans la zone coureurs par le sas vert, celui où les participant doivent rejoindre la ligne d’arrivée Avenue Foch en 4 heures. Je n’ai jamais eu l’intention d’arriver dans ces temps, mais comme je n’en savais rien au moment d’acheter le dossard, j’en ai pris un au hasard. Ici de nombreux coureurs guettent un rayon de soleil, certains sont déguisés, un couple avec un haut de forme et un voile portent un tee-shirt où est inscrit « 42,195, notre cadeau », des lapins me regardent. En fait les lapins sont véganes et me connaissent. Nous discutons. Je rencontre ainsi une dizaine de véganes, tous me connaissent mais je n’en connais aucun, c’est dommage. La prochaine fois il faudra faire une équipe végane, nous allons y réfléchir. Je vois un vegan que je connais, Chris un runner anglais. En définitive je pars dans un autre sas, celui des 4h30 à 9h41. Mon pied me fait mal, et la station statique n’arrange rien. Pourtant après le départ, je descend les Champs-Elysées puis aborde la rue de Rivoli plutôt bien. En voyant des vidéos des précédentes éditions du marathon, je pensais qu’il devait y avoir plus de chahut au départ. En fait il y a beaucoup d’espace dans la descente vers la Concorde. Je pars plutôt vite par rapport à mon niveau habituel, mais je ne suis pas inquiet je fais souvent ça à l’entraînement avant de trouver mon rythme. Il doit faire dans les 15° et même si la température est idéale, un nombre important de coureurs longent le côté gauche de la chaussée Rue de Rivoli, protégés du soleil. J’avais promis à l’équipe de tournage de courir toujours à droite, mais je me résigne à rejoindre le côté gauche, après tout il ne doit y avoir personne de mon équipe jusqu’à Bastille où se trouve le second QG ANIMALISTE. En fait ce sont des dizaines de militants et de véganes qui sont sur le bord de la route entre Concorde et Bastille et qui m’encouragent. Certains ont des pancartes avec mon prénom dessus, ou Vegan Marathon.

C’est sympa, j’essaie de tous les saluer mais à force de zigzaguer d’un côté à l’autre de la route, je finis par manquer le premier point de ravitaillement. Je ne vois pas non plus le deuxième QG ANIMALISTE, et seulement mes filles qui me filment au début du Faubourg Saint Antoine. Trente cinq minutes pour faire les 5 premiers km, ça va, je suis dans mes prévisions. Paradoxalement c’est sur cette distance que j’ai eu le moins mal au pied, la foulée étant plus longue, je dois moins appuyer sur la partie douloureuse. Je m’étais déjà rendu compte de ce détail à l’entraînement. En direction du Château de Vincennes, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, plusieurs montées successives m’obligent à baisser le rythme, et tout de suite le pied me rappelle à son bon souvenir, mais c’est supportable. J’arrive à un bon rythme au km 10 pour mon premier ravitaillement (ayant loupé le précédent). Là je suis surpris par l’état de saleté autour des stands et par le comportement de nombreux coureurs qui jettent littéralement leurs restes d’oranges et de bananes par terre quand ce n’est pas sur les personnes qui les servent. Ce manque de respect me semble incohérent avec les valeurs du sport. Certains l’ont bien compris, et j’ai vu des coureurs parcourir une longue distance avec une bouteille vide pour aller la jeter dans une poubelle, bravo. Je m’arrête donc au ravitaillement, j’ai très soif, je prend deux bouteilles d’eau que je bois coup sur coup, et je repars. C’est ma première erreur. Aux entraînements j’avais l’habitude de boire au fur et à mesure, par petites gorgées et je n’ai jamais eu de soucis. Ici, alors que je passais devant le Château de Vincennes, j’avais mal au ventre et j’entendais d’étranges gargouillis. A tel point que je ne me suis pas arrêté au ravitaillement suivant. Encore une erreur.

Au km 13, dans le bois de Vincennes, je retrouve Maïté, une militante exceptionnelle de L214 qui me mitraille de son appareil photo. Maïté est encore une de ces guerrières dont je parlais plus haut. Pendant la semaine qui précédait le marathon, la toile s’est enflammée en apprenant ma blessure. Certains pensaient que j’étais inconscient de courir tout de même, d’autre écrivaient que je devais aller au bout. Maïté me conseillait jour après jour, à propos des soins que je devais apporter au pied. Elle n’a jamais contesté ma décision. Il faut dire que c’était un choix raisonné. Mon coach a fait le marathon de New York avec une fracture à chaque pied, donc c’était possible d’y arriver, même s’il est plus aguerri et beaucoup plus léger que moi. Il n’y a rien à faire concernant une fracture si ce n’est du repos, et ça impliquait de jeter aux orties des mois de dur labeur, impossible de mon point de vue. Enfin et surtout, j’avais embarqué beaucoup trop de monde dans cette aventure pour revenir en arrière. Les associations avaient confectionné des banderoles, des affiches, des badges, je ne me voyais vraiment pas leur faire défaut, la défaite n’est pas une option. Pendant 9 km Maïté m’a suivi à vélo, et quelquefois m’a précédé pour me mitrailler à nouveau. Elle a troqué son blouson aux couleurs de L214 pour un tee-shirt militant. Alors que des personnes dans la force de l’âge commençaient à souffrir de la chaleur, Maïté pédalait comme une jouvencelle  vers la sortie du bois de Vincennes. Je la filmais autant qu’elle me photographiait. Avant de sortir du bois, j’ai eu une petite discussion houleuse avec des sonneurs de trompes de chasse. A mi-course, lors d’une interview un peu facétieuse, je me suis excusé auprès de nos amis de chasse-pêche-et-tradition pour l’incident du bois de Vincennes en espérant qu’il n’y ait pas eu de blessés. En entendant les cors de chasse je me suis senti traqué et j’ai perdu la raison. Sérieusement, à part l’anecdote rien à tirer des sonneurs de trompe. Au moins j’ai toujours assez d’énergie pour m’en prendre à une quinzaine de sonneurs mécontents. A 11h45 j’arrive au km 15 – en deux heures – et je suis déjà cuit comme un pop corn. L’insolation est foudroyante. Au QG suivant ma fille s’inquiétera de ma couleur cramoisie. Je repart avec trois bouteilles du ravitaillement suivant, une dans chaque poche et une à la main. Je me dis que la remontée de l’avenue Daumesnil en direction de Bastille va être terrible, et elle l’est. Pourtant j’accélère un tout petit peu car j’ai très envie de revoir mon équipe au prochain QG qui se trouve au 22eme km. Ils sont tous là au tournant de l’avenue Bourdon. Je vois d’abord mes filles qui me filment ainsi que Pierre-Marie, Patricia mon épouse est non loin, en
plein soleil (ça va se payer le lendemain, vive les insolations). Marco et toute l’équipe du CCE2A ainsi que Régis et 269 Life France sont là, donnant de la voix, drapeaux d’ALF, et bannières au vent. Eux aussi sont en plein soleil depuis ce matin. Avec la chaleur, ma vitesse a un peu baissé dans les bois et plus la vitesse baisse, plus je tape sur le pied. Les foulées étant moins amples j’en fais beaucoup plus. Pour un coureur de mon gabarit la pression exercée en course sur mes jambes peut aller jusqu’à 1346kg (12 X113), c’est dire si j’hypothèque mes chances de réussite à chaque pas. J’ai donc commencé à prendre du retard sur mes prévisions, voyant le meneur d’allure du 5h30 me doubler, juste avant de rejoindre le QG. Malgré ce retard, et une température qui arrivait aux 20° mes courageux supporters attendaient en plein soleil, en profitant pour communiquer pour la cause. Taz et Melany avaient imprimé des flyers (avec Vegan Marathon), qu’ils distribuaient avec les autres activistes. Les animaux ont bien de la chance d’avoir de tels soutiens, et moi aussi. En arrivant à leur hauteur, je leur fais une bise à tous et je les remercie vivement. Je ne suis pas certain qu’ils mesurent à quelle point leur présence est cruciale. Je repars donc le coeur léger, me disant que j’avais déjà parcouru plus de la moitié du marathon. Ma joie est de courte durée, je sombre entre le quai des Célestins et la Voie Georges Pompidou. Les descentes et les remontées des tunnels ont raison de mon stoïcisme. J’ai l’impression qu’une armée de démons se glisse sous mon pied pour enfoncer des épées, qui me transpercent de part en part. La douleur irradie mon pied, mon mollet, le devant de la jambe et jusque dans les bras. Je suis à un peu plus de la moitié du parcours, à 4h20 de course, et je n’ai jamais couru plus longtemps. La température culmine à 25° soit 10 degrés de plus que la veille – et que le lendemain -,  et j’ai l’impression que ma peau est brûlée sur chaque partie de mon corps. Ma fréquence cardiaque est à 150 alors que je ne cours plus qu’à 6,5 km/heure.C’est là que j’ai une mauvaise pensée. Mes tests à l’effort ont démontré que j’ai une capacité cardiaque équivalente à celle de certains champions (380 watts), mais il n’en est pas de même de l’hypertension. Lors des tests à l’effort j’étais à 160 au repos grimpant jusqu’à 240 vers la fin du test. Et nous n’étions certainement pas dans des conditions aussi extrêmes. Un AVC n’est pas si improbable. Je chasse cette idée rapidement (merci coach pour la méditation), et je me concentre sur le km 30, c’est-à-dire le mur du marathon, où devait m’attendre Laurent et L214 ainsi que mon équipe de tournage et ma famille. Je m’efforce de visualiser ce moment, alors que je vois autour de moi les ambulances défiler, et des sportifs allongés ou assis au bord de la route. Arrivé au 30 kilomètre rien, personne. J’ai un moment de tristesse, mais je ne m’arrête pas. Pourquoi l’aurais-je fait ? Arrivant presque au km 31, j’aperçois mes filles et les caméras, qui valdinguent de toute part. Je cherche les miens du regard, ce qui semble un peu contrarier Pierre Marie qui me filme. Et là le mur est orange ! En fait, Laurent avait repoussé le QG animaliste devant la maison de la radio, et là surprise, une véritable haie d’honneur m’attend. Les militants de part et d’autre de la route, brandissent des pancartes avec mon nom dessus, ou mon visage, et également des slogans liés à Vegan Marathon ou à la cause animale. Dire que je suis heureux de voir tous ces visages amis est en-dessous de la vérité. Moment de joie intense, qui se concrétise par des embrassades et des effusions. Je m’arrête et je les embrasse tous les uns après les autres. Nous prenons le temps de faire une photo ensemble, et en marchant je donne une interview. Un vrai bonheur. Je suis impressionné par la détermination de ces militants, restés des heures en plein soleil pour leurs convictions. Mon ami Laurent avait bien œuvré. Depuis des semaines, il préparait ce travail. Il avait confectionné toutes ces affiches et mobilisé les troupes. Tant d’attention, j’étais vraiment touché. Grace à eux, là pour le coup, j’étais devenu indestructible et j’allais en avoir bien besoin.
Même si j’ai pris un retard énorme sur mon plan de course, je me prépare à mettre en place mon rituel comme je l’avais prévu. Ayant conscience de l’importance de la musique, j’ai choisi de courir sans musique. D’une part pour profiter de ce qui se passe autour, mais surtout pour que le moment ou je branche mes écouteurs soit d’un réel intérêt. Aller au delà du mur du marathon, était un premier objectif, finir la course devient à présent mon objectif. Et si possible la finir avec panache. Une autre course débuta donc après le km 30. Cette course est mienne, je me coupe du monde avec la musique, ne pensant plus à rien sinon à la course. Je visualise mon arrivée sachant que tout le monde m’attend à l’arrivée. Je contrôle ma fréquence cardiaque, ma vitesse et… je sens une main qui me tape sur l’épaule. Une jeune femme sur un vélo. J’enlève mes écouteurs. – « Vous êtes hors temps ! » m’annonce-t-elle sans s’arrêter. – « Pardon ? » – « Vous êtes hors temps, si vous n’atteignez pas le prochain kilomètre dans une minute vous êtes déclassé ! ». En me retournant je vois la voiture balai sur laquelle est inscrite 6H, et je comprend qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Mon sang ne fait qu’un tour. Je lui lance « j’y serais ! » et j’accélère. Ma vitesse augmente rapidement, 8,9,10, 11 km/h. Je double les autres coureurs par poignées de 10. J’arrive à temps au kilomètre suivant, je garde le rythme et j’accélère même encore un peu. Il ne reste plus que 8 kilomètres, je ne ressens aucune douleur, pas d’essoufflement, je ne sais pas à quoi je suis shooté mais je vole carrément, risquant de provoquer un rhume aux coureurs que je double.  Je suis à 7 kilomètres de l’arrivée, plus rien ne peut m’arrêter, je ne vois plus la voiture balai depuis longtemps. Et, en pleine euphorie, c’est la catastrophe. Au moment où mon pied droit touche le sol, je sens une décharge électrique traverser mon corps. Ma fracture a atteint ses limites, et je suis incapable de poser le pied par terre. Je tente une dernière charge, impossible. Encore une autre et une autre, chaque fois le résultat empire. La douleur est terrible. Je commence à transpirer démesurément. Depuis le km 30 il n’y a plus aucun ravitaillement, le seul grain de sable dans cette incroyable organisation du Marathon de Paris. Il y a bien un stand Isostar qui distribue des boissons énergisante mais je sais que leurs produits contiennent des traces de lait, de mollusques et de crustacés. Je refuse la boisson, mais le problème n’est pas là. Je ne manque pas d’énergie, je pourrais faire de la revente aux autres coureurs et je ferais fortune. Non mon vrai problème est la douleur incessante. A ce seuil, il n’est plus question de méditation, et je ne pense qu’à cette blessure. J’envisage toutes les possibilités, y compris courir les derniers kilomètres à cloche pied. La seule chose certaine, c’est que pour rien au monde je n’arrêterais. J’allais ramper jusqu’à la ligne d’arrivée s’il le fallait, mais j’allais y arriver. Et c’est pratiquement ce qui s’est passé. A un moment donné ma montre Polar s’est arrêtée, batterie faible. Plus moyen de connaître ma fréquence cardiaque, la distance, plus rien. J’étais perdu comme un commandant de navire sans boussole. De rage je me suis élancé dans une tentative désespérée, mais c’était impossible d’aller plus loin. Je ne pouvais pas faire un mètre de plus, pas comme ça en tout cas. J’ai pris ma respiration, et j’ai commencé à courir à petites foulées, puis à marcher, alternant avec les petites foulées. Je ne pouvais pas lâcher. La défaite n’est pas une option ! J’ai continué ainsi pratiquement jusqu’à la ligne d’arrivée. Arrivés à quelques dizaines de mètres de la ligne, un agent s’est dressé face à nous pour nous empêcher de franchir la ligne. Deuxième erreur de l’organisation. C’est là que l’on comprend que nous ne sommes ni à Rotterdam, ni à New-York. Lors du dernier marathon de Rotterdam au Pays-Bas la dernière concurrente Kelly De Ridder a eu le privilège d’être escortée, sirènes hurlantes, par la police et de bénéficier d’une ovation incroyable de la part du public. L’arrivée de cette guerrière (oui il n’y en a pas qu’en Corse) été relayée en direct à la télévision et Kelly a franchi la ligne d’arrivée sous une pluie de confettis, sous les clameurs du public et au son du mythique You’ll never walk alone. Ca c’est le sport ! Le respect est le ciment du sport, et l’organisation du marathon ne devrait pas considérer les derniers concurrents comme des sous-sportifs. Ces femmes et ces hommes sont allés au bout d’eux-mêmes, prouvant que la défaite n’est pas une option. Ils ont dépassé leurs limites personnelles, ils sont allés au delà de ces murs, au delà du seuil des 6 heures devraient avoir une médaille supplémentaire, celle du courage et de la pugnacité. Oui le règlement de la course prévoit un temps maximum de 6h pour effectuer le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée, et alors ? Dans d’autres pays on ne joue pas avec la santé des participants, et on attend jusqu’au dernier coureur. Comment est-ce possible qu’à la fin il n’y ait plus d’approvisionnement pour les derniers participants ? Ni de services médicaux ? Ni de respect ? Il faut bien garder en tête pourquoi 57000 personnes pour la plupart des non-professionnels acceptent ce calvaire. L’organisation du marathon de Paris est quasiment parfaite, mais cette fin d’épreuve est une faille du système. J’avais prévu de remettre ma médaille de finisher à une des associations présentes. Et nous allons réfléchir si c’est encore possible. L’organisateur du marathon de Paris reverra peut-être son règlement, qui sait ? Contenir les militants de la cause animale n’est pas toujours une mince affaire. J’en veux pour preuve l’épilogue de ce challenge. L’arrivée du marathon est bouclée. Deux femmes, deux américaines sont en pleurs. Elles ont subit un martyr et la sécurité les stoppent à deux cent mètres de l’arrivée.Ondalina et Ariakina m’ont rejoint et nous courrons en direction de l’arrivée.Les militants courent avec moi, le tambour de Nathalie résonne, le mégaphone de Taz m’encourage faisant écho aux applaudissements des militants. Ils me guident vers une contre-allée que nous rejoignons à petite foulée. Un agent de sécurité nous empêche de rejoindre la ligne d’arrivée. Je ressens une profonde injustice. La défaite n’est pas une option, nous allons donc improviser. Le compteur officielle tourne toujours, nos caméras filment, et nous avons fait ce que nous savons faire : RESISTER ! Rejoint par mes frères et mes soeurs de la cause animale, nous avons forcé le passage, nous nous sommes placés face à l’arrivée, et j’ai pu finir ce challenge (politique et sportif). VEGAN MARATHON est une réussite totale, à l’image de cette lutte titanesque qu’est la protection du vivant. Le travail réalisé pour la cause animale grâce aux associations est inestimable, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année. La prise de conscience, l’abolition de l’exploitation animale, la chute de tous les murs, l’ouverture de toutes les cages, la fin de toutes les discriminations, du racisme, du sexisme, de l’homophob
ie, de l’esclavage sous toutes ces formes, c’est à nos militants que nous la devons. Ils croient à un avenir serein, plus fraternel, plus juste et plus respectueux, et j’y crois aussi, c’est pour ça que je considère que la défaite n’est pas une option ! Ma victoire personnelle était acquise au moment où je me présentais sur la ligne de départ du marathon de Paris, je méritais déjà ma médaille de finisher. Ces 11 mois de préparation m’ont complètement transformé. Au moment de passer la ligne d’arrivée avec mes amis et ma famille je me souviens de ces paroles de Zapotek : « Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Je dirais même mieux, cours un Vegan Marathon! Mon nom est Magà Ettori, je suis un corse, vegan, animaliste, antispeciste, citoyen du monde et marathonien ! J’aime l’idée de courir pour les humains et  pour les animaux. Le marathon est une voie de l’humilité, du courage et de l’empathie, des vertus indispensables à la préservation du vivant. Finalement cette arrivée est complètement cohérente avec l’esprit de Vegan Marathon, nous sommes dans un acte de résistance  et la défaite n’est pas une option !

Comme nous le disions le premier pas de VEGAN MARATHON est devenu un symbole de courage, et pas seulement chez les animalistes. Apprenant l’exploit de Magà Ettori, les organisateurs du marathon lui remettront la médaille de finisher. Le 24 juin prochain une cérémonie est organisée par le CCE2A. A cette occasion seront présents les nouveaux membres de l’équipe Vegan Marathon. Une quarantaine de coureurs véganes qui participeront avec Magà au prochain Marathon de Paris, sous les couleurs de Vegan Marathon. Le 8 avril 2018, les associations dresseront une chaîne humaine de 42 km, de la ligne de départ à la ligne d’arrivée : « CHALLENGE – 42.195 »

crédit photos reportage : Ondalina Ettori, Ariakina Ettori, Pierre Marie Paubel, Caroline Richard Sevilla, Nathalie Krier, Maïté Bachata,

Une chaîne humaine au service des non-humains

« 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action de sensibilisation contre l’exploitation animale qui se déroulera le dimanche 8 avril 2018, à l’occasion du 42e marathon de Paris. Notre objectif est d’informer le grand public des injustices de l’exploitation animale mais également de faire tomber tous les murs des préjugés. « 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action festive, positive, solaire, artistique et sportive. Une chaîne humaine partira des Champs-Elysées, traversera 5 arrondissements, pendant 42,195 km et rejoindra l’arrivée Avenue Foch. L’objectif étant de soutenir une quarantaine de coureurs véganes. La course offre un magnifique décor qui sera émaillé d’animations populaires et d’happenings artistiques. C’est pour nous une belle opportunité de communiquer positivement autour de la cause animale. L’impact médiatique d’une telle manifestation est important. Ce ne sont pas moins de 189 pays qui diffusent le Marathon de Paris avec 23 diffuseurs, 8 chaînes en direct, + de 5h30 de direct tv en France, 15 h de news tv, 900 articles de presse, 31 h  de temps d’antenne radio cumulé, 6 millions de pages vues sur le site internet, 966 000 vidéos vues sur you tube, 39 000 téléchargements de l’application mobile. Le Marathon de Paris nous offre donc une tribune sans précédents. Pour nous soutenir, vous pouvez :

– courir le marathon aux couleurs de VEGAN MARATHON : ICI

– faire du bénévolat pour organiser le CHALLENGE 42.195 : ICI

– établir un partenariat avec votre structure (association, …) : ICI

– faire un don financier : ICI

– faire du sponsoring : ICI

– organiser des happenings :  ICI

– communiquer sur l’action (blogs, revues, sites, médias, réseaux sociaux,…) : ICI

facebookNous rejoindre sur le groupe de communication Vegan Marathon 

https://www.facebook.com/VeganMarathon/

facebookNous rejoindre dans l’organisation ou/et l’équipe VeganMarathon 

https://www.facebook.com/VeganMarathon/

Nemailous contacter par email : icc.colibri@gmail.com

https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/nous-soutenir/

Thierry Pistorozzi, un coach made in Corsica

La Corse est un vivier de personnes ressources, dans tous les domaines à commencer par le sport. Je viens de finir mon premier marathon (compte rendu), et j’ai été suivi – de très, très près – Par Thierry Pistorozzi. Dire que ce coach Made in Corsica a fait un travail formidable serait en dessous du miracle accompli. En mars 2016, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Compétiteur dans ma jeunesse, médaillé dans plusieurs sports, j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté toutes pratiques athlétiques. 25 ans plus tard, Thierry arrive à me convaincre que le pari est possible, et que je pourrais re-courir pour moi et pour la cause animale que je défend. L’entraînement commence en mai 2016 par l’alternance d’une minute de course et d’une minute de marche. Thierry m’a ensuite guidé pas à pas. Il a élaboré un programme semaine après semaine en fonction de ma progression. Intervenant tant sur l’aspect sportif, que de la relaxation ou de la diététique. Je me suis entraîné dur c’est vrai, j’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent mais toujours sous le contrôle et la bienveillance de Thierry. Le résultat ne se fait pas attendre, j’ai perdu 30kg, mes apnées se sont amenuisées et ma tension artérielle s’est stabilisée. Le travail de Thierry Pistorozzi, avait fait merveille. A 12 semaines du marathon, nous avons pu enchaîner sur une préparation spécifique marathon allant jusqu’à 80 km par semaine de course à pied. Malgré une blessure qui m’a pénalisé lors du marathon, j’ai fini la course mythique. Deux jours plus tard, j’avais complètement récupéré (à part la fracture du pied). Il y a deux jours, mon médecin m’annonce – après avoir pris ma tension – que je me porte comme un jeune homme, ma tension n’a pas été aussi basse depuis 20 ans. Que dire de plus ? Merci coach ! Bien entendu nous remettons ça l’année prochaine avec Thierry, pour la prochaine édition du marathon, on ne change pas une équipe qui gagne.

SITE COACHINSEME

Les muffins militants

On me demande souvent comment j’ai fait pour perdre 30 kg lors de ma préparation du marathon de Paris : « c’est extraordinaire ! « , « Fantastique ! », « Ca doit-être difficile ? » Mais vous n’avez pas idée mes braves amis ! Mon épouse est un cordon bleu. Ces plats véganes feraient le désespoir d’une armée de curistes. Aujourd’hui elle a passé la journée devant les fourneaux pour préparer une ses spécialités véganes, les muffins bananes/chocolat, bananes/cranberry, bananes/pecan. Sérieusement vous trouvez que je n’ai pas de mérite d’avoir perdu 30 kg ? Ok, ok, j’avoue ce n’est pas pour moi. En fait cette montagne de patisseries est destinée à L214 qui organise le « Paris – Worldwide Vegan Bake Sale », nous en prélèveront une partie pour le petit-déjeûner des militants de l’Action Anti Braconnage A Herblay. Nous serons en tournage dans le cadre de VEGAN MARATHON sur ces 2 sites ainsi que à happening Géant en plein centre de Limoges contre l‘Usine 1000 Veaux, et à l’organisation d’une équipe de runners végans pour le prochain marathon de Paris. Alors si vous souhaitez découvrir les fabuleux muffins de mon épouse, il va falloir venir aux actions :
1/ Action Anti Braconnage A Herblay : https://www.facebook.com/events/1389038644522286/
2/ Paris – Worldwide Vegan Bake Sale : https://www.facebook.com/events/346578195740009/
3/ Usine 1000 Veaux : Happening Géant en plein centre de Limoges ! : https://www.facebook.com/events/223174938148442/

Un marathon sous le signe de la cause animale

Arrivé au terme de ce marathon avec nos amis militants. La dernière course fut à l’image de cette journée, fraternelle et placée sous le signe de la cause animale. J’ai été très touché par votre engagement immense, les vrais warriors c’est vous. Le travail de sensibilisation a été fantastique tout au long de cette journée. Merci aussi à tous mes amis et mes proches, à Paris à Dublin et en Corse qui m’ont soutenu de manière si active. J’ai pu aller au delà du mur grace à vous, mais il nous reste tant de murs à abattre ensemble !

(photo Caroline Richard Sevilla)

Le poing levé

poing-leveLe poing levé

Ce soir, au pas de course, j’ai traversé la Cité.

Ma silhouette valsait sur le bitume mouillé.

Elle disparu sous un néon, se mit à ondoyer,

puis repris sa filature avec assiduité.

Un guerrier-messager entra dans la légende,

proclamant « Nenikekamen », nous avons la victoire !

Les grecs, les perses, telle l’ombre d’un soir,

ont dansé à Marathon, la triste sarabande.

A l’instar du coureur, allant jusqu’à trépas,

Il me fallait lutter, à chacun de mes pas,

convaincre mon corps de survivre à l’effort,

et échapper aux véhicules, chaloupant de tous bords.

Des ruisselets se formaient sur l’avant des pare-brises,

se transformaient en torrents ; les cieux en écumoire.

Je contournais une flaque, descendis du trottoir

en esquivant un engin, à la trajectoire indécise.

Pour éviter les opportuns, je pris une route sombre,

une voie parallèle, avalée par la pénombre.

Par habitude, par crainte, redoutant les embûches,

j’enfonçais mon bonnet, resserrais ma capuche.

L’averse se fit déluge, les ténèbres devinrent orages.

La pluie m’accompagnait, crépitant sur les murs.

J’allongeais la foulée, écoutant le murmure

des flots en cascades qui débordaient des nuages.

La foudre me frappa. O pas un éclair de génie,

mais juste une petite idée, qui vous change une vie.

Dans un sourire, j’enlevais mon bonnet et ma veste,

oubliant…, non ! Défiant les fureurs célestes.

Je me mis à courir tête nue, paumes ouvertes,

un animal retrouvant la nature sauvage,

à l’heure des premières fois, des découvertes,

des rebellions. Un opprimé refusant l’esclavage.

Ce sourire s’opposait au destin, au désespoir,

provoquant la fatalité, Chronos, Zeus et Hadès,

Mon ombre qui courait à Athènes près de Phidippidès,

escalada l’Olympe, le poing levé vers la gloire.

Magà Ettori, 02/07/1992 – Ajaccio