Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence

Edmond Simeoni Patricia EttoriVendredi 14 janvier, le Dr Edmond Simeoni a « rejoint les hautes terres ». Le grand humaniste s’est éteint à Ajaccio. Quatre jours après l’annonce de son décès, les mots me manquent toujours pour évoquer l’homme public, et mon ami. Plutôt que de m’entêter à chercher des mots qui ne viennent pas je décide de passer à l’action, et de faire en sorte que les corses et amis de la Corse rendent un hommage au missionnaire et fondateur de Corsica Diaspora.

Pas le temps de mourir

Edmond Simeoni PatPremières inquiétudes vendredi matin, mon ami Jacques Renucci me prévient qu’Edmond Simeoni est au plus mal. Nous nous quittons en concluant qu’Edmond s’est sorti de situations tellement dramatiques, qu’il devrait encore une fois faire un bras d’honneur à la faucheuse : « J’ai accompagné tant d’amis dans leur dernière demeure, (silence) ils m’avaient tous enterré un peu tôt », m’avait-il lancé un jour en écarquillant les yeux malicieusement, la tête penchée, plutôt content de sa plaisanterie. Boutade. Il a tellement le sens de la fraternité, et tellement peur de la mort, qu’il ne peut qu’en rire. Quoi de plus normal d’ailleurs qu’il ait peur de la mort ? Ce n’est pas son monde, son monde c’est la vie, son monde c’est l’action, la réaction, l’anticipation, la confrontation. Rien de mortifère. Il avait approché le monde du silence et du repos éternel, et franchement il a trop d’actions en cours, trop de fer au feu pour mourir.

Comme si de rien n’était

Trente minutes plus tard, une amie me téléphone. Je ne lui réponds pas tout de suite. Depuis ma conversation avec Jacques, je suis plutôt inquiet. J’essaie de me convaincre qu’elle téléphone pour une bonne nouvelle, j’écoute la sonnerie.

Edmond Simeoni Magà Ettori

Je souviens de son accident de voiture en 2010, ou Edmond s’en était tiré sans le moindre dommage. Excédé par mes retards perpétuels, Edmond avait décidé de venir me chercher tous les lundi à Pietranera. C’était un prétexte pour discuter. Arrivé en haut de la rue Emile Sari, il s’arrêtait à la boulangerie pour prendre des viennoiseries et je l’attendais en voiture. Je ne compte plus le nombre de fois où il sortait sans tirer le frein à main, m’obligeant  à le tirer moi-même Il revenait un instant plus tard, avec ses viennoiseries, marquait un arrêt en trouvant la voiture trois mètres plus loin. Entrait dans le véhicule comme si rien ne s’était passé, et reprenait notre conversation comme nous l’avions laissé quelques instants plus tôt.

Voilà ce que j’espérais alors que le téléphone sonnait, que cette nouvelle alerte ne serait qu’une alerte, et que nous allions reprendre notre conversation, comme si de rien n’était.

Si n’hè andatu (il nous a quitté) 

Une rumeur annonçait le décès d’Edmond sur les réseaux sociaux mais le post fut rapidement retiré. Je décroche mon téléphone qui sonne toujours. Edmond si n’hè andatu. J’écoute. Je réfléchis. Je comprends … ou plutôt je ne comprends pas, quelque chose m’échappe. « Edmond si n’hè andatu », Edmond nous a quitté ? Un silence, je ne trouve pas les mots justes, je n’en trouve aucun. J’écoute mon interlocutrice reprendre l’historique détaillé de sa maladie. Je ne l’écoute plus vraiment en fait.

Edmond Simeoni Magà Ettori Université de Corse

Edmond avait un pouvoir : celui de traiter chacun de ses contacts d’une manière exclusive. De fait, ils sont nombreux à avoir l’impression qu’il fut « leur meilleur ami ». C’était vrai en quelque sorte.

Mon téléphone s’allume comme un sapin de Noël. On dirait que tous nos amis ont eu l’information en même temps. De brèves conversations s’enfilent comme des perles. J’arrête de répondre, afin de prévenir des proches à mon tour. Le téléphone sonne sans discontinuer.  Et les anecdotes continuent : « tu te rappelles quand… », bien entendu que je me rappelle. Je partage avec Edmond cette singularité de ne rien oublier. Et quand je ne me rappelle pas, c’est que l’histoire est souvent enjolivée, exagérée, voire amplifiée. Mais j’aime à l’entendre tous de même.

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C’était d’ailleurs une de nos plus grandes complicités, quand quelqu’un croisait Edmond et lui racontait une de ces aventures épiques qu’ils avaient vécu ensemble. Dès que nous frisions l’incongrue ou l’exaltation, je voyais bien qu’Edmond avait du mal à ne pas rire, mais il ne le faisait jamais. Trop d’empathie. Il n’aurait voulu froisser la personne pour rien au monde, et puis je crois qu’il était fier que sa vie romanesque puisse inspirer autant.

L’homme d’Aléria

Magà mitraillette.jpgIl faut dire que certaine fois il était difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Comme cette fois où j’ai demandé à Edmond de descendre une mitraillette à Ajaccio depuis Bastia. En fait, il s’agissait du pistolet-mitrailleur Sten, utilisé par les maquisards en 1944 et qui m’avait été prêté par le musée à Bandera à Ajaccio dans le cadre d’un tournage de film.

Justement je reçois un texto de Victor, mon ami d’enfance, celui qui avait récupéré la mitraillette auprès d’Edmond pour la remettre au musée à Bandera. Victor m’envoie un article de presse.

L’article de l’AFP a mis le feu aux poudres et c’est la totalité de la presse nationale qui évoque la disparition de « l’homme d’Aléria », « le père de toutes les luttes », « le père du nationalisme corse », etc, etc. Le père du nationalisme corse me fait sourire car cela me rappelle une plaisanterie de Marc, son fils : « si mon père est le père du nationalisme corse, qui suis-je ? ». L’humour n’est pas seulement lié au désespoir, mais aussi à l’intelligence, et je crois que c’est ce qui caractérise la famille Simeoni.

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Lettre aux femmes

La famille étant d’ailleurs au cœur des préoccupations quotidiennes d’Edmond. S’il vouait une passion sans bornes à ses deux enfants et ses 5 petits-enfants, Lucie tenait une place particulière dans son quotidien depuis 60 ans. Il n’aurait jamais eu ce parcours sans son épouse.

Un jour je me suis mis en tête de lui faire raconter Aléria pour un de mes films, et comme interviewer, j’ai choisi l’excellence, à savoir Sampiero Sanguinetti. Un damier au sol, un fond vert et c’est parti. L’entretien devait durer 2 heures, nous avons en fait tenu plus de 5 heures de discussion passionnante et haletante.

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A la fin du tournage Sampiero – qui connaissait pourtant très bien Edmond – nous dit : « je suis surpris qu’Edmond se soit confié à ce point et surtout qu’il ait tant parlé de Lucie. Nous savions qu’elle était d’une grande importance pour lui, mais tout de même pas à ce point ». Bien entendu que derrière chaque grand homme il y a une femme, et le féministe qu’était Edmond Simeoni le savait. Pourquoi croyez-vous qu’il a écrit un livre intitulé « Lettre aux femmes» ?

Le retour vers les hautes terres

Quand les appels se calment un peu, je me mets à regarder la presse en ligne. Retranscription quasi littérale du communiqué AFP, je trouve les médias peu inspirés sur ce coup. Puis je me souviens d’une réflexion d’Edmond sur le cinéma. Il me disait avoir un regard très critique sur les séries ou les films avec un contenu médical. Le docteur gastro-entérologue, trouvait que le 7 ème art traitait le sujet avec beaucoup de légèreté.

C’était peut-être mon problème, je connaissais trop bien le sujet. Du coup cette proximité pose un autre problème : qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire à propos d’Edmond ? Jacques Renucci avec sa plume diabolique a mis la barre haute dans Corse Net infos : « Disparition d’Edmond Simeoni : La Corse touchée au cœur ». Bon mais en même temps c’est Jacques Renucci, et j’en connais peu qui arrive à ce niveau.

Jacques au téléphone me dit : « regarde ce que les autres ont écrit et fait autre chose ! », ah ah ah voilà bien les conseils de mon ancien prof de français. Alors voyons ce qu’ont fait les autres.

Un entretien d’Edmond titré : « En 2016, Edmond Simeoni envisageait sa mort avec sérénité »… Euuuuuuh je serais bien surpris qu’Edmond puisse envisager sa mort avec sérénité, voyons voir. Edmond dit qu’il ne veut pas que l’on lui fasse des statues, ok. Il dit que l’heure du bilan approche et il envisage le retour vers les hautes terres comme les indiens, ok. L’intérêt réel de cet entretien c’est une phrase où Edmond parle de son allergie aux injustices : « u solcu naturale di i corsi (le sillon naturel des corses), le fondement de la révolte, ça a toujours été l’injustice ». Voilà, tout est dit.

En attendant je ne sais toujours pas quoi écrire. Je fais un petit texte en Corse « Edmond, a to strada», je remets en ligne Lettera à l’Umani (lettre aux Humains) interprété par Edmond en hommage à Pasquale Paoli.

Je ne sais toujours pas quoi écrire, rien de transcendant. Juste de l’anecdotique, et pourtant c’est ce qui m’importe. Ou alors …., oui je sais. En fait je n’ai pas vraiment envie de parler d’Edmond, j’ai envie de passer à l’action, comme nous l’avons toujours fait ensemble.

Les trois jours qui suivent, j’active tous les réseaux que nous avons créés ensemble au moment de la création de la Maison de la Corse et de Corsica Diaspora. Je contacte un certain nombre de nos amis de grande qualité comme René Siacci, Michel Vergé Franceschi, Petru Ghjaseppu Franceschi, Christophe Mariani, Antoine Bernardi, Patrice Bernardini et tant d’autres. Mon idée est simple nous allons mettre en chantier tout une série d’hommages à Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence.

Une série d’hommages

Le premier hommage aura lieu ce vendredi à la casa di u Populu Corsu à Issy-les- Moulineaux, ce lieu mythique de la diaspora parisienne. Le second hommage sera courant janvier à Paris, beaucoup plus formel. Et enfin un autre hommage lui sera rendu le 2 octobre prochain au cours d’un colloque international contre la non-violence que j’organise.

Je prépare vite un petit texte qui va être lu par Patrice Bernardini ce soir, avant la diffusion de « Lettera à l’Umani ». Nous allons lui rendre un hommage ce soir au Centre culturel Alb’Oru dans le cadre d’un concert des Resto du Coeur.  Patrice veut faire une chanson, nous verrons si je trouve les mots.

Maintenant je sais pourquoi je n’arrivais pas à écrire à propos d’Edmond, la raison est simple. Edmond a rejoint sa dernière demeure, et sa dernière demeure c’est l’Histoire. Son travail n’est pas fini. Mon seul problème, c’est que je ne pourrais même pas lui téléphoner pour lui raconter cette nouvelle idée. Il m’aurait dit comme à l’accoutumé : « j’attends ton email. Mais synthétique, juste trois lignes. Allez, basgia a to moglia e to figliole (embrasse ta femme et tes filles). »

Un dernier coup d’oeil à la presse : Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence. Cusì sià (qu’il en soit ainsi).

Edmond Simeoni, Lettera à L’umani

ECOUTER LETTERA A L’UMANI  (Lettre aux humains) par Edmond Simeoni

(texte Magà Ettori, Musique Patrice Bernardini, Voix Edmond Simeoni), extrait du spectacle musical LA REVOLUTION CORSE écrit et mis en scène par Magà Ettori

Magà Ettori _ Edmond Simeoni unesco

LETTERA A L'UMANI (Magà Ettori - Edmond Simeoni)

L’ÂME DU VEGAN MARATHON RUNNING TOUR

Quand on participe à un marathon international, il y a l’élite mondiale (à peu près 400 personnes ?) et les héros ordinaires (à peu près 50000 ?). Bien entendu les seconds ne sont pas moins valeureux que les premiers, et inversement. Les deux sont estimables. Le devoir de l’ONG VEGAN MARATHON (dont je suis membre), est donc de donner autant de place aux uns qu’aux autres.  Nous avons autant d’admiration pour nos champions qui vont traverser la France, la Corse, ou la Suisse, en courant que pour nos membres comme Miriam qui lutte contre la maladie (texte ci-dessous), ou Pépi notre Délégué en Belgique qui vient de vaincre un cancer.  VEGAN MARATHON RUNNING TOUR c’est une cinquantaine de challenges, avec plus de deux cent participants dans 14 pays différents, et le « My VEGAN MARATHON RUNNING TOUR » qui consiste à marcher ou à courir un maximum pendant une période de 10 jours.   Mais le VEGAN MARATHON RUNNING TOUR C’est quoi exactement ? Pendant dix jours, les membres de l’ONG VEGAN MARATHON proposent d’organiser des défis sportifs et culturels afin de faire connaître VEGAN MARATHON (vegan-marathon.com). La manifestation se déroule du 1er au 10 septembre, dans 14 pays différents. Les membres de VEGAN MARATHON vont se lancer des défis personnels, imaginer les challenges les plus fous et les plus improbables, les plus courageux et les plus incroyables, les plus ludiques, les plus grandioses comme les plus personnels. Sur le plan sportif les défis iront de la marche de loisir à l’ultra fond extrême, des courses fantastiques, l’engagement dans des compétitions (Spartan, trails, courses sur route,…) et même des courses en lien avec une application sportive connectée. Au niveau culturel les membres de VEGAN MARATHON organiseront des conférences (véganisme, sport), réaliseront des vidéos, et un journal en ligne (VEGAN MARATHON MAGAZINE) et participeront à des événements militants.

VEGAN MARATHON veut aussi montrer l’exemple. Ceux qui veulent participer à des défis, ou initier leurs propres défis pourront le faire dans le cadre du VEGAN MARATHON RUNNING TOUR  : lien ICI 

La valeur de l’exemple

Fiona OAKES, VEGAN MARATHON

VEGAN MARATHON prône l’exemple comme méthode. Nos adhérents utilisent les valeurs positives du sport et de la culture pour se dépasser et convaincre de l’intérêt d’un mode de vie harmonieux. Certains de nos adhérents ont des expériences hors du commun (sportifs de haut niveau, parcours de santé difficile et remises en forme spectaculaires, histoires d’exceptions, …). Ils sont la démonstration du bien fondé de nos méthodes. Ils partagent leur expérience, inspirent le grand public et prouvent par l’exemple que nous avons TOUS un potentiel et que nous pouvons TOUS faire évoluer le monde dans le bon sens. VEGAN MARATHON sert souvent de révélateur. Bien entendu il existe des personnes d’exception comme Janette et Alan Murray ou Fiona OAKES que nous sommes fiers de compter parmi nous. Janette Murray-Wakelin (64 ans en rémission) et Alan Murray (68 ans) membres de VEGAN MARATHON détiennent le record du monde de marathons consécutifs : 366 marathons en 366 jours, soit plus de 15000 km en un an, autour de l’Australie. Fiona OAKES est détentrice de trois records du monde de Marathon. Fiona est membres de VEGAN MARATHON et s’occupe d’une fondation « Captive Animals Protection Society » et gère un refuge le « Tower Hill Stables Animal Sanctuary ». La présence de telles personnalités dans nos membres invite à l’humilité. Il y a toujours meilleur que soit, il y a toujours plus vaillant et plus fort que soit. De fait, l’âme réelle du  VEGAN MARATHON RUNNING TOUR est la générosité et la force du CLAN VEGAN MARATHON. AIO.

Janette Murray-Wakelin et Alan Murray, VEGAN MARATHON

TEXTE DE MIRIAM, MEMBRE DE VEGAN MARATHON

Bonsoir les ami(e)s  Juste pour dire que moi aussi à mon niveau je me prépare pour les 10 jours de défis. Je suis atteinte de sclérose en plaques (je me déplace avec une canne) et je ne peux pas courir mais je peux essayer de marcher. Depuis quelques temps je fais de la marche pour faire travailler mes jambes et habituer mes muscles. Ce n’est pas facile surtout que j’ai eu une contracture permanente dans le mollet droit, c’était terrible… Mais j’ai trouvé une astuce donnée sur une des pages, de l’HE de gaulthérie en massage avec de l’huile d’amande douce sur le mollet 👍 Donc j’essaie d’augmenter mon périmètre de marche à chaque fois. Je suis contente, en allant faire le tour du lac près de chez moi, j’en étais à environ 5km maximum mais hier au lac j’ai vu un chemin de promenade que je ne connaissais pas, j’y suis allée, je me suis perdue LOL et le temps de retrouver mon chemin et de rentrer, j’ai vu sur mon appli de marche que je n’étais pas loin des 8 km de marche ! J’étais fière de moi, fatiguée, mais vraiment fière de voir que j’ai pu pousser mes limites. Quand on vit au quotidien avec la douleur et une fatigue chronique due à la maladie, on a tendance à se mettre des limites justement pour limiter ces souffrances et pour épargner le peu d’énergie qui nous reste. Je n’aurais jamais pensé que relever ce défi m’aurait fait autant de bien, au moral et au corps. Oui marcher « autant », c’est difficile pour moi et c’est très fatigant mais c’est de la bonne fatigue et pour une bonne cause. Bravo à vous tous pour les défis que vous allez relever et ne lâchez rien !

c’est dur d’avoir toujours raison

Une journaliste me sollicite hier, pour participer à une émission qui traite du véganisme et du régime végétalien. Elle finit par mettre fin à notre conversation, d’un manière peu courtoise. Bon c’est vrai, si j’avais été plus candide, qui sait ? Mais bon, je ne suis plus dupe. Quand elle m’explique qu’une « nutritionniste » Béatrice de Raynal est l’invitée de l’émission, et qu’elle me demande si je veux intervenir, j’ai mon lanceur d’alerte personnel qui est en panique. Le petit ange sur mon épaule me dit : « mayday, mayday, mayday,  on va se crasher ». La fin de la conversation a donné raison au petit ange, il ne fallait pas attendre de bienveillance de cette émission :

– Magà : Juste une petite question, madame de Raynal n’est pas végane, pourquoi l’avoir choisie comme invitée pour parler de ce sujet plutôt qu’une nutritionniste végane ?

Journaliste : Oui mais elle est capable d’en parler.

– Magà : Oui, comme moi je peux parler de Carl Lewis. Et encore dans mon cas il n’y a pas de conflit d’intérêts, je ne convoite pas dix médailles olympiques. Ma question est pourquoi pas une vraie nutritionniste végane ?

– Journaliste : Ce n’est pas le principe de l’émission nous allons parler santé et alimentation avec elle puis évoquer le régime végan.

– Magà: Quel est le principe de l’émission ? Une émission à charge contre l’alimentation végétalienne ? Nous connaissons le point de vue de madame de Raynal. La viande est pro inflammatoire, quand elle suggère de manger de la viande tous les jours c’est une aberration. C’est un exemple parmi les autres des publications ou propos de Mme De Raynal. Par ailleurs son CV n’est absolument pas garant de probité. Si vous voulez une nutrithérapeute et naturopathe de qualité, j’en connais une qui vient de sortir un livre brillant et qui sera plus crédible que Béatrice de Raynal, mais ce n’est peut-être pas le format de l’émission ?

– Journaliste : bip, bip, bip (plus personne).

– Le petit ange sur mon épaule : c’est dur d’avoir toujours raison, GO VEGAN !

Moralisation de la vie publique

Dois-je me réjouir de voir mes ennemis rattrapé par la machine judiciaire ? Bien entendu ! Je suis un homme de bien, mais quand même ça ne va pas jusqu’à là. La garde à vue de l’ancien député DVG de Haute-Corse Paul Giacobbi, qui a lieu dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs, a été prolongée aujourd’hui. Les cinq autres personnes entendues depuis lundi étaient elles aussi encore en garde à vue mardi, a précisé Nicolas Bessone. Le sénateur PRG Joseph Castelli, homme de paille de Paul Giacobbi qui lui avait succédé à la tête du conseil départemental de Haute-Corse, a quant à lui été convoqué en audition libre mardi. Mais ce n’est pas grave, il gère ses propres affaires le pauvre homme (Joseph Castelli, une mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux et corruption). L’enquête, menée par un juge d’instruction du pôle économique et financier du tribunal correctionnel de Bastia, porte sur des soupçons d’emplois fictifs remontant à l’époque où Paul Giacobbi dirigeait l’exécutif corse, entre mars 2010 et décembre 2015, avant que les nationalistes remportent les élections territoriales. Parmi les autres gardés à vue dans ce dossier figurent l’ancien directeur général des services de la collectivité territoriale, le très prétentieux Thierry Gamba-Martini (Plus dur sera la chute dans les écuries d’Augias). Paul Giacobbi, 60 ans, a déjà été condamné à trois ans de prison ferme (JUSTICE ), 100.000 euros d’amende, et cinq ans d’inéligibilité en janvier dans une autre affaire, dite des « gîtes ruraux ». Le tribunal correctionnel de Bastia l’avait sanctionné pour le détournement de quelque 480.000 euros de fonds publics, au sein du conseil départemental de Haute-Corse qu’il a présidé entre 2007 et 2010. Destinées à financer la construction ou la rénovation de gîtes, ces sommes avaient profité en réalité à une quinzaine de personnes, également condamnées. Paul Giacobbi, député de Haute-Corse depuis 2002, avait renoncé à briguer un nouveau mandat lors des législatives des 11 et 18 juin dernier, alors qu’il était un des principaux soutiens d’Emmanuel Macron sur l’île avant la présidentielle. Pour la première fois en France, le Gouvernement a légiféré pour que les conflits d’intérêts soient éradiqués afin de marquer une rupture dans les pratiques liées à la transparence. Paul Giacobbi ne rime pas très bien avec cette idée de moralisation de la vie publique, et il paie peut-être aujourd’hui sa malice de l’investiture (Investiture, un repris de justice sous les ors de la République).

langue de bois

 

Ce matin en enfilant ma casquette pour une course matinale, j’ai eu une pensée pour Petru Mari, ce brillant auteur, pilier de France-bleu RCFM, et subtil chroniqueur à l’humour cisaillant. Il est des personnes qui comptent plus que d’autres dans nos parcours personnels, allez savoir pourquoi. Le souvenir de nos aventures communes, me renvoya à ma montagne, à ma jeunesse, quand je courrais le pied léger sur les sentes pentues, traversant tel un sanglier les maquis touffus. Peu de gens le savent mais j’ai été bûcheron, fut un temps fort, fort lointain. Le muscle saillant et la langue agile, je balançais des buches, sans modestie. Albert Einstein disait : « Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat », et c’est complètement vrai. J’ai toujours aimé jouer au bûcheron ou lire un livre, dans les deux cas on obtient immédiatement sa récompense. C’est sans doute, une des plus grandes difficultés du sport, on doit sans cesse capitaliser, investir, et ne voir le résultat que fort tard. Il n’empêche qu’en arrivant de mon entraînement de course à pied, en apercevant une hache et du bois à fendre, je n’ai pas pu faire autrement, que de m’emparer de l’outil, frapper, fendre, et balancer des bûches. Cette activité ne pouvait que me renvoyer, une fois encore aux frasques du temps passé. Le muscle est moins saillant, mais la langue bien plus agile. La preuve que l’entraînement paie, à défaut de servir la langue de bois.

La question animale dans le champ politique

Cette campagne des législatives est remarquable. Non sans difficultés, les candidats des partis animalistes, antispécistes et alliés se battent bec et ongles pour faire émerger la question animale dans le champ politique. La tache est rude et personne ne leur fait de cadeaux dans les camps en face. Dans un tel contexte, il est irresponsable à quiconque se réclamant de nos mouvances, de régler des comptes personnels, problèmes de personnes et autres. J’ai assisté à des échanges peu sympathiques hier soir, sur un groupe [important] lié au mode de vie végane, qui me semblaient avoir pour objectif de déstabiliser un candidat. Il faut prendre sa B12, sa respiration et réfléchir avec sa tête. Ce n’est pas ainsi que l’on aide la cause animale. Je me suis désinscrit de ce groupe, et j’invite au boycott tous mes ami.e.s, qui à l’avenir seront témoins de ce type de comportement (et ce peu importe le groupe, lettre d’informations, page,…). Soyez vigilant, et gardez toujours à l’esprit que cette cause nous dépasse, et que de notre union dépend la vie de milliard d’êtres.