Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Magà Ettori _ Edmond Simeoni unesco 2A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma, nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat.

Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait.

Ma route a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html).

On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond.

LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini

Emmanuel Djob, sur les traces d’un titan de la musique

Emmanuel Djob - tournage Faeryland - photo Jacques Viallon
Emmanuel Djob – tournage Faeryland – photo Jacques Viallon

Samedi le Zénith-Sud de Montpellier, ploiera sous la puissance d’Emmanuel Pi Djob ! Après le tournage de LOOK INTO MY EYES, le clip d’un des titres phares de son nouvel album  »Get on board », Emmanuel Djob est reparti à pas de géant pour une nouvelle scène, plus belle, plus grande, où il pourrait partager son art avec beaucoup plus de monde. Je suis toujours ravi de filmer Emmanuel, tant sa sincérité transparaît à l’écran. Quand un réalisateur choisi un comédien, c’est souvent dû au fait que le réalisateur le connaît, que l’artiste à un talent immense, qu’il correspond pleinement au rôle. Parfois, il s’agit de choix lié à la production, voir à la demande d’une chaîne de TV, mais c’est une autre histoire. Ayant déjà tourné avec Emmanuel, je savais qu’il correspondait pleinement au rôle que je lui proposais dans Faeryland, mais je savais surtout qu’il allait apporter au tournage tout ce qu’il avait de meilleur en lui, son talent, sa voix de baryton si singulière, puissante et grave, sa maîtrise chirurgicale de l’émotion, sa volonté, et une nature généreuse. Samedi Emmanuel sera sur scène, alors que la cinquième saison de  »The Voice » débute. J’y vois un signe positif. Le lancement de la nouvelle saison, ne pouvait que me rappeler dans quelles circonstances, j’ai vu Emmanuel la première fois ; je suivais avec une grande attention et pour la deuxième année consécutive  »The Voice », car des amis y participaient. Et là, dans un grand sourire amical, un séisme est arrivé sur scène. Dès les premières notes de  »Georgia of my mind » les coachs ont été bluffés, les 4 fauteuils se sont retournés, et je suis resté figé devant mon écran. Quelques jours et quelques coups de téléphone plus tard, je retrouvais Emmanuel pour le tournage d’un de mes films  »Le Dernier Clan » une saga familiale évoquant la mafia corse, sur fond de trafic d’animaux (déjà). Alors qu’il venait d’être encensé par la presse nationale et acclamé par des millions de téléspectateurs, alors qu’il bénéficiait d’une visibilité sans précédent, Emmanuel se présenta sur le plateau comme je l’imaginais : humble, efficace, et hyper professionnel. Assis sur un fauteuil de bar, installé sur une scène, dans un établissement de nuit, Emmanuel entonna un fabuleux  »Amazing Grace » à capella. En trois prises nous venions de capter la plus fabuleuse performance vocale, à laquelle il m’avait été donné d’assister. Le frisson était tel, que le chant achevé personne n’avait songé à couper la prise, et la caméra tourna encore longtemps. Et lui simple, souriant, demandant si cela me convenait… que dire ? Waouw ! Tout simplement. Je l’ai vu reproduire cette prouesse incroyable, il y a quelques semaines devant 5000 personnes alors que nous tournions LOOK INTO MY EYES, le clip officiel de Faeryland. Il est comme ça Emmanuel, peu importe le nombre, tant qu’il a l’ivresse du chant. Donc Emmanuel, sera ce samedi au Zénith-Sud de Montpellier, mais pas seul. Il sera accompagné pour l’occasion par son groupe Afro-Soul-Gang, trois troupes de danse, les performeurs-danseurs de Jean-Paul Wabotaï et Angelo Carmont, l’ensemble de cordes Contrepoint dirigé par Franck Fontcouberte et l’ensemble Afro-Soul-Mass-Choir, fort de 500 choristes de France et d’Europe sous la baguette de Joël Rhino. Il recevra aussi sur scène Rodha Scott et Francis Lalanne (que j’ai déjà eu le privilège de diriger pour un de mes films). Ce n’est pas un géant que nous retrouverons samedi, mais une armée de géants, le choc des titans. Je vais être obligé d’enregistrer  »The Voice », car du Zénith au Nadir nous serons tous avec Emmanuel Pi Djob.

L’Institut Citoyen du Cinéma initie les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité »

Abolition tauromachie - assises du monde animaliste et de la biodiversite
Sandra Esteves, Souad Amidou, Marco Vallaud – Photo Christophe Cagnard

Les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » organisé par l’Institut Citoyen du Cinéma se sont ouvertes le samedi 9 janvier 2016 à l’Espace Jean-Dame à Paris, et se poursuivront à Nîmes les 14 et 15 janvier dans le cadre du procès de Rodilhan (1).  

Lors de la cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » à Paris, la tauromachie a été symboliquement abolie dans un happening militant  »au nom du peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie. Etaient présents pour cette cérémonie d’ouverture, de très nombreux officiels et des personnalités issues du monde de la politique, de la culture, des médias, de la société civile, des responsable d’ONG ainsi que des militants d’associations de la protection animale, de la biodiversité et de l’environnement. Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma) a initié la rencontre en précisant que ces assises se situaient dans le cadre de la COP22 qui se déroulera à Marrakech en novembre prochain, mais qu’il lui avait semblé fondamental – à six jours du procès de Nîmes – de mettre l’accent sur l’abolition de la tauromachie en France. Aziza Nait Sibaha, journaliste spécialisée en politique internationale mais également présidente de l’association Comme Chiens et Chats a ensuite pris la parole pour expliquer les enjeux du monde animaliste pour la COP22, insistant sur l’obligation pour le Maroc de réfléchir en termes de respect et d’éco-tourisme.

Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe) et Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe) ont ensuite évoqué le caractère illicite de la corrida, et le contexte particulièrement difficile du procès de Rodilhan qui porte une charge émotive intense.

La cérémonie d’ouverture s’est poursuivie avec une performance artistique avec Souad Amidou, Sandra Esteves, Marc Vallaud, Zeskiouss, Myke Vangout, au cours de laquelle a été symboliquement abolie la tauromachie, puis par la projection de FAERYLAND (https://www.facebook.com/faerylandlefilm), le film humaniste de la cause animale réalisé par le Magà Ettori.

De nombreuses personnalités et artistes  liés à la cause animale (Matthieu Ricard, Mylène Demongeot, Souad Amidou, Emmanuel Djob, …), et plusieurs centaines de militants ont participé au tournage de Faeryland dont les rôles principaux sont tenus par Yves Duteil et Ariakina Ettori. FAERYLAND est une fiction basée sur une enquête réalisée par l’Institut Citoyen du Cinéma en partenariat avec les grandes associations de la cause animale dans de nombreux pays. Le tournage s’est déroulé de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la  France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Les décors et les paysages sont somptueux, et les animaux filmés sont des personnages du film.

Après voir été projeté dans le cadre de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), au sénat en décembre dernier, et au moment de la cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité », FAERYLAND (ww.faeryland-lefilm.com) sera présenté le 14 janvier au Kinepolis de Nîmes (https://www.helloasso.com/associations/institut-citoyen-du-cinema/evenements/abolition-de-la-corrida-14-janvier-2016-a-nimes) pour une soirée particulière. Les médias et les militants pourront évoquer cette première journée de procès après la projection de FAERYLAND et du clip musical d’Emmanuel Djob également réalisé par Magà Ettori et également en lien avec le monde animal. Emmanuel Djob la star du The Voice 2013, dont l’album vient de sortir et qui donnera un concert exceptionnel le 30 janvier au Zénith de Montpellier.

Le lendemain, pour la seconde journée de procès, l’Institut Citoyen du Cinéma propose de poursuivre les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » au QG des abolitionnistes qui sera installé près du tribunal, face aux arènes. Un nombre important de personnalités du monde animaliste sont attendues à cette occasion pour débattre des enjeux pour la COP22.

Si la 22eme Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique a été évoqué lors du débat qui a conclut la rencontre des assises à Paris, c’est la question de la tauromachie qui est restée au centre des échanges. Le débat animé par deux journalistes de grand talent, Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons) s’intitulait :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes ». Sont intervenus dans ce débat difficile Gilbert Giacomoni (économiste, chercheur associé, Agro ParisTech), Sandra Esteves (militante, activiste) Aziza Nait Sibaha (journaliste, association Comme chiens et chats), Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma), Christophe Lepretre (Animavie). Des débats où tous les aspects de la tauromachie ont été évoqués (politique, financements, fréquentation, morale et éthique, caractère illégale, abolition, …). Que ce soit dans les panélistes, ou dans le public l’argument majeur qui a été évoqué est le caractère illégal de la tauromachie qui bénéficie de passe-droit dans douze départements en France. Des débats qui promettent des rencontres passionnantes et passionnées lors du procès à Nîmes la semaine prochaine (https://www.facebook.com/events/989692277762194/).

Si la lecture du texte et la proclamation de l’abolition de la tauromachie (2) par Souad Amidou, Sandra Esteves et Marc Vallaud a donné lieu à une standing ovation (vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=8XXz_MQk7hk&feature=youtu.be), il est probable qu’elle ne soit pas du goût du monde taurin déjà bien en difficulté.

– Jeudi 14 janvier 20h – Kinepolis Nîmes 130 Rue Michel Debré, 30000 Nîmes – https://www.facebook.com/events/989692277762194/

– Vendredi 15 janvier 11h : QG des abolitionnistes – Salle Picasso – Hôtel du cheval blanc – 1 place des arènes – 30000 Nîmes

https://www.facebook.com/events/965356446845894/

 

 (1) Les 14 et 15 janvier prochains au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce sont pas moins de 18 aficionados qui comparaîtront pour « violence en réunion ou vol en réunion », dont Serge Reder (le maire de Rodilhan) et un torero. Les faits remontent à octobre 2011, quand de violents incidents ont opposé des pros-corrida et des militants de la cause animale.  Ces derniers, des hommes et des femmes enchaînés, sans défense, ont été roués de coups de poing et de pied, à la tête et dans le dos, traînés par les cheveux, aspergés à la lance d’arrosage, allant même jusqu’à arracher un soutien-gorge et l’exhiber en trophée, pratiquant des d’attouchements sexuels. Une quarantaine de plaintes ont été retenues.

(2) Le peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, déclare :

Ce que l’Humain a fait, l’Humain peut le défaire. Depuis 1850, la loi Grammont réprime les mauvais traitements infligés à tous les animaux domestiques. La tauromachie était par conséquent interdite en France lors de son introduction en 1852. Cette pratique illégale a perduré pendant un siècle, avant d’être tolérée à posteriori le 24 avril 1951 par la loi  »Ramarony-Sourbet », qui précise – à propos des courses de taureaux – que  »des sévices graves et des actes de cruauté » sont légaux en cas de  »tradition locale ininterrompue ».

Il est établi que la tauromachie, qui induit sans exception des mauvais traitements envers des animaux captifs, contrevient aux dispositions, à la fois du Code Civil, du Code Rural et du Code Pénal. Par ailleurs, la tauromachie est toujours considérée comme illégale et relève d’un délit réprimé partout sur le territoire national, à l’exception de douze départements du sud du pays où ce délit est exempté de peine. Cette exception géographique compromet l’égalité des citoyens devant la loi, en violation de la Constitution de la cinquième République.

Considérant l’Article 515-14 du Code Civil, déclarant que  »Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. »

Considérant l’Article L214 du Code Rural, qui énonce d’une part que  »tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (alinéa 1), et d’autre part  »qu’il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité » (alinéa 3).

Considérant l’Article 1er de la Constitution du 5 octobre 1958 qui définit les fondements de la République comme suit :  »La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Le peuple de France, majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, exerce sa souveraineté telle que définie à l’Article 3 de la Constitution. En effet, aucune loi n’est au-dessus de la Constitution, aucun représentant du Peuple n’est au-dessus de la souveraineté du Peuple.

Le peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, décrète à l’unanimité, que la tauromachie est abolie en France.

Les assises du monde animaliste et de la biodiversité et abolition de la tauromachie

25e Prix Artiste Citoyen du Monde - SENAT 5 - MAGA ETTORI
crédit photo : Jacques Viallon

Du 9 janvier au 9 juin 2016,  l’Institut Citoyen du Cinéma organise  »les assises du monde animaliste et de la biodiversité ». Tout commence par un, et en l’occurrence par une rencontre extraordinaire où sera aboli la tauromachie. Le samedi 9 janvier 2016,  à l’Espace Jean Dame à Paris (17 rue Léopold Bellan – 75002). Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la préparation de la COP22 qui se déroulera en novembre 2016 à Marakech. Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris) et Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats) interviendront lors de la cérémonie d’ouverture. Cette rencontre s’inscrit dans le plus extraordinaire procès qu’ait connu la tauromachie en France, qui se déroulera les 14 et 15 janvier prochains au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce sont pas moins de 18 aficionados qui comparaîtront pour « violence en réunion ou vol en réunion », dont Serge Reder (le maire de Rodilhan) et un torero. Les faits remontent à octobre 2011, quand de violents incidents ont opposé des pros-corrida et des militants de la cause animale.  Ces derniers, des hommes et des femmes enchaînés, sans défense, ont été roués de coups de poing et de pied, à la tête et dans le dos, traînés par les cheveux, aspergés à la lance d’arrosage, allant même jusqu’à arracher un soutien-gorge et l’exhiber en trophée, pratiquant des d’attouchements sexuels. Une quarantaine de plaintes ont été retenues. Les représentants du CRAC Europe seront exceptionnellement présents à Paris pour participer à la conférence de presse et au débat organisé dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » par l’Institut Citoyen du Cinéma.

Près de deux mille personnes du monde de la culture, des médias, des arts du spectacle, et surtout plus de deux cent hommes et femmes politiques, élus (parlementaires, députés européens) se sont déclarés pour l’abolition de la tauromachie. C’est pourquoi, à l’occasion des premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité », l’Institut Citoyen du Cinéma abolira la tauromachie en France.

Après voir été projeté dans le cadre de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), puis au sénat en décembre dernier, FAERYLAND le film humaniste de la cause animale réalisé par le cinéaste Magà Ettori, sera présenté en avant-première dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité ». De nombreuses personnalités et artistes  liés à la cause animale (Matthieu Ricard, Mylène Demongeot, Souad Amidou, Emmanuel Djob, …), et plusieurs centaines de militants ont participé au tournage de Faeryland dont les rôles principaux sont tenus par Yves Duteil et Ariakina Ettori. FAERYLAND est une fiction basée sur une enquête réalisée par l’Institut Citoyen du Cinéma en partenariat avec les grandes associations de la cause animale dans de nombreux pays. Le tournage s’est déroulé de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la  France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Les décors et les paysages sont somptueux, et les animaux filmés sont des personnages du film. FAERYLAND comporte en exclusivité des images du  »lynchage de Rodilhan » qui donnera lieu au procès de Nîmes les 14 et 15 Janvier prochain.

Les premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se concluront par un débat animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons), intitulé :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes ». Interviendront dans ce débat Gilbert Giacomoni (économiste, chercheur associé, Agro ParisTech), Alain Pozarnik (ancien Grand Maître de la Grande Loge de France), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe), Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats), Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma).

Les prochaines rencontres des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se dérouleront les 14 et 15 Janvier prochains lors du procès de Nîmes. FAERYLAND sera projeté le 14 janvier à 20h au Kinepolis de Nîmes, ainsi que le clip d’Emmanuel Djob  »look into my eyes » réalisé par Magà Ettori à l’occasion du Zenith et de la sortie de l’album d’Emmanuel Djob. Après la projection de FAERYLAND, faisant suite à la première journée de procès, la parole sera donnée aux victimes et aux militants.

Le 15 janvier, pour la dernière journée du procès, l’Institut Citoyen du Cinéma organise des débats dans le cadre d’une nouvelle rencontre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » au QG des abolitionnistes situé en face du tribunal de Nîmes, aux pieds des arènes.

Programme des assises à Paris (09/01/2016)

– 14h15 conférence de presse publique : Rodilhan, le procès de la honte avec Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe)

– 14h45 : cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » en présence de Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris), Aziza Nait Sibaha (journaliste, chroniqueur, politique Internationale, cause animale)

– 14h55 : Abolition officielle de la tauromachie, et performance avec Zeskiouss, Myke Vangout, Marc Vallaud, Sandra Esteves, Souad Amidou

– 15h00 : projection de FAERYLAND, le film humaniste de la cause animale de Magà Ettori

– 17h00 à 18h débat :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes » animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons)

 Lieux des Assises en janvier

 Samedi 9 janvier 2016 14h15 : Salle Jean Dame 17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris

Jeudi 14 janvier 20h – Kinepolis Nîmes 130 Rue Michel Debré, 30000 Nîmes

Vendredi 15 janvier 11h : QG des abolitionnistes – Salle Picasso – Hôtel du cheval blanc – 1 place des arènes – 30000 Nîmes

 Réserver une place

 https://www.helloasso.com/associations/institut-citoyen-du-cinema/evenements/la-fin-de-la-tauromachie

Décalage horaire

FAERYLAND (Magà Ettori) DECALAGE HORAIRE - France BleuPour ceux qui pensent que Corse rime avec racisme, xénophobie et haine, je vous suggère de me retrouver aujourd’hui en direct à 12h05 dans l’émission  DECALAGE HORAIRE où nous étions invités avec mes amis Yves Duteil pour son interprétation dans FAERYLAND (www.faeryland-lefilm.com), le journaliste Jacques Renucci et Marc Vallaud le président du Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales. Dans cet émission , nous évoquons à de nombreuses reprises la bienveillance, l’amour, la fraternité, la passion qui cimentent notre amitié depuis de longues années. Cet entretien a été enregistré avant la COP21, avant les attentats, avant les élections régionales où le FN a obtenu 40% des voix (10% en Corse), avant les récents événements d’Ajaccio. Je remercie France Bleu RCFM et Evelaine Fontana, de programmer cette émission aujourd’hui, elle prend tout son sens après ce qu’il s’est passé ces dernières 48 heures. Je suis né et j’ai grandi en Corse, chaque parcelle de mon être appartient à cette terre, à cette culture et à ce peuple, mais vous découvrirez aussi que j’étais, je suis et je serais toujours un citoyen du monde, un vegan et un humaniste sincère. Être corse et citoyen du monde est parfaitement compatible, et tellement évident.

écoutez en direct : https://www.francebleu.fr/rcfm

Faeryland, la nation mosaïque

Yves Duteil dans Faeryland (photo Jacques Viallon)
Yves Duteil dans Faeryland (photo Jacques Viallon)

William (Yves Duteil), le narrateur dans le film FAERYLAND, évoque une  »nation mosaïque »  :   »Dana restait très maternelle. Elle aimait particulièrement cette diversité qui composait sa tribu. Une nation mosaïque où chacun pouvait rivaliser de beauté et de panache.  Une nation mosaïque, l’espoir de Dana. Tous pareils et tous différents (extrait Faeryland) ». C’est à ce passage du film que je pensais aujourd’hui alors que nous élaborions deux nouveaux partenariats, le premier avec la très renommée pâtisserie  parisienne  »Vegan Folie’s », la seconde avec  »Parisobiotiful » le premier guide et annuaire du bio dans la capitale. Ces partenariats viennent s’ajouter à une liste déjà fabuleuse de personnes anonymes ou célébrités, militants ou sympathisants, artistes, journalistes, techniciens du 7eme art, riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes (et même les animaux), politiques, médias, entreprises, fondations, Institutions qui viennent nous soutenir dans notre engagement autour de FAERYLAND. Il est impossible de faire la somme de toutes ces énergies, de toute cette communauté plurielle et passionnée. Il n’est pas une étape de notre activité, qui n’ai été portée par le souffle du groupe.  Oui FAERYLAND est une oeuvre engagée, qui a trouvé des soutiens sur les cinq continents, oui FAERYLAND est une oeuvre positive et bienveillante qui croit en la cause humaine, oui FAERYLAND est une oeuvre optimiste mais réaliste qui défend la cause animale, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend le cinéma indépendant, la liberté de création et la liberté d’expression,  oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend l’amour et la générosité, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend la magie, le merveilleux, le fantastique, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend la nation mosaïque qui est composée du vivant et de l’ensemble de la biodiversité, car il n’existe pas d’alternative heureuse hors la nation mosaïque.

Partenaires : lien vers FAERYLAND

L’humanité jaune-espoir

PANTHEON (blog Magà Ettori)Samedi 5 septembre 2015, on projette FAERYLAND dans un temple du cinéma indépendant, le St-André des Arts, dans le quartier St-Germain à Paris. A droite un restaurant végétarien, à gauche un pub irlandais, c’est un signe. Une heure avant la séance, les spectateurs se pressent pour être certains d’être là pour l’avant-première mondiale. Samedi 5 septembre 2015, les spectateurs applaudissent à tout rompre, la salle résonne de leur clameur et de leur bravo, c’est enivrant. Le public est ému, le public est en larmes, le public est conquis, nous avons été sincères et le résultat est là. Le débat qui suit est passionné et passionnant. Samedi 5 septembre 2015, Une vague jaune submerge Paris : des centaines, des milliers, des millions, des milliards de voix s’élèvent dans la rue, en rythme cadencé. A l’appel du micro, les mégaphones crépitent, les poing serré se lèvent, la mélopée s’installe :  »Pour les animaux fermons les labos, fermons les labos, fermons les labos… La libération on la veut maintenant … quand ? » et la vague jaune de répondre  »MAINTENANT !  Samedi 5 septembre à l’appel du Collectif Contre L’Expérimentation et l’Exploitation Animale, des justes ont marché, des justes ont scandé que l’Humanité serait bien meilleure teinte de jaune-espoir.