Cours après l’amour et la paix suivra

Résultat de recherche d'images pour "Joaquin Phoenix animal"Oui décidément une seule personne peut changer le monde ! Souvent on le fait payer à cette personne, mais des fois ça paie. Lors de la 92e cérémonie des Oscars à Los Angeles ce dimanche 9 février, Joaquin Phoenix a l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du Joker.

L’acteur américain de 45 ans a profité de ce moment pour livrer un discours fort et poignant : “Je déborde de reconnaissance. Je ne sais pas ce que je serais sans l’amour du cinéma. Le plus beau cadeau que le cinéma m’a fait, c’est l’opportunité d’utiliser ma voix pour celles et ceux qui n’en ont pas. J’ai l’impression que parfois on essaye de nous faire croire qu’on se bat pour des causes différentes. Pour moi, je vois une cause commune et partagée. On détruit la nature ».

Outre la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, le racisme et les droits des minorités, Joaquin Phoenix a tenu à rappeler ses convictions en matière d’environnement, lui qui porte toujours le même smoking pour éviter le gaspillage : “Je pense qu’on est de plus en plus désunis de la nature. On a maintenant une vision très égocentrique. On a l’impression d’être le cœur de l’univers. On détruit la nature pour exploiter les ressources. On considère qu’on a le droit de faire l’insémination artificielle sur des vaches. On s’octroie des droits sur cet enfant, sur le lait de cette vache destiné à ce veau. On le met dans notre café, dans nos céréales. Nous devons prendre notre courage à deux mains. Nous pensons que le changement rime avec sacrifice. Mais les êtres humains, lorsqu’ils sont bons, ils sont créatifs et ingénieux. Il faut se servir de la compassion pour créer des systèmes qui bénéficient à tous et faire intervenir un réel changement. J’ai été égoïste, cruel, difficile. Je ne suis pas un modèle, mais beaucoup ici m’ont donné une seconde chance et je pense que c’est là que l’on trouve le meilleur dans chacun, quand on se soutient les uns les autres”, explique Joaquin Phoenix avant de rendre un dernier hommage à son frère, décédé à 23 ans d’une overdose : “Cours après l’amour et la paix suivra”. C’est tellement juste.

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S’il ne me reste qu’une chose, ce sera mon panache

Magà Ettori - Ekiden - VEGAN MARATHON.png

Après trois marathons, la course de fond c’est fini pour moi ! Jet de l’éponge par décision médicale. J’ai vu le médecin ce matin qui m’a confirmé les résultats que je craignais. Depuis 4 ans le sport est devenu partie intégrante de mon existence, il se confond avec l’ensemble de mes activités, participe à tous mes choix et oriente mon cadre de vie. Cette annonce est donc plutôt malvenue.

Est-ce que je vais baisser les bras, me morfondre et maudire les Dieux du Sport pour leur manque de bienveillance à mon égard ? Certainement pas. La tragédie fait partie intégrante du sport, et tout ce que nous pouvons espérer en tirer ce sont des instants de grâce. J’ai eu droit à mes instants de grâce, à mes instants de magie, à mes rencontres d’une richesse incroyable, et il est seulement temps de passer à autre chose.

VEGAN MARATHON - MARATHON DE PARIS 2018

Sur l’aspect médical, l’affaire est simple. Lors de la préparation de mon premier marathon de Paris, je me suis cassé le pied contre un trottoir. Un fragment d’os s’est détaché et se promène librement. Les médecins m’ont expliqué qu’une chirurgie serait aussi inutile qu’hasardeuse. Les résultats seraient hypothétiques et les risques réels. Du coup quand je cours longtemps, le pied gonfle et l’os se promène. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une aiguille qui part en ballade à l’intérieur de mon pied.

La question est pourquoi maintenant ? C’est très simple, depuis octobre j’ai entrepris un double challenge : courir mon 4eme marathon et faire une première compétition de POWERLIFTING. A presque 48 ans m’engager dans deux disciplines aussi exigeantes relève un peu de la folie, mais où serait le plaisir sinon ?

VEGAN MARATHON - MAGA ETTORI WINNER - MARATHON DE PARIS 2018.jpg

Course de fond et Powerlifting sont des disciplines antinomiques à bien des égards. Je voulais rendre compatible l’incompatible, mais je n’avais pas mesuré que la musculation « fabrique » du muscle, et que le muscle c’est lourd. Avec mon physique, cela devait nécessairement avoir des conséquences sur la course à pied.  Tant que nous en étions sur de courtes distances, pas de soucis, mais la préparation d’un marathon devient vite exigeante.

Comme je le disais plus haut, nous n’allons pas nous laisser abattre et je vais donc m’investir davantage dans cette nouvelle discipline qu’est la Force Athlétique. D’ailleurs, pas plus tard que ce dimanche, je vais participer à une compétition inter-régionale de développé-couché. Avec trois mois de préparation, je n’espère pas faire de miracles mais un Record Personnel oui, bien entendu. Je suis un compétiteur, un warrior dans l’âme, aujourd’hui et à tout jamais.

vegan warrior - salon du running

L’aventure VEGAN MARATHONm’a permis de rencontrer des personnes fabuleuses, des athlètes de très haut niveau, mais aussi des héros ordinaires, tournés vers des performances différentes, moins dans la lumière, mais tout aussi remarquables. L’aventure VEGAN WARRIOR qui se profile, promet d’être encore plus « spéciale ».

I AM A WARRIOR 2019-10-07 MAGA ETTORI.pngD’un point de vue cinématographique nous allons ainsi écrire la suite de FINISHER. J’ai la chance d’être accompagné par la famille de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE, par Rachid Bahouss mon coach, encore une fois je bénéficie de conseils de grands champions comme  Marc Vouillot (le père de la Force athlétique). Marc Vouillot  est un spécialiste du culturisme, entraîneur national de force athlétique, qui a préparé plusieurs champions du monde comme Jean-Pierre Brulois. Avec Marc, outre notre intérêt commun pour ce sport, pour la cause des animaux (il est parrain de VEGAN WARRIOR et végétarien depuis 15 ans), nous chérissons tous les deux Cyrano de Bergerac, un personnage tragique et magnifique, belliqueux et batailleur, entier et  incorruptible, qui ne voulait qu’une chose au seuil de son dernier grand voyage (scène complète ci-dessous), c’était emporter son panache. Et nous dans tout ça ? Alors que débute l’an 2020, dans un contexte social (mondial) extrêmement tendu et difficile, de quoi avons-nous plus besoin si ce n’est de panache ?

Magà Ettori

 

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Acte V, scène 6

CYRANO
Je crois qu’elle regarde…
Qu’elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
[Il frappe de son épée le vide.]
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
[Il frappe.]
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
[Il fait des moulinets immenses et s’arrête haletant.]
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
[Il s’élance l’épée haute.]
et c’est…
[L’épée s’échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.]

ROXANE, [se penchant sur lui et lui baisant le front]
C’est ?…

CYRANO, [rouvre les yeux, la reconnaît et dit en souriant]
Mon panache.

Je suis Vegan Marathon

Quand j’ai décidé de porter mon challenge (courir le marathon de Paris), pour moi et pour la cause animale, je ne savais pas que cette action allait prendre une telle dimension. Surpris, mais heureux. Aujourd’hui des gens dans la rue m’interpellent, me donnent l’accolade, me congratulent, m’encouragent, et m’affirment : « Moi aussi je suis Vegan Marathon ! » Cette phrase, ce leitmotiv, sonne comme un mot de ralliement à une cause juste, courageuse, fraternelle, respectueuse, qui dépasse le cadre du véganisme, de l’humanisme, de l’animalisme, de l’abolitionnisme, du militantisme et du sport. « Oui, je suis Vegan Marathon », c’est une façon de dire, moi aussi je peux le faire, moi aussi je suis courageux, moi aussi j’ai de l’importance, moi aussi j’ai du respect, moi aussi j’ai de la considération, moi aussi j’ai de l’empathie. « Moi aussi je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’a dit un jeune coureur juste après la course. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit une poignée de runneuses et de runneurs véganes au lendemain de la course. je suis Vegan Marathon ». « Je suis Vegan Marathon » c’est ce que m’ont dit des dizaines de militants quand je les aient rencontré une semaine plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit les 40 coureurs et 7 coaches qui constituent l’équipe de Vegan Marathon, quinze jours plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit un mois plus tard, toutes les associations qui préparent avec nous le challenge  »42.195 VEGAN MARATHON », les dizaines de bénévoles, les centaines de participants à la chaîne humaine en 2018. Oui, nous sommes tous Vegan Marathon, car l’objectif de Vegan Marathon est de solliciter ce qu’il y a de meilleur en nous, de plus solaire et de plus positif. Donc oui,irrémédiablement,  JE SUIS VEGAN MARATHON !

LE MARATHON DE PARIS

9h41, nous sommes quelques milliers à nous élancer sur les Champs-Elysées, en cette radieuse matinée de printemps. A 8h20 les époux Lonyangata-Rionoripo et l’élite du 41e marathon de Paris s’étaient propulsés en direction de la ligne d’arrivée. Le couple de kenyans remporteront l’épreuve en 2h06’09 » pour Paul Lonyangata et en 2h20’55 » pour Purity Rionoripo (nouveau record de l’épreuve). A la même heure les militants sont déjà dans le métro, et travaillent à la sensibilisation de la cause animale, comme chaque jour de l’année. Depuis bientôt 11 mois je me prépare à cette course. J’ai filmé toute la préparation en vue d’un film intitulé Vegan Marathon. Pour le tableau final, Paris sera notre plateau de tournage. Équipé d’un caméra sportive je filme l’épreuve de l’intérieur, alors qu’une dizaine de caméras m’attend sur le parcours pour immortaliser ma progression. Pierre-Marie, le chef opérateur va se déplacer en solitaire caméra à l’épaule, son talent d’adaptation va faire des merveilles. Nous avons prévu un dispositif de tournage autour des militants animalistes. La plupart des associations liées à la cause animale ou au végéta*isme nous soutiennent. Nous avons prévu six « QG  ANIMALISTES », c’est-à-dire des lieux ou les activistes pourront sensibiliser à notre cause, la presse mondiale, les 57000 coureurs et les 250000 spectateurs. L214 doit se placer au 13e et au 30e km ainsi qu’à l’arrivée. Le choix du 30e km n’est pas innocent puisqu’il symbolise le mur du marathon, un phénomène physiologique reconnu, qui intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Il correspond à l’épuisement des réserves de glycogène, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe, ce qui provoque le plus grand nombre d’abandons.  Le Collectif contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animale (CCE2A) a prévu d’être au départ, à l’arrivée et à Bastille, de même que 269 Life France. A l’origine du projet, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Très sportif dans ma jeunesse (et quelques médailles à mon actif), j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté le sport. 25 ans plus tard, à 45 ans, mon rêve de marathon persiste, plus présent que jamais. J’en parle à Thierry Pistorozzi, un ami coach sportif. Thierry pense que le pari est possible et que je pourrais courir pour moi et pour la cause animale. La course, pour sensibiliser à une cause est une pratique courante. Voilà l’argument gagnant.  L’entraînement commença en mai 2016, par une minute de course et une minute de marche, une minute de course, etc. Le marathon de Paris me semblait un rêve inaccessible. Ma fille Ariakina, me donne l’élan nécessaire à ce moment de grands doutes. J’aurais sans doute jeté l’éponge si j’avais du m’entraîner seul. C’est étrange ce que vous font faire les enfants. Ondalina, ma fille aînée me sert également de source de motivation. Il y a quelques années, elle s’était elle-même inscrite dans un challenge, bien plus difficile que mon marathon. Défi dont elle était sortie victorieuse et qui changea fondamentalement sa vie. Ma terre, la Corse a toujours été une grande pourvoyeuse de combattantes. J’ai quelques exemples de guerrières autour de moi, comme mon épouse, ma mère, ma grand-mère, qui sont de véritables warriors. Il y a quelques années, j’ai réalisé Maquisardes, un documentaire sur les résistantes pendant la seconde guerre mondiale, et j’ai toujours su que « mes » femmes étaient de cette trempe là. La défaite n’est pas une option. C’est ce que je me disais pendant la période de préparation, la défaite n’est pas une option. J’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent. Le lundi et le mardi repos, le mardi étant le jour du jeûne de 24h. Le mercredi une course intermédiaire, le jeudi PPG (renforcement musculaire), le vendredi fractionnés, le samedi PPG et le dimanche course longue. Mon métier est très chronophage, pourtant je n’ai pas manqué un seul entraînement (sauf quand j’ai eu la grippe qui m’a cloué au lit, et au moment de la fracture du pied). La défaite n’est pas une option ! C’est ce que je me dis tous les matins en me réveillant, épuisé à cause des apnées du sommeil. La défaite n’est pas une option ! De fait, au moment où franchir la ligne de départ j’entame mon 9000ème marathon. Les comptes sont vite faits, un marathon par nuit depuis 25 ans. Les apnées du sommeil, les micros réveils et les courbatures, la fatigue le lendemain sont bien plus terribles que le marathon de Paris, c’est ce que je pensais à ce moment-là. Une fois passé les 10 premiers mois de « remise en forme », nous avons commencé une préparation spécifique marathon de 12 semaines, allant jusqu’à 80 km par semaine de course. Le travail du coach pour m’emmener jusqu’à ce niveau a été proprement incroyable. Seule ombre au tableau, la douleur de la 5eme phalange qui se fait de plus en plus vive. Mes chaussures de courses auront duré trois mois. Même avec mes 30kg de moins, mon poids a tout de même écrasé et déformé les New Balance, provoquant une fracture de fatigue. J’ai atteint le maximum de douleurs après la dernière course longue où j’ai couru 30 km en 4 heures. Forte heureusement le programme se soldait par une semaine de repos, prévu dans le programme spécial marathon. La douleur s’étant un peu atténuée, je me disais que ce temps de repos allait suffire. L’avant-veille de la course, je me suis rendu au salon du running pour récupérer mon dossard. Le salon était passionnant, j’ai beaucoup piétiné, et rencontré des personnes formidables. Le problème c’est que le soir je n’arrivais plus à marcher. La veille du marathon j’avais une dernière course à faire. Symboliquement nous l’avons couru avec Ariakina, elle était là au début et à la fin. 20 minutes, qui furent très longues et confirmèrent mes craintes, la douleur allait m’accompagner jusqu’au bout. La dernière nuit, je me suis péniblement endormi à minuit trente, et à trois heures du matin j’étais assis dans le lit les yeux grands ouverts comme une chouette. Quatre heures plus tard, nous voici avec mon épouse et mes deux filles dans le métro en direction du premier QG ANIMALISTE sur les Champs-Elysées. Marco le président de CCE2A et Stéfany sont déjà là avec le matériel, banderoles et autres drapeaux et ce sont déjà fait contrôler par la police. Nous sommes rejoint par les autres associations, KM les Veganautes (qui ont fait fabriquer des badges Vegan Marathon pour notre concours), 269 Life France et notre équipe de tournage. A 8h45 je rentre dans la zone coureurs par le sas vert, celui où les participant doivent rejoindre la ligne d’arrivée Avenue Foch en 4 heures. Je n’ai jamais eu l’intention d’arriver dans ces temps, mais comme je n’en savais rien au moment d’acheter le dossard, j’en ai pris un au hasard. Ici de nombreux coureurs guettent un rayon de soleil, certains sont déguisés, un couple avec un haut de forme et un voile portent un tee-shirt où est inscrit « 42,195, notre cadeau », des lapins me regardent. En fait les lapins sont véganes et me connaissent. Nous discutons. Je rencontre ainsi une dizaine de véganes, tous me connaissent mais je n’en connais aucun, c’est dommage. La prochaine fois il faudra faire une équipe végane, nous allons y réfléchir. Je vois un vegan que je connais, Chris un runner anglais. En définitive je pars dans un autre sas, celui des 4h30 à 9h41. Mon pied me fait mal, et la station statique n’arrange rien. Pourtant après le départ, je descend les Champs-Elysées puis aborde la rue de Rivoli plutôt bien. En voyant des vidéos des précédentes éditions du marathon, je pensais qu’il devait y avoir plus de chahut au départ. En fait il y a beaucoup d’espace dans la descente vers la Concorde. Je pars plutôt vite par rapport à mon niveau habituel, mais je ne suis pas inquiet je fais souvent ça à l’entraînement avant de trouver mon rythme. Il doit faire dans les 15° et même si la température est idéale, un nombre important de coureurs longent le côté gauche de la chaussée Rue de Rivoli, protégés du soleil. J’avais promis à l’équipe de tournage de courir toujours à droite, mais je me résigne à rejoindre le côté gauche, après tout il ne doit y avoir personne de mon équipe jusqu’à Bastille où se trouve le second QG ANIMALISTE. En fait ce sont des dizaines de militants et de véganes qui sont sur le bord de la route entre Concorde et Bastille et qui m’encouragent. Certains ont des pancartes avec mon prénom dessus, ou Vegan Marathon.

C’est sympa, j’essaie de tous les saluer mais à force de zigzaguer d’un côté à l’autre de la route, je finis par manquer le premier point de ravitaillement. Je ne vois pas non plus le deuxième QG ANIMALISTE, et seulement mes filles qui me filment au début du Faubourg Saint Antoine. Trente cinq minutes pour faire les 5 premiers km, ça va, je suis dans mes prévisions. Paradoxalement c’est sur cette distance que j’ai eu le moins mal au pied, la foulée étant plus longue, je dois moins appuyer sur la partie douloureuse. Je m’étais déjà rendu compte de ce détail à l’entraînement. En direction du Château de Vincennes, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, plusieurs montées successives m’obligent à baisser le rythme, et tout de suite le pied me rappelle à son bon souvenir, mais c’est supportable. J’arrive à un bon rythme au km 10 pour mon premier ravitaillement (ayant loupé le précédent). Là je suis surpris par l’état de saleté autour des stands et par le comportement de nombreux coureurs qui jettent littéralement leurs restes d’oranges et de bananes par terre quand ce n’est pas sur les personnes qui les servent. Ce manque de respect me semble incohérent avec les valeurs du sport. Certains l’ont bien compris, et j’ai vu des coureurs parcourir une longue distance avec une bouteille vide pour aller la jeter dans une poubelle, bravo. Je m’arrête donc au ravitaillement, j’ai très soif, je prend deux bouteilles d’eau que je bois coup sur coup, et je repars. C’est ma première erreur. Aux entraînements j’avais l’habitude de boire au fur et à mesure, par petites gorgées et je n’ai jamais eu de soucis. Ici, alors que je passais devant le Château de Vincennes, j’avais mal au ventre et j’entendais d’étranges gargouillis. A tel point que je ne me suis pas arrêté au ravitaillement suivant. Encore une erreur.

Au km 13, dans le bois de Vincennes, je retrouve Maïté, une militante exceptionnelle de L214 qui me mitraille de son appareil photo. Maïté est encore une de ces guerrières dont je parlais plus haut. Pendant la semaine qui précédait le marathon, la toile s’est enflammée en apprenant ma blessure. Certains pensaient que j’étais inconscient de courir tout de même, d’autre écrivaient que je devais aller au bout. Maïté me conseillait jour après jour, à propos des soins que je devais apporter au pied. Elle n’a jamais contesté ma décision. Il faut dire que c’était un choix raisonné. Mon coach a fait le marathon de New York avec une fracture à chaque pied, donc c’était possible d’y arriver, même s’il est plus aguerri et beaucoup plus léger que moi. Il n’y a rien à faire concernant une fracture si ce n’est du repos, et ça impliquait de jeter aux orties des mois de dur labeur, impossible de mon point de vue. Enfin et surtout, j’avais embarqué beaucoup trop de monde dans cette aventure pour revenir en arrière. Les associations avaient confectionné des banderoles, des affiches, des badges, je ne me voyais vraiment pas leur faire défaut, la défaite n’est pas une option. Pendant 9 km Maïté m’a suivi à vélo, et quelquefois m’a précédé pour me mitrailler à nouveau. Elle a troqué son blouson aux couleurs de L214 pour un tee-shirt militant. Alors que des personnes dans la force de l’âge commençaient à souffrir de la chaleur, Maïté pédalait comme une jouvencelle  vers la sortie du bois de Vincennes. Je la filmais autant qu’elle me photographiait. Avant de sortir du bois, j’ai eu une petite discussion houleuse avec des sonneurs de trompes de chasse. A mi-course, lors d’une interview un peu facétieuse, je me suis excusé auprès de nos amis de chasse-pêche-et-tradition pour l’incident du bois de Vincennes en espérant qu’il n’y ait pas eu de blessés. En entendant les cors de chasse je me suis senti traqué et j’ai perdu la raison. Sérieusement, à part l’anecdote rien à tirer des sonneurs de trompe. Au moins j’ai toujours assez d’énergie pour m’en prendre à une quinzaine de sonneurs mécontents. A 11h45 j’arrive au km 15 – en deux heures – et je suis déjà cuit comme un pop corn. L’insolation est foudroyante. Au QG suivant ma fille s’inquiétera de ma couleur cramoisie. Je repart avec trois bouteilles du ravitaillement suivant, une dans chaque poche et une à la main. Je me dis que la remontée de l’avenue Daumesnil en direction de Bastille va être terrible, et elle l’est. Pourtant j’accélère un tout petit peu car j’ai très envie de revoir mon équipe au prochain QG qui se trouve au 22eme km. Ils sont tous là au tournant de l’avenue Bourdon. Je vois d’abord mes filles qui me filment ainsi que Pierre-Marie, Patricia mon épouse est non loin, en
plein soleil (ça va se payer le lendemain, vive les insolations). Marco et toute l’équipe du CCE2A ainsi que Régis et 269 Life France sont là, donnant de la voix, drapeaux d’ALF, et bannières au vent. Eux aussi sont en plein soleil depuis ce matin. Avec la chaleur, ma vitesse a un peu baissé dans les bois et plus la vitesse baisse, plus je tape sur le pied. Les foulées étant moins amples j’en fais beaucoup plus. Pour un coureur de mon gabarit la pression exercée en course sur mes jambes peut aller jusqu’à 1346kg (12 X113), c’est dire si j’hypothèque mes chances de réussite à chaque pas. J’ai donc commencé à prendre du retard sur mes prévisions, voyant le meneur d’allure du 5h30 me doubler, juste avant de rejoindre le QG. Malgré ce retard, et une température qui arrivait aux 20° mes courageux supporters attendaient en plein soleil, en profitant pour communiquer pour la cause. Taz et Melany avaient imprimé des flyers (avec Vegan Marathon), qu’ils distribuaient avec les autres activistes. Les animaux ont bien de la chance d’avoir de tels soutiens, et moi aussi. En arrivant à leur hauteur, je leur fais une bise à tous et je les remercie vivement. Je ne suis pas certain qu’ils mesurent à quelle point leur présence est cruciale. Je repars donc le coeur léger, me disant que j’avais déjà parcouru plus de la moitié du marathon. Ma joie est de courte durée, je sombre entre le quai des Célestins et la Voie Georges Pompidou. Les descentes et les remontées des tunnels ont raison de mon stoïcisme. J’ai l’impression qu’une armée de démons se glisse sous mon pied pour enfoncer des épées, qui me transpercent de part en part. La douleur irradie mon pied, mon mollet, le devant de la jambe et jusque dans les bras. Je suis à un peu plus de la moitié du parcours, à 4h20 de course, et je n’ai jamais couru plus longtemps. La température culmine à 25° soit 10 degrés de plus que la veille – et que le lendemain -,  et j’ai l’impression que ma peau est brûlée sur chaque partie de mon corps. Ma fréquence cardiaque est à 150 alors que je ne cours plus qu’à 6,5 km/heure.C’est là que j’ai une mauvaise pensée. Mes tests à l’effort ont démontré que j’ai une capacité cardiaque équivalente à celle de certains champions (380 watts), mais il n’en est pas de même de l’hypertension. Lors des tests à l’effort j’étais à 160 au repos grimpant jusqu’à 240 vers la fin du test. Et nous n’étions certainement pas dans des conditions aussi extrêmes. Un AVC n’est pas si improbable. Je chasse cette idée rapidement (merci coach pour la méditation), et je me concentre sur le km 30, c’est-à-dire le mur du marathon, où devait m’attendre Laurent et L214 ainsi que mon équipe de tournage et ma famille. Je m’efforce de visualiser ce moment, alors que je vois autour de moi les ambulances défiler, et des sportifs allongés ou assis au bord de la route. Arrivé au 30 kilomètre rien, personne. J’ai un moment de tristesse, mais je ne m’arrête pas. Pourquoi l’aurais-je fait ? Arrivant presque au km 31, j’aperçois mes filles et les caméras, qui valdinguent de toute part. Je cherche les miens du regard, ce qui semble un peu contrarier Pierre Marie qui me filme. Et là le mur est orange ! En fait, Laurent avait repoussé le QG animaliste devant la maison de la radio, et là surprise, une véritable haie d’honneur m’attend. Les militants de part et d’autre de la route, brandissent des pancartes avec mon nom dessus, ou mon visage, et également des slogans liés à Vegan Marathon ou à la cause animale. Dire que je suis heureux de voir tous ces visages amis est en-dessous de la vérité. Moment de joie intense, qui se concrétise par des embrassades et des effusions. Je m’arrête et je les embrasse tous les uns après les autres. Nous prenons le temps de faire une photo ensemble, et en marchant je donne une interview. Un vrai bonheur. Je suis impressionné par la détermination de ces militants, restés des heures en plein soleil pour leurs convictions. Mon ami Laurent avait bien œuvré. Depuis des semaines, il préparait ce travail. Il avait confectionné toutes ces affiches et mobilisé les troupes. Tant d’attention, j’étais vraiment touché. Grace à eux, là pour le coup, j’étais devenu indestructible et j’allais en avoir bien besoin.
Même si j’ai pris un retard énorme sur mon plan de course, je me prépare à mettre en place mon rituel comme je l’avais prévu. Ayant conscience de l’importance de la musique, j’ai choisi de courir sans musique. D’une part pour profiter de ce qui se passe autour, mais surtout pour que le moment ou je branche mes écouteurs soit d’un réel intérêt. Aller au delà du mur du marathon, était un premier objectif, finir la course devient à présent mon objectif. Et si possible la finir avec panache. Une autre course débuta donc après le km 30. Cette course est mienne, je me coupe du monde avec la musique, ne pensant plus à rien sinon à la course. Je visualise mon arrivée sachant que tout le monde m’attend à l’arrivée. Je contrôle ma fréquence cardiaque, ma vitesse et… je sens une main qui me tape sur l’épaule. Une jeune femme sur un vélo. J’enlève mes écouteurs. – « Vous êtes hors temps ! » m’annonce-t-elle sans s’arrêter. – « Pardon ? » – « Vous êtes hors temps, si vous n’atteignez pas le prochain kilomètre dans une minute vous êtes déclassé ! ». En me retournant je vois la voiture balai sur laquelle est inscrite 6H, et je comprend qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Mon sang ne fait qu’un tour. Je lui lance « j’y serais ! » et j’accélère. Ma vitesse augmente rapidement, 8,9,10, 11 km/h. Je double les autres coureurs par poignées de 10. J’arrive à temps au kilomètre suivant, je garde le rythme et j’accélère même encore un peu. Il ne reste plus que 8 kilomètres, je ne ressens aucune douleur, pas d’essoufflement, je ne sais pas à quoi je suis shooté mais je vole carrément, risquant de provoquer un rhume aux coureurs que je double.  Je suis à 7 kilomètres de l’arrivée, plus rien ne peut m’arrêter, je ne vois plus la voiture balai depuis longtemps. Et, en pleine euphorie, c’est la catastrophe. Au moment où mon pied droit touche le sol, je sens une décharge électrique traverser mon corps. Ma fracture a atteint ses limites, et je suis incapable de poser le pied par terre. Je tente une dernière charge, impossible. Encore une autre et une autre, chaque fois le résultat empire. La douleur est terrible. Je commence à transpirer démesurément. Depuis le km 30 il n’y a plus aucun ravitaillement, le seul grain de sable dans cette incroyable organisation du Marathon de Paris. Il y a bien un stand Isostar qui distribue des boissons énergisante mais je sais que leurs produits contiennent des traces de lait, de mollusques et de crustacés. Je refuse la boisson, mais le problème n’est pas là. Je ne manque pas d’énergie, je pourrais faire de la revente aux autres coureurs et je ferais fortune. Non mon vrai problème est la douleur incessante. A ce seuil, il n’est plus question de méditation, et je ne pense qu’à cette blessure. J’envisage toutes les possibilités, y compris courir les derniers kilomètres à cloche pied. La seule chose certaine, c’est que pour rien au monde je n’arrêterais. J’allais ramper jusqu’à la ligne d’arrivée s’il le fallait, mais j’allais y arriver. Et c’est pratiquement ce qui s’est passé. A un moment donné ma montre Polar s’est arrêtée, batterie faible. Plus moyen de connaître ma fréquence cardiaque, la distance, plus rien. J’étais perdu comme un commandant de navire sans boussole. De rage je me suis élancé dans une tentative désespérée, mais c’était impossible d’aller plus loin. Je ne pouvais pas faire un mètre de plus, pas comme ça en tout cas. J’ai pris ma respiration, et j’ai commencé à courir à petites foulées, puis à marcher, alternant avec les petites foulées. Je ne pouvais pas lâcher. La défaite n’est pas une option ! J’ai continué ainsi pratiquement jusqu’à la ligne d’arrivée. Arrivés à quelques dizaines de mètres de la ligne, un agent s’est dressé face à nous pour nous empêcher de franchir la ligne. Deuxième erreur de l’organisation. C’est là que l’on comprend que nous ne sommes ni à Rotterdam, ni à New-York. Lors du dernier marathon de Rotterdam au Pays-Bas la dernière concurrente Kelly De Ridder a eu le privilège d’être escortée, sirènes hurlantes, par la police et de bénéficier d’une ovation incroyable de la part du public. L’arrivée de cette guerrière (oui il n’y en a pas qu’en Corse) été relayée en direct à la télévision et Kelly a franchi la ligne d’arrivée sous une pluie de confettis, sous les clameurs du public et au son du mythique You’ll never walk alone. Ca c’est le sport ! Le respect est le ciment du sport, et l’organisation du marathon ne devrait pas considérer les derniers concurrents comme des sous-sportifs. Ces femmes et ces hommes sont allés au bout d’eux-mêmes, prouvant que la défaite n’est pas une option. Ils ont dépassé leurs limites personnelles, ils sont allés au delà de ces murs, au delà du seuil des 6 heures devraient avoir une médaille supplémentaire, celle du courage et de la pugnacité. Oui le règlement de la course prévoit un temps maximum de 6h pour effectuer le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée, et alors ? Dans d’autres pays on ne joue pas avec la santé des participants, et on attend jusqu’au dernier coureur. Comment est-ce possible qu’à la fin il n’y ait plus d’approvisionnement pour les derniers participants ? Ni de services médicaux ? Ni de respect ? Il faut bien garder en tête pourquoi 57000 personnes pour la plupart des non-professionnels acceptent ce calvaire. L’organisation du marathon de Paris est quasiment parfaite, mais cette fin d’épreuve est une faille du système. J’avais prévu de remettre ma médaille de finisher à une des associations présentes. Et nous allons réfléchir si c’est encore possible. L’organisateur du marathon de Paris reverra peut-être son règlement, qui sait ? Contenir les militants de la cause animale n’est pas toujours une mince affaire. J’en veux pour preuve l’épilogue de ce challenge. L’arrivée du marathon est bouclée. Deux femmes, deux américaines sont en pleurs. Elles ont subit un martyr et la sécurité les stoppent à deux cent mètres de l’arrivée.Ondalina et Ariakina m’ont rejoint et nous courrons en direction de l’arrivée.Les militants courent avec moi, le tambour de Nathalie résonne, le mégaphone de Taz m’encourage faisant écho aux applaudissements des militants. Ils me guident vers une contre-allée que nous rejoignons à petite foulée. Un agent de sécurité nous empêche de rejoindre la ligne d’arrivée. Je ressens une profonde injustice. La défaite n’est pas une option, nous allons donc improviser. Le compteur officielle tourne toujours, nos caméras filment, et nous avons fait ce que nous savons faire : RESISTER ! Rejoint par mes frères et mes soeurs de la cause animale, nous avons forcé le passage, nous nous sommes placés face à l’arrivée, et j’ai pu finir ce challenge (politique et sportif). VEGAN MARATHON est une réussite totale, à l’image de cette lutte titanesque qu’est la protection du vivant. Le travail réalisé pour la cause animale grâce aux associations est inestimable, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année. La prise de conscience, l’abolition de l’exploitation animale, la chute de tous les murs, l’ouverture de toutes les cages, la fin de toutes les discriminations, du racisme, du sexisme, de l’homophob
ie, de l’esclavage sous toutes ces formes, c’est à nos militants que nous la devons. Ils croient à un avenir serein, plus fraternel, plus juste et plus respectueux, et j’y crois aussi, c’est pour ça que je considère que la défaite n’est pas une option ! Ma victoire personnelle était acquise au moment où je me présentais sur la ligne de départ du marathon de Paris, je méritais déjà ma médaille de finisher. Ces 11 mois de préparation m’ont complètement transformé. Au moment de passer la ligne d’arrivée avec mes amis et ma famille je me souviens de ces paroles de Zapotek : « Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Je dirais même mieux, cours un Vegan Marathon! Mon nom est Magà Ettori, je suis un corse, vegan, animaliste, antispeciste, citoyen du monde et marathonien ! J’aime l’idée de courir pour les humains et  pour les animaux. Le marathon est une voie de l’humilité, du courage et de l’empathie, des vertus indispensables à la préservation du vivant. Finalement cette arrivée est complètement cohérente avec l’esprit de Vegan Marathon, nous sommes dans un acte de résistance  et la défaite n’est pas une option !

Comme nous le disions le premier pas de VEGAN MARATHON est devenu un symbole de courage, et pas seulement chez les animalistes. Apprenant l’exploit de Magà Ettori, les organisateurs du marathon lui remettront la médaille de finisher. Le 24 juin prochain une cérémonie est organisée par le CCE2A. A cette occasion seront présents les nouveaux membres de l’équipe Vegan Marathon. Une quarantaine de coureurs véganes qui participeront avec Magà au prochain Marathon de Paris, sous les couleurs de Vegan Marathon. Le 8 avril 2018, les associations dresseront une chaîne humaine de 42 km, de la ligne de départ à la ligne d’arrivée : « CHALLENGE – 42.195 »

crédit photos reportage : Ondalina Ettori, Ariakina Ettori, Pierre Marie Paubel, Caroline Richard Sevilla, Nathalie Krier, Maïté Bachata,

L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

PAGE FACEBOOK : https://www.facebook.com/VeganMarathon/

SITE VEGAN MARATHON : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

#VeganMarathon

Le Marathon de Paris

(photo Bluebirdstudio)
(photo Bluebirdstudio)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je me prépare à participer au prochain Marathon de Paris qui se déroulera le 9 avril 2017. Au début de l’aventure, ma santé hypothéquait mes chances de réussite (140kg, double greffe d’organes, apnées du sommeil,…). Je ne voulais pas passer par des aides médicamenteuses, et surtout rien lâcher ni sur ma démarche végane, ni sur les plaisirs de la table, c’est pourquoi j’ai fait appel à Yulia Stepanenkova (http://yuliastepanenkova.be), une nutritionniste végane qui vit à Bruxelles. Il y a tout de même une vraie prise de risque. Mieux encore, je tourne un film documentaire qui montre le déroulement de ce challenge, dont je ne suis absolument pas certain de l’issue, en prenant le risque d’échouer d’un point de vue sportif et de devoir montrer les images d’un échec ; après tout pourquoi pas ? Dans son livre Thierry Pistorozzi (http://www.coachinseme.com), le coach sportif qui me préparé pour le marathon, raconte un exploit sportif qu’il a lui-même réalisé. L’ouvrage raconte comment il s’est préparé pour cette course de 250km non-stop, comment il a échoué dans un premier temps, comment il a pris conscience de ses erreurs, et enfin comment il a décroché six mois plus tard un record de 250km réalisé en 32 heures et 31 minutes. Il avait fait d’un échec une grande victoire, et c’est ce qui m’a le plus séduit. Dans le domaine du sport, l’obligation de résultats est la norme. On se focalise sur la victoire. Le sportif se perçoit trop souvent uniquement à travers sa performance, ses résultats et pas assez en tant qu’être humain avec les qualités et les défauts qui le définisse. Il ne s’attarde pas suffisamment sur les éléments de sa construction. Il y aurait un monde de winner et un monde de loser, et c’est à chacun de nous de faire un choix, déprimant. Baliser les chemins de la réussite c’est d’abord déterminer quelle est notre objectif réel, puis de se donner des moyens réalistes d’obtenir ses objectifs. Il ne faut pas avoir peur de ses échecs. L’acharnement sur la réussite peut parfois engendrer des effets contre-productifs où l’on ne s’y retrouve pas. Nous échouons et perdons confiance car nous avons réduit notre objectif à son résultat, nous avons oublié que le résultat est le fruit d’un long processus d’apprentissage et d’expérience. Le temps joue un rôle primordial dans cette construction, il permet de mûrir, de mieux se connaître, d’analyser les projets suivant à l’aune de notre expérience, de notre savoir et de nos peurs, en gardant à l’esprit cette citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Le site : https://veganmarathonlefilm.wordpress.com/

La page facebook : https://www.facebook.com/VeganMarathon

 

Les raisons de la victoire

_MG_2307-Modifier-1000Le 21 septembre se célèbre partout dans le monde la « Journée internationale de la paix ». C’est à cette date emblématique que nous avons décidé d’organiser la sortie nationale dans l’Hexagone du film Faeryland, premier film vegan.

La France pays pionnier du 7ème art, terre des droits de l’Homme, temple de la gastronomie est un symbole parfait du combat que nous menons au service du vivant, contre toutes les discriminations et pour l’abolition de l’exploitation animale. Si l’on devait résumer l’idée centrale de Faeryland, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un conte antispéciste et vegan, qui met en lumière les injustices et les incohérences de la loi du plus fort. Au premier rang des victimes les sans-voix. Ils sont au centre de l’histoire, comme ils sont au centre de l’exploitation des plus faibles. De nos jours, il n’y a pas un secteur de l’activité humaine qui ne bénéficie pas de cette exploitation. C’est ce que nous avons choisi de montrer avec un film de lutte, un film de combat, un film de résistance.

Faeryland dénonce l’ensemble des secteurs de l’exploitation animale (vivisection, tauromachie, abattage,…) et la vérité se confond avec la fiction. De véritable actions de la cause animale en présence de comédiens, de véritable scènes du film avec des activistes. Faeryland brouille les pistes, joue de l’émotion et crée de l’empathie. Il est troublant de constater – y compris dans sa distribution – à quel point l’objet cinématographique, se confond avec la lutte de la cause animale et de l’exploitation des plus faibles. Faeryland dont le thème avait effrayé les deux principaux argentiers frileux du cinéma, qui ne savaient pas quoi faire d’un film engagé avaient promis de nous donner une réponse rapide. Trois ans plus tard, ils s’interrogent toujours. Faeryland qui est arrivé dans les salles sans eux, est en passe de faire une fabuleuse trajectoire. Le propos vegan pour la première distillé sur grand écran en France est également demandé sous d’autres horizons.

Nous nous sommes battus dos au mur, comme se battent les militants de la cause animale, dans un combat démesuré, un combat inégal, un combat que nous ne pouvions que perdre. Et nous n’avions rien lâché. Aujourd’hui le film sera présent sur l’ensemble du territoire, mais nous aurons aussi des soirées spéciales (1) en Corse au cinéma les 3 Stars à Porticcio et le Régent à Bastia, en Bretagne lors de la Vegan’Heart, et à Puteaux au cinéma Le Central. A signaler qu’à Paris, Faeryland va retrouver en exclusivité en première semaine le mythique St-André des Arts, la salle de cinéma de ses débuts. Chaque projection a son histoire et son lot d’anecdotes. Mais à chacun ses méthodes, à chacun sa stratégie. Pour les Majors du cinéma et les grands studios, nous sommes davantage dans l’exploitation à outrance du 312e  »Batman Vs Batman ». A telle enseigne que plus personne n’y comprend plus rien. Même méthode pour la terre. On pille avec cynisme dans les richesse naturelle, en pensant que le filon est inépuisable. Mais tout a une fin, et cette surexploitation des franchises qui mène le cinéma dans le mur, mène également la planète dans une impasse. Ce qui était une bonne idée au départ devient une hérésie.

La culture devrait s’inspirer de l’agriculture, et particulièrement de la jachère ; ici aussi la surexploitation des terres arables se heurtent au principe même d’un développement éthique, moral, harmonieux et respectueux. Les conséquences sont évidentes, la réussite de Faeryland et l’abolition de l’exploitation animale, à la fin des fins, ne peuvent qu’advenir, tant notre lutte est juste et bienveillante. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations-Unies porte la parole juste pour ce 21 septembre :  »Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable ». C’est cette suspension des hostilités que nous appelons de nos voeux pour la « Journée internationale de la paix », tout en rappelant que nous restons ferme dans nos convictions et intègre dans nos engagements. Oui nous voulons ouvrir la voie de la paix, mais le combat cessera définitivement le jour ou la nature aura durablement repris ses droits, ce qui finira inévitablement par arriver. Voilà les vraies raisons de la victoire.

Magà Ettori, Paris, 18/09/2016 en partenariat avec Radio Parole d’Animaux

 

(1) Les soirées spéciales

– Mercredi 21 septembre à 18h et 20h au cinéma les 3 Stars à Ajaccio

https://www.facebook.com/events/537118976483580/

– jeudi 22 septembre à 19h au cinéma le Régent à Bastia

https://www.facebook.com/events/672932692856082/

– Dimanche 25 septembre Vegan’Heart à Chateaugiron

http://veganheart.e-monsite.com/pages/crowdfunding/

– vendredi 30 septembre au cinéma le Central à Puteaux

http://www.cinecentral.fr/evenement/925174-faeryland-le-premier-film-vegan-au-central

 

Edmond Simeoni, Pasquale Paoli,  »Lettera a l’umani »

Magà Ettori _ Edmond Simeoni unesco 2A l’occasion du 209 anniversaire de la mort de Pasquale Paoli, France Inter  a réalisé une très belle émission sous la baguette de Jean Lebrun, LA MARCHE DE L’HISTOIRE – Pasquale Paoli et la Constitution de la Corse. Lors de cette émission,  Jean Lebrun a eu la gentillesse d’évoquer la comédie musicale  »la Révolution Corse » (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-pascal-paoli-sa-constitution-et-son-regime) écrit et mis en scène par votre humble serviteur, et interprétée au Bataclan et au Casino de Paris, dans le cadre du bicentenaire de la mort de Paoli. A cette occasion, avec l’équipe de l’Institut Citoyen du cinéma, nous avons organisé et mis en place un colloque au Sénat.

Mon ami Jean-François Remi, sociétaire de la Comédie Française, souhaitait une pièce de théâtre, je lui ai écrit  »l’Héritage de Pasquale Paoli » qu’il a interprété lors des cérémonies de commémoration. Pour France 3 nous avons réalisé le film  »Et maintenant Monsieur Paoli ? ». L’album de  »La révolution Corse » a été composé et mis en musique par mon alter-ego Patrice Bernardini. De très nombreux artistes étaient avec nous lors de la première (une soixantaine) dont Antoine Ciosi, Voce Isulane, Larenza Ceccaldi, Jacky Micaelli, Maryse Nicolaï, Evelyne Ferri, Stéphane Provent, Michèle Samarcelli, Audrey Verdier, Mathieu Maestrini, Tony Sampieri et beaucoup plus surprenant – pour un observateur extérieur – Edmond Simeoni. Edmond Simeoni, militant corse, élu, médecin (gastro-entérologue), tribun, fondateur de l’Action Régionaliste Corse (ARC), tout le monde connait.

Ma route a croisé celle d’Edmond Simeoni alors que j’étais encore adolescent. Nous avons travailler ensemble pendant des années, avant que le cinéma n’accapare la totalité de mon temps. A l’époque nous faisions le monde tous les lundi matin au cours d’une séance de travail frénétique, nous le défaisions le mercredi après-midi, pour le refaire de nouveau deux jours plus tard. Ce foisonnement d’idées, de contacts, d’énergie, nous a permis de bâtir les projets les plus consensuels comme les plus extravagants, de nouer des contacts dans le monde entier, d’élaborer un réseau fabuleux, de créer des passerelles interculturelles, des ponts d’Humanisme, et des autoroutes de bienveillance. C’est d’ailleurs avec une extrême bienveillance qu’Edmond a rédigé une critique de mon dernier film FAERYLAND (http://www.edmondsimeoni.com/FAERYLAND-LE-FILM-HUMANISTE-DE-LA-CAUSE-ANIMALE_a524.html).

On retrouve également cet esprit de bienveillance dans  »Lettera a l’umani », qui est le testament de Pasquale Paoli dans  »la Révolution Corse » qu’interprète Edmond Simeoni. Dans mon esprit la filiation entre Pasquale Paoli et Edmond Simeoni a toujours été une évidence. C’est pourquoi au moment d’enregistrer  »Lettera a l’umani », il semblait évident que ce texte ne pouvait-être lu pour la première fois que par Edmond.

LA MARCHE DE L’HISTOIRE, a remis brièvement la lumière sur ce titre. L’émission de Jean Lebrun était vraiment très intéressante :  »Bonaparte jeune a donné une interprétation du personnage qu’on peut dire nationaliste : à l’entendre, Paoli, au milieu du XVIIIème siècle, avait édifié dans l’île un « trône de liberté » que les Français avaient ensuite noyé dans le sang en 1769. Lors de sa défaite, Paoli avait été accompagné jusqu’au bout par le père de Bonaparte alors que d’autres notables. Et puis il y a une interprétation plus précautionneuse. Elle insiste sur la fécondité des traditions communautaires de l’île dont Paoli était, à sa manière, l’héritier. Au cœur de la Constitution corse de 1755 tant admirée, se tenait l’assemblée, la Consulta. Mais le rôle de l’assemblée est établi en Corse bien avant cette époque. C’est à elle qu’incombait par exemple la gestion de la Terre du commun dans les villages. La proclamation de l’égalité et, en même temps, l’appel au sacrifice des intérêts individuels à l’intérêt général, ce sont des idées que  les pionniers de la forme républicaine au XVIIIème  attribuent volontiers à Paoli mais ce sont aussi des motifs qu’on peut identifier bien auparavant dans la singularité corse ». Vous trouverez ci-dessous le texte en langue corse de  »Lettera a l’umani » et une traduction pour les non locuteurs.

LETTERA A L’UMANI

Stracciata, in duie stonde in un fiume

purtendu u cuncettu maiò di e nazione

i nostri antenati, in tempu di lume

anu scrittu, una prima custituzione

Per mustrà à lu mondu, per difende

i diritti di i populi, à dispone da per sè

Sapendu chì l’omu, di l’omu dipende

Erede di Giacintu, è di u primu rè

Pasquale porta l’idee generose, è a vulintà,

di a migliuranza materiale è murale

di a tulleranza, di a ricerca di a verità

di u perfezziunamentu, intellettuale è suciale

di u rispettu, di a libertà di cuscenza

A Corsica regina, tempiu di machja

di simboli, di rituale, di speranza

di curaghju, quandu u paisanu marchja

I nostri eroi antichi, circhendu a libertà

anu prima inventatu, una demucrazia

Luttendu per i famiti è a fraternità

anu cacciatu a viulenza, è l’inghjustizia

Iè, a Corsica si hè persa qualchi volta

in i paradossi, è e cunfusione di a storia

ma ogni volta, ogni volta, in ogni lotta

dopu ogni disfatta, ci hè stata una vittoria

dopu ogni suffrenza, una resistenza superiore

una forza inattesa, per truvà i camini fiuriti

di l’umanità, di a saviezza, di l’amore

di a necessità vitale di campà fieri è arritti

Avà ch’hè spuntata una demucrazia

mi piace a sugnà in rima è puesia

chì una fraternità universale sia

Magà Ettori, Aiacciu 1999

LETTERA A L’UMANI (Lettre aux humains)

Déchirée en un instant dans un fleuve,

portant le concept suprême des Nations,

nos anciens à l’époque des Lumières

ont écrit une première constitution,

pour montrer au monde, pour défendre

les droits des peuples à disposer d’eux-même.

Sachant que l’homme dépend de l’homme,

sur la terre de Ghjacintu (Paoli) et du premier roi,

Pasquale porte l’idée généreuse et la volonté,

de l’amélioration matérielle et  morale,

de la tolérance, de la recherche de la vérité

du perfectionnement intellectuel et sociale,

du respect, de la liberté de conscience.

La Corse, temple de verdure (maquis), de développement, de rituels,

d’espérance, de courage, quand le paysan marche.

Nos anciens héros, en cherchant la liberté, ont d’abord inventé une démocratie.

Luttant pour la famille et la fraternité, ils ont supprimé la violence et l’injustice.

Oui, la Corse s’est perdue quelque fois dans le paradoxes de l’Histoire.

Mais chaque fois, dans chaque lieu, après chaque défaite, il y a eu une victoire,

après chaque souffrance, une résistance supérieure,

une force inattendue pour trouver les chemins fleuries de l’Humanité,

du salut, de l’amour, de la nécessité vitale de vivre fiers et debout.

Maintenant que nous avons une démocratie, j’ai envie de rêver en rimes et poésie,

qu’advienne une fraternité universelle.

 »Lettera a l’Umani » (extrait de  »la Révolution Corse » écrit et mis en scène Magà Ettori)
interprète : Edmond Simeoni – auteur : Magà Ettori – compositeur : Patrice Bernardini

Emmanuel Djob, sur les traces d’un titan de la musique

Emmanuel Djob - tournage Faeryland - photo Jacques Viallon
Emmanuel Djob – tournage Faeryland – photo Jacques Viallon

Samedi le Zénith-Sud de Montpellier, ploiera sous la puissance d’Emmanuel Pi Djob ! Après le tournage de LOOK INTO MY EYES, le clip d’un des titres phares de son nouvel album  »Get on board », Emmanuel Djob est reparti à pas de géant pour une nouvelle scène, plus belle, plus grande, où il pourrait partager son art avec beaucoup plus de monde. Je suis toujours ravi de filmer Emmanuel, tant sa sincérité transparaît à l’écran. Quand un réalisateur choisi un comédien, c’est souvent dû au fait que le réalisateur le connaît, que l’artiste à un talent immense, qu’il correspond pleinement au rôle. Parfois, il s’agit de choix lié à la production, voir à la demande d’une chaîne de TV, mais c’est une autre histoire. Ayant déjà tourné avec Emmanuel, je savais qu’il correspondait pleinement au rôle que je lui proposais dans Faeryland, mais je savais surtout qu’il allait apporter au tournage tout ce qu’il avait de meilleur en lui, son talent, sa voix de baryton si singulière, puissante et grave, sa maîtrise chirurgicale de l’émotion, sa volonté, et une nature généreuse. Samedi Emmanuel sera sur scène, alors que la cinquième saison de  »The Voice » débute. J’y vois un signe positif. Le lancement de la nouvelle saison, ne pouvait que me rappeler dans quelles circonstances, j’ai vu Emmanuel la première fois ; je suivais avec une grande attention et pour la deuxième année consécutive  »The Voice », car des amis y participaient. Et là, dans un grand sourire amical, un séisme est arrivé sur scène. Dès les premières notes de  »Georgia of my mind » les coachs ont été bluffés, les 4 fauteuils se sont retournés, et je suis resté figé devant mon écran. Quelques jours et quelques coups de téléphone plus tard, je retrouvais Emmanuel pour le tournage d’un de mes films  »Le Dernier Clan » une saga familiale évoquant la mafia corse, sur fond de trafic d’animaux (déjà). Alors qu’il venait d’être encensé par la presse nationale et acclamé par des millions de téléspectateurs, alors qu’il bénéficiait d’une visibilité sans précédent, Emmanuel se présenta sur le plateau comme je l’imaginais : humble, efficace, et hyper professionnel. Assis sur un fauteuil de bar, installé sur une scène, dans un établissement de nuit, Emmanuel entonna un fabuleux  »Amazing Grace » à capella. En trois prises nous venions de capter la plus fabuleuse performance vocale, à laquelle il m’avait été donné d’assister. Le frisson était tel, que le chant achevé personne n’avait songé à couper la prise, et la caméra tourna encore longtemps. Et lui simple, souriant, demandant si cela me convenait… que dire ? Waouw ! Tout simplement. Je l’ai vu reproduire cette prouesse incroyable, il y a quelques semaines devant 5000 personnes alors que nous tournions LOOK INTO MY EYES, le clip officiel de Faeryland. Il est comme ça Emmanuel, peu importe le nombre, tant qu’il a l’ivresse du chant. Donc Emmanuel, sera ce samedi au Zénith-Sud de Montpellier, mais pas seul. Il sera accompagné pour l’occasion par son groupe Afro-Soul-Gang, trois troupes de danse, les performeurs-danseurs de Jean-Paul Wabotaï et Angelo Carmont, l’ensemble de cordes Contrepoint dirigé par Franck Fontcouberte et l’ensemble Afro-Soul-Mass-Choir, fort de 500 choristes de France et d’Europe sous la baguette de Joël Rhino. Il recevra aussi sur scène Rodha Scott et Francis Lalanne (que j’ai déjà eu le privilège de diriger pour un de mes films). Ce n’est pas un géant que nous retrouverons samedi, mais une armée de géants, le choc des titans. Je vais être obligé d’enregistrer  »The Voice », car du Zénith au Nadir nous serons tous avec Emmanuel Pi Djob.

L’Institut Citoyen du Cinéma initie les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité »

Abolition tauromachie - assises du monde animaliste et de la biodiversite
Sandra Esteves, Souad Amidou, Marco Vallaud – Photo Christophe Cagnard

Les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » organisé par l’Institut Citoyen du Cinéma se sont ouvertes le samedi 9 janvier 2016 à l’Espace Jean-Dame à Paris, et se poursuivront à Nîmes les 14 et 15 janvier dans le cadre du procès de Rodilhan (1).  

Lors de la cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » à Paris, la tauromachie a été symboliquement abolie dans un happening militant  »au nom du peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie. Etaient présents pour cette cérémonie d’ouverture, de très nombreux officiels et des personnalités issues du monde de la politique, de la culture, des médias, de la société civile, des responsable d’ONG ainsi que des militants d’associations de la protection animale, de la biodiversité et de l’environnement. Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma) a initié la rencontre en précisant que ces assises se situaient dans le cadre de la COP22 qui se déroulera à Marrakech en novembre prochain, mais qu’il lui avait semblé fondamental – à six jours du procès de Nîmes – de mettre l’accent sur l’abolition de la tauromachie en France. Aziza Nait Sibaha, journaliste spécialisée en politique internationale mais également présidente de l’association Comme Chiens et Chats a ensuite pris la parole pour expliquer les enjeux du monde animaliste pour la COP22, insistant sur l’obligation pour le Maroc de réfléchir en termes de respect et d’éco-tourisme.

Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe) et Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe) ont ensuite évoqué le caractère illicite de la corrida, et le contexte particulièrement difficile du procès de Rodilhan qui porte une charge émotive intense.

La cérémonie d’ouverture s’est poursuivie avec une performance artistique avec Souad Amidou, Sandra Esteves, Marc Vallaud, Zeskiouss, Myke Vangout, au cours de laquelle a été symboliquement abolie la tauromachie, puis par la projection de FAERYLAND (https://www.facebook.com/faerylandlefilm), le film humaniste de la cause animale réalisé par le Magà Ettori.

De nombreuses personnalités et artistes  liés à la cause animale (Matthieu Ricard, Mylène Demongeot, Souad Amidou, Emmanuel Djob, …), et plusieurs centaines de militants ont participé au tournage de Faeryland dont les rôles principaux sont tenus par Yves Duteil et Ariakina Ettori. FAERYLAND est une fiction basée sur une enquête réalisée par l’Institut Citoyen du Cinéma en partenariat avec les grandes associations de la cause animale dans de nombreux pays. Le tournage s’est déroulé de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la  France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Les décors et les paysages sont somptueux, et les animaux filmés sont des personnages du film.

Après voir été projeté dans le cadre de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), au sénat en décembre dernier, et au moment de la cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité », FAERYLAND (ww.faeryland-lefilm.com) sera présenté le 14 janvier au Kinepolis de Nîmes (https://www.helloasso.com/associations/institut-citoyen-du-cinema/evenements/abolition-de-la-corrida-14-janvier-2016-a-nimes) pour une soirée particulière. Les médias et les militants pourront évoquer cette première journée de procès après la projection de FAERYLAND et du clip musical d’Emmanuel Djob également réalisé par Magà Ettori et également en lien avec le monde animal. Emmanuel Djob la star du The Voice 2013, dont l’album vient de sortir et qui donnera un concert exceptionnel le 30 janvier au Zénith de Montpellier.

Le lendemain, pour la seconde journée de procès, l’Institut Citoyen du Cinéma propose de poursuivre les  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » au QG des abolitionnistes qui sera installé près du tribunal, face aux arènes. Un nombre important de personnalités du monde animaliste sont attendues à cette occasion pour débattre des enjeux pour la COP22.

Si la 22eme Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique a été évoqué lors du débat qui a conclut la rencontre des assises à Paris, c’est la question de la tauromachie qui est restée au centre des échanges. Le débat animé par deux journalistes de grand talent, Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons) s’intitulait :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes ». Sont intervenus dans ce débat difficile Gilbert Giacomoni (économiste, chercheur associé, Agro ParisTech), Sandra Esteves (militante, activiste) Aziza Nait Sibaha (journaliste, association Comme chiens et chats), Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma), Christophe Lepretre (Animavie). Des débats où tous les aspects de la tauromachie ont été évoqués (politique, financements, fréquentation, morale et éthique, caractère illégale, abolition, …). Que ce soit dans les panélistes, ou dans le public l’argument majeur qui a été évoqué est le caractère illégal de la tauromachie qui bénéficie de passe-droit dans douze départements en France. Des débats qui promettent des rencontres passionnantes et passionnées lors du procès à Nîmes la semaine prochaine (https://www.facebook.com/events/989692277762194/).

Si la lecture du texte et la proclamation de l’abolition de la tauromachie (2) par Souad Amidou, Sandra Esteves et Marc Vallaud a donné lieu à une standing ovation (vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=8XXz_MQk7hk&feature=youtu.be), il est probable qu’elle ne soit pas du goût du monde taurin déjà bien en difficulté.

– Jeudi 14 janvier 20h – Kinepolis Nîmes 130 Rue Michel Debré, 30000 Nîmes – https://www.facebook.com/events/989692277762194/

– Vendredi 15 janvier 11h : QG des abolitionnistes – Salle Picasso – Hôtel du cheval blanc – 1 place des arènes – 30000 Nîmes

https://www.facebook.com/events/965356446845894/

 

 (1) Les 14 et 15 janvier prochains au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce sont pas moins de 18 aficionados qui comparaîtront pour « violence en réunion ou vol en réunion », dont Serge Reder (le maire de Rodilhan) et un torero. Les faits remontent à octobre 2011, quand de violents incidents ont opposé des pros-corrida et des militants de la cause animale.  Ces derniers, des hommes et des femmes enchaînés, sans défense, ont été roués de coups de poing et de pied, à la tête et dans le dos, traînés par les cheveux, aspergés à la lance d’arrosage, allant même jusqu’à arracher un soutien-gorge et l’exhiber en trophée, pratiquant des d’attouchements sexuels. Une quarantaine de plaintes ont été retenues.

(2) Le peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, déclare :

Ce que l’Humain a fait, l’Humain peut le défaire. Depuis 1850, la loi Grammont réprime les mauvais traitements infligés à tous les animaux domestiques. La tauromachie était par conséquent interdite en France lors de son introduction en 1852. Cette pratique illégale a perduré pendant un siècle, avant d’être tolérée à posteriori le 24 avril 1951 par la loi  »Ramarony-Sourbet », qui précise – à propos des courses de taureaux – que  »des sévices graves et des actes de cruauté » sont légaux en cas de  »tradition locale ininterrompue ».

Il est établi que la tauromachie, qui induit sans exception des mauvais traitements envers des animaux captifs, contrevient aux dispositions, à la fois du Code Civil, du Code Rural et du Code Pénal. Par ailleurs, la tauromachie est toujours considérée comme illégale et relève d’un délit réprimé partout sur le territoire national, à l’exception de douze départements du sud du pays où ce délit est exempté de peine. Cette exception géographique compromet l’égalité des citoyens devant la loi, en violation de la Constitution de la cinquième République.

Considérant l’Article 515-14 du Code Civil, déclarant que  »Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. »

Considérant l’Article L214 du Code Rural, qui énonce d’une part que  »tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (alinéa 1), et d’autre part  »qu’il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité » (alinéa 3).

Considérant l’Article 1er de la Constitution du 5 octobre 1958 qui définit les fondements de la République comme suit :  »La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Le peuple de France, majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, exerce sa souveraineté telle que définie à l’Article 3 de la Constitution. En effet, aucune loi n’est au-dessus de la Constitution, aucun représentant du Peuple n’est au-dessus de la souveraineté du Peuple.

Le peuple de France majoritairement favorable à l’abolition de la tauromachie, décrète à l’unanimité, que la tauromachie est abolie en France.

Les assises du monde animaliste et de la biodiversité et abolition de la tauromachie

25e Prix Artiste Citoyen du Monde - SENAT 5 - MAGA ETTORI
crédit photo : Jacques Viallon

Du 9 janvier au 9 juin 2016,  l’Institut Citoyen du Cinéma organise  »les assises du monde animaliste et de la biodiversité ». Tout commence par un, et en l’occurrence par une rencontre extraordinaire où sera aboli la tauromachie. Le samedi 9 janvier 2016,  à l’Espace Jean Dame à Paris (17 rue Léopold Bellan – 75002). Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la préparation de la COP22 qui se déroulera en novembre 2016 à Marakech. Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris) et Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats) interviendront lors de la cérémonie d’ouverture. Cette rencontre s’inscrit dans le plus extraordinaire procès qu’ait connu la tauromachie en France, qui se déroulera les 14 et 15 janvier prochains au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce sont pas moins de 18 aficionados qui comparaîtront pour « violence en réunion ou vol en réunion », dont Serge Reder (le maire de Rodilhan) et un torero. Les faits remontent à octobre 2011, quand de violents incidents ont opposé des pros-corrida et des militants de la cause animale.  Ces derniers, des hommes et des femmes enchaînés, sans défense, ont été roués de coups de poing et de pied, à la tête et dans le dos, traînés par les cheveux, aspergés à la lance d’arrosage, allant même jusqu’à arracher un soutien-gorge et l’exhiber en trophée, pratiquant des d’attouchements sexuels. Une quarantaine de plaintes ont été retenues. Les représentants du CRAC Europe seront exceptionnellement présents à Paris pour participer à la conférence de presse et au débat organisé dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » par l’Institut Citoyen du Cinéma.

Près de deux mille personnes du monde de la culture, des médias, des arts du spectacle, et surtout plus de deux cent hommes et femmes politiques, élus (parlementaires, députés européens) se sont déclarés pour l’abolition de la tauromachie. C’est pourquoi, à l’occasion des premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité », l’Institut Citoyen du Cinéma abolira la tauromachie en France.

Après voir été projeté dans le cadre de la 21e Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP21), puis au sénat en décembre dernier, FAERYLAND le film humaniste de la cause animale réalisé par le cinéaste Magà Ettori, sera présenté en avant-première dans le cadre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité ». De nombreuses personnalités et artistes  liés à la cause animale (Matthieu Ricard, Mylène Demongeot, Souad Amidou, Emmanuel Djob, …), et plusieurs centaines de militants ont participé au tournage de Faeryland dont les rôles principaux sont tenus par Yves Duteil et Ariakina Ettori. FAERYLAND est une fiction basée sur une enquête réalisée par l’Institut Citoyen du Cinéma en partenariat avec les grandes associations de la cause animale dans de nombreux pays. Le tournage s’est déroulé de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la  France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Les décors et les paysages sont somptueux, et les animaux filmés sont des personnages du film. FAERYLAND comporte en exclusivité des images du  »lynchage de Rodilhan » qui donnera lieu au procès de Nîmes les 14 et 15 Janvier prochain.

Les premières  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se concluront par un débat animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons), intitulé :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes ». Interviendront dans ce débat Gilbert Giacomoni (économiste, chercheur associé, Agro ParisTech), Alain Pozarnik (ancien Grand Maître de la Grande Loge de France), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe), Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Aziza Nait Sibaha (Journaliste et Présidente de l’association Comme Chiens et Chats), Magà Ettori (cinéaste, président de l’Institut Citoyen du Cinéma).

Les prochaines rencontres des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » se dérouleront les 14 et 15 Janvier prochains lors du procès de Nîmes. FAERYLAND sera projeté le 14 janvier à 20h au Kinepolis de Nîmes, ainsi que le clip d’Emmanuel Djob  »look into my eyes » réalisé par Magà Ettori à l’occasion du Zenith et de la sortie de l’album d’Emmanuel Djob. Après la projection de FAERYLAND, faisant suite à la première journée de procès, la parole sera donnée aux victimes et aux militants.

Le 15 janvier, pour la dernière journée du procès, l’Institut Citoyen du Cinéma organise des débats dans le cadre d’une nouvelle rencontre des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » au QG des abolitionnistes situé en face du tribunal de Nîmes, aux pieds des arènes.

Programme des assises à Paris (09/01/2016)

– 14h15 conférence de presse publique : Rodilhan, le procès de la honte avec Franck Andrieux (porte-parole du CRAC Europe), Roger Lahana (vice-président du CRAC Europe)

– 14h45 : cérémonie d’ouverture des  »assises du monde animaliste et de la biodiversité » en présence de Jacques Boutault (maire du 2e arrondissement et conseiller de Paris), Aziza Nait Sibaha (journaliste, chroniqueur, politique Internationale, cause animale)

– 14h55 : Abolition officielle de la tauromachie, et performance avec Zeskiouss, Myke Vangout, Marc Vallaud, Sandra Esteves, Souad Amidou

– 15h00 : projection de FAERYLAND, le film humaniste de la cause animale de Magà Ettori

– 17h00 à 18h débat :  »La fin de la tauromachie et les nouveaux enjeux humanistes » animé par Robert Philomé (auteur, journaliste France 24) et Audrey Szebesta (journaliste, association Respectons)

 Lieux des Assises en janvier

 Samedi 9 janvier 2016 14h15 : Salle Jean Dame 17 rue Léopold Bellan, 75002 Paris

Jeudi 14 janvier 20h – Kinepolis Nîmes 130 Rue Michel Debré, 30000 Nîmes

Vendredi 15 janvier 11h : QG des abolitionnistes – Salle Picasso – Hôtel du cheval blanc – 1 place des arènes – 30000 Nîmes

 Réserver une place

 https://www.helloasso.com/associations/institut-citoyen-du-cinema/evenements/la-fin-de-la-tauromachie

Décalage horaire

FAERYLAND (Magà Ettori) DECALAGE HORAIRE - France BleuPour ceux qui pensent que Corse rime avec racisme, xénophobie et haine, je vous suggère de me retrouver aujourd’hui en direct à 12h05 dans l’émission  DECALAGE HORAIRE où nous étions invités avec mes amis Yves Duteil pour son interprétation dans FAERYLAND (www.faeryland-lefilm.com), le journaliste Jacques Renucci et Marc Vallaud le président du Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales. Dans cet émission , nous évoquons à de nombreuses reprises la bienveillance, l’amour, la fraternité, la passion qui cimentent notre amitié depuis de longues années. Cet entretien a été enregistré avant la COP21, avant les attentats, avant les élections régionales où le FN a obtenu 40% des voix (10% en Corse), avant les récents événements d’Ajaccio. Je remercie France Bleu RCFM et Evelaine Fontana, de programmer cette émission aujourd’hui, elle prend tout son sens après ce qu’il s’est passé ces dernières 48 heures. Je suis né et j’ai grandi en Corse, chaque parcelle de mon être appartient à cette terre, à cette culture et à ce peuple, mais vous découvrirez aussi que j’étais, je suis et je serais toujours un citoyen du monde, un vegan et un humaniste sincère. Être corse et citoyen du monde est parfaitement compatible, et tellement évident.

écoutez en direct : https://www.francebleu.fr/rcfm

Faeryland, la nation mosaïque

Yves Duteil dans Faeryland (photo Jacques Viallon)
Yves Duteil dans Faeryland (photo Jacques Viallon)

William (Yves Duteil), le narrateur dans le film FAERYLAND, évoque une  »nation mosaïque »  :   »Dana restait très maternelle. Elle aimait particulièrement cette diversité qui composait sa tribu. Une nation mosaïque où chacun pouvait rivaliser de beauté et de panache.  Une nation mosaïque, l’espoir de Dana. Tous pareils et tous différents (extrait Faeryland) ». C’est à ce passage du film que je pensais aujourd’hui alors que nous élaborions deux nouveaux partenariats, le premier avec la très renommée pâtisserie  parisienne  »Vegan Folie’s », la seconde avec  »Parisobiotiful » le premier guide et annuaire du bio dans la capitale. Ces partenariats viennent s’ajouter à une liste déjà fabuleuse de personnes anonymes ou célébrités, militants ou sympathisants, artistes, journalistes, techniciens du 7eme art, riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes (et même les animaux), politiques, médias, entreprises, fondations, Institutions qui viennent nous soutenir dans notre engagement autour de FAERYLAND. Il est impossible de faire la somme de toutes ces énergies, de toute cette communauté plurielle et passionnée. Il n’est pas une étape de notre activité, qui n’ai été portée par le souffle du groupe.  Oui FAERYLAND est une oeuvre engagée, qui a trouvé des soutiens sur les cinq continents, oui FAERYLAND est une oeuvre positive et bienveillante qui croit en la cause humaine, oui FAERYLAND est une oeuvre optimiste mais réaliste qui défend la cause animale, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend le cinéma indépendant, la liberté de création et la liberté d’expression,  oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend l’amour et la générosité, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend la magie, le merveilleux, le fantastique, oui FAERYLAND est une oeuvre qui défend la nation mosaïque qui est composée du vivant et de l’ensemble de la biodiversité, car il n’existe pas d’alternative heureuse hors la nation mosaïque.

Partenaires : lien vers FAERYLAND

L’humanité jaune-espoir

PANTHEON (blog Magà Ettori)Samedi 5 septembre 2015, on projette FAERYLAND dans un temple du cinéma indépendant, le St-André des Arts, dans le quartier St-Germain à Paris. A droite un restaurant végétarien, à gauche un pub irlandais, c’est un signe. Une heure avant la séance, les spectateurs se pressent pour être certains d’être là pour l’avant-première mondiale. Samedi 5 septembre 2015, les spectateurs applaudissent à tout rompre, la salle résonne de leur clameur et de leur bravo, c’est enivrant. Le public est ému, le public est en larmes, le public est conquis, nous avons été sincères et le résultat est là. Le débat qui suit est passionné et passionnant. Samedi 5 septembre 2015, Une vague jaune submerge Paris : des centaines, des milliers, des millions, des milliards de voix s’élèvent dans la rue, en rythme cadencé. A l’appel du micro, les mégaphones crépitent, les poing serré se lèvent, la mélopée s’installe :  »Pour les animaux fermons les labos, fermons les labos, fermons les labos… La libération on la veut maintenant … quand ? » et la vague jaune de répondre  »MAINTENANT !  Samedi 5 septembre à l’appel du Collectif Contre L’Expérimentation et l’Exploitation Animale, des justes ont marché, des justes ont scandé que l’Humanité serait bien meilleure teinte de jaune-espoir.

Faeryland (teaser 1)

L’HISTOIRE : En conflit permanent, les humains, les dieux et les2 animaux ont été chassés du Sidh, et vivent désormais sur Faeryland. Les hommes ont pris durablement le pouvoir et dominent les espèces. En quelques millénaires,  ils ont occupé l’espace, modifié les climats et saccagé la planète. Leurs expériences en manipulation génétique ont engendré un terrible fléau, un virus qui pourrait faire disparaître toutes formes de vies sur Faeryland. Le dieu-druide Cathbad est le seul à pouvoir sauver la planète, mais pour y arriver il doit retrouver le Graal.

– site du film : http://www.faeryland-lefilm.com

– page facebook : https://www.facebook.com/fearyland

Le cinéma fête ses 120 lumières

Frères Lumière (Magà Ettori - blog)Nous fêtons cette année les 120 ans du cinéma, oui seulement un peu plus d’un siècle de 7e art. L’oeuvre qui marqua la naissance du cinéma le 19 mars 1895 est :  »la sortie de l’usine Lumière à Lyon ». L’américain Thomas Edison avait déjà inventé en 1891 la première caméra de cinéma (le Kinétographe), un appareil qui permettait de voir des films, mais individuellement (le Kinétoscope), Louis Lumière met au point en 1895 une nouvelle invention, le Cinématographe, à la fois caméra et projecteur.  Avec la possibilité de voir des films sur grand écran, les Lyonnais Louis Lumière et son frère Auguste vont jouer un rôle essentiel dans la naissance du spectacle de cinéma et d’une industrie, développée par Léon Gaumont dès 1895, et par Charles et Emile Pathé qui créent leur société en 1896. Les frères Lumière tourneront notamment pendant l’été 1895 «L’Arroseur arrosé». La première projection publique de leurs films aura lieu le 28 décembre 1895 au Salon indien de l’hôtel Scribe à Paris. Début 1896, ils montrent le célèbre  »L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat », avant d’envoyer des opérateurs réaliser près de 1500 vues cinématographiques dans le monde entier. Une bien belle aventure pour un art qui est né en noir et blanc et muet.

Sport & cinéma

ARIAKINA ETTORI - ONDALINA ETTORI - RENCONTRES DU CINEMA NEO CONTEMPORAIN 2012 - Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel - LE PLUS COURT EN CORSE - Musée de la Corse2012, la fin du calendrier Maya, a vu se succéder de très nombreux événements liés aux festivités du 20ème anniversaire de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel ( »La conquête des ondes », signature de la  »Charte Ciné Corsica »,  »Assises de la Culture », ateliers, tournages, projections, débats, …). Il nous importait de conclure cette année faste, par un feu d’artifice culturel et cinématographique : la deuxième édition des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». Un alibi  pour faire entendre la voix des créateurs, certes, mais une vraie réussite au vu de la qualité des œuvres projetées.  Le thème choisi pour ces rencontres est   »sport & fin du monde ». Le sport dans le cinéma donne à réfléchir. Lié à d’autres thèmes comme l’amour, la haine, la rédemption, la réussite sociale, le sport apporte un éclairage différent sur nos vies et nos sociétés. Il met en scène des histoires ou tout est possible le temps d’un match, d’une course, d’un combat ou d’un entraînement. Il offre la vision d’un monde meilleur, où certains fléaux de la pensée humaine tel que le racisme, l’intolérance, la cupidité, la bêtise, l’orgueil –  j’en passe et des meilleurs -, ont moins d’importance. En effet, dans ce type de films le Bien l’emporte souvent, et à la fin la justice est rendue. Ok, ok, ne me citez pas toutes les tragédies, longue vie aux chevaliers blancs. Les mondes du cinéma et du sport semblent bien différents, et pourtant ils comportent nombre de points communs : des stars et des étoiles filantes, des spectateurs, des acteurs, et des performances bonnes ou mauvaises, du spectacle, de la concentration, des gestes et des mots rituels, des attitudes, du dépassement de soi, de la compétition, de l’argent… Ah ! J’entends un bruissement lointain ? la litanie de Tom Cruise dans  »Jerry Maguire » :  »show me the money (gagne moi le blé) » ; à moins qu’il s’agisse des  affiches des Rencontres du Cinéma Néo Contemporain emportées telle la plume de  »Forrest Gump ». Sur ces affiches, nous avons voulu y rendre hommage à Raimu et Fernandel en adaptant l’image des  »Rois du Sport » (autant que faire ce peu) ; autre possibilité – à propos du bruissement – peut-être qu’il s’agit des échos de la pièce deFrancis Veber qui conclue notre manifestation,  »Cher Trésor » avec Gérard Jugnot, Alexandra Vandernoot, Eric Le Roch, Michèle Garcia, Philippe Beglia et Claude Brécourt. Platon était d’avis que la pratique du sport est essentielle pour les gardiens de la cité,  »mens sana in corpore sano ». L’inventeur de la théorie des idées assurait :   »on ne s’engage dans la gymnastique qu’avec l’objectif d’éveiller l’ardeur morale de sa nature ». L’activité sportive doit donc revêtir – selon Platon – un rôle éducatif, mais un rôle tel que le sport ne peut valoir qu’en tant qu’il sert autre chose – le caractère, la personnalité, et bien entendu  l’âme. Montaigne ajouterait que les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables. Nos instructeurs sont pléthores tant dans le sport que dans le cinéma. Magiciens, mystificateurs de l’instant, passés maîtres dans l’art de distiller du plaisir à son public, les sportifs comme les cinéastes savent, créer de l’émotion. Un travelling parfaitement exécuté ou inattendu, une balle dans un filet, un mot, un regard, un sourire, une larme, un baiser, une défaite, une victoire, oh oui LA victoire, un vrai happy end de cinéma. Quand les héros luttent contre le destin, que Goliath est un peu trop grand, une équipe trop puissante, un pont trop loin, une femme trop femme, … et que contre tout attente, dans la sueur et les larmes, la victoire s’arrache telle une conquête inaccessible, ça c’est de l’émotion, ça c’est le graal du cinéma, la quête suprême. Dés les prémisses du cinéma, les créateurs se sont emparés de ce sujet hautement cinégénique qu’est le sport. On ne compte plus les chefs-d’œuvres depuis  »La Course à sac » filmée par les frères Lumière en 1895, considéré comme le premier film sur le thème du sport, au  »Stratège » de Bennett Miller en passant par  »Les Chariots de feu »,  »Le Meilleur »,  »Coup de tête »,  »The Last Boy Scout »,  »Space Jam »,  »Goal’‘,  »L’Enfer du Dimanche »,  »Finding Forrester »… Et nous ne parlerons pas du noble art, si, un peu tout de même. La boxe est à ce jour le sport le plus représenté sur grand écran. En soi, la boxe constitue un sport et un divertissement spectaculaire, certes, mais aussi un sport extrême, susceptible d’entraîner la mort. Ne serait-ce que cela, suffit à en faire un bon sujet pour le cinéma. Eros et Thanatos sont définitivement des stars du grand écran. La boxe réunit tous les ingrédients du conte pour adulte. Le boxeur suit souvent un parcours initiatique (parfois en 3 actes) comme les odyssées et les aventures antiques : jeune, sous l’impulsion d’un mentor aussi appelé un passeur, débute son initiation, non seulement des rouages de sa discipline mais aussi et surtout des meilleures valeurs morales et physiques. Puis vient l’ascension vers la gloire, le passage de l’ombre à la lumière. Arrive ensuite l’heure de la défaite, de la déchéance, de la mort même et, parfois oh sublime joie, de la rédemption. Que de films sur la boxe suivent cette construction scénaristique, et parmi les plus remarquables  :   »Gentleman Jim » de Raoul Walsh,  »Body and Soul » de Robert Rossen,  »The Set-Up » de Robert Wiise, la saga  »Rocky Balboa » de Sylvester Stallone,  »Raging Bull » de Martin Scorsese,  »Hurricane Carter » de Norman Jewison,  »Ali » de Mickaël Mann,  »Million Dollar Baby » de Clint Eastwood,  »De l’ombre à la lumière » de Ron Howard, et  »Le dernier Clan » de votre dévoué serviteur. Le film/sport peut-être beaucoup plus grand, beaucoup plus ample que le parcours d’un seul individu :  »Invictus », un autre film signé Clint Eastwood, retrace l’histoire d’un homme, d’un peuple, d’une nation qui se hisse près des cieux grâce au rugby. Le cinéaste a réussi à retranscrire tout ce que le sport a de plus fort. Il se situe en 1995, sous le régime de l’Apartheid, alors que la coupe du monde de rugby se joue en Afrique du Sud. Nelson Mandela, élu président depuis peu, homme sage, intelligent, serein, et plein de convictions, va mener un combat pour le pardon et la réunification de son peuple grâce à ce tournoi. ‘’9, un chiffre, un homme » est un film écrit par Tony Parker lui même et par le réalisateur corse Jean-Marie Antonini. Le basketteur se livre dans un documentaire autobiographique. Il raconte son parcours depuis ses débuts jusqu’à ses trois titres en NBA, dévoilant une part de son intimité :  »je voulais que mes fans sachent dans quel milieu j’ai grandi, les gens qui m’entourent et m’accompagnent dans ma carrière, et surtout la place de la famille dans ma vie. Quand j’étais gamin, lorsque je regardais les vidéos sur Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird…, je me suis toujours dit que j’en ferais aussi sur ma carrière ». Ah la valeur de l’exemple, l’esprit du sport.  »9, un chiffre, un homme » sera diffusé sur la Place St-Nicolas à Bastia dans le cadre d’un partenariat avec Uniti per Natale, une association dont l’objectif est de combattre la précarité et de promouvoir la diversité. Près de 500 personnes sont attendues pour le repas de gala offert sous chapiteau, où seront présents de nombreux artistes et sportifs de haut niveau. Le lendemain toujours sur la place centrale de Bastia, de nombreuses activités culturelles et sportives seront organisées. L’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel Corse y diffusera des créations de jeunes insulaires sur les thèmes du sport. Des films qui seront également diffusés au Cinéma le Studio à Bastia et à Furiani dans le cadre d’un partenariat avec notre ami René Viale dont le soutien jamais démenti a permis de mettre en place l’opération des  »Jeunes Etoiles du Cinéma Corse ». Ondalina et Ariakina Ettori animent avec passion Ciné Rinovu, la pépinière des jeunes cinéastes, qui organise au sein des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». plusieurs ateliers d’éducation à l’image, tournages et projections. Nous arrivons à la fin… pas du Monde mais de cet édito et bien entendu, je n’ai cité que le quart du dixième des personnes qui ont collaboré à l’organisation de cette manifestation ; j’espère qu’elles ne m’en tiendront pas grief. Pour en savoir plus, je vous invite à prendre connaissance du programme complet et plus particulièrement du JOUR LE PLUS COURT organisé par le Centre National de la Cinématographie sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication et dont le relais en Corse est l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel. Sonia, Isabelle, Hélène et tous les autres ainsi que l’Agence du Court Métrage ont fait un travail formidable, et nous avons humblement essayé d’être le meilleur relais possible en Corse. Les projections sont passées d’une unique projection en 2011 à quarante-quatre projections en 2012, notre action et celle de nos partenaires – en particulier la Falep (Héloïse Pendino et Pierre Jean Rubini) a porté ses fruit. C’est aussi ça l’esprit d’équipe. Je voudrais conclure cet édito en évoquant une dernière fois cette lune de miel entre le sport et septième art, qui dure depuis plus d’un siècle. Pour nous autres créateurs cela se résume à produire, produire et produire encore. Ces rencontres sont nos rencontres, vos rencontres. Nous avons une fois de plus tenté de réunir ce qui était éparse, le meilleur de la création insulaire, celle d’ailleurs et de plus loin encore, les diffuseurs, les mécènes, et surtout ceux sans qui le cinéma n’est rien… les spectateurs.

Basgi, Asia

MAGA ETTORI - Marie Antoinette de Sofia Coppola

Pour situer le contexte, nous parlons d’un film auquel j’ai participé doté d’un budget de 40 millions de $, et qui a rapporté à sa production $60.919.189. Mais commençons par le commencement. Un matin, très en retard, je pénètre en trombe dans un bâtiment administratif pour recruter des techniciens pour mon prochain film (si, si ça arrive des fois), quand ma course est stoppée net par une charmante brune, aux yeux clairs, qui me questionne dans un sourire :

 »voulez-vous faire du cinéma ? », grand sourire intérieur du gars qui sait qu’elle ne sait pas.

–  »Non parce que vous avez un look, et que je cherche quelqu’un tel que vous pour un tournage de trois mois. »

Bon ça ne m’interesse absolument pas et je suis en retard mais je lui demande négligemment qui produit ce film. Elle me me murmure comme une confidence : –  »Francis Ford Coppola, c’est lui qui produit le film mais c’est sa fille Sofia qui réalise ».

MAGA ETTORI - Marie Antoinette de Sofia Coppola - Le mariage
Le mariage de Marie-Antoinette

Je la scrute comme si elle venait de dire Francis Ford Coppola, mais je pense que mon regard ressemblait plus à celui de Richard Anconina  dans  »Itinéraire d’un enfant gâté ». Comme elle ne bouge pas d’un iota malgré ses propos propitiatoires, je jette un coup d’œil rapide derrière moi puis tout autour pour détecter la caméra cachée, sans succès. Elle me parle ensuite du salaire, décidément très persuasive. Je ne suis pas du genre à contrarier une jolie femme, surtout quand elle représente un de mes cinéastes favoris. Je lui donne donc mon accord. Le lendemain, à 3h du matin, un taxi Mercedes me conduit au Palais de Versailles, sur le tournage de  »Marie-Antoinette ».

MAGA ETTORI - KIRSTEN DUNST Marie Antoinette de Sofia Coppola
arrivée de Marie Antoinette

Mon ami Jean Tulard a publié un article sur  »Marie-Antoinette », pas très tendre. Il écrit  »Kirsten Dunst dans le film de Sofia Coppola a du charme, mais c’est Versailles à la sauce Hollywood ». Ah l’humour de Tulard, un pur régal. Le jour où je lui ai demandé son email pour lui envoyer un message, lui m’a fait le regard d’Elioth Ness à Al Capone. Mais revenons donc au tournage. Tous les lundi et la plupart des nuits de la semaine, une aile entière du palais de Versailles était consacrée au toilettage, et ravalement de façade. Essayage de costumes et maquillage démontrent bien que tout vaniteux vit aux dépends de celui qui l’écoute. Après cette séance, de  »mon look et de mon physique très intéressant » il ne reste plus grand chose : ni barbe, ni chevelure rousse. Vers 11h, ce sont les sosies qui arrivent. Il déambulent tranquillement, certains récitent un texte, d’autre prennent des photos, et la plupart discutent près de la buvette. Il y a là, très simplement, Jason Schwartzman, Judy Davis, Rip Torn, Marianne Faithfull, Tom Hardy, Mathieu Amalric, Steve Coogan et même le sosie d’Asia Argento. Enfin des sosies, rien de moins sûr.

MAGA ETTORI - Marie Antoinette de Sofia Coppola - Opéra Comique

La sosie de Kirsten Dunst reviendra un peu plus tard dans un sac poubelle. Oui le plastique pour dissimuler la robe de Marie-Antoinette aux paparazzi. Peine perdue d’ailleurs. Tous les comédiens et techniciens présents étaient des paparazzi potentiels et la photo en question s’est rapidement retrouvée à la une de la presse people. Cet usage des photos avec un portable se voulait interdite pendant le tournage, mais est-ce qu’ils pouvaient fouiller plusieurs centaines de personnes chaque jour. Le sosie d’Asia Argento ne s’en privait d’ailleurs pas. Elle m’attrape par le bras et me dit : –  »je vous trouve très beau, on peut se prendre en photo ensemble ? », pouvait-je lui refuser ? Elle tend alors un appareil photo-portable-téléphone à un autre comédien qui nous mitraille. Je pensais qu’elle ne parlait pas de ma modeste personne mais bien de ma tenue, somptueuse. Rien d’étonnant à ce que le film ait reçu l’Oscar de la meilleure création de costumes. La comédienne me demanda mon adresse – pour me faire parvenir une copie de la photo – que je lui ait griffonné sur un bout de nappe, mais alors sans conviction. Je ne pensais pas une seconde qu’une fois fini le tournage, elle prendrait le temps de m’expédier cette photo. Une bise rapide, et à bientôt. Je lui glisse : –  »moi aussi je vous trouve très belle », La Contesse du Barry se retourne me fait un clin d’œil et puis prend la direction de la cantine. Ah la cantine, extraordinaire ! 2000 personnes, sous un chapiteau. Nous devions mettre des espèces de bavoirs, et des  »sacs en plastique » sur la tête pour protéger costumes et perruques. Enfin pour ceux qui en portaient, moi c’était ma vraie chevelure, moins lourd. Bien entendu nous pouvions nous asseoir à la cantine où nous voulions, après être passé par le buffet. Mon premier repas fut un choc, au moment du repas je m’aperçu qu’à droite étaient assis tous les gens du peuple, à gauche la bourgeoisie et entre les deux les techniciens. Nous venions d’inventer la ségrégation sociale. Dans les trois camps, on me regardait comme un traître à ma classe puisque naturellement j’étais allé m’asseoir avec les techniciens, comme d’habitude quoi.

MAGA ETTORI - JUDY DAVIS - Marie Antoinette de Sofia CoppolaPendant ces trois mois, j’ai tourné plusieurs scènes avec Mary Jane Watson, la fiancée de Spiderman dont celle de la mort du Roi. Mémorable, pour mes genoux et pour la robe de Judy Davis. Le 10 mai 1774, nous étions une dizaine à courir dans la galerie des glaces, Judy Davis en tête, moi juste derrière, tandis que deux futurs décapités nous encadraient. Nous étions tous les quatre dans le peloton de tête, pour annoncer à Jason et Kristen que le pauvre Louis XV n’était plus. La première tentative nous vit tous les quatre atterrir à plat ventre devant la reine, qui s’esclaffa. Il faut dire qu’on ne pouvait rien clouer, ni scotcher dans la Galerie des Glaces. Il fallu donc prendre des costauds pour tenir à bout de bras l’épais tapis sur lequel nous ne devions ni glisser, ni choir. A la vingtième tentative mon camarade de gauche posa négligemment son pieds sur la traine de Judy Davis qui s’arracha complètement. En immense star et en  professionnelle, Judy Davis finit sa scène comme si de rien n’était. La costumière fut moins fair-play avec le comédien. A la quarantième tentative ce fut mon collègue de droite qui décida de tester la solidité de la robe de Judy Davis, qui finit encore sa scène comme si de rien n’était. La costumière fut encore plus mauvaise. Pour le coups, j’ai eu du mal à contenir un sourire. Je sais le roi était mort mais tout de même. La fiancée de Spiderman et Sofia Coppola riaient à chaudes larmes, la comédienne avait la caméra dans le dos et la réalisatrice était hors champs près de Roman. Tel le sphinx, Francis Coppola restait imperturbable. A la soixantième tentative, je ne pouvais plus m’agenouiller devant le couple royal, j’avais les genoux en sang, ah la royauté !

MAGA ETTORI - ASIA ARGENTO - Marie Antoinette de Sofia Coppola

Quelques mois plus tard, une enveloppe en provenance d’Italie, et à l’intérieur simplement la photo où je pose avec Asia Argento (son sosie ? ).

Au verso un court texte :  »Basgi, Asia ».

 

Ben oui …

 

Night of the wolf

NIGHT OF THE WOLF - ARIAKINA ETTORI - NOX ARCANA - sacrificeNox Arcana est un groupe musical américain, mondialement connu leader de la musique dite mystique. Créé en 2003 par Joseph Vargo et William Piotrowski. Leur musique a des tonalités sombres et présente des ressemblances stylistiques avec certains sous-genres musicaux du New-Age et du rock gothique. Leur album Winter’s Knight, sorti en 2005, a été classé n°8 dans le classement du Top du Billboard magazine. Nox Arcana cite la fiction gothique comme ses principales sources d’inspiration pour la conception de ses albums. Ces références littéraires comprennent H. P. Lovecraft, Ray Bradbury et Edgar Allan Poe. Ils ont produit 14 albums. Certains de leurs albums font également référence à des thèmes médiévaux et à la mythologie ancienne.

Malgré son très jeune âge, Ariakina Ettori est une habituée du monde artistique et culturel. Quand elle a prit son clavier pour écrire aux cultissimes leaders du groupe Nox Arcana, elle ne doutait pas un instant que les artistes américains lui accorderait leur parrainage pour son deuxième projet de film. A la fin de l’été son projet écrit, Ariakina le soumet au groupe par email. La première réponse est de Christine Filipak compagne de Joseph Vargo et éditrice de Monolith Graphics. Elle donne immédiatement les autorisations pour utiliser la musique dans le cadre de ce projet.

Une semaine plus tard c’est Joseph Vargo qui écrit à Ariakina pour la remercier, pour l’intérêt qu’elle porte au groupe et apporter son soutien inconditionnel au tournage de  »Night of the Wolf ». Il se dit touché que sa musique soit appréciée de par le monde et plus particulièrement par les jeunes générations. Enfin il propose à la jeune artiste corse de la soutenir dans l’avenir.

Le réseau Ciné Rinovu des jeunes créateurs est rapidement mis à contribution pour le projet. Un vingtaine d’artistes acceptent de participer au tournage à l’instar de Benjamin Garcia Casinelli et sa troupe Historia & Fantasia, ou encore de Julien et Emilie Augustyn cracheur de feu et comédienne. La partie technique est confiée à sa sœur Ondalina Ettori qui assure la mise en scène et la chorégraphie revient à Ariakina.

Son idée est de mélanger moderne et classique. Une sorte de conte contemporain, une version revisitée d’un petit chaperon rouge. L’histoire ? Il était une fois une jeune et jolie petite fille qu’aimaient tous ceux qui la voyaient et plus encore sa grand-mère qui ne savait rien lui refuser. Un jour, elle lui offrit un chaperon de velours rouge qui lui seyait tant qu’elle ne voulut plus jamais porter autre chose. Si bien qu’on ne l’appela plus que Petit Chaperon rouge. Enfin ça c’est dans la version des frères Grimm, le panier, la chevillette, la grand-mère… dans notre monde aux frontières de l’héroïc fantasy, il s’agit d’une bande de chasseurs, de sorcières, de dragons et autres mages noirs qui chassent des loups et sacrifient de pauvres chaperons-loups dans des couvents enchantés. La moralité est la même :  »il ne fallait pas quitter ton chemin pour aller te promener dans la forêt, le loup est très rancunier ».

A voir sur la page facebook de Night of the wolf : http://www.facebook.com/NightOfTheWolfUnFilmAriakinaEttoriNoxArcana?ref=hl

NIGHT OF THE WOLF - ARIAKINA ETTORI - NOX ARCANA - werewolf

Night of the wolf au printemps du cinéma

NIGHT OF THE WOLF - ARIAKINA ETTORI - PRINTEMPS DU CINEMAAvant-première pour Night of the wolf, le film réalisé par Ariakina Ettori : dans le cadre du Printemps du Cinéma, Worldino Productions offre pendant 3 jours (16, 17, 18 mars) la possibilité de voir gratuitement  »Night of the wolf », le film deux fois récompensé cette année (Prix défi jeune 2013, Prix Isabelle Ciaravola). Le projet  »Night of The wolf » a débuté par la rencontre entre Ariakina le groupe américain Nox Arcana. Joseph Vargo et William Piotrowski , les leaders du cultissime groupe Nox Arcana ont parrainé cette version revisitée du  »Petit chaperon rouge ». Joseph Vargo s’est dit  »touché que sa musique soit appréciée en Europe et de surcroît par la jeune génération ». Il a offert un soutien indéfectible à Ariakina. Honorine Nigaglioni, la mairesse de Morsiglia a mis à disposition de la cinéaste le fabuleux Couvent de l’Anunziata et le réseau de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel a fait le reste. Plusieurs artistes ont participé dans ce film à l’instar d’Emilie et Julien Augustyn (cracheurs de feu), Virginie Ganteil, Benjamin Garcia Casinelli, Paul-François Grasselli, Marion Morin, Alexandre Nucci, Tiphaine Deswarte et Isaac Valerio. Comme à son habitude, Ariakina a travaillé avec sa sœur Ondalina Ettori. Quand l’une était à la technique, l’autre tournait. Un numéro parfaitement rôdé au bout de tant de films.  »Night of the wolf » a été deux fois primé cette année et on se dit que c’est amplement justifié. Regardez ce travail réalisé par une jeune artiste de 11 ans (au moment du tournage).

VOIR LE FILM : https://www.youtube.com/watch?v=fODY6scvMdw

FEMINA - ARIAKINA ETTORI LAUREATE PRIX ISABELLE CIARAVOLA

ARIAKINA ETTORI - la corse votre hebdo - 1er février 2013

Roland l’ajaccien

Roland Magdane - Magà Ettori

La seule chose à ne pas faire avec Roland Magdane, c’est un tournage de film en centre ville, il embrasse tous le monde. Toute la ville l’aime, et il aime toute la ville. Place du Diamant / mairie d’Ajaccio, 45 minutes pour faire 50 mètres.

Mais qui est donc Roland Magdane ?

Les biographes officiels nous dirons que Roland Magdanski a vu le jour le 3 juillet 1949 à Grenoble et est d’origine polonaise. Acteur et humoriste français, il est connu pour ses nombreuses apparitions à la télévision, au cinéma, mais aussi pour ses one-man-show. Depuis toujours Roland Magdane souhaitait devenir acteur. A l’âge de 18 ans, il monte à Paris la tête remplie de rêves. Malgré une grande motivation, ses débuts sont lents et il est obligé de cumuler les petits boulots pour subvenir à ses besoins. En parallèle, il prend des cours de théâtre au Cours Simon. En 1970, il est engagé par Jacques Charron en tant que doublure dans une pièce intitulée « 4 pièces sur jardin », mais il n’y fera qu’une seule apparition. En 1972, il joue dans une pièce d’Alain Scoff « j’ai confiance en la justice de mon pays » au théâtre Mouffetard. Il a le privilège en 1973 de jouer dans la comédie musicale « Mayflower » aux côtés de Michel Fugain. Il revient ensuite à son premier amour, l’humour et donne son premier one-man-show dans un café théâtre « La Cour des Miracles ». Il y remporte un franc succès.

Enfin il participe pendant un an au « Collaro show », de 1979 à 1980. Les années 80 marquent l’ascension fulgurante de l’acteur et humoriste Roland Magdane. L’année 1983 reste inoubliable pour lui, car il monte pour la première fois sur la scène de l’Olympia avec son spectacle « lettre à ma mère ». Il décide en 1986 de se rendre aux États-Unis pour se faire connaitre. Après plusieurs apparitions dans des séries américaines, il est élu en 1988 meilleur comique étranger par la NBC. Il revient sur Paris huit ans après et obtient son premier grand rôle à la télévision en 1997 avec « le choix d’une mère ». L’année 2000 marque son entrée au cinéma dans les « enfants du marais » aux côtés de Jacques Villeret. Roland Magdane cumule les rôles au cinéma et à la télévision. Il devient la vedette de la série « Le Tuteur » diffusée sur France 2 en 2002.

Autodidacte, il écrit avec l’aide du réalisateur Laurent Firode un scénario pour le téléfilm « Comment lui dire » diffusé sur France 2 en 2005, l’audience est au rendez-vous. Puis il remonte sur les planches pour son spectacle « Magdane craque ! », joué pendant 2 ans. Pour ses 30 ans de carrière en 2007, il revient avec son « Magdane Best Of » regroupant ses meilleurs sketchs. Enfin, en 2010, son spectacle « Attention c’est show » remporte un grand succès, digne des meilleurs Magdane shows.

Mais ce sont les biographes officiels, la véritable question n’est pas  »qui est Roland Magdane ? » mais  »pourquoi tous le monde aime Roland Magdane ? » La réponse est simple certains artistes gagnent à ne pas êtres connus. Roland dans la vie, c’est Magdane en plus drôle, en plus sincère et en plus humaniste. Si, si c’est possible.

Le dernier voyage de Madiba

MADIBA - NELSON MANDELA (Magà Ettori)Madiba, Nelson Rolihlahla Mandela le héros de la lutte anti-apartheid a rejoint l’Orient Eternel. Le président sud-africain Jacob Zuma, a déclaré hier soir :  »Nelson Mandela s’est éteint » avant de rendre un poignant hommage à l’ancien président sud-africain :  »Notre cher Madiba aura des funérailles d’Etat », a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne jusqu’aux obsèques.

Dans l’histoire de l’humanité, il y a les Hommes et des exceptions, ni meilleurs, ni pires, juste des exceptions. Nous savons la grandeur de Nelson Mandela, lui  rappelait qu’il n’était  »ni un saint ni un prophète » , déplorant qu’on l’idolâtre, il insistait sur ses erreurs, ses insuffisances, et ses impatiences. On l’a souvent comparé, au Mahatma Gandhi, au Dalaï Lama, à Martin Luther King, oui pourquoi pas ? D’autres exceptions, d’autres destins, d’autres lumières, d’autres phares au cœur de l’obscurantisme.

Rolihlahla en langue xhosa  »le fauteur de troubles », était déjà un exemple pour les opprimés de la terre et un mythe universel. Son propos en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, lui avaient ouvert à jamais les portes de l’Histoire et le cœur des Hommes :  »J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.  » Cette déclaration, fit le tour de la planète avant que le gouvernement minoritaire blanc de l’apartheid n’interdise sa diffusion et bannisse pendant trois décennies jusqu’au nom et aux traits du célèbre prisonnier de Robben Island. Il n’en fallait pas plus pour que la légende soit ! Nous l’imaginons, aujourd’hui, marchant dans le soleil couchant récitant William Ernest Henley :  »Aussi étroit que soit le chemin, Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme : Je suis maître de mon destin ; Et capitaine de mon âme ». Il nous a rendu meilleur, dans l’adversité, par son exemple supérieur. Bon voyage Madiba et merci.

Ciao Tony Soprano

James Gandolfini (Magà Ettori - Blog)

Je me suis mis très tard aux série TV, et la première que j’ai vu c’était Soprano. James Gandolfini alias Tony Soprano pendant six saisons, est décédé hier d’une crise cardiaque à Rome. Ciao, ciao padrino !

Le parcours de James Gandolfini

Cette série saluée comme le meilleur programme de l’histoire de la télévision, a eu pour effet de mettre en lumière tout le talent de James Gandolfini. Né en 1961 dans le New Jersey au sein d’une famille italo-américaine, James Gandolfini commence à jouer dans des pièces de théâtre dès le lycée. A l’université, tout en étudiant la communication, il travaille comme videur dans un pub de la fac et comme barman. En 1993, on le remarque, dans la peau du tueur mafieux Virgil dans  »True Romance » de Tony Scott sur un script de Quentin Tarantino. Il collabore de nouveau avec Tony Scott dans  »USS Alabama » (1996) où il tient le rôle d’un officier de sous-marin dissertant sur les meilleurs films du genre. Il enchaîne les rôles  »Get Shorty »,  »She’s So Lovely »,  »8 mm », généralement de tueur italo-américain costaud. C’est en 1999 qu’il est engagé pour tenir le rôle principal de la série Les Soprano grâce à son rôle dans  »True Romance », celui de Tony Soprano, boss mafieux implanté dans le New Jersey. Du sur mesure. Après une crise d’angoisse, Tony va suivre une psychothérapie qui va changer sa vie.

Réaliste, drôle, vivante, sorte de pendant des  »Affranchis » (avec un caméo de Martin Scorsese et tous les acteurs des Affranchis), la série connut un succès mondiale, une audience incroyable et un retentissement critique peu commun. James Gandolfini remporta avec ce rôle un Golden Globe, un Emmy Award et trois Grammy Awards à James Gandolfini. La série s’arrêta en 2007 à sa sixième saison. Depuis, on l’a vu au cinéma dans  »L’Attaque du métro 123 » (2009),  »In The Loop » (2009),  »Max et les Maximonstres » (2009),   »Welcome to the Rileys » (2010)…

Tony Soprano (Magà Ettori - blog)Il a produit deux documentaires :  »Alive Day Memories : Home from Iraq » (2007) sur les vétérans d’Irak, et  »Wartorn » : 1861-2010 (2010) qui analyse le traumatisme des soldats américains de retour de guerre, depuis la Guerre de Sécession. Il y a un an on l’a remarqué au Festival de Cannes dans le rôle de Cogan pour  »Killing them softly » avec Brad Pitt, puis en boss de la CIA dans  »Zero Dark Thirty ». Dans l’un de ses derniers films,  »Not Fade Away », premier long-métrage de David Chase (décembre 2012, inédit en France), il jouait le père du héros, un jeune homme rêvant de rock dans le New Jersey des années 60. Le Boss, Tony Soprano a réussit à décrocher sa place de Capo del Capi, méchant des méchants, chef des affreux, dans le très convoité Panthéon du 7eme art, et à rendre immortel le fabuleux James Gandolfini.