Les grands champions de Vegan Warrior au cœur de l’été

julie vegan warrior
Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia

VEGAN MARATHON et VEGAN WARRIOR, les deux bannières de l’Ong WARRIOR continuent leur incroyable développement.  Aux 4 coins de la planète de très grands champions sportifs et une armée d’anonymes œuvrent dans les rangs des combattants de la Paix. Alors que la canicule sévit, que le climat déraille, que les animaux et les humains vivent sous le joug d’une minorité de privilégiés, les WARRIORS portent le message de la bienveillance, de l’empathie, de l’effort, du respect et du courage. Ils multiplient les démonstrations, les performances, et les défis. Ils sont partout !

Ludovic Champion Pan américain et vice champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI
Ludovic Parreira, Champion Pan américain et vice- champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI

A Montréal c’est la rencontre entre la marathonienne Astrid  Prevost et le géant du hockey sur glace Georges Laraque,  A New-York C’est Ludovic Parreira qui fait le show, à Divajeu dans le sud de la France Véronique se fait un podium sur « Le chemin des écoliers » (trail de 14 kms avec 450m de dénivelé), pour se remettre du grand raid ultra marin (177km) qu’il a couru avec l’ultra-performer Xavier Cornet, Sébastien Loridon court autour du lac de Yellowstone National Park, et Karine Estelle prépare à Paris le DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR à Paris, qu’elle animera en présence de l(athlète végane Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia.

Ludovic lisbonne
Encore un warrior sur le podium

Mais parlons-en de ce DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR. Il se déroulera le samedi 24 août, Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris dans le cadre du Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme.

L’idée de Karine c’est quoi ? De vous faire transpirer au milieu de l’été, vous torturer au cœur de la canicule, vous faire pratiquer des exercices pour que vous soyez belles et beaux et en pleine forme pour finir l’été. La grande championne Julie Van Nieuwenhuyse sera là pour s’assurer que votre souffrance est totale, comme on dit : no pain, no gain.

Plus sérieusement cet atelier animé par Karine et les VEGAN WARRIOR est destiné à tou.te.s quel que soit leur niveau. L’essentiel c’est de participer et de s’amuser, au nom de la plus grande cause, du plus beau des combats pour les animaux, les humains et l’environnement.

Vous pourrez aussi retrouver Claire, Muriel et tous les autres bénévoles de l’ong Warrior sur le stand de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE à partir de 12h. On se retrouve là-bas ?

Event DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR :

https://www.facebook.com/events/2303582116362821/

Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme – évènement  organisé par l’Association Manger Végétalien :  https://www.facebook.com/events/839551849753044/?active_tab=discussion

LE PROGRAMME DU DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR

programme 24 aout

 

Alain Finkielkraut, Greta Thunberg et les dix plaies d’Égypte

67551468_10220231690648844_4582213536230408192_nAlain Finkielkraut est surprenant, non ? Sa médiocrité et la place qu’il occupe sur la scène médiatique française du XXIeme siècle font de lui un intellectuel unique. Le polémiste est certes bardé de diplômes, un académicien très contesté par ses pairs, lauréat de nombreux prix pour ses pamphlets réactionnaires, mais je ne ferai pas semblant de le croire idiot ou inculte, ce serait de la mauvaise foi et on m’accuserait de faire du Finkielkraut. En fait, la médiocrité d’Alain Finkielkraut c’est qu’il s’exprime sur tous les sujets, sans avoir la maîtrise d’aucun.

67495446_10220231689848824_6881265325975797760_n.jpgJ’ai pris conscience de sa futilité en lisant une tribune de Rony Brauman dans le Monde. En octobre 2006, Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy et Rony Brauman publiaient aux éditions Mille et une nuits : « La discorde : Israël-Palestine, les Juifs, la France ». Dans sa tribune Rony Brauman déclarait : «Finkielkraut parle du conflit israélo-palestinien mais n’est jamais allé voir les territoires palestiniens, ni même n’a accepté d’aller dialoguer dans une banlieue en France. A ma grande stupéfaction, à l’époque où nous dialoguions sur Israël, il ne s’est jamais rendu dans les territoires, du côté des Palestiniens. Il disait qu’il savait d’avance ce qu’il y avait à voir. À cette époque, j’allais parler du conflit dans les banlieues, je lui ai proposé en vain de venir pour éprouver ce miracle relationnel qui peut survenir lors d’une rencontre. Dans ses essais, il condamne la raison pure, il donne leur place aux passions, à l’émotion. Mais cette émotion-là, née de l’échange direct, il se l’interdit».

Alors quoi Rony Brauman ? Une querelle avec un ex-compagnon d’armes ? Peut-être que l’ancien président de Médecins sans Frontières a eu un conflit avec Finkielkraut ? On le sait, Finkielkraut est une victime perpétuelle. Mais pourquoi lui ? Pourquoi toujours lui ? Pourquoi l’humanité a une dent contre Finkielkraut ? A cause de son ignorance ? De sa démagogie ?  De sa prétention ? Un peu des trois peut-être.

Soyons clair, le cas Finkielkraut ne m’a jamais intéressé. En 1995 je lis l’article d’Alain Finkielkraut dans Le Monde : « L’imposture Kusturica ». Finkielkraut crucifiait « Underground » un excellent film réalisé par Emir Kusturica, palme d’or au Festival de Cannes : « le jury a honoré un illustrateur servile et tape-à-l’oeil de clichés criminels. ». Waouh pas moins. Le plus drôle, c’est que Finkielkraut a reconnu peu de temps après n’avoir pas vu le film. No comment.

J’ai aussi vaguement suivi les critiques contre les films d’Abdellatif Kechiche que Finkielkraut n’a toujours pas vu, et enfin l’offensive contre une autre palme d’or de Cannes : « Entre les murs » de François Bégaudeau. Bof, bof, bof. C’est évident qu’il chasse la publicité, surtout depuis Kusturica. C’est tout de même incroyable, que cet homme qui n’a rien à voir avec le 7eme art, puisse inscrire son nom dans l’histoire du Festival de Cannes (je parle de Finkielkraut, bien entendu).

Je vous passe toutes les polémiques invraisemblables qu’à déclenché Finkielkraut au cours de ces dernières années. Il n’en reste que des incohérences, de la méchanceté gratuite, de l’amertume et quelques surprises. Que l’on reconnaisse Finkielkraut dans la rue et qu’il puisse se « faire bouger »  avec des gilets jaunes, ou encore lors des « nuits debout » est surprenant. Après tout ce n’est pas exactement une rock star.

La grande question est : « pourquoi est-ce que les médias continuent à lui servir la soupe ? », c’est fou ça. Ce dimanche (encore), il fait la Une et la dernière page du Corse-Matin. Il évoque sa présence à Erbalonga le jour-même pour une conférence qu’il donne avec Régis Debray. Dans cet article Finkielkraut ne manque pas de s’en prendre au militantisme végane et à l’élevage industriel. D’accord, d’accord. Visiblement une fois encore, il n’a pas tout compris. Pourtant il y a d’excellents bouquins sur le sujet, il aurait pu se renseigner avant de déverser son fiel : « les tenants de la cause animale sont en réalité des militants de l’extinction des espèces qu’ils prétendent protéger. », j’avoue que sur ce coup, je suis au bord de la crise de rire.

Pour ne pas faire du Finkielkraut, nous décidons donc d’être présents à la conférence d’Erbalonga. Quelle débâcle. Plus qu’une conférence, nous assistons à une pâle conversation de comptoirs. Le conférencier qui porte toute la misère du monde, survole les sujets, ergote et endort un auditoire qui s’était pourtant déplacé en nombre. L’écologie politique, voilà son dernier dada. Un sujet que Finkielkraut ne maîtrise absolument pas, mais dont il parle abondamment. Arrive le jeu des questions/réponses. Avec toute la hauteur que lui confère son statut d’académicien, Finkielkraut descend en flamme une jeune auditrice bastiaise qui lui reprochait de clouer Greta Thunberg au pilori. Réponse sèche de Finkielkraut : « S’il y a du vrai dans ce que dit Greta Thunberg, c’est qu’elle est un perroquet du temps ». Oh la punch line de folie, « un perroquet du temps ». Il a dû la travailler celle-là.

1241680-telechargement-3En revanche ce qu’il a oublié de travailler, c’est le fond de son propos écologiste. Au pire, il lui suffisait d’attendre le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) sur la dégradation des sols. Le résumé aux décideurs publié ce jeudi aurait apporté à Finkielkraut un éclairage suffisant (extrait Libération) : « L’alimentation est au cœur de la lutte contre le changement climatique car elle en est à la fois une des principales causes, et en subit durement les conséquences. Le secteur agricole représente 30 % des émissions de gaz à effet de serre et occupe 40 % des terres. Des proportions promises à augmenter avec l’amélioration du niveau de vie dans de nombreux pays. En parallèle, chaque degré de réchauffement réduira de 6 % les rendements de blé, de 3 % ceux de riz et de soja et de 7 % ceux de maïs. Or ces cultures fournissent deux tiers des apports en calories de l’humanité et les salaires de millions d’individus. En outre, l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère provoque une baisse de zinc et de fer dans les céréales et les légumes. De quoi aggraver la recrudescence des maladies liées aux carences en oligo-éléments.

Angoisse des agriculteurs

Face à ces sombres perspectives, le choix entre le burger et les lasagnes végétariennes un midi pourrait faire la différence sur la durée. «La consommation en viande doit être réduite d’au moins 50 % dans les pays industrialisés, alerte Tim Searchinger, chercheur au think-tank World Resources Institute et coauteur du rapport « Créer un futur alimentaire durable » publié en juillet par l’ONU Environnement et la Banque mondiale. Le plus dommageable pour l’environnement reste le bœuf, l’agneau et la chèvre.»

Cela pour trois raisons : ils émettent de grandes quantités de méthane, un gaz à l’effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2 ; leur lisier dégage de l’oxyde nitreux qui appauvrit les sols et acidifie les mers ; surtout, les terres occupées par les animaux et utilisées pour cultiver leur nourriture le sont au détriment des forêts, pourtant essentielles pour capter le CO2 de l’atmosphère. Tim Searchinger recommande de réduire d’au moins 10 % la production de porc et de volaille. »

67751304_10220231689208808_5645783597773225984_nMais pour revenir à Greta Thunberg, effectivement il s’agit d’une jeune fille de son temps, qui a eu une réflexion sur l’écologie, qui a fait de sa différence une force, et qui porte un engagement fort. Effectivement l’âcre soixante-huitard a peu de chance de se reconnaître dans la démarche moderne de cette jeune végane. Effectivement l’approche de l’égérie écolo est bien trop bienveillante pour lui. Dans une interview donnée à l’excellent Darius Rochebin pour la Radio Télévision Suisse, Greta Thunberg déclare : « Je ne dis pas que les gens doivent devenir végane ou ne plus prendre l’avion. Je dis simplement que ce sont des choses positives qui peuvent être faites et qu’ensuite chacun fait ce qu’il veut. » Pas d’invectives, pas de contraintes, pas d’obligations, pas de mauvaise conscience, juste la valeur de l’exemple et une extrême tolérance. Moi ça me va, et vous ?

Au lendemain de la conférence de Finkielkraut dans le Cap Corse, est aperçue exactement au même endroit une nappe « d’eaux noires », c’est-à-dire 13 km de matière fécale et d’urine. La préfecture de Haute Corse pense à de l’eau usagée des bateaux et ferries, venant majoritairement des toilettes. Bien entendu il y a le danger sanitaire pour les baigneurs (salmonelle ou staphylocoque), la prolifération d’algues, mais je dois avouer que je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux dix plaies d’Égypte. Les tornades, Finkielkraut et la pollution de déchets organiques, trois fléaux qui viennent de s’abattre en quelques jours sur le Cap Corse, espérons que les sept prochains ne soient pas aussi lamentables.

Photos Cathy Campana

ces petits riens qui marquent l’Histoire

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Il y a des jours ou vous faites des choses extraordinaires et que vous avez l’impression qu’il s’agit d’un événement éphémère ? Et puis d’autres fois où vous ne faites rien de spécial, mais que vous avez l’impression que ces petits riens marquent votre Histoire ? C’est l’impression que j’ai eu hier, quand nous avons réunis les membres du Conseil d’Administration de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale. Karine Dana, membre du CA et présidente d’une des 7 commissions de l’Institut, venue de Tel Aviv la veille, nous donna un excellent prétexte de nous réunir et de construire un peu plus l’immense projet que nous préparons. On the way….

En attendant la traversée de l’Atlantique

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C’est fait, ! La nageuse végane Heidi Levasseur, membre du Comité de parrainage de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale a traversé le lac Saint-Jean aller-retour à la nage en presque 22 heures. La nageuse de Trois-Rivières à réalisé cet exploit hors de l’ordinaire en plongeant dans le lac Saint-Jean vers 20h45, en nageant en pleine nuit pour atteindre Péribonka, puis revenir à 18h35. Elle portait une combinaison thermique pour l’aider à affronter les conditions difficiles du lac.

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Ce défi n’a pas été réalisé depuis presque 30 ans. Heidi Levasseur explique qu’elle se lance dans cette aventure en mémoire de Jacques Amyot, le premier nageur à avoir réussi à traverser le grand lac en 1955. Il est décédé l’an dernier à l’âge de 93 ans. Elle s’était rendue à Québec pour assister aux funérailles de celui qui l’a beaucoup inspirée. Heidi a déjà traversé le lac Saint-Jean en 1996 et a aussi effectué le tour du lac à la nage il y a quelques années.

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Un rêve plus grand que nature Ce long périple en eau libre la préparera pour une autre aventure encore plus longue : la traversée de l’Atlantique. Elle caresse ce projet depuis cinq ans. Heidi Levasseur veut traverser l’océan du Sénégal au Brésil, un trajet de plus de 3000 kilomètres. Elle estime qu’il lui faudra entre quatre et six mois pour franchir cette distance. Elle compte réaliser son rêve en décembre et la traversée du lac Saint-Jean à la nage a contribué à la préparer physiquement et mentalement pour cet objectif impressionnant. Elle a démontré, encore aujourd’hui, sa farouche et inébranlable volonté.

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Animal

ANIMAL - VEGAN MARATHON.jpgDans le cadre du 44eme Marathon de Paris, un certain nombre de Warriors (entendre des sportifs membres de Vegan Marathon & Vegan Warrior), ont décidé de courir pour les animaux. Mais courir pour les animaux qu’est-ce que cela signifie ? La philosophe Gisèle Souchon dévoile cette pratique dans un texte qui servira de base à un film que je réaliserai, un documentaire au nom évocateur : « Animal« .

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Animal, nous le sommes tous. Le même corps doté de la même sensibilité, la même capacité à ressentir  plaisir et  douleur, les mêmes émotions, peur, excitation, désir. Aujourd’hui plaisir de courir, excitation sur la ligne de départ, douleur de l’effort pour aller jusqu’au bout de cette course, et peut-être enfin joie d’avoir réussi à se dépasser soi-même et à relever ce défi qu’ils se sont lancé.

Mais pourquoi courent-ils ? Pour un monde qui cesserait d’être anthropocentré, un monde dont l’homme ne serait plus le maître orgueilleux et tyrannique, un monde où l’homme cohabiterait enfin pacifiquement avec les autres êtres vivants, un monde de compassion et d’empathieIls courent vers un futur plus juste où les êtres sensibles seraient vus comme autre chose que de simples marchandises, moyens au service de fins qui leurs sont étrangères, animaux-machines tels que les définissait Descartes. Ils courent pour nous inciter à les regarder comme des êtres sentients, des êtres vivants poursuivant eux-aussi, comme nous, une fin qui leur est propre,  ayant un intérêt à vivre, à éprouver du plaisir, à fuir la douleur, des individus qui n’ont pas pour vocation d’être des aliments, des esclaves ou des biens de consommation. Les respecter, ce serait donc – selon la définition Kantienne du respect – ne jamais les traiter seulement comme de simples moyens mais  les reconnaître aussi comme des fins en soi.

Le premier pas vers ce monde de compassion auquel ils aspirent, ils l’ont fait : ils ont cessé de manger des animaux et ont  végétalisé leur alimentation … ils sont devenus vegans, par compassion mais aussi pour leur santé et pour la planète. Leurs valeurs ? La solidarité, la bienveillance, la non-violence et l’amour de la vie et du vivant.

Ils ont retrouvé ces valeurs dans le sport. A travers le sport c’est le corps qui est  mis en évidence et cultivé,  un corps qui ne se nourrit pas de la chair d’autres corps et qui montre sa santé, sa force, son endurance.

En courant ils ne donnent pas de leçons, ils donnent l’exemple, ils démontrent plus surement que par n’importe quel argument, qu’on peut se passer de protéines animales sans être carencé, qu’on peut être végétarien, végétalien et être un sportif épanoui.

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Alors, courir pour gagner ? Pour dépasser les autres ? Pour les coureurs de Vegan Marathon l’enjeu est  plus essentiel : courir pour les animaux, pour un monde plus harmonieux, courir pour porter un message de paix et de compassion .

En courant, ils agissent donc efficacement car ils donnent à voir leur engagement, ils rendent visible la cause des sans-voix, ils combattent pacifiquement contre les préjugés, contre les idées reçues et aident le public à changer de regard et à être peut-être plus ouvert à l’empathie  envers tous les êtres vivants humains ou non humains. Ils aident peut-être aussi l’homme à se reconnaître et à s’aimer en tant qu’animal.

 

Edmond Simeoni : « Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès »

Trois articles que le Dr Edmond Simeoni a publié sur son site concernant le film Faeryland du cinéaste Magà Ettori. Le blog du Dr Edmond Simeoni n’étant plus actif, nous sommes heureux d’avoir conservé de nombreuses archives. Nous les publierons ici, au hasard de nos re-découvertes.

Edmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 3.pngEdmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 2.pngEdmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 1.jpg

Le Blog d’Edmond Simeoni, militant corse de la première heure

Le tsunami du marché végétarien et végane en France

La vague est là. Les ventes de produits végétariens et véganes ont généré l’an dernier un chiffre d’affaires en hausse de 24%, à 380 millions d’euros, dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) françaises, selon des données publiées mardi par l’institut d’études Xerfi.

Ce dernier précise que ce montant est comparable à celui du sans gluten mais dix fois inférieur aux ventes de produits bio, ajoutant anticiper pour la période 2019-2021 une progression annuelle moyenne de 17% du marché de l’alimentation végétarienne et végane GMS, qui dépassera ainsi les 600 millions d’euros d’ici trois ans.

« La multiplication des scandales alimentaires, la remise en cause des bienfaits supposés du lait, des oeufs et de la viande ou encore la prise de conscience de l’exploitation animale ont de fait poussé les Français à se détourner des produits carnés au profit des protéines végétales ». L’institut Xerfi souligne que si le « tout végétal » se heurte encore à des « barrières culturelles de taille », le « flexitarisme » (près de 23 millions de personnes), terme qui désigne le fait de consommer moins de viande et plus de produits végétaux, sera l’un des principaux moteur du marché végétarien et végane.

Il faut se rappeler les chiffres :

  • 5% des Français seraient végétariens ou vegans, selon un sondage mené en 2017 par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive
  • 30% seraient flexitariens, selon les estimations de la direction marketing de la marque Herta, qui a lancé  une gamme de simi-carnés,
  • 50% déclarent vouloir augmenter leur consommation de produits végétaux selon un sondage de 2017 IFOP/Lesieur, 46% souhaiteraient que les restaurants classiques de type restaurants à table proposent un ou deux plats vegans à leur carte, selon une étude de septembre 2016 réalisée par CHD Expert, l’un des leaders mondiaux des études de marché dans le secteur alimentaire.

   Selon Xerfi, l’autre moteur de croissance du marché végétarien et végane est « l’extension et la meilleure visibilité » de l’offre de ces produits, tout en notant que la mise en avant de cette offre, que ce soit dans les enseignes généralistes ou les magasins spécialisés, est « problématique dans la mesure où elle implique une fragmentation encore plus importante des rayons. » « C’est dans ce contexte que certaines enseignes, à l’image de Naturalia (groupe Casino  CASP.PA ), ont opté pour la création de concepts 100% végans (Naturalia Végan) », note l’institut.

Ce dernier souligne au passage le rôle joué par les grandes enseignes de la distribution, attirées par le potentiel de croissance du marché végétarien et végan, avec le lancement dès 2015 de premières références végétariennes, à l’images de « Carrefour  CARR.PA  Veggie ». Dans la foulée des distributeurs, les grands industriels comme Danone  DANO.PA, Nestlé  NESN.S  ou encore Fleury Michon FLMI.PA , se sont engouffrés dans la brèche, poursuit Xerfi, notant que ces géants ont vu dans le végétal « un moyen de diversifier leur offre ». Tout en affirmant que la hausse de la consommation de produits d’origine végétale est « bien une tendance lourde ».

Ils se trompent. Il ne s’agit d’une tendance lourde mais  d’une tendance très, très lourde et pérenne. Une fois de plus les industriels sont sourds et aveugles et se rendent comptent de ce qui se passe une fois que la vague est là.