Animal

ANIMAL - VEGAN MARATHON.jpgDans le cadre du 44eme Marathon de Paris, un certain nombre de Warriors (entendre des sportifs membres de Vegan Marathon & Vegan Warrior), ont décidé de courir pour les animaux. Mais courir pour les animaux qu’est-ce que cela signifie ? La philosophe Gisèle Souchon dévoile cette pratique dans un texte qui servira de base à un film que je réaliserai, un documentaire au nom évocateur : « Animal« .

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Animal, nous le sommes tous. Le même corps doté de la même sensibilité, la même capacité à ressentir  plaisir et  douleur, les mêmes émotions, peur, excitation, désir. Aujourd’hui plaisir de courir, excitation sur la ligne de départ, douleur de l’effort pour aller jusqu’au bout de cette course, et peut-être enfin joie d’avoir réussi à se dépasser soi-même et à relever ce défi qu’ils se sont lancé.

Mais pourquoi courent-ils ? Pour un monde qui cesserait d’être anthropocentré, un monde dont l’homme ne serait plus le maître orgueilleux et tyrannique, un monde où l’homme cohabiterait enfin pacifiquement avec les autres êtres vivants, un monde de compassion et d’empathieIls courent vers un futur plus juste où les êtres sensibles seraient vus comme autre chose que de simples marchandises, moyens au service de fins qui leurs sont étrangères, animaux-machines tels que les définissait Descartes. Ils courent pour nous inciter à les regarder comme des êtres sentients, des êtres vivants poursuivant eux-aussi, comme nous, une fin qui leur est propre,  ayant un intérêt à vivre, à éprouver du plaisir, à fuir la douleur, des individus qui n’ont pas pour vocation d’être des aliments, des esclaves ou des biens de consommation. Les respecter, ce serait donc – selon la définition Kantienne du respect – ne jamais les traiter seulement comme de simples moyens mais  les reconnaître aussi comme des fins en soi.

Le premier pas vers ce monde de compassion auquel ils aspirent, ils l’ont fait : ils ont cessé de manger des animaux et ont  végétalisé leur alimentation … ils sont devenus vegans, par compassion mais aussi pour leur santé et pour la planète. Leurs valeurs ? La solidarité, la bienveillance, la non-violence et l’amour de la vie et du vivant.

Ils ont retrouvé ces valeurs dans le sport. A travers le sport c’est le corps qui est  mis en évidence et cultivé,  un corps qui ne se nourrit pas de la chair d’autres corps et qui montre sa santé, sa force, son endurance.

En courant ils ne donnent pas de leçons, ils donnent l’exemple, ils démontrent plus surement que par n’importe quel argument, qu’on peut se passer de protéines animales sans être carencé, qu’on peut être végétarien, végétalien et être un sportif épanoui.

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Alors, courir pour gagner ? Pour dépasser les autres ? Pour les coureurs de Vegan Marathon l’enjeu est  plus essentiel : courir pour les animaux, pour un monde plus harmonieux, courir pour porter un message de paix et de compassion .

En courant, ils agissent donc efficacement car ils donnent à voir leur engagement, ils rendent visible la cause des sans-voix, ils combattent pacifiquement contre les préjugés, contre les idées reçues et aident le public à changer de regard et à être peut-être plus ouvert à l’empathie  envers tous les êtres vivants humains ou non humains. Ils aident peut-être aussi l’homme à se reconnaître et à s’aimer en tant qu’animal.

 

Edmond Simeoni : « Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès »

Trois articles que le Dr Edmond Simeoni a publié sur son site concernant le film Faeryland du cinéaste Magà Ettori. Le blog du Dr Edmond Simeoni n’étant plus actif, nous sommes heureux d’avoir conservé de nombreuses archives. Nous les publierons ici, au hasard de nos re-découvertes.

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Le Blog d’Edmond Simeoni, militant corse de la première heure

Le tsunami du marché végétarien et végane en France

La vague est là. Les ventes de produits végétariens et véganes ont généré l’an dernier un chiffre d’affaires en hausse de 24%, à 380 millions d’euros, dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) françaises, selon des données publiées mardi par l’institut d’études Xerfi.

Ce dernier précise que ce montant est comparable à celui du sans gluten mais dix fois inférieur aux ventes de produits bio, ajoutant anticiper pour la période 2019-2021 une progression annuelle moyenne de 17% du marché de l’alimentation végétarienne et végane GMS, qui dépassera ainsi les 600 millions d’euros d’ici trois ans.

« La multiplication des scandales alimentaires, la remise en cause des bienfaits supposés du lait, des oeufs et de la viande ou encore la prise de conscience de l’exploitation animale ont de fait poussé les Français à se détourner des produits carnés au profit des protéines végétales ». L’institut Xerfi souligne que si le « tout végétal » se heurte encore à des « barrières culturelles de taille », le « flexitarisme » (près de 23 millions de personnes), terme qui désigne le fait de consommer moins de viande et plus de produits végétaux, sera l’un des principaux moteur du marché végétarien et végane.

Il faut se rappeler les chiffres :

  • 5% des Français seraient végétariens ou vegans, selon un sondage mené en 2017 par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive
  • 30% seraient flexitariens, selon les estimations de la direction marketing de la marque Herta, qui a lancé  une gamme de simi-carnés,
  • 50% déclarent vouloir augmenter leur consommation de produits végétaux selon un sondage de 2017 IFOP/Lesieur, 46% souhaiteraient que les restaurants classiques de type restaurants à table proposent un ou deux plats vegans à leur carte, selon une étude de septembre 2016 réalisée par CHD Expert, l’un des leaders mondiaux des études de marché dans le secteur alimentaire.

   Selon Xerfi, l’autre moteur de croissance du marché végétarien et végane est « l’extension et la meilleure visibilité » de l’offre de ces produits, tout en notant que la mise en avant de cette offre, que ce soit dans les enseignes généralistes ou les magasins spécialisés, est « problématique dans la mesure où elle implique une fragmentation encore plus importante des rayons. » « C’est dans ce contexte que certaines enseignes, à l’image de Naturalia (groupe Casino  CASP.PA ), ont opté pour la création de concepts 100% végans (Naturalia Végan) », note l’institut.

Ce dernier souligne au passage le rôle joué par les grandes enseignes de la distribution, attirées par le potentiel de croissance du marché végétarien et végan, avec le lancement dès 2015 de premières références végétariennes, à l’images de « Carrefour  CARR.PA  Veggie ». Dans la foulée des distributeurs, les grands industriels comme Danone  DANO.PA, Nestlé  NESN.S  ou encore Fleury Michon FLMI.PA , se sont engouffrés dans la brèche, poursuit Xerfi, notant que ces géants ont vu dans le végétal « un moyen de diversifier leur offre ». Tout en affirmant que la hausse de la consommation de produits d’origine végétale est « bien une tendance lourde ».

Ils se trompent. Il ne s’agit d’une tendance lourde mais  d’une tendance très, très lourde et pérenne. Une fois de plus les industriels sont sourds et aveugles et se rendent comptent de ce qui se passe une fois que la vague est là.

Réveillon végane

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Discussion avec un ami :

  • Alors cette année mon repas de gala pour le réveillon de la St-Sylvestre c’est : Gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert.
  • C’est ton menu du 31 décembre ? Des haricots ? Élégant et sophistiqué (rires)
  • C’est vrai mais c’est bon ! Et puis je fais ce que je veux, c’est mon réveillon.
  • Tu sais ce que c’est un réveillon ? Attends regarde ce que dis Wikipédia : Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du jour de l’An est une coutume qui consiste à fêter l’arrivée du Nouvel An, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Blablabla. En France, on y organise un dîner voire un souper de fête avec, entre autres, du champagne et du foie gras.
  • Ça commence mal.
  • Tu ne bois pas d’alcool… et le foie gras, je n’en parle même pas.
  • Donc tu ne peux pas réveillonner.
  • Ah bon ?
  • Mais comment tu veux être heureux sans alcool ni foie gras ?
  • C’est ça être heureux ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais tout le monde veut être heureux.
  • Ah ? Tout le monde boit du champagne et mange du foie gras ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais le bonheur c’est obligé. Tu ne peux pas ne pas être heureux. Sinon tu es dépressif, triste, différent.
  • Différent ça me va.
  • Oui mais pas dans le bon sens.
  • Tu crois ? Il n’y aurait pas une pression sociale qui nous obligent à être constamment heureux ?
  • Possible, mais c’est positif.
  • Pas certain. Le chercheur Egon Dejonckheere de l’Université de Louvain (KU Leuven) affirme que plus une personne se sent contrainte d’être heureuse, plus cette personne se sent dépressive. Nous sommes quotidiennement confrontés, à travers les médias sociaux, à la vie d’apparence parfaite de notre cercle d’amis. Les fabricants tentent par ailleurs de nous convaincre à l’aide de messages publicitaires que nous nous sentirons plus heureux en achetant leur marchandise. Selon Dejonckheere, celui qui se sent malheureux se retrouve en marge de la norme sociale et doit être rapidement aidé par une thérapie ou un traitement.
  • Oui mais ce sont des dépressifs.
  • L’Organisation mondiale pour la Santé estime que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial. On compte plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrant de dépression soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015.
  • Mais tu n’es pas dépressif toi ?
  • Non
  • Alors pourquoi pour le jour de l’an tu veux manger des gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert ?
  • Parce que c’est bon !
  • Et ?
  • Vu que je ne suis pas dépressif, j’aime bien les petits bonheurs.
  • Et tu es heureux sans boire de champagne et manger du foie gras ?
  • Oui
  • Tu es vraiment bizarre.
  • Ah bon ? Et toi tu manges quoi ?
  • Bah si tu manges des crêpes, je vais faire des crêpes salées. C’est bien des crêpes salées non ?
  • Oui, c’est élégant et sophistiqué (rires des deux)
  • D’accord, on écoute une chanson ?
  • Ok

 

Armani, c’est fini

fourrure Armani

Imaginez ma – mauvaise – surprise, quand m’ont été livrées mes lunettes Giorgio Armani avec une pochette en cuir. J’avais essayé les lunettes mais je n’ai pas eu la curiosité de me renseigner à propos de l’étui.

Les animaux

Il est vraiment temps que les industriels prennent conscience de la cruauté envers les animaux associée à l’industrie du cuir et des effets dévastateurs pour l’environnement de l’élevage intensif. Vendre des accessoires en cuir, c’est contribuer directement à l’élevage et aux abattoirs industriels. Nous savons la peau est le sous-produit le plus rentable pour l’industrie de la viande. Le cuir est obtenu à partir de vaches, de cochons, de chèvres et de moutons, d’alligators, d’autruches, de kangourous, de chiens et de chats.  Ces derniers sont abattus pour leur viande et leur peau en Chine. La plupart du cuir provient de pays en développement comme l’Inde et la Chine, où les lois de protection des animaux sont soit inexistantes soit non appliquées.

L’environnement

L’industrie du cuir utilise des agents chimiques toxiques dangereux pour les sols et les réserves d’eau. Le fait de transformer la peau en cuir nécessite d’énormes quantités d’énergie et l’utilisation de produits chimiques dangereux, dont des sels minéraux, du formaldéhyde, des dérivés de goudron, de houille, diverses huiles, teintures, finitions, dont certaines à base de cyanure. Le cuir produit est généralement tanné au chrome, et tous les déchets contenus dans le chrome sont considérés comme dangereux par l’Agence européenne pour l’environnement.

Bien entendu j’ai retourné l’étui coupable à mon opticien (avec un petit autocollant en prime), en lui expliquant les raisons. Excellent commerçant, ce dernier m’a donné un nouvel étui. Par égard pour ce commerçant j’ai conservé les lunettes, mais je boycotterais désormais tous les produits Giorgio Armani, et j’invite mes amis, contacts, et followers à en faire de même.

André Santini rend hommage à Edmond Simeoni

Magà Ettori - André Santini

André Santini (ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux & vice-président de la Métropole du Grand Paris) a rendu un hommage appuyé à Edmond Simeoni en insistant sur sa passion pour la Corse, et son engagement pour la non-violence :

Mesdames et messieurs, chers compatriotes, je tenais à rendre un hommage appuyé au Docteur Edmond Simeoni qui nous a quittés le 14 décembre dernier. Suite à cette disparition, notre île a perdu un de ses plus ardents défenseurs et un de ses plus fervents admirateurs. Si des milliers de nos compatriotes ont patienté une heure durant devant l’église saint Roch de Bastia pour un dernier hommage à Edmond Simeoni, c’est bien parce qu’ils ont reconnu comme vous l’engagement sans compter de cette figure impérissable de la Corse qui a incarné notre île. Il faisait partie de ces fils que la terre de Corse s’honore de compter. Son dynamisme naturel son militantisme, acharné déconcertait les uns quand il impressionnait les autres. Combattant infatigable des injustices qui lui paraissaient insupportables il porta des engagements humanistes, altruiste et parmi les premiers écologistes.

Héraut et porte-voix de la Corse, il chercha toujours à protéger les intérêts de notre île et de ses habitants, s’inscrivant naturellement dans les grands noms de notre fière et belle île. Ils furent nombreux ces grands personnages qui jalonnèrent notre histoire et qui voulurent arborer le blason à tête de maure. Il y eut Sampiero Corso, le colonel français qui défiât les génois, il y eut le baron Theodore de Neuhoff – éphémère roi de Corse qui soutint les insurgés. Il y eut Pascal Paoli, fervent défenseur e la démocratie et du progrès, il y eut enfin bien sûr Napoleone Bonaparte, il y a désormais Edmond Simeoni, cet enfant du Niolu qui fort de son histoire et  de son expérience, proclama en 2005 : « ceux qui ont choisi la violence, n’ont aucun avenir ». Chers amis, nous tous sommes réunis ici pour rendre hommage à Edmond, nul ne peut affirmer que son regard averti sur l’évolution et les pérégrinations de la Corse, son amour des particularismes patrimoniaux et régionaux, son admiration pour notre accent chantant et nos cœurs polyphoniques ne viendront pas  à nous manquer. Edmond Simeoni incarnait viscéralement la Corse, son terroir, sa culture son franc-parler mais aussi sa générosité. Avec lui nous avons perdu un frère, et un pan de notre histoire s’est refermé. Soyons dignes des combats et de son héritage.