Le Mali, le pays des Droits de l’Homme

L'Histoire sans fin", un livre qui n'en finit plus de faire parler ...

L’Histoire avec un grand H est celle des dominants. Pourtant cette Histoire officielle a de plus en plus de mal à s’imposer. Avec la multiplication des nouvelles technologies, il est de plus en plus difficile de cacher des pans de l’histoire sous le tapis. Comment ne pas se raconter d’histoires entre la mythologie, les contes et légendes, les histoires réécrites, l’histoire orale, l’histoire des vainqueurs et celle des perdus, l’histoire des monarchies, celle des Etats et des grands ordres, l’histoire de la finance, celle des indigènes, l’histoire des religions, l’histoire des peuples, les histoires sans fin et celles à dormir debout, les histoires d’alcôves et celles de comptoirs, les fables de l’histoire et l’histoire de celles et ceux qui n’ont pas d’histoire, les histoires sans paroles, et les paroles sans histoires, sans parler des histoires qui font l’Histoire. Bref, il est difficile de trier le bon grain de l’ivraie.

Les deux histoires qui me passionnent actuellement sont l’histoire de Severiano de Heredia, le premier (et seul) maire noir de Paris et celle de « la Charte du Manden ». Pour Severiano de Heredia, je vous laisse chercher sur « Google l’historien ». Je vous en dis d’avantage sur « la Charte du Manden » .

En 2009, « la Charte du Manden » a été Inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le 16 mars 2011, le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres un projet de décret portant classement dans le patrimoine culturel national de « la Charte du Manden ». Mais de quoi s’agit-il ?

Manden Mali« La Charte du Manden », proclamée à Kouroukan Fouga en 1236  à l’issue d’une victoire militaire par le fondateur de l’Empire mandingue et l’assemblée de ses « hommes de tête » est donc l’une des plus anciennes constitutions au monde même, et oui cela remet sur la table la question du Pays des Droits de L’Homme. Ok, ok, la « la Charte du Manden » n’existe que sous forme orale. Pourtant elle se compose d’un préambule et de sept chapitres prônant notamment la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par razzia, la liberté d’expression et d’entreprise.

Hey les amie.e.s, nous sommes au début du XIIIe siècle, lors de l’avènement de l’empereur Soundiata Keita, fondateur de l’empire Mali. L’Empire a certes disparu mais les paroles de la Charte et les rites associés continuent d’être transmis oralement, de père en fils, et de manière codifiée au sein du clan des Malinkés. Pour que la tradition ne soit pas perdue, des cérémonies commémoratives annuelles de l’assemblée historique sont organisées au village de Kangaba (contigu à la vaste clairière Kouroukan Fouga, de nos jours au Mali, près de la frontière de la Guinée). Elles sont soutenues par les autorités locales et nationales du Mali, et en particulier les autorités coutumières, lesquelles y voient une source d’inspiration juridique ainsi qu’un message d’amour, de paix et de fraternité venus du fond des âges.

Manden juillet couverturePourquoi est-ce que je vous parle de « la Charte du Manden » ? Pour la simple et bonne raison, qu’un média américain du nom de « Manden Magazine », diffusée dans toute la diaspora africaine, vient de me consacrer quelques pages, ainsi qu’au collectif ACT NOW. Une grande fierté à vrai dire. D’autant que le collectif ACT NOW vient de faire signer à deux reprises « la charte ACT NOW » à des élus, dans le cadre de la Journée de l’Etat d’urgence Environnementale et Climatique. Il n’y a pas de hasard, uniquement des rdv.

Pourtant, j’avoue que je ne connaissais pas « la Charte du Manden », contrairement à Kadidia Doumbia, fondatrice de « Manden Magazine » et membre d’ACT NOW. Je l’imagine rire sous cape, notre amie Kadidia, elle qui sait depuis longtemps que le Mali, cette ancienne colonie du Soudan français, ce pays enclavé parmi les 48 pays les moins avancés sur le plan du développement socio-économique, et bien ce pauvre Mali est en fait le véritable pays des Droits de l’Homme. « Mais quelle histoire », me direz-vous !

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Pollution de l’air, l’Etat condamné à 10 millions d’euros par semestre de retard

L’État a six mois pour durcir son dispositif contre la pollution de l’air, responsable de 48.000 morts prématurées par an, sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre de retard.

Le 12 juillet 2017, le Conseil d’État avait enjoint l’État de mettre en œuvre des plans de réduction des niveaux de particules PM10 (diamètre inférieur ou égal à 10 microns) et/ou de dioxyde d’azote (NO2, polluant notamment associé au trafic routier) dans treize villes et régions.

Mais trois ans plus tard, l’État n’a pas « pris des mesures suffisantes propres à assurer l’exécution complète de cette décision » dans huit de ces zones, estime la plus haute juridiction administrative française dans une nouvelle décision rendue vendredi.

Malgré des « feuilles de route » adoptées pour les treize zones, les valeurs limites de pollution sont toujours dépassées dans six zones pour le NO2 (Lyon, Marseille-Aix, Reims, Grenoble, Strasbourg et Toulouse), à Fort-de-France pour les PM10 et à Paris pour les deux polluants.

Les limites sont également dépassées dans la Vallée de l’Arve (Haute-Savoie) mais le plan d’action pour cette zone comporte des mesures « détaillées » et « crédibles » pour réduire la pollution d’ici 2022. C’est donc pour les huit grandes villes que l’État est condamné.

Vu le délai écoulé, l’importance du respect des règles européennes, « la gravité des conséquences » en termes de santé publique et « l’urgence qui en découle », le Conseil d’État a donc prononcé une astreinte de 10 millions d’euros par semestre.

C’est « le montant le plus élevé » jamais imposé « pour contraindre l’État à exécuter une décision prise par le juge administratif », précise le Conseil d’État dans un communiqué. Montant qui pourra être révisé, à la baisse ou à la hausse, à l’issue des six premiers mois accordés à l’État pour prendre des mesures. « Pour la première fois », l’astreinte pourrait être versée aux ONG requérantes mais aussi à des personnes morales publiques « disposant d’une autonomie suffisante à l’égard de l’État » ou privées à but non lucratif, menant des actions dans le domaine de la qualité de l’air. À l’audience la semaine dernière, le rapporteur public, qui avait demandé cette astreinte, avait notamment évoqué l’Ademe (Agence de la transition écologique) comme possible bénéficiaire.

« C’est une grande satisfaction. Ça veut dire que le Conseil d’État prend en considération les enjeux majeurs liés à la qualité de l’air », s’est réjoui Me Louis Cofflard, avocat des Amis de la Terre, qui avait réclamé 100.000 euros par jour de retard, soit près de deux fois plus.

« Et surtout, le Conseil d’État semble se donner les moyens de son autorité avec une amende totalement inédite ».

La nouvelle ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a assuré sur Twitter que le gouvernement allait « mettre fin à ces dépassements grâce à la création obligatoire d’ici six mois de zones à faibles émissions qui interdisent la circulation des véhicules les plus polluants ».

La création de ces ZFE avait été annoncée par sa prédécesseur Elisabeth Borne à la veille de l’audience, mais le rapporteur public avait alors estimé qu’une telle annonce ne pouvait être assimilée à un début « d’exécution » de la décision.

« Victoire ! », s’est pour sa part félicitée l’ONG Notre Affaire à tous sur Twitter. « L’inaction face aux dégradations environnementales et au dérèglement climatique doit cesser ».

« La pollution de l’air n’est pas une fatalité. Les solutions existent ! », a commenté Olivier Blond, directeur de l’association Respire, soulignant que « ce sont des dizaines de milliers de vies qui sont en jeu chaque année ».

Basée sur des valeurs fixées par les directives européennes, l’exposition aux principaux polluants de l’air (particules fines, ozone, benzène, dioxyde d’azote et dioxyde de souffre) ne doit pas dépasser certaines concentrations, sur un jour et sur l’ensemble de l’année.

Si la situation s’est globalement améliorée depuis 15 ans en France, Paris est régulièrement rappelée à l’ordre par la Commission européenne, qui n’avait pas été convaincue par les plans d’action présentés pour les zones les plus polluées de l’Hexagone.

Hate speech, casse-toi tu pues et marche à l’ombre

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Elen Ture, qui exposait au Trocadero lors de la Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnementale et Climatique

« La théorie consistant à dire que le fait que ces criminels soient d’origine maghrébine libère des torrents de posts plus racistes et haineux les uns que les autres …/… » ah il se désespère l’ami Kalid, dans un texte posté sur les réseaux, il lance un appel à la tolérance et à l’intelligence (texte complet ci-après). Les trolls et les bileux, les haters et les affreux, déversent leur haine contre une communauté ou une autre. On en viendrait presque à soutenir la proposition de loi de la députée Laetitia Avia, visant à renforcer la contribution des opérateurs numériques à la lutte contre certains contenus manifestement haineux en ligne.

Ca ne va pas le faire, puisque le Conseil constitutionnel a censuré de nombreuses dispositions, estimant que le législateur porte une atteinte à la liberté d’expression qui n’est ni adaptée, ni proportionnée au but poursuivi. Pour les contenus signalés par des personnes, le Conseil constitutionnel souligne le risque que les opérateurs soient incités à retirer tous les contenus contestés, y compris ceux qui sont licites, ce qui serait une atteinte à la liberté d’expression.

Tu vois ami Kalid, les trolls, les bileux, les haters et les affreux ont le droit de déverser leur haine contre une communauté ou une autre, c’est la liberté d’expression. Avoue que ça nous gaverait toi et moi, si on nous retirait une partie de notre la liberté d’expression, non ?

(crédit photo Maria Rabadan)

BATTEURS POUR LA PAIX

Bon je le comprends, il faut dire que Kalid Bazi ce n’est pas n’importe qui. Déjà en 2015, en réponse aux attentats. il avait fondé les « batteurs pour la Paix« . Je ne vais pas vous faire le speech, voilà ce qui est dit sur la page d’accueil de cet extraordinaire organisation : « Kalid Bazi et SA FORMATION musicale Blackfoxy a lancé un appel, un mouvement pour rassembler le plus de monde autour d’une valeur qui semblait oubliée : la Paix. Aussitôt, artistes reconnus, personnalités, musiciens et un grand nombre de bénévoles se sont fédérés et ont adhéré à ce mouvement. Bientôt c’est une armée de batteurs qui allait être formée… Le défi ? Un grand spectacle en direct sur France Télévision-CULTUREBOX le 16 mai 2021 à 17h avec des centaines de batteuses et de batteurs qui joueront face à une scène géante avec une dizaine d’artistes talentueux ! ». Waouw ! Ok, le projet est repoussé d’un an pour cause de COVID-19, mais j’avoue que je suis impatient d’y être.

En attendant, avec Kalid, nous avançons sur la voie du coeur et de la bienveillance. La semaine dernière nous organisions avec ACT NOW [un collectif dont tu es à l’origine Magà], un collectif dont votre humble serviteur est à l’origine, nous organisions  » la Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnementale et Climatique « . De l’Angleterre à l’Australie en passant par l’Afrique, le Canada, la Guadeloupe, la Guyane, les Etats Unis, la France, l’Italie, l’Allemagne, Israël, la Suède, sous les mers et jusque sur le Mont Blanc, le collectif ACT NOW a organisé toute une série d’événements artistiques et sportifs. A cette occasion, plusieurs records ont été établis par des athlètes de haut niveau pour sensibiliser à la cause du Climat et de l’environnement.

(crédit photo Ariakina Ettori)

LES RECORDS

A Beurlay en Charente-Maritime, le maire Gérard Gandauber a signé la charte ACT NOW et déclaré l’Etat d’urgence climatique pour sa ville. Un instant plus tôt Amélie Mierger (équipe de France) de powerlifting a battu son propre record de France à 230 kg aux squats nouveau record à 232.5 kg. Jean Noël toujours dans la salle des fêtes de Beurlay a battu de 2,5 kg le record de France de développé couché détenu par Alain Morot d’Albertville depuis 2018.

Autre exploit en France, sur la base nautique de la Seyne-sur-Mer cette fois-ci. Morgane Toullec (équipe VEGAN WARRIOR) a battu un record du Monde d’aviron indoor des 100 kilomètres en catégorie féminine des 30-39 TC. Après s’être élancée à 20 h, Morgane a complété les 100 000 mètres en 7 h et 49 s, battant ainsi le record détenu par la Tchèque Pavlina Zizkova de plus de 22 minutes. Record officialisé par la Fédération Française d’Aviron.

(crédit photo Maria Rabadan)

PARIS : LA CÉRÉMONIE AU TROCADERO

A Paris, plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement dimanche dernier (5 juillet) pour assister au  concert de Soul Funk « BlackFoxy » sur l’esplanade des Droits de l’Homme, sous la houlette des potos Klaus Blasquiz et Kalid Bazi. Toute sa bande était là, Kader Kachour, Audrey Martial, Samuel Zamia, Julien de Rango, Sibelle Ndefo, Alycia Endene, Valentin Couineau, Paul de Rémuzat, et le réalisateur Nicolas Leroy. BlackFoxy c’est une formation engagée, avec des noirs, des blancs, des arabes dont le dénominateur commun est le talent, voilà qui ne va pas plaire aux haters. [vraiment utile la couleur de peau des membres du groupe ? Tu es étrange des fois]             

Des prises de parole ont ponctué le concert. Habiba Bigdade (Ligue des Droit de l’Homme), en parfaite maîtresse de cérémonie, a accueilli sur la scène de l’esplanade et présenté Jean-Luc Pradier (Conseiller Diplomatique, Ambassadeur Fondateur, à AISP/aiacp-actions internationales des athlètes pour la culture de la paix), Jules Pasquier (Porte-Parole des Jeunes Ambassadeurs du climat), Gert-Peter Bruch (fondateur de Planète Amazone, réalisateur), Elen Ture (plasticienne végane) Caroline Hemmings (représentante des éco maires). [Habiba ? Holala, tu cherches Magà, ce n’est pas un prénom de souche, ça… ouais, bon, les racistes et les xénophobes savent où ils peuvent se la mettre la souche.]

Magà Akraman
Magà Ettori, Akraman et Alikhan Saydoulayev (crédit photo : Migail Montlouis Félicité)

Au Trocadéro, trois happenings ont été organisés pendant le concert : une lecture de Catherine Hubeau de la Compagnie Avril accompagnée de la danseuse Fatima Saïd (je suis fan), une action du mouvement plastic Attack sous la direction de Fanny Vismara en présence de l’activiste américain Rob Greenfield, et un « tiré de corde, pour rétablir la Justice sociale », que j’ai mis en scène avec mon ami Akraman et Alikhan Saydoulayev. [Holala, des russes maintenant, Magà tu t’enfonces, tu as vraiment de curieuses relations.] Il faut dire que j’adore les gens simples qui ont du talent. Akraman Saydoulayev, trois fois champion de la République de Tchétchénie (Force Athlétique), deux fois vice-champion de France (Bras de fer sportif), 3eme L’homme le plus fort de France non seulement c’est du talent, mais vu que je m’entraîne avec lui, je peux vous dire que ce sont des heures et des heures de travail.

L’humour et la malice étaient de la partie pour cette dernière activité, puisque cette épreuve de tir à la corde servait à démontrer le principe de justice sociale. D’un côté de la corde il y avait les frères Saydoulayev, représentant les 1% de la population mondiale qui capte 82% de toutes les richesses, et de l’autre côté de la corde 10 compétiteurs anonymes. Cette épreuve questionnait la prédation, l’équité et le partage des richesses. J’ai adoré le moment où Samuel Zamia, un géant noir [oh Magà s’il était vert ça changerait quoi ? Rien mais il est noir et je le décris], le bassiste de « BlackFoxy » s’est jeté sur la corde pour aider les deux frères Saydoulayev tractés par les 10 anonymes, et glissant sur le sol du Parvis des Droits de l’Homme, tout un symbole. C’est là que je mesure l’excellence du travail que nous réalisons avec le Collectif ACT NOW, en regroupant des personnalités aussi fortes, charismatiques  et bourrées de talent. C’est là que l’on mesure la différence entre la médiocrité des haters, et l’excellence  des personnes qui m’entourent. L’ami Sam – qui est en train de faire un carnage à la basse – est aussi un champion de judo (champion de France vétérans 2018, 7eme aux deniers championnats du monde vétérans), « et… » rajoute Kalid « il a un coeur gros comme ça ».

ACT NOW

Le collectif ACT NOW a été initié par le [fantastique] cinéaste Magà Ettori, fondateur de L’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale [il est vraiment actif, mais il s’auto complimente pour casser les pieds aux haters ou pour compenser les commentaires négatifs qui vont suivre ?], pour soutenir l’Australie meurtrie par les incendies et plus largement pour intervenir sur les questions du dérèglement climatique et de l’environnement. L’organisation s’est consolidée pendant la période de confinement avec la préparation de la Journée Mondiale de l’Etat d’urgence Environnementale et climatique (actenow-collectif.com).

Le collectif est international, composé de fondations, ong, chercheurs, scientifiques, intellectuels, journalistes, artistes, sportifs. Le collectif est actuellement animé par Jean-Noël Dubus (athlète), Habiba Bigdade (déléguée départementale de la Ligue des Droits de l’Homme), Maud Lelièvre (déléguée Générale des Eco Maires, conseillère de Paris), Karolina Bomba (réalisatrice), Nathaly Coualy (comédienne), Karoline Legrand (chanteuse), Gisèle Souchon (philosophe), Marie-Laure Laprade (enseignante), et Janette Murray (athlète), Catherine Hubeau (comédienne, metteure en scène).

VEGAN MARATHON

L’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) dont je suis aussi le fondateur [oui on sait que tu es actif Magà, on l’a dit plus haut], organisait deux courses. La première se déroulait les 4 et 5 juillet en simultanée sur toute la planète. Des sportifs de tous niveaux ont participé à cette course et marche de sensibilisation au climat et à la biodiversité. De grands champions comme Janette et Alan Murray en Australie (champion du Monde de Marathon), ou Fiona Oakes en Angleterre (4 records du Monde de Marathon) membres de VEGAN WARRIOR se sont particulièrement illustrés.

En 2017, nous avions mis en place le « Vegan Marathon Running Tour », une série de défis. Miriam Ben Jilani, qui souffre de sclérose en plaques avait parcouru (avec sa canne), 100km en 10 jours. Cette année elle a remis ça pour le VEGAN MARATHON – WORD :  » C’est la volonté qui m’a poussée à avancer, je voulais vraiment participer à ma façon. J’avais prévu au départ de tenter les 15kms (une 1ère pour moi) en faisant un tour du lac avant de rentrer mais j’ai senti que mes jambes et surtout ma cheville ne tiendraient pas donc la raison a pris le dessus. Et aujourd’hui je peux à peine poser le pied, je tourne à l’Ibuprofène et au patch anti-douleurs sur la cheville. Mais bon, ça passera bien et en attendant je suis contente de moi. ».

Nous sommes loin du monde des haters du groupe « marathonien 42.195km », mais j’y reviendrais plus loin.

ACT NOW - UK

L’EKIDEN VEGAN MARATHON

Donc à Paris, le départ de l’Ekiden VEGAN MARATHON, la première course-relais végane en équipes de l’histoire était donnée à 15h et allait se poursuivre jusqu’à 19h. Plusieurs équipes se sont affrontées, sur un parcours très difficile autour du Trocadéro, sous le contrôle de Fabrice Chavanel, pour le plaisir du sport, et par engagement pour sensibiliser au dérèglement climatique. Un beau geste, plein de panache et de grandeur.

ACT NOW - AUSTRALIA

Le MAGAZINE INTELLIGENZA a écrit un article a ce propos, qui a été partagé sur les réseaux sociaux, et notamment sur le groupe « marathonien 42.195km » qui compte plus de 39000 membres et qui se qualifie de « groupe référence des Marathoniens ». Un groupe que j’ai failli quitter à plusieurs reprises, tant les articles que j’y partage sont systématiquement commentés de manière négative. A plusieurs reprises je me suis dit que s’il y avait tant de haters sur ce groupe, c’est que les modérateurs le permettaient. Et puis j’ai lu le post du 26 mars (voir ci-après) de Christelle Baillet la modératrice qui disait en substance : « Depuis quelques temps, je vois pas mal de post critiqués, insultes et j’en passe, agressivité gratuite….mépris… C’est donc cela pour vous le sport ? Mépris, médisance et agressivité ? » et qui se concluait par « Le sport c’est le partage et la passion… Pas la destruction de l’autre ». Vous avez compris, j’ai éprouvé de la sympathie pour cette jeune femme. J’ai donc décidé de ne pas me retirer, mais au contraire d’intensifier mes post [oui il est comme ça Magà].

VEGAN MARATHON EKIDEN 10

HARO SUR LE VEGAN

Et le résultat ne s’est pas fait attendre. Haro sur le vegan ! Un déferlement de hate speech au relent d’intolérance et de racisme, oscillant entre la blague grotesque et l’insulte (UNE MERDE, RIDICULE, DÉBILE, AVEC DES BABOUCHES TUNIQUE ET A LA PLACE D’UNE MÉDAILLE UNE CROIX,…). [oui je sais Magà, si les gens qui te détestent savaient ce que tu penses d’eux, ce serait encore plus drôle. Je suppose que tu vas aller copier le lien sur « marathonien 42.195km »]. J’use 3 minutes de ma vie pour voir le profil de mes haters. Quand je vois les performances de ces pauvres bougres, je me dis qu’à leur place je me ferais discret. Quand on est aussi prétentieux, on essaie au moins d’être le meilleur, hors les meilleurs ce sont des VEGAN WARRIORS, je n’y peux rien les haters si l’alimentation Végétale aide à la performance. Ce n’est pas faute si Fiona Oakes détient 4 records du Monde, ou si un autre de nos membres s’est qualifié pour les Jeux Olympiques alors qu’il participait à son premier marathon. Et puis je vais vous dire, quand on compare vos misérables performances à celles de Myriam dont je parle un peu plus haut, vous ne faites pas le poids. Je suis certain que même avec une canne, rien que sur la volonté, elle est plus performante que vous. Vous n’y croyez pas ? Et bien je vous invite à montrer de quoi vous êtes capable en vous inscrivant dans le prochain VEGAN MARATHON – Ekiden. Contrairement çà ce que vous avez écrit dans vos commentaires haineux, la compétition est ouverte à tou.te.s pour sensibiliser au climat.

ACT NOW PARIS - BUS POUR LA PAIX

Un dernier mot pour les haters, Kalid ? Non nous aimons bien le partage, et nous allons laisser la parole à Renaud qui s’illustre ces derniers temps avec l’excellent « Les animals » ou le drôle de « Corona song » [bon il y a un deux passages que je n’aime pas mais nul n’est parfait]. Ce n’est pas à ses derniers titres que je pense à lui après avoir évoqué les haters, mais pour un film de 1984 réalisé par Michel Blanc : « Marche à l’ombre ». Le titre éponyme de l’album de Renaud, a été un monument pour les gens de ma génération [Oh Magà ! Les vieux maintenant ?], et je vous en donne lecture messieurs et mesdames les haters : « J’lui dirait Toi tu m’ fous les glandes, Pis t’as rien à foutre dans mon monde, Arraches toi d’ là t’es pas d’ ma bande, Casse toi tu pues, Et marche à l’ombre ».  [finalement tu veux dire que le Monde est fabuleux et que tu laisses ces médiocres dans leur jus ? ]

LES HATERS DE 42,195

HATER VEGAN MARATHON

L’APPEL DE KALID

HATER 2

LA MODÉRATRICE DE 42,195

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Éveiller les consciences pour le respect de l’environnement, de la vie animale et de la planète

Le 5 juillet 2020, le collectif ACT NOW coordonnera « la Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnemental et Climatique ». A cette occasion seront organisés aux 4 coins de la planète de nombreux événements sportifs et artistiques de sensibilisation. Le collectif « ACT NOW », qui regroupe 350 personnalités, artistes, sportifs, intellectuels, personnalités publiques, responsables de fondations et d’Ong, demande aux Nations Unies la création d’une journée mondiale de l’état d’urgence environnementale. Dans le cadre de l’action à Paris, la plasticienne Elen Ture présentera plusieurs oeuvres.

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Née à Paris le 11 décembre 1977, Elen Ture , artiste peintre autodidacte originaire d’Anatolie et engagée pour la libération animale et la préservation de l’environnement. Elle perfectionne sa technique et son style artistique à travers des livres. Adulte, elle obtient un diplôme de l’Atelier des peintres en décors a Montmartre, ce qui lui permet d’exercer son art en qualité d’artisan. Des expositions se succèdent de Istanbul, à Antalya puis à Blois et enfin à Paris.

L’Art de cette jeune artiste évolue et se modernise de toile en toile. Prenant essor dans des décors en trompe-l’oeil, teinté de finesse et de perspectives, son art peu à peu s’affirme dans un univers surréaliste et stellaire pour enfin prendre son envol dans un registre plus engagé mêlant à la fois contemplation, voyages mais aussi réflexions philosophiques et d’actualités. Souvent sollicitée pour sa technique, sa maîtrise des couleurs et sa facilité à mettre en valeur des personnages sur des grandes toiles. L’artiste met son expérience au service de causes communes qui visent à améliorer l’existant par l’esthétisme de son art en parlant directement aux émotions et à l’intérieur de ses contemplateurs.

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Militante pour la libération animale, elle crée une page facebook spécialement dédiée à l’Art et l’Environnement  :  Elem’ Arts

Sensibiliser le grand public à travers des oeuvres d’Art. Éveiller les consciences pour le respect de l’environnement, de la vie animale et de la planète. Contemplation, voyages mais aussi réflexions philosophiques et d’actualité.

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Le Fabuleux Destin d’Amélie Mierger

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Le 4eme jour du mois de juillet de l’an de grâce 2020, la championne Amélie Mierger va faire tomber un record de powerlifting, à Beurlay, pour soutenir le Collectif ACT NOW, qui sensibilise à l’Etat d’urgence climatique et environnementale.

Quoi ? Qu’est-ce que vous n’avez pas compris dans la phrase précédente ?

Je reprends. Amélie Mierger est la femme la plus forte d’Europe, deux fois de l’or et un podium au dernier Mondial. Elle pratique un sport de force qui se nomme « Powerlifting » aux Etats-Unis, « dynamophilie » au Québec et « force athlétique » en France. Comme  « l’haltérophilie », le principe de ce sport est de lever des barres. Les mouvements du Powerlifting sont techniquement plus basiques, les charges plus lourdes, et l’amplitude plus réduite.

Alors le 4 juillet à 10h45 vous avez compris. Amélie Mierger c’est bon (oui c’est celle qui porte une copine sur chaque bras). Le Powerlifting vous connaissez par cœur, maintenant. Alors parlons de Beurlay.

Il y a un moulin sur la commune de Beurlay, qui se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, dans l’ancienne province de Saintonge. Appartenant au Midi de la France. On parle plus précisément de « Midi atlantique », au cœur de l’arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest. Si je me moque de vous chers lecteurs ? Non pas du tout, juste quelques espiègleries avant d’entrer dans le vif du sujet.

A Beurlay, mégapole de 1034 habitants, vous trouverez le 4 juillet à 10h45 Gérard Gandauber, le Maire, ceint de son écharpe tricolore bleu, blanc, rouge avec glands à franges d’or et son immense bonhomie. C’est lui qui offre le vin d’honneur à la fin, et qui s’apprête à signer pour sa commune l’Etat d’urgence climatique et environnementale, c’est dire si c’est un grand Monsieur. Respect.

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A Beurlay, le 4 juillet à 10h45 vous trouverez Jean-Noël Dubus, le papy coach. Amélie est son Poulain (mmmuhhhmmm elle est limite celle-là).

A Beurlay, le 4 juillet à 10h45 fief des fameuses « galettes de Beurlay » (à quand les galettes de Beurlay  à l’aquafaba ?), il y a les Beurlaisiens et les Beurlaisiennes, qui vont assister à ce fabuleux record de powerlifting que la championne s’apprête à pulvériser pour sensibiliser au  dérèglement climatique.

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« Le Fabuleux Destin d’Amélie Mierger ». Pourquoi ai-je choisi ce titre qui rappelle tant le film de culte de Jean-Pierre Jeunet ? J’aurai pu choisir « Amélie Mierger, que la force soit avec elle », Amélie en chevalier Jedi pourquoi pas, avec «  Dance Macabre » de Ghost en musique de fond, … pas certain que ce soit du gout de monsieur le Maire.

J’ai choisi ce titre qui rappelle tant le film de culte de Jean-Pierre Jeunet, car en fait le destin d’Amélie est fabuleux (pour elle) comme celui de l’héroïne du film culte de Jean-Pierre Jeunet. Elle voudrait poursuivre son bonheur tout en s’assurant de celui de ses amis et voisins.

L’image contient peut-être : 4 personnes, dont Amélie Mierger, personnes souriantes, personnes assises

La genèse de l’histoire ? Amélie croise un jour la route du Papy coach, qui lui dit qu’il va faire d’elle une championne du Monde de Force Athlétique en moins de deux ans. Un ange passe. Les fêlés laissent passer la lumière. C’est tellement fou qu’Amélie accepte de le suivre dans son aventure. Mais les fous sont des êtres magiques, pour qui tout est possible, et Papy n’est pas n’importe qui.

Je ne vais pas vous faire le détail de son parcours, je vous invite à le découvrir sur le Magazine INTELLIGENZA, mais je vais simplement rajouter que Papy quand il était adolescent était rachitique. Pour régler ce problème de santé, son boxeur de père – qui avait croisé les gants avec Marcel Cerdan – l’oblige à se mettre au sport.

Résultat à 18 ans, il devient champion et recordman de France de force athlétique Junior (147,5 kg développé-couché). Comment dire ? Surprenant, non ? Le Papy coach va faire du sport de haut niveau toute sa vie, collectionner les titres, et entraîner des athlètes de premier plan. Champion de France et qualifié cette année à 72 ans pour les championnats du Monde, il va lui aussi tenter un record dans cette salle des fêtes de Beurlay, à 10h45, juste après le passage d’Amélie.

L’image contient peut-être : 7 personnes, dont Amélie Mierger, personnes souriantes, personnes assises et plein air
avec son parrain, Jean-Pierre Brulois (1er champion du Monde français de Powerlifting) 

Le pire fléau de l’Humanité est la prédation.  Vous retirez la prédation en direction de l’environnement, des humains et de l’environnement, … bref du Vivant dans son ensemble, et vous faites de cette planète un paradis. Est-ce possible du point de vue des économistes non. Mais qui a dit que l’économie devait diriger la vie du Vivant sur cette planète ? N’est-il pas tant de changer nos comportements et de devenir des « Amélie Mierger » ? C’est ça, lançons le mouvement « Amélie Mierger pour rendre le Monde meilleur ». Ce n’est pas compliqué, en tout premier lieu il faut cultiver son propre jardin (au sens propre et au sens figuré), et ne pas regarder si l’herbe est plus verte dans le jardin des voisins.

Revenons à l’histoire d’Amélie. Papy coach, persuadé d’avoir détecté une perle rare veut la faire participer à la sélection de l’équipe de France. « No way », on lui répond à la Fédération, « elle doit faire ses deuxième pas comme tout le monde ». « Deuxième pas » c’est le nom d’une compétition pour débutants. C’est dire si le niveau n’est pas élevé ?

L’image contient peut-être : 1 personne, texte qui dit ’pen, Junior & Sub ships 2 SB FRA’

Par exemple, moi quand j’ai fait l’équivalent de cette compétition au Bench (développé-couché), j’ai oublié d’attendre le signal pour poser ma barre et j’ai eu deux barres invalidées sur trois. J’ai donc réussi 100kg sur une seule barre et je n’avais qu’un mouvement.

Amélie, après 4 mois et 15 jours d’entraînement participe à son premier championnat à Cognac le 16 mars 2018. Avec un squat validé à 190 kg, un soulevé de terre à 195 kg et un développé-couché à 122.5 kg, soit au total des 3 mouvements 507.5 kg, elle améliore le record de France de 92,5 kg. Ok merci d’être venue.

Vous vous doutez qu’à la fédération le « no way », s’est transformé en tapis rouge. Sur dérogation spéciale, Amélie participe à la sélection de l’équipe de France. Le 1er Septembre 2018, elle réussit une performance de 207,5 kg aux squats, 127,5 kg au développé-couché, 210 kg au soulevé de terre, améliorant ainsi ses records personnels d’un total de 37.5 kg avec 545 kg.

L’image contient peut-être : Amélie Mierger, sourit

Avec cette incroyable performance, elle rentre dans l’équipe de France Elite avec seulement 8 mois de pratique, et se qualifie pour les championnats d’Europe 2018. Après trois mois de préparation, direction la Lituanie pour les championnats d’Europe. Passons les détails. Vous avez compris où je veux en venir.

Amélie vient de participer à sa deuxième compétition officielle, et un membre de l’équipe de France vient la voir et lui annonce : « on l’a fait ». « On a fait quoi ? », demande Amélie sans malice. « Tu es championne d’Europe », lui annonce ce dernier. C’est le début du commencement d’un parcours sportif incroyable.

Cet instant-là est beau, car à aucun moment Amélie n’a fait cette compétition en se disant, je vais être « la plus forte », ou je vais prendre « la place de telle athlète ». Non, Amélie se contente d’être Amélie, une nana simple de Jonzac qui portait des sacs de 50kg de farine dans la boulangerie de ses parents.

L’image contient peut-être : 4 personnes, dont Amélie Mierger, personnes souriantes

Amélie n’est pas prédation. Amélie est partage et courage. Elle a certes un talent peu commun, mais au delà de ce talent Amélie à une mentalité. Quand elle s’engage, elle s’engage. Et le 4eme jour du mois de juillet de l’an de grâce 2020, la championne Amélie Mierger s’engage à faire tomber un nouveau record de powerlifting, à Beurlay, pour soutenir le Collectif ACT NOW, qui sensibilise à l’Etat d’urgence climatique et environnementale.

Là tout est clair ? Parce que le 4 juillet à 10h45, je serais moi aussi à Beurlay pour assister à cette étape, du fabuleux Destin d’Amélie Mierger. Et voilà !!!

Magà Ettori

Nous devons déclarer l’état d’urgence environnemental et climatique

LE COLLECTIF ACT NOW a été initié par nos soins avec « L’Institut du Sport et de l’alimentation Végétale (INSAVE) », pour soutenir l’Australie meurtrie par les incendies et plus largement pour intervenir sur les questions du dérèglement climatique et de l’environnement. Entretien que j’ai donné au Magazine INTELLIGENZA et que je retranscris ici avec leur aimable autorisation.

MAGA ETTORI - ETAT d'URGENCE 2INTELLIGENZA : Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans le Monde actuel ?

MAGÀ ETTORI : La liste est longue, car je suis engagé dans de nombreuses causes, mais je dirais que le dénominateur commun c’est « la loi du plus fort ». L’ancien Monde était bâti sur un concept simple. De mon point de vue, le nouveau Monde exige plus de solidarité. Nous le voulons bienveillant, équitable et juste.

INTELLIGENZA : Un Monde en crise, nous avons l’habitude ?

MAGÀ ETTORI : De crises en crises, de manifestations en confinement, du confinement aux manifestations, l’Humanité appelle ses dirigeants à une prise de conscience salutaire. Pour sortir de cet engrenage vicieux, il faut anticiper sur les prochaines crises.

INTELLIGENZA : Quel est le plus grand défi auquel nous sommes confrontés ?

MAGÀ ETTORI : Nous devons déclarer l’état d’urgence environnemental et climatique.

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INTELLIGENZA : Et sinon ?

MAGÀ ETTORI : C’est simple, l’inertie de nombreuses institutions et d’acteurs de la vie démocratique, concernant les questions climatiques et environnementales, ne peut conduire qu’à une crise de confiance et de défiance. Les conséquences peuvent êtres lourdes.

INTELLIGENZA : A propos, vous avez eu le COVID-19. Bien remis ?

MAGÀ ETTORI : Toujours en convalescence. C’est long mais je m’en tire à bon compte.

Magà Ettori - vestiaire 2

INTELLIGENZA : Quel enseignement tirez-vous de la pandémie ?

MAGÀ ETTORI : Sur le plan personnel, je dois continuer à préserver ma santé, mais d’une manière générale je dirais que la crise sanitaire du COVID-19 a démontré que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, la mobilité à outrance, un modèle économique néolibéral basé sur l’hyper-compétition et l’explosion des maladies infectieuses étaient intimement liés.

INTELLIGENZA : Que pensez-vous sur la manière dont a été gérée la crise ?

MAGÀ ETTORI : On peut tout dire sur cette pandémie, et la manière dont elle a été gérée. Les chefs d’Etats et les gouvernements ont été jugés par certains à la hauteur des enjeux, et par d’autres, inefficaces, incompétents et/ou mal préparés. Ce qui est certain c’est qu’ils ont été extrêmement réactifs.

INTELLIGENZA : Vous trouvez ?

MAGÀ ETTORI : Bien entendu. Le 16 mars 2020, les chefs d’État et de gouvernement du G7 reconnaissaient que la pandémie de COVID-19 était une tragédie humaine et une crise sanitaire internationale, qui faisait également peser des risques majeurs sur l’économie mondiale : « Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est nécessaire pour garantir une réponse mondiale forte par le biais d’une coopération renforcée et d’une coordination accrue de nos efforts. Si les difficultés immédiates peuvent exiger des mesures d’urgence nationales, nous demeurons déterminés à assurer la stabilité de l’économie mondiale. Nous sommes convaincus que les présentes difficultés liées à la pandémie du COVID-19 nécessitent une approche internationale étroitement coordonnée, fondée sur la science et les preuves scientifiques et conformes à nos valeurs démocratiques et à l’économie de marché. ».

iamwarriormaga

INTELLIGENZA : A quand une telle déclaration commune pour le climat et l’environnement ? 

MAGÀ ETTORI : C’est la grande question. 4 milliards de personnes confinées, voilà qui est inédit dans l’histoire de l’Humanité. Pourtant, à peine le confinement terminé, une nouvelle crise survient. Une affaire de violence policière à Minneapolis, dans le Minnesota aux États-Unis. George Perry Floyd, quarante-six ans, afro-américain, décède lors de son interpellation par un policier blanc. Deux autopsies concluent à un homicide, l’Amérique s’enflamme et le Monde s’embrase. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi George Floyd ? Nous n’en sommes pas au premier George Floyd, loin de là. Ces émeutes ne sont pas uniquement les conséquences du racisme, elles arrivent après le COVID-19, la maladie des pauvres. Aux Etats-Unis, en France, et partout ailleurs ce sont les plus faibles et ceux des milieux les plus défavorisés qui ont payé un lourd tribut au virus.

INTELLIGENZA : En France les résidents d’Ehpad représentent la moitié des décès comptabilisés…

MAGÀ ETTORI : Effectivement, et aux États-Unis, dans le comté de Milwaukee dans le Wisconsin, les afro-américains représentent 70% des décès alors qu’ils ne comptent que pour 26% de la population. A Chicago, c’est 67% des décès pour 32% de la population.

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INTELLIGENZA : Et George Floyd dans tout ça ?

MAGÀ ETTORI : Au moment de son arrestation il habitait à Saint Louis Park et venait de perdre son emploi d’agent de sécurité en raison du confinement. La question mérite d’être posée : « Et si George Floyd n’était que la victime collatérale du culte du marché ? Celui qui domine le discours politique et la vision prédatrice qui en découle ? ».

INTELLIGENZA : C’est la loi du plus fort ?

MAGÀ ETTORI : Et quoi d’autre ? Pouvons-nous accepter un tel triomphe des forts contre les faibles, des intérêts particuliers sur l’intérêt général ? Devrions-nous tolérer une réduction du périmètre du débat démocratique autour d’un nombre restreint d’options de politique économique ? Pouvons-nous concevoir les inégalités sociales dans le domaine de la santé ? En France, berceau des droits de l’Homme, l’écart d’espérance de vie entre les 5% des plus riches et les 5% des plus pauvres est l’un des plus élevés d’Europe, 13 ans, c’est insensé.

INTELLIGENZA : Quel est le rapport entre la justice sociale, la crise climatique et la pandémie ?

MAGÀ ETTORI : La réponse tient en un mot : « la prédation » ! Ce sont ces schémas de pensée qui conduisent les 1% de la population mondiale à capter 82% de toutes les richesses. C’est cette philosophie qui fait que la France, les Etats-Unis, la Pologne, ou encore la République Tchèque remettent en cause les législations environnementales existantes, sous prétexte de relances économiques.

La prédation est la cause de cette folie suicidaire qui persiste à construire une économie fondée sur l’extraction des énergies fossiles, alors que les scientifiques annoncent que la moitié des points de basculement de la planète ont déjà été franchis (dégel du permafrost, déforestation, blanchissement des coraux,…).

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La prédation semble provoquer une cécité qui empêche de voir que le coronavirus est dû au rétrécissement de l’espace habité par les animaux sauvages au profit des humains. La prédation empêche de comprendre que la déforestation conduit à une perte de biodiversité et provoque des zoonoses, des maladies et infections dont les agents se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’être humain. Selon le Département américain de la santé, près de 16 % de tous les décès recensés au niveau mondial sont attribués à des maladies infectieuses, et les zoonoses représentent 60 % des maladies infectieuses connues et 75 % des maladies infectieuses émergentes.

La prédation est un fléau, et nous devons/pouvons le combattre ici et maintenant. Ceux qui œuvrent dans la vie publique, qu’ils soient aux affaires ou qu’ils aspirent à l’être, ont le devoir impérieux de construire une société plus respectueuse du Vivant dans son ensemble, des humains mais aussi des animaux et de l’environnement.

INTELLIGENZA : Ce n’est pas un peu utopique ?

MAGÀ ETTORI : La réactivité qui a prévalu lors de la crise du COVID-19 démontre bien, que nous avons le pouvoir de changer nos mode de pensées et nos fonctionnement très rapidement. Une prise de conscience entraînerait des changements de paradigme salutaires. C’est pourquoi les signataires de la présente Tribune se mobilisent le 5 juillet 2020  avec le collectif ACT NOW, qui coordonnera la « Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnemental et Climatique ». A cette occasion seront organisés partout dans le Monde, des événements sportifs et artistiques  de  sensibilisation.

INTELLIGENZA : Pouvez-vous nous dire un mot sur ACT NOW ?

MAGÀ ETTORI : Le Collectif ACT NOW est composé de fondations, Ong, représentants de la Société civile, chercheurs, scientifiques, intellectuels, journalistes, artistes, sportifs, ACT NOW est actuellement animé par Jean-Noël Dubus (athlète), Habiba Bigdade (déléguée départementale de la Ligue des Droits de l’Homme), Maud Lelièvre (Déléguée Générale des Eco Maires), Karolina Bomba (réalisatrice), Nathaly Coualy (comédienne), Karoline Legrand (chanteuse), Gisèle Souchon (philosophe), Patsy (chanteuse), Marie-Laure Laprade (enseignante), et Janette Murray (athlète), Guy-Paul Chauder (peintre), Catherine Hubeau (metteur en scène).

Le 5 juillet 2020, le collectif ACT NOW coordonnera la « Journée Mondiale de l’Etat d’Urgence Environnemental et Climatique ». A cette occasion seront organisés aux 4 coins de la planète de nombreux événements sportifs et artistiques  de  sensibilisation. L’INSAVE organisera à cette occasion, dans le monde entier, la première édition de l’Ekiden VEGAN MARATHON et le VEGAN MARATHON WORLD, mais de nombreux évènements sportifs et artistiques de sensibilisation à l’urgence environnementale et climatique  seront présentés par des Ong, fondations et associations partenaires, ainsi que par des athlètes de haut niveau et des artistes engagés dans la cause écologique et environnementale.

JOURNEE MONDIALE DE L'ETAT D'URGENCE ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE - EKIDEN VEGAN MARATHON

INTELLIGENZA : Quel est l’objectif de cette mobilisation ?

MAGÀ ETTORI : Nous espérons conduire les 193 Etats membres de l’Organisation des Nations Unies à déclarer l’état d’urgence environnemental et climatique, mais également toutes les autres institutions.

Agir maintenant

Il ne s’agit pas de noms, de mots, de signes noirs jetés pêle-mêle sur une page blanche (l’inverse marchait aussi). Il s’agit d’êtres humains, de femmes et d’hommes qui pensent qu’ils est temps d’agir, d’agir collectivement, d’agir maintenant.  A celles-ci, à ceux-là, je vous dis simplement, « merci ».

COLLECTIF ACT NOW

Judith Abitbol, réalisatrice, scénariste, cadreuse ; Philippe Adam, président de la SPA de Salon de Provence ;  Souria Adèle, auteure, comédienne, humoriste ; Frédérike Adler comédienne, humoriste, auteure ; Olivia Adriaco, paysagiste, animatrice TV ; Philippe Agnes Billoir, athlète, vice-champion du monde de bench ; Mourad Ahmim, auteur, enseignant chercheur à l’université de Bejaia, fondateur d’Enviconsult ; Noémie Allabert, athlète, championne d’Europe, recordwoman de Powerlifting ; Morhad Amdouni, athlète, double champion d’Europe de demi- fond ; Souad Amidou, actrice, scénariste, réalisatrice ; Jack Anaclet, écrivain ; Lalia Andasmas, juriste spécialisée en droit animalier ; Frédéric Ansart de Lessan, producteur, distributeur cinéma-audiovisuel ; Alexandra Ansidei, actrice ; Françoise Armengaud, universitaire, philosophe, traductrice, essayiste, écrivaine ; Muriel Arnal, présidente de  « One Voice »  ;  Pierre Athanaze, président de « Action Nature Rewilding France »  ; Dr Taïbou Ba, naturaliste, écologue, « Centre de Suivi Ecologique CSE de Dakar » ; Jean-Pierre Bailly, producteur de films ; Rachid Bahouss, coach sportif TV ; Jeremy Banster, acteur, réalisateur, producteur ; Catherine Barge, peintre ; Paul Barge, acteur, réalisateur ; Valérie Baran, directrice de « L’Epcc Le Tangram » et du « festival les AnthropoScenes » ; Myriam Baran, éco-éthologue, auteure, animatrice TV ; Claudie Baran, grand reporter, artiste plasticienne, auteure ; Phil Barney, auteur, compositeur, interprète ;  Henri Baron, athlète, champion de France, recordman de Powerlifting ; Muriel Barra, productrice, réalisatrice ; Pierre Emmanuel Barré, humoriste, chroniqueur radio et TV ; Christophe Barrière, athlète, champion d’Afrique de motocross ; Clothilde Bato, déléguée générale de « SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires », présidente de « Notre Affaire A Tous » ; Pierre-Jean Baty, président de « Jeunes Ambassadeurs pour l’Environnement »  ; Priscilla Bavoil, athlète, championne d’Europe, recordwoman du Monde de Powerlifting ;  Kalid Bazi, fondateur du mouvement « Batteurs pour la paix »  ; Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale, Université Grenoble Alpes ; Olivier Behra, auteur, environnementaliste ; Géraldine Beigbeder, artiste d’art contemporain, curatrice, écrivain ; Sandrine Bélier, présidente de l’ong « Humanité et Biodiversité » ; Sofiane Belkesir, athlète, champion du Monde, recordman de Powerlifting ; Georges Beller, acteur, animateur TV ; Renaud Benoist, écrivain ; Charles Bentz, athlète, champion de France de bench ; Charles Berling, acteur, directeur de théâtre ; Patrice Bernardini, compositeur, chanteur, multi-instrumentiste ; Séverine Berthelot, actrice ; Jean-Michel Bertrand, réalisateur, scénariste ; Boris Bergman, parolier, écrivain, acteur, dramaturge ; Jean-Pierre Bigard, directeur du théâtre «  Palais des glaces », producteur ; Habiba Bigdade  présidente de la Ligue des droits de l’Homme 92 ;  René-Marc Bini, compositeur de musique de films et de séries TV ; Chris Birkett, compositeur, producteur ; Sophie Blondy, scénariste, réalisatrice, actrice ; Bruno Blum, auteur compositeur interprète, dessinateur, écrivain ; Léon Bodet, athlète – culturisme, « vice Monsieur Univers » ; Karolina Bomba, réalisatrice, compositrice, photographe ; Allain Bougrain-Dubourg, journaliste, producteur, réalisateur ; Michel Boujenah, acteur, humoriste, réalisateur ; Dominique Bourg, philosophe, auteur ;  Vincent-Marie Bouvot, réalisateur artistique, compositeur, producteur ; Eva Bravo, chanteuse ; Daniel Bravo, footballeur, champion d’Europe des Nations, chroniqueur sportif ; Dr Sabine Brels, auteure, juriste en droit international environnemental et animalier ; Caroline Brousseaud, présidente de « l’Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité » ; Gert-Peter Bruch, fondateur de « Planète Amazone » ; Jean-Pierre Brulois, athlète,  champion du monde, recordman Powerlifting ; Alexandre Anthony Btesh, auteur compositeur, interprète ; Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à « l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement »  ; Buzy, auteure, compositrice, interprète, peintre ; Mélodie Cardona, athlète,  championne de wakeboard, cofondatrice du  « projet Roadsidetrip »  ; Nathalie Cardone, actrice, chanteuse ; Cathy Campana, auteure, militante culturelle, présidente de « associu lingua è cultura corsa » ;   Lionel Campana, athlète – équipe de France Afbbf IFBB, 3eme Mondial ; Rosemonde Cathala, comédienne, metteure en scène, auteure dramatique ; Marie-Christine Charmier, professeur, scénariste directrice de  « Enfant Animal Nature (EAN) » ; Gérard Charollois, juriste, fondateur du mouvement  « Convention Vie et Nature pour une écologie éthique et radicale » ; Georges Chapouthier, biologiste, philosophe, directeur de recherche émérite au « CNRS » ; Dolores Chaplin, actrice ; Guy-Paul Chauder, peintre, sculpteur ; Gary Chaynes, athlète, champion d’Afrique de rallye auto ;  Florent Chenu, musicien, fondateur des « studios  Yellow Records »  ; Antoine Coesens, comédien ; Catherine Coquio, auteure, comparatiste, universitaire ; Jean Yves Collet, réalisateur TV, documentaires animaliers et environnement ; Maryse Condé, écrivaine, professeure ;  Laurence Constantinprésidente de « Global Earth Keeper »  ; Adèle Cotte, philosophe, auteure ; Nathaly Coualy, comédienne, auteure, enseignante de yoga ; Nina Cousin Le Blevenec, athlète,  vice-championne du Monde, recordwoman de France de Powerlifting ; Georges Cristini, chercheur, enseignant ; Richard Cross, coach vocal, chanteur ; Béatrice Dalle, actrice ; Eric Damamme, président de  « Vasara »  ; Émilie Dardenne, maîtresse de conférences en anglais, auteure ; Sophie Darel, chanteuse, présentatrice TV ; Yolaine de La Bigne, fondatrice de  « l’Université d’été de l’animal »  ;  Jean-Baptiste Del Amo, écrivain (Prix Concourt) ; Julie Deliquet, metteuse en scène, directrice du « théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis » ; Vanessa Demouy, actrice, mannequin ; Mylène Demongeot, actrice, productrice ; Marianne Denicourt, actrice, scénariste, réalisatrice ; Pascale d’Erm, auteure, réalisatrice, expert conseil, « Nations Harmony with Nature Initiative »  ; Philippe Desbrosses, agriculteur, scientifique, écrivain, pionnier de l’agriculture biologique ; Alexandre Destrez, pianiste, compositeur ; Aboubakry Diallo, président  Ong « ASDEN, Sénégal » ; Mamadou Diallo, conseiller régional « UICN » , secrétaire général de « l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature »  ; Jean Dolande, peintre ;  Louis Donval, comédien, auteur ; Kadidia V. Doumbia, rédactrice-en-chef du « Manden Newspaper » et du « Manden Magazine » ; Yves Douieb, coach sportif de  « Vegan Warrior »  ; Jean-Claude Dreyfus, acteur ; Dominique Droz, psychologue ; Jean-Noël Dubus, athlète, champion de France, recordman de Powerlifting ; Stéphane Dugast, auteur, réalisateur, secrétaire général de « la  Société des Explorateurs Français » ; Myriam Dupuis, présidente « d’Aves France »  et fondatrice de  « Tendua » ; Joy Esther, comédienne, chanteuse ; Ariakina Ettori, réalisatrice, présidente de «  l’Institut Citoyen du Cinéma » ; Magà Ettori, cinéaste, fondateur de « l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) » ; Adama Fala Sidibé, chargé de Communication de l’ONG « Nature Mauritanie, Nouakchott » ; Claude Fanohiza, executive director at « Fondation Tany Meva » ; Mike Fédée, comédien, auteur ; Nathalie Feraud, athlète, championne du monde, recordwoman, Powerlifting ; Rachid Ferrache, acteur, chanteur ; Chantal Fischer, directrice artistique, productrice ; Paul Antoine Folacci, président de  « sas Corse-billet » ; Perrine Fontaine, scénariste ; Steve Forward, réalisateur, ingénieur du son, musicien ; Hélène de Fougerolles, actrice ; Sam Fox, animateur radio ; Anne Frémaux, auteure, agrégée de philosophie, docteure en écologie politique ; Thiery Fruleux, athlète – champion de France, recordman de Powerlifting ; Mata Gabin, actrice, chanteuse ; Suthat Galant, danseur, champion de France de Bachata ; Mauricio Garcia Pereira, auteur, lanceur d’alerte ;  Nanou Garcia, actrice, scénariste ; Jean S. Gearon, Ph.D clinical Associate Professor « George Washington University School of Medicine », president of  « Womens’ Alliance for Democracy and Justice » ; Manuel Gelin, acteur ; Baptiste Gentili, athlète, footballeur, entraîneur ; Vahina Giocante, actrice ; Marc Giraud, auteur, chroniqueur, naturaliste ; Dana Glowacka, athlète, (recordwoman Guinness World) Abdominal Plank ; Eric Godon, comédien, réalisateur ; Brigitte Gothiere, présidente de  « L214 Éthique & Animaux »  ; Jean-Marc Governatori,  auteur ; Bunny Godillot, comédienne, auteure, réalisatrice, metteuse en scène ; Jamy Gourmaud, journaliste, animateur de télévision ; Christine Grandjean, présidente de  « c’est assez ! » ;  Mehdi Guadi, délégué général « Alliance Marocaine des Collectivités Territoriales pour le Climat AMCTC » ; Hanh Ha, présidente de l’ong « Zebunet » ; Marlène Harnois, athlète, championne du monde, médaillée olympique de taekwondo ; Dr Ruth E. Heidrich, athlète, recordwoman d’Ironman et de marathon ; Régis Hounkpè, directeur exécutif « cabinet InterGlobe Conseils », enseignant en géopolitique ; Catherine Hubeau, comédienne, metteure en scène ; Reha Hutin journaliste, productrice, présidente de  « 30 millions d’Amis » ; Nicolas Imbert, directeur exécutif de « Green Cross France et Territoires » ; Marc Israël, philosophe, auteur ; Daniel Jacob, président de « Radio Parole d’Animaux » ; François Jarrige, auteur, maître de conférences en histoire contemporaine à « l’Université de Bourgogne » ; Jean-Yves Jezequel, écrivain, conférencier, psychanalyste ; Pascale Joannot, directrice des expéditions du « Muséum National d’Histoire naturelle » ;  Pierre Jouventin, directeur de recherche « CNRS » en éthologie, directeur de laboratoire « CNRS » en écologie ;  Dorothée Kapamadjian, présidente de  « AVA Rambouillet » ; Sébastien Kardinal, auteur, critique culinaire ; Arthur Keller, expert des risques systémiques et des stratégies de résiliences ; Galitt Kenan, directrice du « Jane Goodall Institute » ;  Rachel Khan, actrice, athlète, écrivaine, juriste ; Jan Kounen, cinéaste ; Joseph-François Kremer, chef d’orchestre, musicologue, compositeur ; Sabrina Krief, professeure au « Muséum National d’Histoire Naturelle » ; Marc Kucharz, auteur, créateur de jeux ; Jude la Cigale, chanteuse, auteure, compositeur ; Francis Lalanne, auteur, compositeur, interprète, comédien ; Stéphane Lamart, président de « l’association Stéphane Lamart » ; Marie-Laure Laprade, enseignante, présidente de « Education Ethique Animale » ; Renan Larue, auteur, professeur de littérature française à « l’Université de Californie de Santa-Barbara » ; Julie Lasne, auteure, spécialiste de terrain du « comportement animaux sauvages et anti trafic  field Animal behaviour & advocacy » ; Dominique LaTreuille-Delaunay, athlète, championne du monde, recordwoman de bench ; Nadine Lauverjat, coordinatrice de « Générations Futures » ; Viktor Lazlo, chanteuse, actrice, romancière ; Patrice Leconte, réalisateur, scénariste, metteur en scène, dessinateur, écrivain ; Pascal Légitimus, comédien, metteur en scènes, auteur, producteur de cinéma ; Maud Lelièvre, vice-présidente de « the french committee of UICN General » delegate of « the Eco Maires »  ; Claude Lelouch, réalisateur, producteur, scénariste, cadreur ; Martine Lelouch, actrice, photographe, vidéaste ;  Frédéric Lenoir, philosophe, écrivain, fondateur de l’association « Ensemble pour les Animaux » ; Nathalie Lermitte, chanteuse, comédienne ; Christine Lesselier, athlète – championne du Monde, recordwoman de Bench classic ;  Franka Legrand, décoratrice de cinéma ; Geronimo Legrand, peintre, décorateur cinéma ; Karoline Legrand, chanteuse, auteure, compositrice, interprète ; Claude Lemesle, parolier, auteur, président d’honneur de « la Sacem » ; Heidi Levasseur, athlète – nageuse extrême ; Niry Lib’s N’tsoa, musicien, auteur, compositeur, interprète ; Steve Lillywhite, producteur ; Patrick Llored, philosophe, chercheur en éthique animale, auteur ; Tonya Loren, chanteuse, animatrice, comédienne ; Jérôme Loubry, romancier ; Pascal Luneau, réalisateur, scénariste, coach ; Valérie Maës, actrice, auteure ; Thierry Machado, réalisateur, directeur photo ; Alain Magnan, consultant audiovisuel ; Benjamin Patrice Magnard, entrepreneur, business Angel, fondateur de « l’association  la Rose du Prince » ; Valérie Mairesse, actrice ; Trésor Gautier Makunda, athlète, champion du monde, quadruple médaillé paralympique, triple champion d’Europe de sprint handisport ; Bruno Maman, auteur, compositeur, interprète ; Jeane Manson, chanteuse, actrice ; Luc Marescot, réalisateur, scénariste, chef opérateur ; Lionel Magne, réalisateur ; Jean-Pierre Marguénaud, agrégé de droit privé et de sciences criminelles, directeur de « la Revue semestrielle de droit animalier » ;  Anessa Martin, athlète, 3 fois championne d’Europe, recordwoman de Powerlifting ; Jean-Luc Martin, athlète, champion d’Europe, recordman de Powerlifting ;  Jean-Luc Martinès, producteur d’artistes et de concerts lyriques ; Fabrice Martinez, président de « l’association  Gorilla » ; Mathilda May, actrice, metteuse en scène ; Dominique Mattei, compositeur, interprète ; Athanase Mbonimpa, directeur « Gikuzi Tubane Association  NPA » ; Anne-Laure Meynckens, présidente de « Animal360 » ; Raphaël Mezrahi, humoriste, acteur ; Amélie Mierger, athlète, championne d’Europe, recordwoman de Powerlfting ; Pierre Mikaïloff, musicien, écrivain, journaliste, scénariste ; Jean Molina, entraîneur de boxe ; Nelson Monfort, journaliste, « Comité Scientifique Pro Anima » ; Chloé Mons, chanteuse, actrice ; Thibault de Montalembert, comédien, metteur en scène de théâtre, acteur, pensionnaire de « la Comédie-Française » ; Patrick Montel, rédacteur en chef-adjoint des sports chez « France Télévisions » ; Migail Montlouis-Félicité, rédactrice, photographe ; Arielle Moreau, avocate en droit des animaux ; Julien Moreau, éco aventurier ; Alexandra Morette, présidente de «  Code Animal » ; Ruffin Mpaka Mawete, président du « rassemblement des écologistes congolais », recteur du « pic de Ruwenzori RDC » ; Alan Murray, athlète,  champion du monde, recordman de marathon ; Janette Murray-Wakelin, athlète, championne du monde, recordwoman de marathon ; Aziza Nait Sibaha, journaliste, présentatrice, rédactrice en chef « France 24 » ; Lucienne N’da, athlète, championne d’Afrique, recordwoman de saut en hauteur ;  Françoise Ney,  chanteuse « Bande à Basile » ; Douts Ndoye, plasticien, peintre ; Criss Niangouna, auteur, Comédien ; Nicoletta, chanteuse ;  Olivier Nolin, réalisateur, acteur ; Moriba Nomoko, Président de  l’Association Malienne pour la Conservation de « la Faune et de l’Environnement  AMCFE » ;  Alexis Nikiza, Directeur Général « association Protection des Ressources Naturelles pour le Bien-Être de la Population au Burundi  APRN BEPB », président du « Comité National UICN » ; Maurice Nsase Soki, directeur de « Forêts pour le Développement Intégral  FODI-RDC » ;  Fiona Oakes, athlète, championne du Monde, 4 fois recordwoman de marathon, fondatrice de « Tower Hill Stables Animal Sanctuary » ; Maixent Ogou, executive Director Ong « Action Plus » ; Nathaniel Olympio, eco entrepreneur ; Glenys Oogjes  CEO of « Animals Australia » ; Kamel Ouali,  chorégraphe, danseur, metteur en scène ; Tina Oury, agent d’artistes ; Yves Paccalet, écrivain, philosophe, journaliste et naturaliste ; Mélanie Page, actrice ; Ludovic Parreira, athlète, vice-champion du monde de Jiu Nogi et vice-champion d’Europe en Jiu Jitsu ; Thierry Pastor, chanteur, compositeur ; Patsy, chanteuse ; Jacqueline Pèlerins, présidente de « Dignité Animale » ; Samuel Pelras, philosophe, auteur, essayiste ; Anne-Marie Périer-Sardou, journaliste, directrice honoraire du magazine « Elle »  ; Fabienne Périneau , comédienne, auteure ; Valérie Perrin, écrivaine, photographe de plateau, scénariste ; Elodie Peters, présidente de l’association « Justice Animaux Savoie » ;  Laurent Petitguillaume, comédien, animateur radio et TV ; Gil Pinheiro, athlète, vice-champion du monde de powerlifting et champion d’Europe, vainqueur de «l’Arnold Classic »,  9 fois champion de France ; Emmanuel Pi Djob, musicien, auteur, compositeur, interprète ; Marco Prince, auteur, compositeur, interprète, comédien ; Quarxx, réalisateur ; Michel Quereuil, auteur, compositeur, interprète ;  François Raffenaud, comédien, dramaturge, metteur en scène ; Jacques Renucci, journaliste, auteur ; Firmine Richard, actrice ; Olivier Richard, président de « Saveurs au naturel » ; Thierry Robert, auteur, réalisateur ; Sébastien Rodriguez, athlète, champion de France de Powerlifting ; Valerie Rojan, comédienne ;  Madline Rubin, directrice de « l’ ASPAS – Association pour la protection des animaux sauvages »  ; Alexandre Ruiz, journaliste, commentateur sportif, animateur de radio et télévision ; Fabien Ruiz, claquettiste, chorégraphe de cinéma ; Émilie Saada, productrice ; Philippe Saisse composer, keyboardist, record producer and arranger ; Ludovic Salvador, comédien, metteur en scène ; Françoise Sannier, porte-parole de «  Vegan Marathon »  ; Michel Sardou, chanteur, parolier, compositeur ; Raymond Sarti, scénographe ; Fabien Scarlakens, DJ, arrangeur, producteur ; Coralie Schaub, auteure, journaliste spécialiste de l’environnement ; Homayra Sellier, présidente-fondatrice « d’Innocence en Danger » ; Pr Ahmed Senhoury, executive Director at  « Regional Partnership for Coastal and Marine Conservation in West Africa  PRCM » ; Noëlle Septier-Saugout, auteure, présidente de « « LAEO France Association Terre Lawrence Anthony »  ; Djibi Seydi, trésorier général de de « l’Association Sénégalaise des Amis de la Nature » ; Jean-Baptiste Shelmerdine, comédien, auteur ; Jacky Sielczak, coach sportif TV ; Corine Sombrun, écrivain, ethnomusicienne ;  Ousmane Sonko, directeur exécutif des « eco-maires pour l’Afrique Sénégal » ; André Sotto, exploitant de salles de cinéma ; Jérôme Soubeyrand, comédien, scénariste, réalisateur ; Gisèle Souchon, enseignante, auteure, philosophe ; Jean-François Stévenin,    comédien, réalisateur ; Bruno Stevens, photo journaliste, grand reporter ; Stone, chanteuse ; Cédric Sueur, maître de conférences à « l’université de Strasbourg » ; Didier Sustrac, auteur, compositeur, interprète, écrivain ; Olivia Symniacos, avocate en droit des animaux ;  Huong Tan, président de « Radio Mandarin Europe » ; Charlotte Teillard d’Eyry, chef monteuse cinéma, TV ; Aimé Terme, athlète, champion du monde et d’Europe d’haltérophilie ; Laurence Testot, journaliste, essayiste ; Tex, humoriste, animateur TV ;  Nicolas Thierry,  historien, sociologue ; Paul Thompson réalisateur et scénariste, professeur à « New-York University » ; Moussa Tine, directeur de « l’entente Cadak-car » ; Phu To, athlète, champion d’Afrique, recordman de Powerlifting ; Vincent Todaro, athlète,  champion du monde, recordman de Powerlifting ; Matthieu Tordeur, aventurier, conférencier, membre de « la Société des Explorateurs Français » ; Marie Toussaint, cofondatrice de « l’association  Notre affaire à tous » ; Corinne Touzet, actrice, productrice, entrepreneur de spectacles ; Lilian Thuram, footballeur, champion du Monde, « fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme » ; Stéphanie Tresch, auteure vegan, créatrice culinaire ; Vincent Urbaniak, athlète, champion du Monde de Bench Press ; Dominique Valli, fondatrice de « Shanti India » ; Pierre de Vallombreuse, photographe ; Bruno Valentin, photo-journaliste, directeur d’Agence de Presse ; Robin Vedie, président de « la SPA Savoie » ; Marc Vallaud, président, fondateur du  « CCE²A »  ; Johanna Vaude, cinéaste, musicienne, poète ; Elodie Vieille-Blanchard, présidente de « l’ Association Végétarienne de France »  ; Luc Vinciguerra, auteur, réalisateur, scénariste ; Isabelle Vitari, actrice ; Marc Vouillot, athlète, triple champion de France de force athlétique, champion de culturisme, entraîneur national de force athlétique ;  Catherine Watine, auteure, compositeur ; Olivier Weber, écrivain ; Mike Wilson,  athlète, sextuple champion du monde de karting ; Lucile Woodward, coach sportif, animatrice tv.

ACT NOW a été initié par le cinéaste Magà Ettori avec « l’Institut du Sport et de l’alimentation Végétale (INSAVE) », pour soutenir l’Australie meurtrie par les incendies et plus largement pour intervenir sur les questions du dérèglement climatique et de l’environnement. Collectif composé de fondations, ong, représentants de la Société civile, chercheurs, scientifiques, intellectuels, journalistes, artistes, sportifs, ACT NOW est actuellement animé par Jean-Noël Dubus (athlète), Habiba Bigdade (déléguée départementale de la Ligue des Droits de l’Homme) Maud Lelièvre (déléguée Générale des Eco Maires), Karolina Bomba (réalisatrice), Nathaly Coualy (comédienne), Karoline Legrand (chanteuse), Gisèle Souchon (philosophe), Patsy (chanteuse), Marie-Laure Laprade (enseignante), et Janette Murray (athlète), Guy-Paul Chauder (peintre), Catherine Hubeau (comédienne, metteure en scène).

 

Après les véganes, l’agroalimentaire veut surveiller la presse

La création d’observatoires départementaux de l’agribashing,…  on voyait bien venir la dérive non ?

Heureusement les médias réagissent. Plus de 250 journalistes demandent au Conseil régional de Bretagne de contribuer à garantir une information « libre » sur la question de l’agroalimentaire dans la première région agricole française ainsi qu’à la création d’un « observatoire de la liberté de la presse ».

Dans cette lettre rendue publique lundi, les signataires, qui travaillent majoritairement pour des médias nationaux, demandent à l’institution régionale de « contribuer à garantir une information et une parole publique libres sur les enjeux de l’agroalimentaire en Bretagne ».

Ils lui demandent également « expressément de contribuer à la création d’un observatoire régional des libertés de la presse ».

Il s’agit, précisent-ils, « de réunir les conditions d’une information transparente et intelligible par tous les Breton-nes » et de « permettre l’écoute et la protection de journalistes qui viendraient à être inquiété-es pour leurs travaux ».

La crise de l'agroalimantaire en Bretagne (avec images) | Humour ...Cette demande vient en réponse à la décision des « ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture (qui) ont impulsé la création des observatoires départementaux de +l’agribashing+ », indique cette lettre.

Dans un communiqué, le président du Conseil régional répond positivement à toutes les demandes formulées. « Oui, je suis d’accord pour contribuer à garantir une information et une parole publique libres, sur les enjeux de l’agroalimentaire en Bretagne, comme sur n’importe quel autre sujet », y affirme notamment Loïg Chesnais-Girard (PS).

Écolos Sciences Po - Accueil | Facebook

« Oui, je suis disponible pour accompagner la création d’un observatoire régional indépendant des libertés de la presse. La liberté de la presse est un droit constitutionnel non négociable et je m’engage à participer, à mon niveau, au démantèlement de toutes les autocensures qui empêchent les journalistes de travailler sereinement », y écrit-il également. Peu après, le député LR des Côtes-d’Armor Marc Le Fur a reproché au président de la région Bretagne de « courber l’échine devant le lobby écolo-parisien », dans un message sur Twitter.

La lettre ouverte des journalistes intervient dans un contexte de tension croissante en Bretagne, depuis une quinzaine d’années, entre les syndicats agricoles majoritaires (FNSEA et JA) et les associations environnementales, appuyées notamment par les défenseurs d’une agriculture davantage respectueuse de l’homme et de la nature. Cette tension s’est notamment manifestée à propos du phénomène des algues vertes qui polluent certaines côtes bretonnes depuis plus de 40 ans et plus récemment sur l’usage des pesticides à proximité des habitations.

Vegan Marathon - Salon du running

Elle s’est cristallisée ces derniers mois autour de la journaliste indépendante Inès Léraud qui a longuement enquêté sur l’agroalimentaire en Bretagne, notamment sur les effets dramatiques subis au plan sanitaire par des salariés de ce secteur. Un collectif de soutien a été lancé pour soutenir la journaliste. Personnellement elle a mon soutien à 200%. La formule est simple : alimentation végane bio et locale de qualité, adhésion massive à VEGAN WARRIOR, laisser les journalistes faire leur travail et les lecteurs se faire une opinion. Vous allez voir, ça marche super bien !

PARTENAIRES – JOURNAL DU FINISHER

Des victoires pour la forêt amazonienne

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La communauté indigène des Ashaninkas de la forêt amazonienne vient de remporter une victoire importante contre les sociétés forestières qui, depuis 1980, ont déboisé illégalement leurs terres.

Ce procès a duré 24 ans, et il va encore continuer. Un accord d’indemnisation a été signé et le montant sera versé à la tribu Ashaninka. Cependant, le STF (Brazilian Federal Supreme Court) va aussi juger sur les actes criminels contre l’environnement et la forêt.

Amazonie 1

La tribu des Ashaninkas sera indemnisée à la hauteur de 3 millions de dollars par la société forestière. La lutte entre les indigènes habitant dans la forêt amazonienne et les sociétés forestières date de longues années.

Entre 1981 et 1987, les sociétés forestières de la famille Cameli ont abattu illégalement des milliers d’arbres dans la réserve indigène de Kampa do Rio Amônia, au Brésil. Pour entretenir leur industrie de vente de bois pour la construction de meuble en Europe, la société a pillé un quart des terres de la réserve des indigènes qui se situe à la lisière de l’État d’Acre, au Brésil.

Parmi les décisions prises, la famille Cameli a été condamnée à payer une amende de d’environ 2,4 millions de US$ à la communauté Ashaninka et 1 million de dollars au Fond de défense des droits de l’homme. La famille Cameli doit en outre présenter ses excuses publiques à la tribu des Ashaninkas. Une victoire qui vient s’ajouter à celle des Waoranis qui en remportant le 26 mai 2019 un procès à Puyo, capitale de l’État de Pastaza contre des sociétés pétrolières, a permis de sauver des millions d’hectares de forêt tropicale.

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La lutte des Aucas

Les Waorani sont une des treize nationalités indigènes reconnues par l’Équateur. Les quelques 4800 membres vivent en Amazonie équatorienne, sur 8000 km2 de jungle. Ils se considèrent comme les gardiens de la forêt amazonienne. Ils sont d’ailleurs souvent désignés par les populations d’autres régions par le terme péjoratif « Aucas », qui signifie en quechua « gens de la forêt, sauvages ».

peuple indigène

Depuis 1990, la loi reconnaît leur souveraineté, cependant le sous-sol appartient à l’État. En théorie, les communautés doivent être consultées avant toute opération d’exploration ou d’exploitation sur leurs terres ancestrales. Les ravages de l’exploitation pétrolière en Amazonie L’industrie pétrolière est un des piliers de l’économie de l’Équateur. Pourtant, l’exploitation du sol pour l’extraction pétrolière est source de nombreuses catastrophes écologiques : déforestation, contamination de l’eau et du sol, disparition de la faune et de la flore, et menace pour les tribus indigènes.

En 2012, 1800 km2 de terres Waorani sont mis aux enchères pour la vente à des compagnies pétrolières. Une consultation de la tribu a eu lieu selon le gouvernement équatorien, mais les Waorini se considèrent comme dupés. Le Défenseur du peuple et 16 communautés Waoranis ont ainsi porté plainte.

Waoranis celebran fallo que evitará extraer petróleo | Ecuador ...

Le 26 mai 2019, le tribunal de Puyo a donc rendu sa décision en faveur du peuple Waorani. Le projet portait atteinte au droit constitutionnel des peuples à l’autodétermination et à être consultés sur l’extraction de ressources non renouvelables dans leur habitat. Le jugement suspend alors l’entrée des compagnies pétrolières sur leurs terres en Amazonie. Cette victoire du peuple Waorani en première instance est ainsi une affirmation de leur opposition à la présence de compagnies pétrolières sur leur territoire, est également une victoire historique en termes de souveraineté, de droit des peuples indigènes et d’environnement.

Mais le chemin à parcourir est encore long.  La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint un nouveau sommet au cours des quatre premiers mois de l’année, selon des données publiées vendredi par l’Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE), qui utilise des images satellites pour suivre la destruction: ce sont 1.202 kilomètres carrés de forêt qui ont disparu de début janvier à fin avril 2020.

COVID-19, Quand la Chine s’éveilla… et mit un coup de pied dans la fourmilière

L’ambassadeur de Chine Lu Shaye

Le monde de la diplomatie est un palais de chuchotements et de non-dits, alors quand le plus haut diplomate chinois en France, l’ambassadeur de Chine Lu Shaye nous dévoile sa vision de la crise planétaire du COVID-19, forcément ça nous intéresse : «Rétablir des faits distordus » Observations d’un diplomate chinois en poste à Paris

Pendant quelques jours, je vais écrire une série d’article COVID-19, ce qui me permettra de me remettre au travail – même si je suis toujours en convalescence – et vous permettra, j’espère, d’avoir quelques pistes de réflexion sur cette tragédie inouïe.

Plus que de longs discours, je vous propose de lire le texte de l’Ambassadeur Lu Shaye, c’est édifiant.

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«Rétablir des faits distordus » Observations d’un diplomate chinois en poste à Paris

Le 8 avril, après 76 jours à l’isolement, l’ordre de confinement de Wuhan a enfin été levé, ramenant partout ses habitants dans les rues pour y fêter le retour à la vie normale. Au début de la lutte contre l’épidémie, les dirigeants chinois ont fièrement proclamé « la victoire de Wuhan, sera la victoire du Hubei. La victoire du Hubei, sera la victoire de la Nation ». Ainsi, le déconfinement de Wuhan montre que la Chine est sortie victorieuse de son combat contre l’épidémie de coronavirus.

Cependant, il s’agit davantage d’une victoire d’étape que d’une victoire totale car, parallèlement, aujourd’hui à l’étranger, l’épidémie poursuit sa course folle avec 1,66 million de personnes infectées dans le monde, avec 5 pays comptant plus de 100 000 cas, dont 500 000 cas aux États-Unis et 4 pays déplorant plus de 10 000 décès. Les terribles ravages causés par le développement de ce fléau sur la vie et la santé des populations frappées, ainsi que sur leurs sociétés et leurs économies, nous inspirent inquiétude et compassion. Notre vœu est que tous les pays du monde joignent leurs efforts pour lutter ensemble contre cet ennemi commun et pour en triompher au plus tôt.

Et pourtant, à l’heure où le monde entier se mobilise contre l’épidémie, des médias qui se prennent pour des parangons d’impartialité et d’objectivité, des experts et des politiciens de certains pays occidentaux semblent plus soucieux de calomnier, de stigmatiser et d’attaquer la Chine que de réfléchir aux moyens de contenir l’épidémie chez eux et dans le reste du monde. La victoire de la Chine sur l’épidémie leur donne des aigreurs. Avec leurs thèses fabriquées de toutes pièces, selon lesquelles la Chine a « tardé à réagir » et a « caché la vérité », ils la présentent comme le grand responsable de la pandémie, et sa victoire sur le coronavirus est fait figure de crime abominable. En revanche, que les pays occidentaux aient sous-évalué la gravité du virus ou qu’ils aient tardé à prendre des mesures ad-hoc, rendant ainsi l’épidémie incontrôlable, ne leur pose aucun problème de conscience et ne trouble en rien leur sommeil. Certains médias et analystes ont souligné à maintes reprises que la Chine avait, dans un premier temps, perdu « trois précieuses semaines », soutenant mordicus que : « Si les autorités chinoises avaient réagi trois semaines plus tôt, elles auraient pu considérablement limiter la propagation mondiale du virus et 95% de contaminations auraient pu être évitées. »

Nonobstant le fait que les scientifiques ont eu besoin de temps pour étudier et comprendre ce coronavirus jusque-là totalement inconnu, regardons de plus près ce qu’a fait la Chine durant ces trois premières semaines : Dès le 30 décembre dernier, nous signalions publiquement des cas de pneumonies inconnues. A partir du 3 janvier, nous tenions régulièrement informés l’OMS et le monde entier sur la progression du mal et, en un temps record, nous sommes parvenus à en identifier l’agent pathogène. Le 11 janvier, nous partagions avec l’OMS le séquençage complet du génome du virus. Le 23 janvier, au moment de la fermeture de Wuhan, il y avait en Chine plus de 800 personnes contaminées et seulement 9 à l’étranger. Or, c’est plus d’un mois après cette date que l’épidémie a démarré en Europe et aux États-Unis.

Si après avoir fait tant de choses les trois premières semaines, on considère toujours que « la Chine a traîné », qu’ont donc fait les Européens et les Américains pendant les deux mois qui ont suivi le premier signalement de la Chine et un mois après la fermeture de Wuhan ? Leurs dirigeants ont déclaré qu’il ne s’agissait que d’une « grippette », qu’il était inutile de s’inquiéter, que le virus ne frappait que les Jaunes et que de fait, le risque de le voir circuler dans leurs pays était minime. Leurs médias et experts, tout en se complaisant dans une sérénité aveugle de leurs pays, se sont employés à diffamer la Chine, à s’en moquer à coups de bonnes blagues et à espérer pour elle un « effet Tchernobyl ». En revanche, il ne s’est trouvé personne pour réfléchir aux mesures de lutte contre l’épidémie ou à l’approvisionnement en équipements médicaux indispensables pour éviter d’être pris de court. Le Rédacteur en chef du magazine britannique The Lancet a qualifié de « scandale national » les mesures de prévention sanitaires britanniques. Récemment, le Président du Conseil européen pour la Recherche (ERC), Mauro Ferrari, a déclaré « avoir perdu la foi dans le système » de gestion européenne de la pandémie et a démissionné avec fracas.

Des médias et des experts ont accusé la Chine d’avoir caché les vrais chiffres de la pandémie. D’après eux, avec 1,4 milliard d’habitants, comment croire qu’elle n’a eu qu’environ 80 000 personnes contaminées et seulement un peu plus de 3000 décès ! Ils en ont déduit que la Chine avait forcément menti. Et pourtant si la Chine a obtenu ce résultat, ce n’est ni par le mensonge ni par la dissimulation, mais bien parce que le gouvernement chinois a pris les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus strictes pour détecter, signaler, isoler et traiter les personnes contaminées avec un maximum de réactivité, dans le souci premier de préserver la vie et la santé de sa population. La Chine n’a pas craint d’amputer son PIB de milliers de milliards de yuans, d’injecter des centaines de milliards de yuans dans des ressources, de mobiliser plus de 40 000 soignants venus des quatre coins du pays pour aller soutenir Wuhan et le Hubei, et finalement vaincre l’épidémie en seulement deux mois.

Or, dans le même temps, en Occident, on a vu des politiciens s’entre-déchirer pour récupérer des voix ; préconiser l’immunisation de groupe, abandonnant ainsi leurs citoyens seuls face à l’hécatombe virale; s’entre-dérober des fournitures médicales ; revendre à des structures privées les équipements achetés avec l’argent public pour s’enrichir personnellement ; on a fait signer aux pensionnaires des maisons de retraite des attestations de « Renonciation aux soins d’urgence »; les personnels soignants des EHPADs ont abandonné leurs postes du jour au lendemain, ont déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ; on a vu le Commandant d’un porte-avions demander à ses supérieurs l’autorisation d’accoster pour permettre à des marins infectés d’être traités à terre. Il a été limogé…, et j’en passe. Et pourtant, je n’ai pas vu beaucoup de reportages ou d’enquêtes approfondies des grands médias occidentaux révélant ces faits. Ces médias et ces experts, tant épris d’objectivité et d’impartialité, ont-ils donc une conscience ? Ont-ils la déontologie ?

Pour dénigrer les efforts de la Chine, certains politiciens et médias occidentaux ont pointé du doigt l’OMS, l’accusant d’être trop pro-chinoise. Certains ont même appelé à supprimer les sources de financement de l’Organisation. Depuis le début de l’épidémie, la Chine a coopéré étroitement avec l’OMS. Elle l’a informée sans délais et a invité ses experts à se rendre en mission pour des visites de terrain. L’Organisation a fait l’éloge des mesures prises par la Chine ainsi que de ses résultats en matière de lutte contre l’épidémie. Elle a même affirmé que l’approche chinoise constituait une nouvelle référence pour le monde. Il s’agissait là d’une évaluation objective et impartiale. Cependant, l’OMS a fait l’objet d’un véritable siège de la part des pays occidentaux, certains lançant même des attaques ad-hominem contre son Directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les autorités taiwanaises, soutenues par plus de 80 parlementaires français dans une déclaration co-signée, ont même utilisé le mot « nègre » pour s’en prendre à lui. Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français.

Les médias occidentaux antichinois nous attaquent toujours avec les deux mêmes procédés : d’abord en inventant des mensonges, puis en les martelant sans relâche. Craignent-ils d’être démentis ? Aucunement, car le mensonge « court, à peine lâché ». Même s’il finit par être découvert, la rumeur, telle un virus, a déjà fait le tour du monde. Et pour lui donner corps, ils les répètent en boucle, comme un disque rayé. « Un mensonge répété 1000 fois devient une vérité. » Tel est leur crédo et leur modus operandi. Dans leurs mensonges ressassés, la Chine, qui a réussi à vaincre l’épidémie en sauvegardant les intérêts premiers de son peuple, passe pour la « pêcheresse ». Quant aux politiciens, aux journalistes en poste en Chine, aux piètres « sinologues » de certains pays occidentaux qui se sont livrés à des forfaitures répétées, qui ont fait si peu de cas de la vie de leurs compatriotes, et qui sont si prompts à accuser les autres, ils s’érigent maintenant en « juges », posture ô combien nuisible pour eux comme pour les autres.

Un cyber-écrivain a dit un jour quelque chose de très profond : « Lorsque la seiche est en danger, elle crache son encre pour noircir l’eau et en profite pour prendre la fuite. C’est une tactique bien connue de certaines élites politiques et culturelles occidentales. » Ils ont voulu tout simplement imputer à la Chine la responsabilité de leur propre incapacité à faire face à l’épidémie et aux multiples tragédies qui s’en sont suivies, et de la sorte, « se blanchir totalement. »

Au moment où je termine mon texte, je découvre un rapport sur le Net. Ce 8 avril, la revue universitaire de renommée mondiale, PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) a publié un article co-écrit par des universitaires britanniques et allemands intitulé Analyse du réseau phylogénétique des génomes du SARS-CoV-2. Le premier auteur de l’article est le Dr Peter Forster de l’Université de Cambridge. Selon l’étude, les chercheurs ont classé le nouveau coronavirus en trois types (A, B et C) en fonction de leur évolution. Celui de type A est le plus proche des virus extraits de la chauve-souris et du pangolin. C’est celui le plus fréquemment identifié chez les patients infectés aux États-Unis et en Australie. C’est celui que les chercheurs appellent « la racine de l’épidémie ». Les souches de type B sont des variantes du type A et sont principalement présentes en Chine. Celles qui se disséminent à grande échelle en Europe sont celles du type C. Hélas, il semble que les résultats des recherches du Dr Peter Forster n’intéressent pas les grands médias occidentaux.

    Dragon Chine

COVID-19, il faut équilibre et tout va mieux

rodlyvictor – FailuretestedSuis-je un addict des réseaux sociaux et d’internet en général ? Vouiiiiiiiiiii et assumé. Je pourrais très bien me passer de ce téléphone portable qui me colle aux basques en permanence, mais alors ma lucarne sur le Monde, ça jamais. Je me demande parfois comment j’ai vécu sans cet outil incroyable, qui me permet 24/24 7/7 de communiquer avec des ami.e.s aux 4 coins de la Planète.

Du coup je me lance un nouveau challenge. Régime sec pendant quinze jours. Jusqu’au 15 avril, je ferme la fenêtre et les persiennes. Pourquoi ? C’est très simple, JE REFUSE LE CLIMAT ANXIOGÈNE DU COVID-19. Des semaines et des mois à parler d’un sujet unique, là je suis au bout du bout.

Mugs et récipients Fuck Oui à commander en ligne | SpreadshirtJ’ai passé la pire journée depuis le 18 mars, date de mes premiers symptômes du Coronavirus. Comme je l’expliquais dans un article hier, le COVID-19 et les apnées du sommeil font un cocktail explosif, et je n’ai pas dormi de la nuit. A 6h du matin, la fièvre était pratiquement à 41°, j’avais du mal à respirer et je me demandais si ma dernière heure était arrivée. Je ne suis pas du genre anxieux, mais là je dois avouer que je cherchais déjà des prétextes pour ne pas aller à l’hôpital. Du coup je ne me suis pas couché, pour ne pas mourir en dormant. Vous voyez le truc ? De mon point de vue, ça commence à devenir n’importe quoi. Pourquoi je n’arrivais pas à respirer ? Fatigue, COVID-19, ou simplement une angoisse ? Dans tous les cas de figure je pense que je dois me préserver, et pas que physiquement. Et pour y arriver, je vais me mettre au régime sans « net », ce sera une expérience nouvelle.

Je ne sais pas si ce climat de peur est maintenu sciemment, si les médias font juste leur job, ou si nous sommes en train de déraper, mais comme dirait M. Miyagi : « Pas oublier le sens sur équilibre, très important. Leçon pas seulement pour karaté. Leçon est pour toute la vie. Toute la vie, il faut équilibre et tout va mieux. ».

L’image contient peut-être : texte qui dit ’VAS DANS TÁ CHAMBRE, RESTES-Y ET RÉFLÉCHIS BIEN À QUE As FAIS!!! TERRE HUMANITÉ’Il n’y aura pas de catastrophe me concernant, et s’il venait à y en avoir une vous serez vite au courant.

En attendant, je ne demande qu’une chose à mes ami.e.s, ma famille et mon clan : merci de faire le bien autour de vous, aidez les gens qui ont en besoin, arrêtez de vous regarder le nombril et vous verrez des personnes dans le besoin, proche de vous, tellement proches. Pendant que vous vous rendrez utile (même en période de confinement il y a moyen), vous vous préserverez des grands Ayatollah de l’information.

Le COVID-19 « m’a tuer »

Enterrement -Hier je suis mort. 10eme jour de fièvre non-stop et le coronavirus a eu raison de moi. comme d’autres personnalités et des centaines d’anonymes, j’ai passé l’arme à gauche après avoir attrapé le COVID-19. Sachant que j’allais passer mourir, j’ai vite passé un appel à la prudence à mes WARRIORS.

avant de mourir

Je me suis réveillé une trentaine de fois dans la nuit, et comme je n’arrivais pas à dormir allongé à cause de ma respiration, je me suis assis dans mon lit. Cela fait 30 ans que je m’endors assis, et puis je tombe de sommeil, au sens propre et au sens figuré.

Depuis 30 ans ? Mais alors le COVID-19 dans tout ça ? Comme vous êtes impatient, on va y venir. D’abord l’apnée pour les nuls. L’apnée du sommeil, scientifiquement appelée “syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est une maladie qui consiste en des arrêts involontaires de la respiration pendant la nuit car l’air ne passe plus normalement dans les poumons. Ces pauses durent plus de 10 secondes et se produisent plusieurs fois par nuit à une fréquence variable. Dans les cas graves, il arrive qu’elles surviennent jusqu’à plus de trente fois par heure, et comme je suis plus grave que grave, j’en suis à 44 apnées par heure depuis au moins 10 ans. Seule période de grâce au moment de mes marathons.

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apnées du sommeil, 30 ans de lutte

Le risque le plus important de l’apnée du sommeil c’est l’AVC, mais il y a aussi la fatigue au réveil qui te donne l’impression d’avoir fait 3 marathons dans la nuit, les maux de tête et une somnolence dans la journée. Somnolence qui est en fait un leurre, car tu te couches et tu te réveilles 3 minutes plus tard. Du coup, ces dernières années j’ai dormi en moyenne deux heures par nuits. « Quelle chance », diront les plus optimistes, « tu as beaucoup de temps pour travailler autour de tes projets ! ». C’est vrai, mais quelle fatigue, on a quand même l’impression de soulever des montages chaque jour.

D’après des travaux parus le 10 janvier dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, une perte de masse graisseuse au niveau de la langue améliorerait l’apnée du sommeil de patients en surpoids. Ohhhhhh je vous vois venir les langues de vipères, vous allez dire que je suis mauvaise langue et que je ferais bien de me mettre au régime. Oui sauf que c’est plus complexe que ça. Là aussi on va se tourner vers une récente étude américaine menée par The American Society for biochemistry and molecular biology (société savante américaine dont le siège se trouve à Rockville, dans l’Etat du Maryland).

Apnée du sommeil : le prix d'un appareil respiratoire à pression ...

Selon cette institution l’insomnie peut amener une personne à se sentir moins rassasiée, même après avoir pris un repas copieux. Cette étude, publiée en septembre dans le Journal of Lipid Research, a été ajoutée aux recherches antérieures qui se sont concentrées sur les effets nocifs de la privation de sommeil. Alors que la plupart des études précédentes ont porté sur l’association de la restriction du sommeil avec le métabolisme du glucose, les dernières recherches ont porté sur la digestion des lipides de la nourriture. La recherche, dirigée par un groupe de chercheurs de l’Université d’État de Pennsylvanie, a examiné 15 participants masculins en bonne santé, tous âgés d’une vingtaine d’année. Tous les participants ont été observés pendant dix jours. Pendant les cinq premiers jours de la période d’étude, les participants n’ont pas été autorisés à dormir pendant plus de cinq heures la nuit. L’équipe de recherche les a maintenus en éveil en jouant à des jeux, en interagissant et en leur parlant de divers sujets. Pendant la période d’étude, les participants se sont également vu offrir un repas standardisé à haute teneur en matières grasses. « C’était très appétissant – aucun de nos sujets n’avait de difficulté à le terminer – mais caloriquement très dense », a déclaré la chercheuse principale Kelly Ness. L’étude a en outre révélé que la plupart des participants se sentaient moins satisfaits après avoir terminé ce repas considéré comme riche. Mais quand les participants ont été autorisés à dormir la nuit pendant dix heures, ils se sentaient rassasiés après avoir pris exactement le même repas. C’est principalement parce que « les lipides ne s’évaporaient pas. Ils étaient stockés », a expliqué l’auteur principal Orfeu Buxton. Conclusion des chercheurs : le dégagement plus rapide des lipides du sang après avoir consommé la nourriture peut augmenter le risque d’obésité et de surpoids.

17 chats qui ont l'art et la manière de s'endormir dans les ...

Du coup je m’endors assis depuis des années et je tombe de fatigue. « C’est cocasse certes (on dirait un chat), mais pas vraiment une solution » me direz-vous. Effectivement, si la position assise me permet de maintenir la langue en arrière, et donc de respirer, ce qui me permet de m’endormir, une fois écrasé sur mon lit sans masque, plus rien ne me protège des apnées, et de toute façon je me reveille systématiquement.

Des fois je ne tombe pas. Je passe les bras derrière le coussin et je reste accroché. Je reste donc droit avec la tête qui pend dans le vide. Vous voyez le tableau ? Vous imaginez les douleurs au niveau du cou et des reins, la gorge sèche, les bras avec des fourmillement, et le cauchemar que vous avez fait dans cette position ? Bienvenue dans mes folles nuits. L’avantage d’avoir été pendu comme un desperado dans l’ouest américain, c’est qu’après on est tellement fatigué que même le masque est acceptable. Alors tu te couches comme un animal blessé, tu mets ton masque comme un condamné à mort en Arizona qui s’apprête à prendre sa dose de gaz. Bon moi c’est de l’oxygène, mais ça n’enlève pas l’impression d’étouffement. Avec la fatigue ça passe, et je m’endors.

Et là je fais ma nuit. C’est-à-dire que je me reveille, 1h40 plus tard, le nez complètement sec, avec des saignements, et dans l’impossibilité d’ouvrir la bouche tellement elle est sèche. Désolé de vous gâcher votre dimanche avec des histoires pareilles, mais si vous voulez nous parlerons politique plus loin.

covid19 infirmière

le dixième jour du COVID-19

Alors revenons à COVID-19. Vous prenez un sujet « sain », vous lui balancez COVID-19, et le gars ça devient le mur des lamentations puissance 10. Vous me mettez dans la même configuration et vous les croisez avec les soucis d’apnée et là il y a du sport. Le corps ne récupère pas, et l’oxygénation prend du plomb dans l’aile. Si notre sang manque d’oxygène nos organes sont en danger. Pour comprendre l’idée, la saturation en oxygène, correspond au taux d’oxygène contenu dans les globules rouges après leur passage dans les poumons. Plus simplement, elle représente la quantité d’hémoglobine oxygénée dans le sang.

Alors quand vous avez eu les premiers symptômes le 18 mars et que le 29 mars la temperature n’est jamais redescendue en dessous de 39°, c’est pas évident tous les jours. Heureusement que je n’ai perdu ni le goût, ni l’odorat, là ce serait terrible.

A tous ces symptômes vous rajoutez trois fléaux :

  • votre famille est avec vous dans le même appartement et que vous ne pouvez pas les protéger, voire même c’est vous le danger.
  • La France n’est pas en capacité d’organiser les dépistages, et vous restez très longtemps dans un doute très malsain.
  • vous êtes entourés de gens qui « savent », des experts en COVID-19, des néo virologues, des personnes qui ont des amis qui ont des amis qui connaissent quelqu’un, des grands spécialistes des pandémies.

Ceux-là on le conseil qui sauve. Ceux-là vous auront prévenu. Par exemple, l’information qui m’est revenue le plus souvent de la part des ces spécialistes c’est : « le risque le plus important c’est le 10eme jour. Je connais des gens qui allaient bien le matin, et qui décédaient brutalement le 10eme jour. ».

Ah. Donc je vais mourir le 10eme jour ? C’est sympa de me prévenir, je peux mettre de l’ordre dans mes affaires avant le 10eme jour. Ceci dit, je me demande si c’est bien sain ce climat  anxiogène. Imaginez que je m’angoisse, et que je ne dorme pas le 9eme jour… Avec les apnées je peux mourir le 10 jour. Et donc ils avaient raison. Bon personne ne saura jamais que ce sont des co-meurtriers, mais en attendant ils avaient raison. Vous croyez que j’exagère ? Si vous voulez je vous donne le contact avec deux personnes de ma connaissance, qui m’ont téléphoné après des crises de panique et on en reparle.

le Coronavirus m’a tuer

Donc je suis mort le 10eme jour. Coronavirus m’a tuer. Un crime dont on ne pourra pas accuser Omar Raddad, vu que je ne connais pas ce jardinier célèbre, et que, confinement oblige, je ne suis pas allé dans un jardin depuis plusieurs jours. Bon, je plaisante, je plaisante, mais même au seuil de mon trépas je garderais toujours mon humour, et… mon panache (il fallait bien que je glisse un peu de Cyrano).

A la vrai vérité « on est un con ». Doublement. D’abord pour propager des informations dignes des diseuses de bonne aventure qui peuvent inquiéter plus qu’autre chose, et ensuite pour être d’une telle incompétence dans la matière qu’ils prétendent connaître. Si ces « on » avaient un peu de savoir médical, ils m’auraient dit « Magà ne t’inquiète pas, le syndrome de détresse respiratoire aiguë arrive fréquemment autour du 7eme jour. » Abruti va ! Je me suis inquiété pour rien ? C’est-à-dire que j’ai passe le cap le plus difficile depuis 3 jours ? Mais il y a vraiment des claques qui se perdent.

Et puis 7eme jour ou 10eme, quel est l’intérêt de faire celui qui sait ? Car des gens qui savent, il y en a, bouhhhhhhhhh des brouettes. Certains ont même appris à lire pendant le confinement. Vous savez toutes ces personnes à qui vous envoyez des messages habituellement, et qui font de la lecture rapide car ils n’ont pas le temps, ils sont occupés, ils lisent la moitié et vous font un retour sur ce qu’ils pensent avoir compris. Et bien ce sont les mêmes qui savent maintenant lire le Vidal dans un sens et dans l’autre.

A la vraie vérité tous les dépressifs, les déprimés, les déséquilibrés, les hypocondriaques, les névrosés, les complotistes et autres psychopathes sont à leur affaire dans cette crise sanitaire : « je vous l’avais dit, mais je vous l’avais bien dit ». Mais oui mon brave, tu nous l’avais dit, allez prend ton Ativan après nous passerons au Temesta, Xanax, Valium, Librium , le Serax, Rivotril, Klonopin, Restoril et nous allons finir par un petit Tranxene.

le gouvernement est responsable de tous nos maux

Hier j’ai écouté la conférence de presse du Gouvernement. J’avais l’intention d’écrire ici un article. J’ai donc mis un post sur les réseaux sociaux :

« Je ne suis pas le dernier à critiquer « nos gouvernants », et à tirer à boulets rouges si je le juge nécessaire, mais je ne peux que m’incliner devant la conférence de presse du Gouvernement. L’exercice pédagogique auquel s’est prêté Edouard Philippe ce soir, était absolument nécessaire et crucial. Il a distribué la parole et a pris ses responsabilités. Bravo. J’ai aujourd’hui l’impression que le Gouvernement a fait quelques erreurs dans la gestion de la crise sanitaire, mais que globalement ils ont fait le job avec sérieux, compétence et détermination. Il y a des fois où il faut se méfier des politiques (qui sont capables du pire, j’ai des exemples précis), mais là je pense que nous devons avoir confiance. Voilà mon sentiment, et je le partagerais dans un article demain ».

Il y a tellement eu de reactions épidermiques négatives que je vais m’abstenir de développer ici mon point de vue, sauf sur un point : « le moral ».

Le bon moral est essentiel dans le processus de guérison. Sans le rêve, l’optimisme et l’espoir le patient va mourir. Pas moi en particulier, mais tous les patients du Monde, et je vais encore plus loin le Monde tel que nous le connaissons va s’effondrer. Non pas à cause d’un virus, mais à cause de notre incapacité à imaginer et à construire un Monde meilleur, un Monde juste où régnera l’harmonie, la Justice sociale, le respect du Vivant sous toutes ses formes. Un Monde où la prédation ne conduira pas à des sauts d’espèces et à des virus tel que le COVID-19, le H1N1 et autres adénovirus.

le moral va nous sauver

Le moral, le mental en sport va nous sauver. C’est pour cette raison, – alors que ma fièvre flirtait les 41° -, que j’ai annoncé que j’allais devenir champion du Monde de Powerlifting. Ca fait rêver non ? Bien entendu je n’ai pas le niveau. A 48 ans, j’ai découvert la force athlétique il y a quelques mois, et je sais que certains athlètes sont des fourmis et qu’il soulèvent « X » fois » leur poids depuis qu’ils ont 15 ans. Vais-je pouvoir dépasser des champions qui pratiquent ce sport depuis 30 ans ? Est-ce vraiment important ? C’est ça la part d’optimisme. Quand on veut vivre en Utopie, il arrive parfois que l’on dise ou fasse des choses ridicules. Dans le pire des cas, je pourrais toujours dire que j’ai eu des poussées de fièvre, et que c’est la fièvre qui est responsable de cette annonce. Et dans le meilleur des cas ? Dans le meilleur des cas je vais faire comme Dana Glowacka qui a mis 4 ans pour devenir recordwoman (Guinness des records) de gainage en tenant 4h20. Quatre ans d’entraînements, quatre ans pour gagner quoi ? Rien. Juste la satisfaction du travail accompli et notre respect à tous.

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on attraperait le covid-19 plus facilement en étant homo et le personnel médical doit déménager

Le respect mais quelle importance. Disons que sans ça, le pire et le meilleur sont à attendre. Une grande championne avec qui je discutais, m’écrit ceci : « Il y aura malheureusement des gens qui profiteront toujours du malheur… Et les personnes qui mettent des mots anonymes aux personnes dans le médical pour leur dire de déménager ou autre… et ceux qui mettent des mots également à des couples homo, soit disant on attraperait le covid-19 plus facilement en étant homo ». Waouh là je suis sans voix. Le personnel médical devrait déménager et les homos sont responsables du COVID-19. J’ai aussi une amie en Israel qui m’a dit que si elle était malade, elle refuserait de monter dans un train pour l’Allemagne, mais là je crois que c’est de l’humour juif. Non mais sérieux ? Ils sont vraiment malades. Et vous vous étonnez qu’il y ait eu tant de vilaines choses en période de guerre. Au début de l’épidémie c’était la communauté asiatique qui était stigmatisée et maintenant c’est le personnel soignant et les homosexuels ? Mais on vit dans un monde de fous ! C’est sans doute le moment où l’on parle des animaux malades de la peste.  Après les chasseurs, les profiteurs de guerres, il y a les malades mentaux qui s’en prennent aux homos et au personnel soignant.

COVID-19, le choc

Dans le monde, le nombre de personnes contaminées a atteint 685 623 cas. On compte ce jour, 32 137 morts dans le monde. Alors que l’épidémie de Coronavirus s’étend dans le monde entier et que le nombre de personnes contaminées ne cesse d’augmenter, l’OMS demande aux pays d’attaquer et de tester tous les cas suspects. Elle prévient qu’une pénurie de protection pour les soignants est à venir.

En France – n’en déplaise aux esprits chagrins – nous avons eu droit à un point de la situation clair et précis. le Premier Ministre Edouard Philippe entouré de spécialistes et du Ministre de la santé, Olivier Véran ont fait le point sur la situation en toute transparence. Ce samedi 28 mars 2020 (pour mon 10eme jour) ils ont répondu aux questions que les Français se posent légitimement et dévoilé les stratégies adoptées par le gouvernement. Edouard Philippe a annoncé le renouvellement du confinement en France qui se poursuit de deux semaines à compter de mardi, soit jusqu’au mercredi 15 avril minimum avec la poursuite des mesures actuelles. le gouvernement souhaite voir l’évolution de la pandémie en France avant de statuer pour une poursuite. Selon le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires, 37 575 personnes sont contaminées par le COVID-19 et 2 314 sont décédées, soit 319 décès supplémentaires en 24 heures et 4 273 personnes en réanimation. On recense actuellement 17 620 personnes hospitalisées. 6 624 personnes sont sorties guéries de l’hôpital. Et dans le lot de ces décès des amis comme Lucien Felli pour qui j’avais beaucoup d’affection.

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Le meilleur de l’Humanité

Fort heureusement l’Humain a une part lumineuse, et si certains montrent leurs aspects les plus abjects, d’autres révèlent le meilleur d’eux mêmes. Alors que certains cherchent des boucs émissaires, d’autres agissent telle que Marie Genin qui publiait il y a 4 jours ce message : « Nous avons récolté 70 appartements auprès des particuliers. Un immense merci à vous tous. Ce soir nous arrêtons cette liste et la transmettons à l’APHP. Une petite dizaine a déjà été réquisitionné, les infirmiers sont époustouflés par votre générosité, certains fondent en larmes. Nous vous recontacterons la semaine prochaine si cette 1ere liste devait être entièrement utilisée. ».

Oui l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur est merveilleuse, et nous pouvons construire un avenir heureux et serein avec de tels bâtisseurs.  Pour ma part je garderais en tête l’image de cette infirmière enfilant sa blouse, sa charlotte, ses gants et ses lunettes sur mon paillasson avant de venir prendre soin de ma petite personne. Son professionnalisme m’ont rassuré, ses conseils éclairés m’ont rassuré, sa détermination m’a rassuré, et si je suis un jour champion du Monde de powerlifting, j’aurais puisé ma force dans celle d’un petit bout de femme qui fait au mieux le tiers de mon poids. Et vous savez quoi ? Elle m’a assuré que le coronavirus n’allait pas me tuer, et je l’ai cru… même si aujourd’hui, au 11eme jour la fièvre a fait un petit rebond et veut me faire une frayeur.  J’ai fait une petite halte dans ma consommation des réseaux sociaux, et je reviens juste pour vous dire que c’est moi qui vais tuer COVID-19.

covid19 enterrement

Prenez soin de vous et des êtres qui vous sont chers, protégez-vous des virus et des gens toxiques.

Magà Ettori

29 mars 2020

Lucien Felli, le repos du guerrier

Résultat de recherche d'images pour "edmond simeoni lucien felli"Lucien Felli, mon ami, mon avocat, mon frère de combat, tu nous as quitté aujourd’hui. Fuck coronavirus ! Tu étais un immense combattant et tu méritais de partir les armes à la main, comme ces guerriers Vikings qui partaient rejoindre le Valhalla. Au lieu de cela tu es parti, terrassé par un virus, terrassé par le COVID-19. Tu me diras : « il fallait au moins une pandémie pour m’avoir », Ié (oui) je sais, tu avais de la ressource. Que ce soit sur un terrain de Foot ou un dans prétoire, dans les arcanes du pouvoir, ou sur le front associatif, rien ne te faisais peur. Ta quête de justice était immense, ta soif de Vérité plus grande encore, ton énergie incroyable, et ta créativité sans limites.

Caru Frateddu, si tu fais partie de l’Histoire, tu fais aussi partie de mon histoire, et je n’oublierais jamais les luttes que nous avons menées ensemble en Corse et à Paris. Quel performer et quel orateur ! Ces non-lieux que nous avons obtenus lors de nos procès étaient autant de victoires pour nous que pour les causes que nous défendions. Pas une seule défaite en 30 ans et une seule condamnation, mais il faut bien avouer que ces deux affreux méritaient la rouste que je leur ai mis, alors nous en avons bien rit. Oui mon ami, ce sont ces images que tu m’as offert, ces rires, ces chuchotements, cette malice, cette intelligence, et surtout cette immense générosité.

Suite à notre discussion de la semaine dernière concernant le Variété Club de France – encore une de tes brillantes idées comme la Squadra Corsa d’ailleurs -, je t’ai renvoyé un texto. Tu ne l’as pas reçu ? Aio, je te l’ai envoyé deux fois et j’ai doublé par email. Rien ?

Ah oui, tu devais être en train de te battre avec le COVID-19, je comprends, ce n’est pas ton genre de manquer à l’appel. Après tant de luttes, tu vas pouvoir enfin prendre du repos….  Mais attends … c’est quoi cette musique géniale que j’entends ? Tu embarques Manu Dibango avec toi ? Et Albert Uderzo ? Oui, un grand homme ne voyage pas seul. Mais tout un village gaulois et un saxophoniste africain, il n’y a pas mélange de genres ? Ah d’accord, j’ai compris, vous ne partez pas vous reposer, vous partez rejoindre nos amis Petru Rossi et Edmond Simeoni et à Mimi Pugliesi (le fameux Ocatarinetabellatchitchix) ! Holala la bataille va être épique, vos ennemis ont intérêt à compter leurs abattis. Bon voyage mon frère, et n’oublies pas de faire la bise aux autres de ma part en échange je vais mettre une rouste au coronavirus de votre part (passe le mot à Manu et Albert) et faire en sorte de ne pas aller pas au procès. Fratellenza 


COVID-19, l’appel de Magà Ettori

VEGAN WARRIOR - SALON DU RUNNING

Cet appel concerne la situation d’urgence, liée à la crise sanitaire du Coronavirus et les directives de santé publique. Ma toute première pensée va à notre communauté des WARRIORS. Nous sommes répartis sur tous les continents, et partout sévit le COVID-19. On ne vous oublie pas les ami.e.s. Mon état de santé ne me permets pas de prendre de vos nouvelles individuellement, je le ferais après mon rétablissement, mais en attendant prenez soin de vous et des vôtres.

Bien entendu mon empathie et ma solidarité ne se limitent pas à nos organisations, je tremble pour l’ensemble des Hommes et des Femmes de part le Monde. Je pense aussi à nos frères animaux, qui dans certains domaines vont avoir du répit (par rapport à l’exploitation animale) mais qui dans d’autres domaines vont encore être les victimes collatérales de cette crise sanitaire planétaire.

Nous nous sommes trop habitués à la loi du plus fort, et je ne peux ressentir qu’une grande émotion en suivant la désespérance des plus faibles d’entre-nous (sans domicile fixe, personne âgées, malades isolés,…). Il va vraiment falloir accentuer collectivement notre combat pour distiller plus de Justice Sociale, d’équité, et de solidarité pour l’ensemble des êtres vivants. Pour les mêmes raisons il ne m’a pas échappé que le Confinement n’est pas aussi contraignant pour tou.t.e.s.

l'equipe

Nous avions prévu l’organisation d’un marathon début avril, et c’est en portant ce projet que j’ai pu me rendre compte de l’ampleur de la crise. Nous avons peut-être manqué d’informations au début. Nous avons donc suspendu toutes nos activités, à ce moment-là. Nous allons aller plus loin à présent en mettant entre parenthèses toutes les activités de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE et de l’Ong WARRIOR qui ne sont pas virtuelles. Non pas que je n’ai pas confiance en vous, je sais que vous faites au mieux pour vous et pour toute votre famille, Je sais que vous êtes prudents, et que vous ne prenez aucun risque, mais je sais aussi la valeur de l’exemple. Le Gouvernement doit encadrer 67 millions de personnes et nous devons participer à la hauteur de nos capacités à cet effort. Nous devons nous montrer vertueux et exemplaires en cette période de chaos mondial.

Devons-nous pour autant cesser toutes activités sportives ? Certainement pas, au contraire. Mettez vos Tshirt de VEGAN WARRIOR ou VEGAN MARATHON, soyez inventifs, ingénieux, créatifs, dans le strict respect du confinement. Je compte sur vous pour parler de vos exploits de WARRIORS, pour faire des vidéos, des photos, des articles dans INTELLIGENZA, et communiquer autour de vous pour donner du courage au plus grand nombre l’envie de vous suivre dans vos engagements.

J’espère que vous pourrez insufflez un élan à toute les sportifs de par le Monde, c’est ici et maintenant que la différence doit se faire. Nous ne sommes pas un club de scrabble ou de pétanque mais des WARRIORS (combattants de la Paix), et c’est le moment d’être à la hauteur de nos responsabilités.

champion

Je voudrais dans cet appel également m’adresser à la communauté antispéciste, animaliste et végane. Nous savons tous pourquoi et comment est née cette crise, mais je vous invite à rester positifs et à ne pas jeter de l’huile sur le feu. L’heure des comptes viendra assez vite, mais pour l’instant nous devons nous montrer irréprochables. Ne suivez pas l’appel du cor de tous les exaltés et tous les extrémistes, qui pour moi ne sont que des profiteurs de guerre. Sachez que j’ai le plus grand mépris pour celles et ceux qui attisent nos peurs et nos souffrances. Regardez autour de vous, même en confinement vous pouvez montrer le meilleur de ce que vous êtes, je le sais, je vous connais, et vous avez toute mon admiration pour votre combat quotidien, permanent et ô combien difficile.

Gabou warrior

Je tenais ici à faire savoir toute mon admiration pour celles et ceux qui sont en première ligne, le corps médical dans son ensemble, les forces de l’ordre et tous les travailleurs de l’ombre. Mon admiration mais pas seulement pour leur dévouement en cette période de crise intense, mais pour leur dévouement permanent et indéfectible. Les applaudissements sur les balcons c’est génial, j’adore, continuez, mais une fois finie cette crise il faudrait peut-être penser à eux et ne plus considérer que le corps médical – par exemple – est la cinquième roue du carrosse. Dans mes proches d’aucuns pensent que les sommes récoltées par les contraventions pourraient leur être allouées, et pourquoi pas ?

Marc Vouillot - Magà Ettori

Comme certains d’entre vous le savent, j’ai à priori attrapé le COVID-19 et je peux vous dire que ce n’est pas drôle tous les jours. Fièvre, tremblements, toux, maux de tête, la totale. Avec en plus l’inquiétude de vivre avec ma famille dans le même appartement. Je n’ai pas la certitude absolue que c’est le COVID-19 puisqu’il est impossible de le diagnostiquer à présent. On m’a répondu de rester en confinement, et d’appeler le 15 en cas de défaillance respiratoire. Je me plie aux recommandations sanitaires en me disant que je suis privilégié, puisque je suis entouré de ma famille qui prend soin de moi. J’ai des ami.e.s qui n’ont pas cette chance, qui sont très très mal en point, et j’espère qu’ils/elles pourront traverser cette épreuve sans trop de casse. Je pense à vous mes frères et sœurs de combats.

Une petite recommandation pour nos WARRIORS, communiquer de manière bienveillante, en pensant à vous et à celles et ceux qui vous lisent. J’ai mis ici des photos et des vidéos de ma modeste personne ainsi que de mes plus belles victoires, non pas par mégalomanie (si un peu quand même, vous me connaissez), mais surtout parce que je sais, et vous savez la force du mental. Il faut à présent penser à toutes les choses positives de notre passé, et à rêver à toutes les choses positives de notre futur. Le rêve et la bienveillance sont les clés du Paradis. Le Monde est beau, et nous pouvons en faire un véritable Eden pour les Humains, les Animaux et la Planète. Prenez tous soin de vous, et on se retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures.

Magà Ettori

Ne m’en voulez pas si vous n’êtes pas sur la photo, ça ne change rien, j’ai pris les photos dans l’ordre de l’INSTAGRAM DE VEGAN MARATHON 

Les animaux malades de la peste

Des soutiens du maire sortant Jean Leonetti tractent dans la halle du marché, dimanche à Antibes.Pour celles et  ceux qui ne connaissent pas cette fable, je vous suggère une lecture attentive. On nous explique avec insistance que les gens qui continuent à vivre et à ne pas respecter à la lettre le confinement sont des inconscients.  Peut-être, ou pas. Pensez-vous que le Gouvernement allait pouvoir mettre 67 millions de personnes en confinement comme ça ? D’un coup de baguette magique ? Non et le Gouvernement n’avait certainement pas cette illusion. En attendant nous avons trouvé des boucs émissaires. Une belle hypocrisie. Personnellement, étant cloué au lit je ne suis pas concerné, ma famille respecte le confinement à la lettre, car c’est la meilleure façon de protéger ma famille et les autres. Je vous invite toutes et tous à respecter ce confinement et à être attentifs et attentives à toutes les informations que l’on vous distille. Gardez votre libre arbitre, il risque d’être bientôt mis à rude épreuve.

Les animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste [puisqu’il faut l’appeler par son nom]
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J’ai dévoré force moutons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
– Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur.
Et quant au Berger l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine
Les fables – Recueil II, livre VII

Cours après l’amour et la paix suivra

Résultat de recherche d'images pour "Joaquin Phoenix animal"Oui décidément une seule personne peut changer le monde ! Souvent on le fait payer à cette personne, mais des fois ça paie. Lors de la 92e cérémonie des Oscars à Los Angeles ce dimanche 9 février, Joaquin Phoenix a l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du Joker.

L’acteur américain de 45 ans a profité de ce moment pour livrer un discours fort et poignant : “Je déborde de reconnaissance. Je ne sais pas ce que je serais sans l’amour du cinéma. Le plus beau cadeau que le cinéma m’a fait, c’est l’opportunité d’utiliser ma voix pour celles et ceux qui n’en ont pas. J’ai l’impression que parfois on essaye de nous faire croire qu’on se bat pour des causes différentes. Pour moi, je vois une cause commune et partagée. On détruit la nature ».

Outre la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, le racisme et les droits des minorités, Joaquin Phoenix a tenu à rappeler ses convictions en matière d’environnement, lui qui porte toujours le même smoking pour éviter le gaspillage : “Je pense qu’on est de plus en plus désunis de la nature. On a maintenant une vision très égocentrique. On a l’impression d’être le cœur de l’univers. On détruit la nature pour exploiter les ressources. On considère qu’on a le droit de faire l’insémination artificielle sur des vaches. On s’octroie des droits sur cet enfant, sur le lait de cette vache destiné à ce veau. On le met dans notre café, dans nos céréales. Nous devons prendre notre courage à deux mains. Nous pensons que le changement rime avec sacrifice. Mais les êtres humains, lorsqu’ils sont bons, ils sont créatifs et ingénieux. Il faut se servir de la compassion pour créer des systèmes qui bénéficient à tous et faire intervenir un réel changement. J’ai été égoïste, cruel, difficile. Je ne suis pas un modèle, mais beaucoup ici m’ont donné une seconde chance et je pense que c’est là que l’on trouve le meilleur dans chacun, quand on se soutient les uns les autres”, explique Joaquin Phoenix avant de rendre un dernier hommage à son frère, décédé à 23 ans d’une overdose : “Cours après l’amour et la paix suivra”. C’est tellement juste.

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Une seule personne peut changer le monde ou le complexe du Joker 

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Une seule personne peut-elle changer le monde ? Bien entendu mon poulet. dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs. Joaquin Phoenix est en train de faire une révolution à lui tout seul. Depuis le Joker, le monde voit la vie en Green. Véritable triomphe au box-office mondial, ce succès interplanétaire a offert une tribune phénoménale à la star végane. Les icônes du cinéma sont des prescripteurs, et ne doutons pas que Joaquin Phoenix va susciter des passions. A moins que ce ne soit déjà le cas. 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsVegan Golden Globes

Première étape les Golden Globes avec un menu végane pour les stars de « Marriage Story », “Once Upon a Time… in Hollywood”, « Joker », « The Morning Show » ou encore « Parasite ». “On ne pense pas changer le monde avec un repas, mais on veut faire des efforts pour ouvrir les esprits” annonce la Hollywood Foreign Press Association, mais ils sont bien trop modestes. Alors que l’hôtel Beverly Hilton à Los Angeles comptait servir du poisson pendant la célèbre cérémonie qui se déroula dimanche 5 janvier, l’organisation a la demande de Joaquin Phoenix a revu sa copie et son menu.  “La nourriture que nous mangeons, la façon dont elle est transformée et cultivée et jetée… tout cela participe au réchauffement climatique”, a expliqué l’organisation qui veut “envoyer un bon message”. Une nouvelle qui a ravi plusieurs stars très actives dans la lutte pour la sauvegarde de la planète, comme Leonardo DiCaprio qui a publiquement remercié la Hollywood Foreign Press Association pour son engagement. “La nourriture végétarienne est délicieuse, saine et réduit les émissions de gaz à effet de serre (…). Toutes les autres cérémonies devraient faire pareil”, s’est aussi félicité Mark Ruffalo en partageant une photo du plat principal. Il a sans doute eu l’oreille des Oscars.

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Vegan Oscars

Pour la première fois, les invités du «Governors Ball», la fête organisée après la 92e cérémonie des Oscars, prévue le 9 février au Dolby Theatre de Los Angeles, ont eu droit à un menu végane (à 70%). À la tête d’un empire gastronomique de dizaines de restaurants, de Beverly Hills à Singapour en passant par le Royaume-Uni, Wolfgang Puck propose déjà des «menus dégustation vegan» dans ses établissements et dit n’avoir eu guère de mal à s’adapter à ce changement de dernière minute décidé par les Oscars. «C’est facile parce que nous avons tous les chefs de nos différents restaurants que je peux appeler pour leur demander “tu fais quoi comme plat vegan?”», assure M. Puck. Résultat, le chef et son armada de cuisiniers ont pu ajouter 18 plats végétaux au menu qu’ils avaient déjà concocté en prévision du dîner de gala servit à quelque 1500 invités.

Résultat de recherche d'images pour "Golden Globes joker"Vegan César

Le Fouquet’s a dévoilé ce 6 février le menu du déjeuner organisé en faveur des nommés des César 2020. L’événement, qui se déroulera le 8 février au Fouquet’s, sera 100% végétarien. Au programme : Bavaroise de topinambour (navet daïkon braisé au sirop d’érable, mangue jaune / pomme verte / concombre), suivi d’un velouté d’hiver chou farci aux choux, et en dessert d’un opéra. « Cette année, j’avais envie de proposer un menu exclusivement végétarien pour mettre en avant les légumes racines d’hiver et de faire découvrir de nouvelles saveurs… », a indiqué le chef Pierre Gagnaire, qui a élaboré ce menu en collaboration avec Bruno Guéret, chef des cuisines du Fouquet’s Paris.

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Effet de mode ? Mhhummm quand une mode dure on dit qu’elle s’installe durablement, et nous allons faire en sorte qu’elle s’installe durablement. Après tout si Joaquin Phoenix a provoqué ces réactions (positives) en cascades, imaginez ce que peuvent faire des millions de Jokers véganes. 

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MATTHIEU RICARD, Est-il possible d’être sportif et vegan ?

Entretien avec Matthieu Ricard, dans le cadre du film FINISHER réalisé par Magà Ettori.

Matthieu Ricard est docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe. Il réside principalement au monastère de Shéchèn au Népal. Traducteur depuis le tibétain vers le français et l’anglais, il est depuis 1989 l’interprète en français du dalaï-lama.

Il répond ici à la question : « est-il possible d’être sportif et végane » ?

FINISHER trailer https://youtu.be/yKGzCrGRglo

FINISHER site https://www.finisher-lefilm.com/

FACEBBOK https://www.facebook.com/finisher.lefilm

Interview with Matthieu Ricard, as part of the FINISHER film directed by Magà Ettori.

Matthieu Ricard is a doctor in cellular genetics, a Tibetan Buddhist monk, author and photographer. He mainly lives in the Shechen monastery in Nepal. A translator from Tibetan into French and English, he has been the Dalai Lama’s French interpreter since 1989.

Here he answers the question: « is it possible to be sporty and vegan »?

FINISHER trailer https://youtu.be/yKGzCrGRglo

FINISHER site https://www.finisher-lefilm.com

FACEBBOK https://www.facebook.com/finisher.lefilm

 

02022020 – On attend le prochain ?

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Aujourd’hui est un jour spécial. Nous sommes le 2 février 2020, un jour palindrome car la date d’aujourd’hui se lit tant de gauche à droite que de droite à gauche. Ce palindrome fonctionne en l’écrivant à l’européenne comme à l’américaine : 02/02/2020 ou 2020/02/02 (MM/JJ/AAAA ou JJ/MM/AAAA). Comme 2020 est une année bissextile, il y a 33 jours passés depuis le 1er janvier et 333 avant la fin de l’année. Une rareté qui ne se produit que quelques fois au cours des millénaires. La dernière fois qu’on en a eu un, c’était le 11/11/1111 (il y a 909 ans) et les prochains n’auront pas lieu avant le 12/12/2121 et le 03/03/3030. Pour les pays qui transcrivent les dates en mettant le jour en premier, puis le mois puis l’année, il n’y a que 366 jours de palindrome sur 10 000 ans. Quel intérêt ? Absolument aucun justement, c’est ça l’intérêt. Miaou voilà un article utile, miaou c’est la chandeleur aussi

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L’Australie est notre futur, nous devons agir maintenant !

Janette Murray Alan Koala INSAVE

#AustralieNOTREfutur  #AGIRMAINTENANT

« Le Monde s’oriente vers une hausse des températures dramatiques », conviennent 197 Etats, pourtant la COP25 s’est enlisée à Madrid. Des scientifiques annoncent que la moitié des points de basculement de la planète ont été franchis. Dégel du permafrost, déforestation en Amazonie, blanchissement des coraux. Ces points de non-retour marquent des changements irréversibles pouvant aboutir très rapidement à un effet domino. La communauté scientifique internationale (*), pense que l’enfer que vit l’Australie depuis le mois de septembre est un avant-goût du futur de la Planète.

L’opinion publique a-t-elle prit la mesure des enjeux en Australie ? Ce n’est pas certain. Les médias sont passés à une autre actualité, à savoir le Coronavirus, et l’attention de l’opinion publique est déjà focalisée sur ce sujet. Puis ce sera un autre et un suivant.

Les médias ont une temporalité qui leur est propre, un ordre du jour dont les citoyens doivent s’extraire. Même si le temps médiatique est un miroir de l’hyperactivité de notre époque, il est surtout un facteur bloquant de l’engagement actif : « Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut », sur le papier cela semble attractif, mais en vérité nous tournons sur nous-même comme des girouettes. Pour être efficace, l’urgence des urgences sera de ralentir le rythme, voire de s’arrêter pour gérer un problème, un seul, et puis un autre après.

incendie-australie-koala INSAVENous n’avons pas d’autre choix que d’agir maintenant pour protéger la Planète, la biodiversité et notre avenir. Et maintenant c’est l’Australie ! C’est pourquoi l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) travaille depuis plusieurs mois avec des fondations sur place, initie une levée de fonds, des actions sur le terrain et une campagne de sensibilisation : #AustralieNOTREfutur  #AGIRMAINTENANT

Des dizaines de leader d’opinions, personnalités du monde du sport, des médias, de la culture et de la politique, ont déjà répondu à l’appel de Magà Ettori, le fondateur de l’INSAVE, et vont se mobiliser pendant toute la campagne.

L’objectif est de ramener l’attention de l’opinion publique sur un  sujet qui ne doit pas nous échapper : l’embrasement de l’Australie, l’hypothèque de notre futur. L’opération « #AustralieNOTREfutur #AGIRMAINTENANT » d’une longue durée de trois mois, débutera le dimanche 5 avril avec la participation d’une délégation au Marathon de Paris, portée par les champions du Monde australiens Janette et Alan Murray, et se terminera le dimanche 5 juillet avec l’organisation d’un « Village pour la Terre », ainsi que d’une course relais à thème : l’EKIDEN VEGAN MARATHON.

L’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale, appelle maintenant les citoyens dans toutes les régions à se mobiliser, en portant un message simple : « L’Australie est notre futur, nous devons agir maintenant ! ». Il faut marteler cette phrase pour être entendu par nos décideurs.

A partir du 5 avril, ceux qui veulent participer à cette action, devront proposer des défis, des challenges sportifs ou culturels inspirants, les filmer et mettre la vidéo en ligne sur internet, sur les réseaux sociaux, en ajoutant : #AustralieNOTREfutur  #AGIRMAINTENANT

CAMPAGNE #AGIRMAINTENANT

(*) « La planète brûle, littéralement. En Australie, en Amazonie ou au Cambodge, des hectares et des hectares partent en fumée, faisant des victimes et décimant la faune et la flore. Ces phénomènes dramatiques ne sont qu’un aperçu de ce qui nous attend dans un monde qui se réchauffe. Selon une étude réalisée par des scientifiques anglais et australien, publiée mardi 14 janvier, le dérèglement climatique augmente presque partout dans le monde les risques d’incendies. Un phénomène qui va considérablement s’aggraver d’ici à la fin du siècle.  « Avec les feux en Australie, nous voyons un signe de ce que pourraient être les conditions normales dans un monde futur qui se réchaufferait de 3°C » Audrey Garric – Le Monde 15 janvier 2020

incendie-australie-INSAVE Kangourou

Climat, l’heure de la guerre a sonné

Magà Ettori - Janette et Alan Murray (blc)

J’ai été très touché par les feux et les ouragans en Australie, bien avant le déclenchement de la tempête médiatique. Nous avons beaucoup échangé avec mes amis Janette et Alan Muray, les champions du monde ambassadeurs de VEGAN MARATHON en Australie. Dès les premiers incendies, nous avons pris contact avec des fondations et envisagé ce que nous pourrions faire concrètement pour aider l’Australie dévastée.

Une course contre la montre, pour aider l’Australie

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En tant que militant et citoyen du monde, nous agissons donc de concert avec les institutions sur place. En tant qu’auteur, cela m’a inspiré un texte : L’ILE KANGOUROU. un compositeur de talent va bientôt nous proposer une musique pour faire de L’ILE KANGOUROU un titre au service de la cause.

Dana Glowacka est une VEGAN WARRIOR, et une des 11 influenceuses dans le monde en tant que sportive végane. La canadienne a en effet battu le record du monde de gainage (homologué par le Guiness des Records). Ayant échangé avec Dana sur la tragédie en Australie, je l’ai senti très concernée, c’est pourquoi je lui ai demandé de lire ce texte que nous avons ensuite mis en image.

Antispécisme et dissonance cognitive

En partageant la vidéo sur les réseaux sociaux, nous avons eu ce type de réactions : « C’est triste, certes mais nous n’avons aucun pouvoir sur cela. En revanche, chacun peut faire diminuer le nombre d’animaux qu’on fait souffrir et qu’on tue (150 milliard dans le monde) pour un « plaisir gustatif » alors qu’on en a pas besoin. Remettons les choses à leur juste place ». Je connais l’auteur de ce commentaire, un ami, un VEGAN WARRIOR aussi, très engagé, sincère, intègre, et je ne peux pas le suspecter de vouloir se donner bonne conscience de ne pas pouvoir agir pour l’Australie.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes

Pourtant, depuis quelques jours, fleurissent partout sur les réseaux sociaux – enfin presque partout, dans la communauté antispéciste en tout cas – des publications qui vont dans ce sens. Cela fait même consensus. Je pense que nos compagnons de lutte antispécistes se trompent de combat et tombent à leur tour dans le piège de la dissonance cognitive.

La quoi ? C’est grave docteur la dissonance cognitive ? Oui quand nous nions la réalité du réchauffement climatique ou que nous visons à minimiser son impact. Oui, quand des nazis ou des négriers justifient leurs comportements immoraux en prétendant que leurs victimes sont une sous-espèce humaine. Oui, quand un président américain dément torturer des prisonniers tout en réaffirmant que les Etats-Unis continueraient à poursuivre leurs exactions. Oui, quand une personne normale prétend aimer la viande mais ne pas aimer tuer des animaux.

Le paradoxe de la viande

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Ce dernier exemple est ce qu’on appelle « le paradoxe de la viande ». Cet antagonisme entre l’amour pour les animaux et l’amour pour la viande, crée un inconfort psychologique de manière plus ou moins consciente. Afin de réduire ce conflit certains vont aller chercher des justifications rationnelles comme le « cri de la carotte ». Cette expression vise à mettre exactement sur le même plan les végétaux et les animaux, notamment au niveau de la sensibilité. Une façon de ne pas croire en l’existence de conscience chez les animaux. Cela vous rappelle quelque chose ? C’est là qu’on reparle des femmes ou des indiens des amérindiens ? Non, continuons avec la carotte. Dans ce débat, le cri de la carotte est un argument que l’on peut placer au même niveau que le « Lion et la Gazelle » (l’un mange l’autre dans la jungle), des « hommes préhistoriques » (il fallait bien qu’ils se nourrissent entre deux T-rex), des « canines » (elles ne sont pas là pour rien). Ce sont des arguments faciles à démonter : un consommateur de viande participe bien plus au cri de la carotte qu’un non-consommateur de viande. Pour créer une calorie animale il faut utiliser entre 4 et 10 calories végétales. En réalité, quand une personne vous parle du cri de la carotte, vous savez qu’elle n’essaie pas de vous convaincre, mais de s’auto-convaincre, de banaliser le sort des animaux pour se donner bonne conscience.

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Le souci avec la bonne conscience et la dissonance cognitive c’est que ce soulagement passe par la case oubli, et que l’existence même des véganes, leur omniprésence médiatique, est un rappel incessant à cette mauvaise conscience. Une excellente journaliste du Monde, Audrey Garric a écrit : « Nous continuons à soustraire à la vue d’une opinion publique dégoûtée par le sang la réalité de la production de viande, à savoir que trois millions d’animaux sont tués chaque jour en France, le plus souvent à la chaîne. ». Ce que met en évidence Audrey Garric, c’est le « paradoxe de la viande », un phénomène étudié en psychologie qui renvoi à la contradiction entre, d’un côté, aimer manger de la viande, et de l’autre, ne pas aimer infliger de la douleur et tuer des animaux sentients. Là cela vous rappelle nécessairement quelque chose, j’en parle juste au-dessus. Et vous savez quoi ? Le « paradoxe de la viande » s’étudie principalement en psychologie sous l’angle de la théorie de la dissonance cognitive.

L214 a au moins l’élégance de relever que le climat c’est comme la viande. Alors que tous les voyants sont au rouge, notre cerveau préfère ne pas entendre ce que nous disent les scientifiques. Selon le psychiatre norvégien Per Espen Stoknes, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est justement d’ordre psychologique. Plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques. Comment s’explique ce paradoxe ? Comme pour la viande, des barrières mentales nous empêchent de voir la réalité en face. Le climat et la viande, même combat. Le réchauffement climatique par les menaces qu’il projette sur notre avenir et par l’ampleur des mesures qu’il nécessite, crée de l’inconfort en remettant trop de choses en question dans notre existence. Et entre la connaissance du problème et la reconnaissance du besoin d’agir, notre réflexe est de refouler ces informations pour éviter d’y penser.

La théorie du crapaud

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A ce stade, j’ai bien envie de vous parler de la « théorie du crapaud ». Cette histoire raconte que les crapauds vivent dans une zone et se reproduisent dans d’autres. Chaque année, de manière grégaire, tous migrent dans le même sens. Lorsque sont construit de nouvelles routes en travers, ils se font massivement écraser. Sauf que quelques-uns vont dans l’autre sens, ou trouvent les tunnels que des écologistes font creuser pour eux sous les routes. Parce qu’ils s’aventurent dans des directions non conventionnelles, ces crapauds fous inventent des voies d’avenir et sauvent l’espèce. C’est d’ailleurs à propos des crapauds fous que Mark Twain a écrit : “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.” Non je plaisante. Plus sérieusement, l’histoire montre l’importance des anticonformistes pour le progrès des connaissances. Qu’en aurait-il été si de grands chercheurs comme Marie Curie ou Albert Einstein n’avaient pas persisté dans leurs travaux ?

Anticonformistes et antispécisme, même combat 

Image associéeLes antispécistes, eux, sont par essence des anticonformistes. Ils ont un esprit critique et remettent tout en question, en permanence. Oui des fois c’est fatiguant mais souvent cela fait avancer le Monde et le rend plus éthique. Malheureusement les antispécistes sont loin d’être parfaits. Leur principal défaut est d’échanger principalement avec d’autres antispécistes (il faut dire que les diners avec des viandards deviennent vite fatiguant pour un végane), et là le « crapaud fou » commence à tourner en rond et son anticonformiste devient une forme de conformisme. La norme des antispécistes qui évoquent l’Australie c’est de rappeler que s’émouvoir pour le sort des Koalas qui disparaissent dans les flammes des mégafeux australiens et de ne pas pour les animaux dans les abattoirs relève de la dissonance cognitive. Ok nous y sommes. Mais les ami.e.s, vous faites la même chose avec L’Australie : « Je ne peux pas agir alors je me donne bonne conscience en faisant la comparaison avec les abattoirs. ». Vous vous souvenez du cri de la carotte ?

L’ÎLE KANGOUROU, la victoire ou la mort 

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Soyons sérieux, soyons courageux, vous pouvez agir, et aider ceux qui agissent, même en France. Dans la cadre du Climat, nous vivons en ce moment une crise majeure avec un risque important d’effondrement de nos sociétés si nous ne parvenons pas à limiter le réchauffement à plus de 2 degrés d’ici la fin du siècle.  Les premières victimes de la crise climatique seront toujours les plus faibles, à commencer par les animaux. C’est ce que je rappelle dans la vidéo de l’ÎLE KANGOUROU : « Un milliard d’animaux ont déjà péri dans les feux de brousse qui ravagent l’est de l’Australie. La situation est critique sur Kangaroo Island. Il ne reste que 9.000 koalas sur les 46.000 (sur)vivants avant l’incendie. Il s’agissait de la seule population de koalas d’Australie qui ne soit pas touchée par la chlamydia, une infection fatale pour les marsupiaux. Les koalas ne sont pas les seuls à être terrassés, des dizaines d’autres espèces sont en souffrance, voir la biodiversité dans son ensemble. Les survivants sont des individus qui nous appellent à l’aide et qui espèrent que nous ne les oublierons pas, pas trop vite, pas totalement. ».

Agir, maintenant, et de toutes nos forces ! 

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Une fois l’émotion passée, le risque c’est l’oubli et l’inaction. Bientôt les médias braqueront leurs caméras sur un autre sujet, puis un autre, et encore un autre. Si la mystérieuse pneumonie «2019-nCov» ne nous exterminent pas (tiens encore un scandale avec les animaux), nous les crapauds fou nous allons prendre une autre direction. Nous allons continuer à lutter pour cette Australie martyr, cette Australie minée par les intérêts économiques. Cette tragédie est une préfiguration de notre avenir et de celui de nos enfants. Dans ce combat les véganes, animalistes et antispécistes ont un rôle important à jouer, en France et ailleurs dans le Monde. D’abord parce que nous sommes naturellement sensibilisés à la cause des animaux et à celle de l’environnement, mais aussi du fait que notre mouvement s’est largement développé sur la planète avec l’essor d’internet. Nous sommes nombreux, connectés, partout et il est temps de nous engager dans cette guerre en prenant garde de ne pas nous tromper de cible.

Magà Ettori

L’île Kangourou

Un milliard d’animaux ont déjà péri dans les feux de brousse qui ravagent l’est de l’Australie. La situation est critique sur Kangaroo Island. Il ne reste que 9.000 koalas sur les 46.000 (sur)vivants avant l’incendie. Il s’agissait de la seule population de koalas d’Australie qui ne soit pas touchée par la chlamydia, une infection fatale pour les marsupiaux.
Les koalas ne sont pas les seuls à être terrassés, des dizaines d’autres espèces sont en souffrance, voir la biodiversité dans son ensemble. Les survivants sont des individus qui nous appellent à l’aide et qui espèrent que nous ne les oublierons pas, pas trop vite, pas totalement.

L’île Kangourou

Au sud de l’Australie

Il y avait une vie

Un Eden sauvage

Avant le sauvetage

Les derniers Koalas

Tout près de Karatta

Nous donnaient rendez-vous

Sur l’île Kangourou

Les océans qui montent

Les ouragans qui frappent

Les cyclones qui ravagent

C’est ça notre avenir ?

Les réfugiés qui marchent

La chaleur qui grimpe

Ou bien le froid polaire

Tu peux choisir ton drame

Ou bien choisir de vivre

Oublier tes profits

Tes châteaux en Espagne

Tes rêves d’hégémonie

Au sud de l’Australie

C’est l’heure de l’hallali

C’est un milliard d’âmes

Ravagé par les flammes

Le sanctuaire pleure

Les animaux ont peur

Il reste des cailloux

Sur l’île Kangourou

Les océans qui montent

Les ouragans qui frappent

Les cyclones qui ravagent

C’est ça notre avenir ?

Les réfugiés qui marchent

La chaleur qui grimpe

Ou bien le froid polaire

Tu peux choisir ton drame

Ou bien choisir de vivre

Oublier tes profits

Tes châteaux en Espagne

Tes rêves d’hégémonie

Au sud de l’Australie

Plus personne ne maîtrise

La rage de l’incendie

La nature est en crise

Depuis l’Indonésie

A la Californie

Les feux d’Amazonie

Les steppes de Sibérie

La Terre a le tournis

L’enfer lui sourit

Et tout le monde s’en fout

De l’île Kangourou

Et tout le monde s’en fout

De l’île Kangourou

Lecture Dana Glowacka -Texte Magà Ettori

Journée Mondiale de la Corse, une mission comme une autre

Sénat - Magà Ettori.jpg

Tous les ans, le 9 janvier, la presse me pose la même question : Pourquoi avoir initié la « Journée Mondiale de la Corse le 9 janvier 2009 ? »

C’est très simple cette date correspond au centenaire de la naissance de la résistante Danielle Casanova. Cette femme au destin fabuleux fut érigée, dès les mois qui suivirent sa disparition, et pendant des dizaines d’années suivant la libération, en icône majeure de la résistance. Mais l’histoire est écrite par les vainqueurs dirait un mauvais perdant, pendant une longue période autour des années 80, Danielle Casanova est plus ou moins tombée dans l’oubli.

Le 24 janvier 1943, Danielle Casanova est déportée à Auschwitz. Le train parti de Compiègne emmène dans ses « wagons plombés » deux cent trente femmes, dont la majorité sont des résistantes. Il arrive à Auschwitz le 27 janvier. Danielle Casanova y sert dans l’infirmerie du camp en tant que chirurgien-dentiste, le précédent dentiste du camp venant de mourir du typhus et un appel ayant été lancé lors de l’arrivée des femmes au camp. Le fait d’être dentiste du camp lui permet d’échapper à la tonte de ses cheveux, d’être correctement nourrie et habillée et de vivre dans le bâtiment chauffé où se trouve le cabinet dentaire. Ce cabinet sert à soigner les détenues de droit commun qui font régner l’ordre en terrorisant les autres déportées. Elle utilise sa place pour tenter d’obtenir aux déportées qui sont venues par le même train qu’elle des postes de travail moins durs et leur transmet de la nourriture quand elle le peut. En avril 1943, une forte épidémie de typhus tue de nombreuses déportées. Le médecin-chef du camp obtient que Danielle Casanova soit vaccinée, mais cette vaccination arrive sans doute trop tard : elle tombe malade le 1er mai 1943 et meurt le 9 mai suivant.

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La fin de sa vie n’est qu’un instant de la vie fabuleuse de Danielle Casanova, et je trouvais ça injuste que l’on puisse l’oublier. En 2007, j’ai donc entreprit de réhabiliter l’image de Danielle Casanova avec en ligne de mire, le centenaire de sa naissance le 9 janvier 2009.

Les institutions ont fait mine de m’ignorer pendant un certain temps, et puis ont fini par céder devant mon insistance. J’ai même reçu un courrier fantastique du Ministère de la Culture qui me « grondait » d’avoir pris si tard cette initiative (ils se moquent un peu) et qui me commandait une biographie de Danielle Casanova, qui serait publiée par les Archives nationales dans la brochure des célébrations nationales 2009.

Ayant obtenu ce que je souhaitais, et le partenariat de la Collectivité de Corse de surcroît, j’ai organisé un Colloque au Sénat le 9 janvier 2009 intitulé ‘’Ella aurait eu 100 ans’’. J’ai réuni autour de moi de très nombreuses personnalités du monde de la culture, de la politique et des médias. Jean-Marie Colombani, le directeur du journal le Monde, a animé le débat, entouré de personnalités éminentes : l’académicien Jean-Claude Casanova, le prince Charles Napoléon, Charles-Henry Filippi, Président du directoire de HSBC France, Alain Pozarnik ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, la sénatrice Hélène Luc (responsable du Musée de la Résistance).

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Jean-Marie Colombani, Directeur du Jour le Monde – Magà Ettori, cinéaste

La soirée s’est naturellement conclue sous les ors du Sénat, dans le prestigieux salon Napoléon où les artistes se sont succédés pour rendre hommage à Danielle Casanova. La cérémonie a été clôturée par Robin Renucci accompagné d’une jeune actrice pour une lecture à deux voix des lettres de Danielle Casanova, puis par Yves Duteil qui interpréta – pour la première fois en public – ‘’Maquisard(e)s’’, l’hymne de la ‘’Journée Mondiale de la Corse’’ dont les paroles résumaient la thématique de la rencontre voir ci-dessous).’’

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Danielle Casanova héroïne nationale, je voulais pour ma part que la Corse ait une présence importante dans cet événement, ce qui me donna l’idée de l’organisation d’une « Journée Mondiale de la Corse » qui se déroulerait dans le monde entier en même temps.

C’est là que mon ami Edmond Simeoni s’est invité à la fête. Il a vu une excellente occasion de faire bénéficier l’île et son association Corsica Diaspora d’une grande médiatisation et de retisser le lien avec les corses et amis de la Corse de l’extérieur.  Nous avons donc organisé une vingtaine de manifestations en même temps, dans toute la France et un peu partout dans le monde (Angleterre, Chine, Belgique, Tunisie, Porto-Rico, …) sur le thème, « la Corse qui résiste, la Corse qui gagne ». Cette opération a été montée à trois avec Patricia (mon épouse) et Edmond. Il faut dire que nous avions une force de travail peu commune, un réseau de premier plan, et une vraie motivation.

La radio France Bleu Frequenza Mora nous a suivi sous l’impulsion de Robert Kudelka  et d’Isabelle Béziers. RCFM a joué un rôle important dans cette première « Journée Mondiale de la Corse ». Les animateurs de la Radio ont tous été mobilisés, tout au long de la journée, pour adapter leurs émissions aux thèmes retenus, et ouvrir l’antenne à l’événement, en un tour du monde radiophonique. Ici, là-bas, et ailleurs sur les ondes et sur le web, les voix des animateurs de la radio insulaire, résonna tout au long de la journée.

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Le Jour « J », Edmond Simeoni n’a pas pu se déplacer. Il avait des soucis de pacemaker et n’a pas pu m’accompagner au Sénat, qui devait être notre base de travail pour rayonner dans le monde entier. J’ai donné donc le départ depuis Paris à l’antenne de Frequenza Mora, tandis que les animateurs de la station assuraient les liens, et faisaient vivre la manifestation, sans aucune rupture avec la grille habituelle. L’apothéose ce fut le soir, avec l’émission ‘’la compil d’Evelyne Adam’’ en direct de Bastia. En diffusion internationale, Evelyne a réuni plus de deux millions et demi d’auditeurs. L’animatrice vedette des soirées de France bleu a interviewé des corses de Papeete, de Bora Bora, d’Allemagne, de Belgique, et des Etats-Unis, et des peoples corses et amis de la Corse : Yves Duteil, Philippe Risoli, Thomas Dutronc, Jean-Luc Reichman, Faudel, Roland Magdane, Alain Bougrain Dubourg, Pascal Olmeta, Marie José Nat, Henri Padovani.

La première « Journée Mondiale de la Corse » allait donc inscrire durablement la Corse dans une relation de bienveillance et d’ouverture au Monde et aux autres cultures. Une mission comme une autre en définitive. Rien de très différent de ce que j’ai fait avant, et de ce que je continue à faire aujourd’hui dans mes combats autour du sport et de l’alimentation végétale. Konzentrationslager Auschwitz 1943 - Danielle Casanova (Magà Ettori)

MAQUISARDES

Si, le jour est noir et sans saveur
fille de la terre des seigneurs
la liberté semblera lueur
une victoire d’amour et de coeur
Ici, les bandits pour l’honneur
Fiers du courage de leurs soeurs
Rêvent d’une vie, d’un monde meilleur
Les maquisardes…
Elles vivent dans l’histoire, dans nos mémoires
Lella, Giovanna, Santa, Anna Maria
Leur destinée telle une tour d’ivoire
Elles vivent dans l’histoire, dans nos mémoires
Une lumière bien au-delà du soir
Les maquisardes une source d’espoir
Quand, l’aube maquillera les fleurs
Sonnera l’heure du bonheur
la dentelle deviendra douceur
Les maquisardes.

Yves Duteil (Magà Ettori – Patrice Bernardini)

Éloge de la génération millénium

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On a dit que je cours après ma jeunesse. Il est vrai. Et pas seulement après la mienne. Plus encore que la beauté, la jeunesse m’attire, et d’un irrésistible attrait. Je crois que la vérité est en elle; je crois qu’elle a toujours raison contre nous. Je crois que, loin de chercher à l’instruire, c’est d’elle que nous, les aînés, devons chercher l’instruction. Et je sais bien que la jeunesse est capable d’erreurs; je sais que notre rôle à nous est de la prévenir de notre mieux; mais je crois que souvent, en voulant préserver la jeunesse, on l’empêche. Je crois que chaque génération nouvelle arrive chargée d’un message et qu’elle  doit le délivrer ; notre rôle est d’aider à cette délivrance. Je crois que ce que l’on appelle « expérience » n’est souvent que de la fatigue inavouée, de la résignation, du déboire.

Laetitia Casta dans Une île

Une illustration de Cinquante Nuances plus Sombres, une autre de Laetitia Casta en sirène (Une île, série tournée en Corse par l’équipe de Mafiosa) et le job est fait. Le premier paragraphe est d’André Gide, mais comme 99% des jeunes de la génération du millénium ne connaissent pas André Gide, et qu’ils n’iront pas au delà du premier paragraphe, c’est bon, nous pouvons rester entre vieux, pardon, entre personnes qui lisent du texte.

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En fait, la vraie question de cet article est : « est-ce que la jeunesse actuelle est « pire » que les précédentes ? Mais bien entendu. Hier soir à ma salle de sport, j’ai eu le malheur de dire à un jeune athlète qu’il avait le même regard que James Dean. Long moment de solitude, … je voyais le beau gosse qui se demandait dans quelle équipe de foot jouait James Dean. Non, j’abuse, en vrai il citait des films et des acteurs dont je n’avais jamais entendu parlé de ma vie. Il ne manquait pas de culture, c’est juste que nous n’avions pas la même culture cinématographique. D’autres sportifs ont vite rejoint la discussion et là j’ai été beaucoup plus surpris : 100% des personnes participant à la conversation (entre 20 et 30 ans) ne connaissaient pas James Dean. Une jeune championne, pourtant très cultivée également dit que « ce nom lui dit quelque chose », mais je vois bien qu’elle a un doute en cherchant sur son portable. Déjà à l’époque quand j’avais tourné avec Yves Duteil, j’avais été subjugué que personne – dans les moins de 30 ans – ne le connaisse, mais là c’est encore plus fort. Oui pour Yves Duteil ils avaient un vague souvenir de « prendre un enfant par la main », la chanson du siècle… oui, bon, l’autre siècle, le précédent. Et puis Yves et internet ce n’est pas vraiment une histoire d’amour.

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Du coup, est-ce que cette jeunesse 2.0 est « pire » que celle des générations précédentes ? Oui je l’affirme, comme l’ont affirmé d’autres grands penseurs avant moi. Mais avant de vous livrer ces citations un petit bémol. J’ai un grand doute sur la véracité de certaines de ces citations, et je me demande si ce n’est pas Mark Zuckerberg qui a demandé à un de ses petits génies de Palo Alto de nous pondre une série de dogmes pour alimenter facebook. Prenons le cas des écrits d’Hésiode, il est donc peu probable que cette phrase soit tirée d’un de ses ouvrages. Je n’ai rien trouvé sur Google, donc ça n’existe pas. Mais allons-y pour les citations amusantes :

IVe siècle avant J-C

«Les jeunes ont l’âme élevée parce qu’ils n’ont jamais été humiliés par les misères de la vie, ni pressés par le besoin… Ils pensent tout savoir, et soutiennent leur opinion avec force ; ce qui vient aussi de ce qu’ils font tout avec excès.» – La Rhétorique d’Aristote

Ier siècle avant J-C

«Le jeune imberbe ne voit pas ce qui est important: il dilapide tout son argent.» – Horace

«Que n’altère pas le temps destructeur ? Nos pères étaient pires que leurs aïeux, nous sommes plus méchants que nos pères, et notre postérité sera plus dépravée encore.» – Horace, Odes, Livre troisième

XVIIe siècle

«Où est passé la virilité et l’allure athlétique de nos aïeux disparus? Ces jeunes gens peuvent-ils être leurs héritiers légitimes ? Certainement pas, cette génération de fainéants efféminés, narcissiques et émaciés ne pourrait pas descendre de la lignée des héros de la bataille de Poitiers ou Azincourt.» – Extrait de lettre du magazine Town and Country réédité dans le livre Paris Fashion: A Cultural History (1771)

XVIIIe siècle

«Ce sont des sauvages ignorants et peureux… Les garçons ont des chiens aux talons et se livrent à toutes sortes d’habitudes dissolues. Les filles, elles, conduisent des wagons à charbon, montent les chevaux à califourchon, boivent, se battent, fument, sifflent et ne se préoccupent de personne. La morale des jeunes est dix fois pire qu’autrefois.» – Anthony Ashley Cooper, le 7ème comte de Shaftesbury lors d’un discours à la Chambre des communes du Royaume-Uni en février 1843.

XXe siècle

«L’attitude émanant de la part des jeunes ne peut être décrite que comme irréfléchie, grossière et purement égoïste, comme jamais auparavant.»«The Conduct of Young People», Hull Daily Mail, 1925.

«De nos jours, les jeunes sont tellement gâtés qu’ils en oublient le simple fait que l’on puisse marcher pour se rendre quelque part.» – Scottish Rights of Way: More Young People Should Use Them, Falkirk Herald, 1951. Années 1990 «Ce qui différencie cette génération des précédentes c’est qu’elle est la première génération de l’histoire américaine à vivre aussi confortablement et à s’en plaindre aussi amèrement.»«The Boring Twenties», Washington Post, 1993.

XXIe siècle

«Ils ont du mal à prendre des décisions. Ils préféreraient gravir l’Himalaya plutôt que de gravir les échelons de l’entreprise. Ils ont soif de divertissement, mais leur capacité d’attention est aussi courte que le temps qu’il faut pour zapper de chaîne télé.» – «Proceeding with Caution», Time, 2001.

«Les jeunes millennials sont tous à l’ouest d’Eden. La preuve ? Ils ont la fureur de vivre mais ne connaissent pas James Dean.» – Magà Ettori, «Les grandes pensées du 3ème millénaires», 2020

Le véganisme protégé contre les discriminations

Le véganisme fait désormais partie des caractéristiques protégées par la loi contre les discriminations au Royaume-Uni. Le verdict est tombé, ce vendredi 3 janvier. Une décision juridique qui marque un tournant pour les adeptes du véganisme au Royaume-Uni mais pas seulement car cette décision ne manquera pas de créer des précédents dans d’autres pays. Le veganisme est désormais reconnu comme une caractéristique protégée contre les discriminations par l’Equality act de 2010, au même titre que le handicap, l’orientation sexuelle ou les croyances religieuses.

Résultat de recherche d'images pour "Jordi Casamitjana"Au départ de l’affaire, Jordi Casamitjana, un activiste végane de 55 ans qui a été renvoyé de la la Ligue contre les sports cruels (League against cruel sports) pour s’être inquiété du fait que leur fonds de pension investissait dans des entreprises opèrant des tests sur les animaux.

D’autres décision en justice vont dans le même sens au Royaume-Uni. A l’automne dernier, une décision d’un conseil des prud’hommes interdisait les discriminations envers les végétariens. Une sage décision de justice, qui intervient à l’aube du “veganuary” du nom d’une organisation britannique qui encourage les gens à devenir végétaliens pour le mois de janvier afin de promouvoir et d’éduquer un mode de vie végétalien. Depuis le début de l’événement en 2014, la participation a plus que doublé chaque année.

 

S’il ne me reste qu’une chose, ce sera mon panache

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Après trois marathons, la course de fond c’est fini pour moi ! Jet de l’éponge par décision médicale. J’ai vu le médecin ce matin qui m’a confirmé les résultats que je craignais. Depuis 4 ans le sport est devenu partie intégrante de mon existence, il se confond avec l’ensemble de mes activités, participe à tous mes choix et oriente mon cadre de vie. Cette annonce est donc plutôt malvenue.

Est-ce que je vais baisser les bras, me morfondre et maudire les Dieux du Sport pour leur manque de bienveillance à mon égard ? Certainement pas. La tragédie fait partie intégrante du sport, et tout ce que nous pouvons espérer en tirer ce sont des instants de grâce. J’ai eu droit à mes instants de grâce, à mes instants de magie, à mes rencontres d’une richesse incroyable, et il est seulement temps de passer à autre chose.

VEGAN MARATHON - MARATHON DE PARIS 2018

Sur l’aspect médical, l’affaire est simple. Lors de la préparation de mon premier marathon de Paris, je me suis cassé le pied contre un trottoir. Un fragment d’os s’est détaché et se promène librement. Les médecins m’ont expliqué qu’une chirurgie serait aussi inutile qu’hasardeuse. Les résultats seraient hypothétiques et les risques réels. Du coup quand je cours longtemps, le pied gonfle et l’os se promène. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une aiguille qui part en ballade à l’intérieur de mon pied.

La question est pourquoi maintenant ? C’est très simple, depuis octobre j’ai entrepris un double challenge : courir mon 4eme marathon et faire une première compétition de POWERLIFTING. A presque 48 ans m’engager dans deux disciplines aussi exigeantes relève un peu de la folie, mais où serait le plaisir sinon ?

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Course de fond et Powerlifting sont des disciplines antinomiques à bien des égards. Je voulais rendre compatible l’incompatible, mais je n’avais pas mesuré que la musculation « fabrique » du muscle, et que le muscle c’est lourd. Avec mon physique, cela devait nécessairement avoir des conséquences sur la course à pied.  Tant que nous en étions sur de courtes distances, pas de soucis, mais la préparation d’un marathon devient vite exigeante.

Comme je le disais plus haut, nous n’allons pas nous laisser abattre et je vais donc m’investir davantage dans cette nouvelle discipline qu’est la Force Athlétique. D’ailleurs, pas plus tard que ce dimanche, je vais participer à une compétition inter-régionale de développé-couché. Avec trois mois de préparation, je n’espère pas faire de miracles mais un Record Personnel oui, bien entendu. Je suis un compétiteur, un warrior dans l’âme, aujourd’hui et à tout jamais.

vegan warrior - salon du running

L’aventure VEGAN MARATHONm’a permis de rencontrer des personnes fabuleuses, des athlètes de très haut niveau, mais aussi des héros ordinaires, tournés vers des performances différentes, moins dans la lumière, mais tout aussi remarquables. L’aventure VEGAN WARRIOR qui se profile, promet d’être encore plus « spéciale ».

I AM A WARRIOR 2019-10-07 MAGA ETTORI.pngD’un point de vue cinématographique nous allons ainsi écrire la suite de FINISHER. J’ai la chance d’être accompagné par la famille de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE, par Rachid Bahouss mon coach, encore une fois je bénéficie de conseils de grands champions comme  Marc Vouillot (le père de la Force athlétique). Marc Vouillot  est un spécialiste du culturisme, entraîneur national de force athlétique, qui a préparé plusieurs champions du monde comme Jean-Pierre Brulois. Avec Marc, outre notre intérêt commun pour ce sport, pour la cause des animaux (il est parrain de VEGAN WARRIOR et végétarien depuis 15 ans), nous chérissons tous les deux Cyrano de Bergerac, un personnage tragique et magnifique, belliqueux et batailleur, entier et  incorruptible, qui ne voulait qu’une chose au seuil de son dernier grand voyage (scène complète ci-dessous), c’était emporter son panache. Et nous dans tout ça ? Alors que débute l’an 2020, dans un contexte social (mondial) extrêmement tendu et difficile, de quoi avons-nous plus besoin si ce n’est de panache ?

Magà Ettori

 

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Acte V, scène 6

CYRANO
Je crois qu’elle regarde…
Qu’elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !
Qu’est-ce que c’est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
[Il frappe de son épée le vide.]
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !…
[Il frappe.]
Que je pactise ?
Jamais, jamais ! -Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;
N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
[Il fait des moulinets immenses et s’arrête haletant.]
Oui, vous m’arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j’emporte, et ce soir, quand j’entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J’emporte malgré vous,
[Il s’élance l’épée haute.]
et c’est…
[L’épée s’échappe de ses mains, il chancelle, tombe dans les bras de Le Bret et de Ragueneau.]

ROXANE, [se penchant sur lui et lui baisant le front]
C’est ?…

CYRANO, [rouvre les yeux, la reconnaît et dit en souriant]
Mon panache.

Les lettres de noblesse de l’alimentation végétale

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Une excellente nouvelle pour l’alimentation végétale. Les « steaks de soja », « fromage végétal » et autres « lait d’amande » c’est terminé. Nous ne trouverons plus de telles dénominations dans les supermarchés et sur les cartes des restaurants. Contrairement à ce que pensent certains (dans les deux camps) c’est vraiment une très bonne chose.A la manœuvre les lobbies agro-alimentaires veulent se protéger de la vague « végane ». Leur objectif est de draguer les 30 millions de flexitariens en France, et leur faire comprendre qu’un steack c’est de la viande. Et ils ont raison. Il est vraiment temps que l’on donne une vraie dénomination aux produits végétaux. Nous ne voulons plus que notre alimentation nous rappelle sans cesse l’horreur des abattoirs et de l’exploitation animale. L’Assemblée Nationale nous a rendu un immense service en adoptant, en première lecture, une proposition de loi en faveur de la « transparence sur les produits agricoles et alimentaires ». Une mesure qui s’inscrit dans la foulée des états généraux de l’alimentation et de la loi égalim, et qui interdit dorénavant l’utilisation de vocabulaire des produits carnés ou laitiers pour désigner un aliment à base de protéines végétales dont le soja.

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L’alimentation saine est décidément très végétale

La proposition de loi doit encore faire la navette avec le Sénat mais aussi préciser le pourcentage de protéines végétales à partir duquel, la disposition s’appliquerait (on parle de 2 à 3 %). Et oui le fromage ce n’est pas toujours du fromage et tout contrevenant encourra une amende de 1 500 euros. C’est maintenant que l’on va rire. Quoi qu’il en soit, l’alimentation végétale est maintenant au pied du mur, et il s’agit d’une belle opportunité. Il est vraiment temps que ces produits acquièrent ou plutôt retrouvent leurs lettres de noblesse.

 

 

Top aliments contenant du fer pour devenir Popeye

Manger des morceaux de cadavres ?

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Ok, ok pas très élégant… mais vous voyez bien l’idée ? 

Pas de viande, d’accord mais alors comment on devient comme Popeye (pas un hasard si sa femme s’appelle Olive) quand on est végétalien ou végétarien ? C’est facile, on mange des produits qui contiennent beaucoup de fer. Pas forcément en conserve d’ailleurs. Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Un manque de fer peut menacer l’oxygénation tissulaire ou le système immunitaire. Et l’inverse ? Un excès de fer augmente les risques d’intoxication hépatique. Il semble nécessaire d’adapter la nutrition sportive à la discipline pratiquée. De même, il est essentiel s’assurer que le déficit est réel. Si c’est le cas, la supplémentation n’est pas la seule priorité mais figure seulement parmi les nombreuses actions d’une stratégie en micronutrition.

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Nous disposons d’environ 35 à 50 mg de fer/kg de poids corporel, soit l’équivalent de 3 à 4 g pour un adulte. Nos réserves tiennent donc dans une cuillère à café. La majeure partie est attachée à l’hémoglobine du sang (65 à 70 % du pool), à la myoglobine du muscle (3 à 4 % du pool) et à certaines protéines cellulaires (cytochromes). Ce qui signifie que le reste est stocké dans d’autres protéines de réserve (ferritine, hémosidérine), s’associe à diverses enzymes (déshydrogénase, hydroxylase), et circule dans le sang lié à la transferrine. Compte tenu de son caractère pro-oxydant, le fer n’existe pas sous forme ionisée libre.

Habituellement, un adulte perd en moyenne 1 mg de fer/jour via les sécrétions digestives, l’urine, la desquamation de la muqueuse intestinale et de la peau. La fuite est accentuée chez les femmes lors des épisodes de règles (parfois jusqu’à 40 mg de pertes/cycle). Il est certain que l’activité sportive pratiquée de manière régulière expose les pratiquants à un risque de déficit plus élevé. En effet, l’ischémie intestinale (chute de l’irrigation de l’intestin au profit de celle des muscles, de la peau et du cerveau) qui accompagne l’effort physique est un facteur d’agression de la muqueuse et d’émission de sang dans les selles. L’absence et l’insuffisance d’hydratation à l’effort aggravent ce phénomène.

VEGAN MARATHON - Magà Ettori Janette Alan Murray - cuilleres - MARATHON DE PARIS 2018
A table !

Si comme Janette et Alan et moi vous avez fait des marathons (enfin moi c’est 3 et eux 500), vous devez savoir que l’onde de choc provoquée par l’impact du pied sur le sol accroît le danger d’une rupture de la membrane des globules rouges et donc d’une hémolyse intravasculaire. De surcroît, l’excès de graisses saturées et les carences en acides gras insaturés au sein de celles-ci augmentent leur rigidité et par conséquent, leur fragilité. L’hématurie (présence de sang dans les urines) serait également générée par la propagation de cette onde choc. En outre, la course en descente, à l’origine de contractions musculaires excentriques, amplifie l’atteinte des fibres. Les microhémorragies et la réponse inflammatoire subséquentes accentuent les déperditions martiales. Par ailleurs, la hausse du débit cardiaque, l’accélération du flux sanguin et les turbulences vasculaires qui accompagnent une activité sportive occasionnent un stress mécanique pour les globules rouges. L’obligation pour ces derniers de se déformer pour franchir les capillaires et les chocs subis contre la paroi des vaisseaux élèvent leur risque de rupture et la fuite du fer.

C’est bien beau tout ça, mais on mange quoi pour avoir du fer ? 

1. Le cumin : 66 mg pour 100 g

Le cumin est l’épices est la plus riche en fer des épices. Elle contient 66 mg de fer pour 100 g d’épices. Le curry (29.7mg), la cannelle (8.3g) et la poudre de Méloukia sont aussi des épices riches en fer. Elles contribuent peu à nos apports car nous ne les consommons pas en grande quantité. Néanmoins, il ne faut pas hésiter à en parsemer vos plats, car elles ont bien d’autres vertus nutritives (anti-oxydantes, anti-infectueuses). Elles facilitent la digestion et soulagent les brûlures d’estomac.

2. Le thym : 30 mg pour 100 g

Cette plante aromatique qui abonde de fer. Dans 100 g de thym, on trouve 30 mg de fer. En plus, elle soulage la toux (à consommer sous forme de tisane) et aide à traiter la bronchite. Elle a une activité bénéfique sur la plaque dentaire (à utiliser en gargarisme et bain de bouche). Grâce à ses vertus anti-septique, le thym soulage les inflammations cutanées (cataplasme). L’un des constituants du thym, le carvacrol, pourrait même avoir des effets relaxants sur les personnes atteintes d’anxiété. N’hésitez donc pas à assaisonner et parfumer vos plats cuisinés avec cette herbe magique

3. La spiruline : 28.5 mg pour 100 g

Cette micro-algue (d’eau douce), très riche en minéraux et vitamines, possède des propriétés étonnantes. Alternative aux protéines animales par excellence, elle contient aussi une grande quantité de fer mais aussi des omégas 6, de la chlorophylle, des oligo-éléments et des minéraux. La structure de la cellule est fine, ce qui lui donne l’avantage d’être facilement assimilable par l’organisme. Vous pouvez la consommer sous forme de complément alimentaire 100% naturel (poudre ou gélule).

4. Le sésame : 16.6 mg pour 100 g

Sous forme d’huile, de purée (tahin) ou de graines, le sésame présente de multiples bienfaits pour la santé. Comme la spiruline, le sésame constitue un apport en protéines végétales intéressant en plus de son apport en fer. Ses graines sont également bénéfiques pour la digestion, du fait de leur bonne teneur en fibres. Le sésame n’est pas en reste concernant les oligoéléments: potassium, zinc, magnésium, calcium et phosphore. Le sésame s’intègre facilement à vos recettes salées et sucrées.

5. Le soja : 15.7 mg pour 100 g

Riche en protéines et en fer, le soja contient également des graisses insaturées, plus recommandées que les graisses saturées des produits animaux, souvent consommés en trop grande quantité. A consommer sous toutes ses formes: pousses de soja, lait, tofu, seitan.

6. Le chocolat noir : 10.7 mg pour 100 g

Le chocolat noir (minimum 70% de cacaco) n’a plus sa réputation à faire. Riche en fer avec ses 10.7g, c’est aussi une excellente source de magnésium (30g/100g) et d’antioxydants. Il aurait même une action protectrice contre les maladies cardio-vasculaires en préservant la santé de nos artères.

7. Noix de cajou : 6 mg pour 100 g

Les noix de cajou sont particulièrement recommandées pour faire le plein de fer avec ses 6 mg pour 100 g de noix. Oléagineux au même titre que les noisettes (3.5 mg de fer pour 100g de noisettes), les noix de macadamia (3.9 mg), les pistaches (3.9 mg) et les amandes, les noix de cajou sont riches en lipides et en acides aminés mono-insaturés (le bon gras), identiques à ceux de l’huile d’olive vierge extra. Elles constituent un en-cas intéressant sur le plan nutritionnel à condition d’être consommées en quantité raisonnable. Préférez-les bio, achetées en vrac et surtout nature car le sucre ou le sel ajouté lorsqu’elles sont grillées ou caramélisées les transforment en petites bombes caloriques.

8. Les pignons de pin : 5.5 mg pour 100 g

Aussi petits que précieux, les pignons de pin sont des graines comestibles de certaines variétés de pin. Ils contiennent la plupart des nutriments essentiels: glucide, protéines, lipides, calcium, fibres. Avec ces 5.5 mg de fer, c’est une source ferrique intéressante. Vous pouvez enrichir vos sauces, vos salades et tartines avec ces petites graines, véritable trésor de la cuisine.

9. Les graines de tournesol : 5 mg pour 100 g

Tout comme les pignons de pin, n’hésitez pas à agrémenter vos recettes de graines de tournesol pour ajouter un peu de croquant tout en bénéficiant de leur apport en fer. Les graines de tournesol sont aussi source de calcium et de magnésium. Leur teneur en acide gras polyinsaturés en font un aliment de choix pour la santé des artères mais aussi de la peau et des cheveux. Riches en fibres, elles sont également bénéfiques à la digestion.

10. Les haricots rouges : 5 mg pour 100 g

Reconnues comme un super-aliment, les haricots rouges sont une source intéressante de fer. Cette légumineuse a divers bienfaits sur la santé comme un meilleur contrôle du diabète et une diminution du risque de maladies cardio-vasculaires. En complément de céréales, les haricots remplacent l’apport de protéines animales.

11. Les lentilles : 3.3 mg pour 100 g

Autre source de protéines végétales, les lentilles sont parmi les plus digestes de légumineuses grâce à sa teneur en fibres et des plus riches en fer. Riches en anti-oxydants,elles protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. En salade, avec une vinaigrette légèrement relevée de moutarde, elles sont exquises.

12. Les olives : 3.3 mg pour 100 g

L’olive est fréquemment utilisée pour son goût fruité et ses multiples vertus: baisse de la tension artérielle, prévention des maladies vasculaires, minimisation de certains effets nocifs de la pollution, réduction des risques de cancers. Ce n’est donc pas par hasard si le régime crétois est un des meilleurs pour la santé. En plus de ses milles vertus, elle est une contient 3.3 mg de fer pour 100 grammes de fruits.

Et si tout ça ne suffit pas à devenir Popeye pense à te préparer une bonne soupe d’ortie hyper riche en fer mais aussi en protéines végétales, vitamine C, pro-vitamine A, calcium, potassium et flavonoïdes, l’ortie est une source abondante de nutriments et d’antioxydants qu’il fait bon mettre dans son assiette. Comme dit le proverbe irlandais : “En mai, trois bons repas d’orties écartent toutes les maladies”. Voilà une recette.

SOUPE D’ORTIES

Commence par faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans un grand faitout.

Épluche l’oignon et l’ail puis émince-les. Faire suer l’oignon dans le faitout pendant 2 à 3 minutes puis ajoutez l’ail.

Ajoute les feuilles d’orties préalablement nettoyées sous l’eau et essuyées puis les faire cuire pendant 5 minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles aient bien fondues. Une fois qu’elles sont cuites, les retirer du feu.

Épluche puis coupe la pomme de terre en petit dés.

Faire chauffer une casserole d’eau salée et faire cuire les dés de pommes de terre.

Une fois que les pommes de terre sont cuites, ajoute les aux orties dans le faitout.

Dans une autre casserole, faire chauffer le bouillon de légumes.

Lorsque le bouillon est à ébullition, mélange le à la préparation d’orties en remuant tout doucement, puis laissez reposer le tout quelques minutes.

Passe le tout au mixeur. Sale et poivre la soupe aux orties.

Sert la soupe aux orties bien chaude avec une cuillère de crème fraîche végétalienne et hop en fin de soirée tu es Popeye ou Olive (moi je préfère Olive, elle est plus intelligente).

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Les grands champions de Vegan Warrior au cœur de l’été

julie vegan warrior
Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia

VEGAN MARATHON et VEGAN WARRIOR, les deux bannières de l’Ong WARRIOR continuent leur incroyable développement.  Aux 4 coins de la planète de très grands champions sportifs et une armée d’anonymes œuvrent dans les rangs des combattants de la Paix. Alors que la canicule sévit, que le climat déraille, que les animaux et les humains vivent sous le joug d’une minorité de privilégiés, les WARRIORS portent le message de la bienveillance, de l’empathie, de l’effort, du respect et du courage. Ils multiplient les démonstrations, les performances, et les défis. Ils sont partout !

Ludovic Champion Pan américain et vice champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI
Ludovic Parreira, Champion Pan américain et vice- champion du monde JIUJITSU BRÉSILIEN NOGI

A Montréal c’est la rencontre entre la marathonienne Astrid  Prevost et le géant du hockey sur glace Georges Laraque,  A New-York C’est Ludovic Parreira qui fait le show, à Divajeu dans le sud de la France Véronique se fait un podium sur « Le chemin des écoliers » (trail de 14 kms avec 450m de dénivelé), pour se remettre du grand raid ultra marin (177km) qu’il a couru avec l’ultra-performer Xavier Cornet, Sébastien Loridon court autour du lac de Yellowstone National Park, et Karine Estelle prépare à Paris le DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR à Paris, qu’elle animera en présence de l(athlète végane Julie Van Nieuwenhuyse vice-championne de France de culturisme et future  miss Olympia.

Ludovic lisbonne
Encore un warrior sur le podium

Mais parlons-en de ce DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR. Il se déroulera le samedi 24 août, Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris dans le cadre du Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme.

L’idée de Karine c’est quoi ? De vous faire transpirer au milieu de l’été, vous torturer au cœur de la canicule, vous faire pratiquer des exercices pour que vous soyez belles et beaux et en pleine forme pour finir l’été. La grande championne Julie Van Nieuwenhuyse sera là pour s’assurer que votre souffrance est totale, comme on dit : no pain, no gain.

Plus sérieusement cet atelier animé par Karine et les VEGAN WARRIOR est destiné à tou.te.s quel que soit leur niveau. L’essentiel c’est de participer et de s’amuser, au nom de la plus grande cause, du plus beau des combats pour les animaux, les humains et l’environnement.

Vous pourrez aussi retrouver Claire, Muriel et tous les autres bénévoles de l’ong Warrior sur le stand de l’INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE à partir de 12h. On se retrouve là-bas ?

https://www.instagram.com/p/Byf-5n3IXGJ/?fbclid=IwAR3vhabytVv3hIrg4dwcy9e-iiPL8WtzOPUWOYk_jMHxAVkjSQCgJ8HQFiQ

Event DEFI CARDIO VEGAN WARRIOR :

https://www.facebook.com/events/2303582116362821/

Village Ahimsa Life pour la fin du spécisme – évènement  organisé par l’Association Manger Végétalien :  https://www.facebook.com/events/839551849753044/?active_tab=discussion

LE PROGRAMME DU DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR

programme 24 aout

 

En attendant la traversée de l’Atlantique

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C’est fait, ! La nageuse végane Heidi Levasseur, membre du Comité de parrainage de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale a traversé le lac Saint-Jean aller-retour à la nage en presque 22 heures. La nageuse de Trois-Rivières à réalisé cet exploit hors de l’ordinaire en plongeant dans le lac Saint-Jean vers 20h45, en nageant en pleine nuit pour atteindre Péribonka, puis revenir à 18h35. Elle portait une combinaison thermique pour l’aider à affronter les conditions difficiles du lac.

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Ce défi n’a pas été réalisé depuis presque 30 ans. Heidi Levasseur explique qu’elle se lance dans cette aventure en mémoire de Jacques Amyot, le premier nageur à avoir réussi à traverser le grand lac en 1955. Il est décédé l’an dernier à l’âge de 93 ans. Elle s’était rendue à Québec pour assister aux funérailles de celui qui l’a beaucoup inspirée. Heidi a déjà traversé le lac Saint-Jean en 1996 et a aussi effectué le tour du lac à la nage il y a quelques années.

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Un rêve plus grand que nature Ce long périple en eau libre la préparera pour une autre aventure encore plus longue : la traversée de l’Atlantique. Elle caresse ce projet depuis cinq ans. Heidi Levasseur veut traverser l’océan du Sénégal au Brésil, un trajet de plus de 3000 kilomètres. Elle estime qu’il lui faudra entre quatre et six mois pour franchir cette distance. Elle compte réaliser son rêve en décembre et la traversée du lac Saint-Jean à la nage a contribué à la préparer physiquement et mentalement pour cet objectif impressionnant. Elle a démontré, encore aujourd’hui, sa farouche et inébranlable volonté.

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Edmond Simeoni : « Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès »

Trois articles que le Dr Edmond Simeoni a publié sur son site concernant le film Faeryland du cinéaste Magà Ettori. Le blog du Dr Edmond Simeoni n’étant plus actif, nous sommes heureux d’avoir conservé de nombreuses archives. Nous les publierons ici, au hasard de nos re-découvertes.

Edmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 3.pngEdmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 2.pngEdmond Simeoni - Faeryland, une sortie internationale couronnée de succès - 1.jpg

Le Blog d’Edmond Simeoni, militant corse de la première heure

Le tsunami du marché végétarien et végane en France

La vague est là. Les ventes de produits végétariens et véganes ont généré l’an dernier un chiffre d’affaires en hausse de 24%, à 380 millions d’euros, dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) françaises, selon des données publiées mardi par l’institut d’études Xerfi.

Ce dernier précise que ce montant est comparable à celui du sans gluten mais dix fois inférieur aux ventes de produits bio, ajoutant anticiper pour la période 2019-2021 une progression annuelle moyenne de 17% du marché de l’alimentation végétarienne et végane GMS, qui dépassera ainsi les 600 millions d’euros d’ici trois ans.

« La multiplication des scandales alimentaires, la remise en cause des bienfaits supposés du lait, des oeufs et de la viande ou encore la prise de conscience de l’exploitation animale ont de fait poussé les Français à se détourner des produits carnés au profit des protéines végétales ». L’institut Xerfi souligne que si le « tout végétal » se heurte encore à des « barrières culturelles de taille », le « flexitarisme » (près de 23 millions de personnes), terme qui désigne le fait de consommer moins de viande et plus de produits végétaux, sera l’un des principaux moteur du marché végétarien et végane.

Il faut se rappeler les chiffres :

  • 5% des Français seraient végétariens ou vegans, selon un sondage mené en 2017 par l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion Harris Interactive
  • 30% seraient flexitariens, selon les estimations de la direction marketing de la marque Herta, qui a lancé  une gamme de simi-carnés,
  • 50% déclarent vouloir augmenter leur consommation de produits végétaux selon un sondage de 2017 IFOP/Lesieur, 46% souhaiteraient que les restaurants classiques de type restaurants à table proposent un ou deux plats vegans à leur carte, selon une étude de septembre 2016 réalisée par CHD Expert, l’un des leaders mondiaux des études de marché dans le secteur alimentaire.

   Selon Xerfi, l’autre moteur de croissance du marché végétarien et végane est « l’extension et la meilleure visibilité » de l’offre de ces produits, tout en notant que la mise en avant de cette offre, que ce soit dans les enseignes généralistes ou les magasins spécialisés, est « problématique dans la mesure où elle implique une fragmentation encore plus importante des rayons. » « C’est dans ce contexte que certaines enseignes, à l’image de Naturalia (groupe Casino  CASP.PA ), ont opté pour la création de concepts 100% végans (Naturalia Végan) », note l’institut.

Ce dernier souligne au passage le rôle joué par les grandes enseignes de la distribution, attirées par le potentiel de croissance du marché végétarien et végan, avec le lancement dès 2015 de premières références végétariennes, à l’images de « Carrefour  CARR.PA  Veggie ». Dans la foulée des distributeurs, les grands industriels comme Danone  DANO.PA, Nestlé  NESN.S  ou encore Fleury Michon FLMI.PA , se sont engouffrés dans la brèche, poursuit Xerfi, notant que ces géants ont vu dans le végétal « un moyen de diversifier leur offre ». Tout en affirmant que la hausse de la consommation de produits d’origine végétale est « bien une tendance lourde ».

Ils se trompent. Il ne s’agit d’une tendance lourde mais  d’une tendance très, très lourde et pérenne. Une fois de plus les industriels sont sourds et aveugles et se rendent comptent de ce qui se passe une fois que la vague est là.

Réveillon végane

Image associée

Discussion avec un ami :

  • Alors cette année mon repas de gala pour le réveillon de la St-Sylvestre c’est : Gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert.
  • C’est ton menu du 31 décembre ? Des haricots ? Élégant et sophistiqué (rires)
  • C’est vrai mais c’est bon ! Et puis je fais ce que je veux, c’est mon réveillon.
  • Tu sais ce que c’est un réveillon ? Attends regarde ce que dis Wikipédia : Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du jour de l’An est une coutume qui consiste à fêter l’arrivée du Nouvel An, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Blablabla. En France, on y organise un dîner voire un souper de fête avec, entre autres, du champagne et du foie gras.
  • Ça commence mal.
  • Tu ne bois pas d’alcool… et le foie gras, je n’en parle même pas.
  • Donc tu ne peux pas réveillonner.
  • Ah bon ?
  • Mais comment tu veux être heureux sans alcool ni foie gras ?
  • C’est ça être heureux ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais tout le monde veut être heureux.
  • Ah ? Tout le monde boit du champagne et mange du foie gras ?
  • Oui
  • Ok, je ne veux pas être heureux.
  • Mais le bonheur c’est obligé. Tu ne peux pas ne pas être heureux. Sinon tu es dépressif, triste, différent.
  • Différent ça me va.
  • Oui mais pas dans le bon sens.
  • Tu crois ? Il n’y aurait pas une pression sociale qui nous obligent à être constamment heureux ?
  • Possible, mais c’est positif.
  • Pas certain. Le chercheur Egon Dejonckheere de l’Université de Louvain (KU Leuven) affirme que plus une personne se sent contrainte d’être heureuse, plus cette personne se sent dépressive. Nous sommes quotidiennement confrontés, à travers les médias sociaux, à la vie d’apparence parfaite de notre cercle d’amis. Les fabricants tentent par ailleurs de nous convaincre à l’aide de messages publicitaires que nous nous sentirons plus heureux en achetant leur marchandise. Selon Dejonckheere, celui qui se sent malheureux se retrouve en marge de la norme sociale et doit être rapidement aidé par une thérapie ou un traitement.
  • Oui mais ce sont des dépressifs.
  • L’Organisation mondiale pour la Santé estime que les troubles dépressifs représentent le 1er facteur de morbidité et d’incapacité sur le plan mondial. On compte plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrant de dépression soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015.
  • Mais tu n’es pas dépressif toi ?
  • Non
  • Alors pourquoi pour le jour de l’an tu veux manger des gros haricots blancs avec une sauce tomate maison, et crêpes végétaliennes au dessert ?
  • Parce que c’est bon !
  • Et ?
  • Vu que je ne suis pas dépressif, j’aime bien les petits bonheurs.
  • Et tu es heureux sans boire de champagne et manger du foie gras ?
  • Oui
  • Tu es vraiment bizarre.
  • Ah bon ? Et toi tu manges quoi ?
  • Bah si tu manges des crêpes, je vais faire des crêpes salées. C’est bien des crêpes salées non ?
  • Oui, c’est élégant et sophistiqué (rires des deux)
  • D’accord, on écoute une chanson ?
  • Ok

 

André Santini rend hommage à Edmond Simeoni

Magà Ettori - André Santini

André Santini (ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux & vice-président de la Métropole du Grand Paris) a rendu un hommage appuyé à Edmond Simeoni en insistant sur sa passion pour la Corse, et son engagement pour la non-violence :

Mesdames et messieurs, chers compatriotes, je tenais à rendre un hommage appuyé au Docteur Edmond Simeoni qui nous a quittés le 14 décembre dernier. Suite à cette disparition, notre île a perdu un de ses plus ardents défenseurs et un de ses plus fervents admirateurs. Si des milliers de nos compatriotes ont patienté une heure durant devant l’église saint Roch de Bastia pour un dernier hommage à Edmond Simeoni, c’est bien parce qu’ils ont reconnu comme vous l’engagement sans compter de cette figure impérissable de la Corse qui a incarné notre île. Il faisait partie de ces fils que la terre de Corse s’honore de compter. Son dynamisme naturel son militantisme, acharné déconcertait les uns quand il impressionnait les autres. Combattant infatigable des injustices qui lui paraissaient insupportables il porta des engagements humanistes, altruiste et parmi les premiers écologistes.

Héraut et porte-voix de la Corse, il chercha toujours à protéger les intérêts de notre île et de ses habitants, s’inscrivant naturellement dans les grands noms de notre fière et belle île. Ils furent nombreux ces grands personnages qui jalonnèrent notre histoire et qui voulurent arborer le blason à tête de maure. Il y eut Sampiero Corso, le colonel français qui défiât les génois, il y eut le baron Theodore de Neuhoff – éphémère roi de Corse qui soutint les insurgés. Il y eut Pascal Paoli, fervent défenseur e la démocratie et du progrès, il y eut enfin bien sûr Napoleone Bonaparte, il y a désormais Edmond Simeoni, cet enfant du Niolu qui fort de son histoire et  de son expérience, proclama en 2005 : « ceux qui ont choisi la violence, n’ont aucun avenir ». Chers amis, nous tous sommes réunis ici pour rendre hommage à Edmond, nul ne peut affirmer que son regard averti sur l’évolution et les pérégrinations de la Corse, son amour des particularismes patrimoniaux et régionaux, son admiration pour notre accent chantant et nos cœurs polyphoniques ne viendront pas  à nous manquer. Edmond Simeoni incarnait viscéralement la Corse, son terroir, sa culture son franc-parler mais aussi sa générosité. Avec lui nous avons perdu un frère, et un pan de notre histoire s’est refermé. Soyons dignes des combats et de son héritage.

Edmond Simeoni au Centre culturel Alb’Oru

Edmond Simeoni hommage

Comme précisé hier dans l’article « Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence » un premier hommage a été rendu au grand humaniste récemment disparu au Centre culturel Alb’Oru dans le cadre d’un concert des Resto du Coeur, avec tous les artistes sous l’impulsion de Patrice Bernardini pour le Dio Vi Salvi Regina.

Le public a pu également entendre « Lettera à l’Umani » avec la voix Edmond Simeoni, extrait du spectacle musical LA REVOLUTION CORSE. Le prochain hommage se déroulera à Issy Les Moulineaux, à la CASA DI U POPULU CORSU.

Edmond Simeoni, chantre de la non-violence

Edmond Simeoni Patricia EttoriVendredi 14 janvier, le Dr Edmond Simeoni a « rejoint les hautes terres ». Le grand humaniste s’est éteint à Ajaccio. Quatre jours après l’annonce de son décès, les mots me manquent toujours pour évoquer l’homme public, et mon ami. Plutôt que de m’entêter à chercher des mots qui ne viennent pas je décide de passer à l’action, et de faire en sorte que les corses et amis de la Corse rendent un hommage au missionnaire et fondateur de Corsica Diaspora.

Pas le temps de mourir

Edmond Simeoni PatPremières inquiétudes vendredi matin, mon ami Jacques Renucci me prévient qu’Edmond Simeoni est au plus mal. Nous nous quittons en concluant qu’Edmond s’est sorti de situations tellement dramatiques, qu’il devrait encore une fois faire un bras d’honneur à la faucheuse : « J’ai accompagné tant d’amis dans leur dernière demeure, (silence) ils m’avaient tous enterré un peu tôt », m’avait-il lancé un jour en écarquillant les yeux malicieusement, la tête penchée, plutôt content de sa plaisanterie. Boutade. Il a tellement le sens de la fraternité, et tellement peur de la mort, qu’il ne peut qu’en rire. Quoi de plus normal d’ailleurs qu’il ait peur de la mort ? Ce n’est pas son monde, son monde c’est la vie, son monde c’est l’action, la réaction, l’anticipation, la confrontation. Rien de mortifère. Il avait approché le monde du silence et du repos éternel, et franchement il a trop d’actions en cours, trop de fer au feu pour mourir.

Comme si de rien n’était

Trente minutes plus tard, une amie me téléphone. Je ne lui réponds pas tout de suite. Depuis ma conversation avec Jacques, je suis plutôt inquiet. J’essaie de me convaincre qu’elle téléphone pour une bonne nouvelle, j’écoute la sonnerie.

Edmond Simeoni Magà Ettori

Je souviens de son accident de voiture en 2010, ou Edmond s’en était tiré sans le moindre dommage. Excédé par mes retards perpétuels, Edmond avait décidé de venir me chercher tous les lundi à Pietranera. C’était un prétexte pour discuter. Arrivé en haut de la rue Emile Sari, il s’arrêtait à la boulangerie pour prendre des viennoiseries et je l’attendais en voiture. Je ne compte plus le nombre de fois où il sortait sans tirer le frein à main, m’obligeant  à le tirer moi-même Il revenait un instant plus tard, avec ses viennoiseries, marquait un arrêt en trouvant la voiture trois mètres plus loin. Entrait dans le véhicule comme si rien ne s’était passé, et reprenait notre conversation comme nous l’avions laissé quelques instants plus tôt.

Voilà ce que j’espérais alors que le téléphone sonnait, que cette nouvelle alerte ne serait qu’une alerte, et que nous allions reprendre notre conversation, comme si de rien n’était.

Si n’hè andatu (il nous a quitté) 

Une rumeur annonçait le décès d’Edmond sur les réseaux sociaux mais le post fut rapidement retiré. Je décroche mon téléphone qui sonne toujours. Edmond si n’hè andatu. J’écoute. Je réfléchis. Je comprends … ou plutôt je ne comprends pas, quelque chose m’échappe. « Edmond si n’hè andatu », Edmond nous a quitté ? Un silence, je ne trouve pas les mots justes, je n’en trouve aucun. J’écoute mon interlocutrice reprendre l’historique détaillé de sa maladie. Je ne l’écoute plus vraiment en fait.

Edmond Simeoni Magà Ettori Université de Corse

Edmond avait un pouvoir : celui de traiter chacun de ses contacts d’une manière exclusive. De fait, ils sont nombreux à avoir l’impression qu’il fut « leur meilleur ami ». C’était vrai en quelque sorte.

Mon téléphone s’allume comme un sapin de Noël. On dirait que tous nos amis ont eu l’information en même temps. De brèves conversations s’enfilent comme des perles. J’arrête de répondre, afin de prévenir des proches à mon tour. Le téléphone sonne sans discontinuer.  Et les anecdotes continuent : « tu te rappelles quand… », bien entendu que je me rappelle. Je partage avec Edmond cette singularité de ne rien oublier. Et quand je ne me rappelle pas, c’est que l’histoire est souvent enjolivée, exagérée, voire amplifiée. Mais j’aime à l’entendre tous de même.

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C’était d’ailleurs une de nos plus grandes complicités, quand quelqu’un croisait Edmond et lui racontait une de ces aventures épiques qu’ils avaient vécu ensemble. Dès que nous frisions l’incongrue ou l’exaltation, je voyais bien qu’Edmond avait du mal à ne pas rire, mais il ne le faisait jamais. Trop d’empathie. Il n’aurait voulu froisser la personne pour rien au monde, et puis je crois qu’il était fier que sa vie romanesque puisse inspirer autant.

L’homme d’Aléria

Un jour je me suis mis en tête de lui faire raconter Aléria pour un de mes films, et comme interviewer, j’ai choisi l’excellence, à savoir Sampiero Sanguinetti. Un damier au sol, un fond vert et c’est parti. L’entretien devait durer 2 heures, nous avons en fait tenu plus de 5 heures de discussion passionnante et haletante.

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A la fin du tournage Sampiero – qui connaissait pourtant très bien Edmond – nous dit : « je suis surpris qu’Edmond se soit confié à ce point.

Le retour vers les hautes terres

Quand les appels se calment un peu, je me mets à regarder la presse en ligne. Retranscription quasi littérale du communiqué AFP, je trouve les médias peu inspirés sur ce coup. Puis je me souviens d’une réflexion d’Edmond sur le cinéma. Il me disait avoir un regard très critique sur les séries ou les films avec un contenu médical. Le docteur gastro-entérologue, trouvait que le 7 ème art traitait le sujet avec beaucoup de légèreté.

C’était peut-être mon problème, je connaissais trop bien le sujet. Du coup cette proximité pose un autre problème : qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire à propos d’Edmond ? Jacques Renucci avec sa plume diabolique a mis la barre haute dans Corse Net infos : « Disparition d’Edmond Simeoni : La Corse touchée au cœur ». Bon mais en même temps c’est Jacques Renucci, et j’en connais peu qui arrive à ce niveau.

Jacques au téléphone me dit : « regarde ce que les autres ont écrit et fait autre chose ! », ah ah ah voilà bien les conseils de mon ancien prof de français. Alors voyons ce qu’ont fait les autres.

Un entretien d’Edmond titré : « En 2016, Edmond Simeoni envisageait sa mort avec sérénité »… Euuuuuuh je serais bien surpris qu’Edmond puisse envisager sa mort avec sérénité, voyons voir. Edmond dit qu’il ne veut pas que l’on lui fasse des statues, ok. Il dit que l’heure du bilan approche et il envisage le retour vers les hautes terres comme les indiens, ok. L’intérêt réel de cet entretien c’est une phrase où Edmond parle de son allergie aux injustices : « u solcu naturale di i corsi (le sillon naturel des corses), le fondement de la révolte, ça a toujours été l’injustice ». Voilà, tout est dit.

En attendant je ne sais toujours pas quoi écrire. Je fais un petit texte en Corse « Edmond, a to strada», j’écoute Lettera à l’Umani (lettre aux Humains) interprété par Edmond en hommage à Pasquale Paoli.

Je ne sais toujours pas quoi écrire, rien de transcendant. Juste de l’anecdotique… à moins que … oui je sais. En fait je n’ai pas vraiment envie de parler d’Edmond, j’ai envie de passer à l’action, comme nous l’avons toujours fait ensemble.

Les trois jours qui suivent, j’active tous les réseaux que nous avons créés ensemble au moment de la création de la Maison de la Corse et de Corsica Diaspora. Je contacte un certain nombre de nos amis de grande qualité comme René Siacci, Michel Vergé Franceschi, Petru Ghjaseppu Franceschi, Christophe Mariani, Antoine Bernardi, Patrice Bernardini et tant d’autres. Mon idée est simple nous allons mettre en chantier tout une série d’hommages à Edmond Simeoni, le chantre de la non-violence.

Une série d’hommages

Le premier hommage aura lieu ce vendredi à la casa di u Populu Corsu à Issy-les- Moulineaux, ce lieu mythique de la diaspora parisienne. Il n’y a plus de temps à perdre.

Je prépare vite un petit texte qui va être lu par Patrice Bernardini ce soir, avant la diffusion de « Lettera à l’Umani ». Nous allons lui rendre un hommage ce soir au Centre culturel Alb’Oru dans le cadre d’un concert des Resto du Coeur.

Maintenant je sais pourquoi je n’arrivais pas à écrire à propos d’Edmond, la raison est simple. Edmond a rejoint sa dernière demeure, et sa dernière demeure c’est l’Histoire. Son travail n’est pas fini. Mon seul problème, c’est que je ne pourrais même pas lui téléphoner pour lui raconter cette nouvelle idée. Il m’aurait dit comme à l’accoutumé : « j’attends ton email. Mais synthétique, juste trois lignes. Allez, basgia a to moglia e to figliole (embrasse ta femme et tes filles) », oui rien d’exceptionnel mais après tout « Edmond Simeoni, chantre de la non-violence », c’est toute sa vie qui fut exceptionnelle et c’est déjà beaucoup.

A to strada

Avà sapemu quale sò l’eroi,

avà si pò misurà a so strada.

Strada di lotta è di valore,

strada di tristezza è d’amarezza,

strada di sperenza è di ghjustizia.

Si n’hè andatu u patriottu,

senza mai rinnigà a so lotta,

per u Populu Corsu è a Corsica Regina,

hà discitatu a cuscenza naziunale.

Si n’hè andatu u mio frateddu,

si n’hè andatu versu l’eternu.

Chi tu riposi in santa paci,

avvedaci caru Edmond.

Magà Ettori u 14 dicembre 2018

Magà Ettori _ Edmond Simeoni unesco 2

#6Novembre15h35

egalité homme femme salairesSur les réseaux sociaux, le hashtag, ou mot-clé, de ralliement est #6Novembre15h35. De quoi s’agit-il ? C’est symboliquement aujourd’hui mardi 6 novembre à 15h35 que les femmes commenceront à travailler gratuitement. En raison des disparités de revenus entre hommes et femmes, si on rapporte ces écarts au calendrier, les femmes gagnent en moyenne 15,2% de moins que les hommes. Dans l’Union européenne, cet écart est de 16%.

Le salaire mensuel net moyen des hommes, en équivalent temps plein, est de 2 410 euros en 2014, celui des femmes de 1 962 euros, soit un écart de 448 euros, presque un demi-smic. Ou, ce qui revient au même, les femmes touchent en moyenne 81,4 % du salaire des hommes (1 962 divisé par 2 410), ou ont un salaire inférieur de 18,6 %. Plus on progresse dans l’échelle des salaires, plus l’écart entre les femmes et les hommes est important. Selon les dernières données disponibles (Insee 2013), toujours en équivalent temps plein, le niveau de salaire maximal des 10 % des femmes les moins bien rémunérées est inférieur de 8 % à celui des hommes (1 154 contre 1 254 euros). Le salaire minimum des 10 % des femmes les mieux rémunérées est inférieur de 22 % à celui des hommes (soit 3 036 euros pour les femmes contre 3 892 euros pour les hommes). Au niveau médian des salaires, les femmes gagnent un salaire inférieur de 14 %, ce qui représente un écart de 263 euros par mois avec leurs homologues masculins.

Le phénomène est mondial. Et si rien ne change, ce n’est qu’en 2186 que la parité économique entre les hommes et les femmes sera atteinte, indique le rapport 2016 du Forum économique mondial (WEF) paru le 26 octobre dernier. L’étude annuelle portée sur 144 pays indique un fossé de salaire de 59% entre les femmes et les hommes dans le monde. La France arrive au 17ème rang où les femmes touchent selon cette étude 75% du salaire des hommes. La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a souligné que l’écart de salaire femmes-hommes en France est : «une réalité qu’il faut dénoncer». Heuuu comment dire ? Madame la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, et si nous allions plus loin que la dénonciation et surtout plus vite ? 170 ans c’est un peu long tout de même.

Commémoration du centenaire de l’Armistice, les animaux aussi !

A l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, une cérémonie est organisée par l’ong VEGAN WARRIOR et le Collectif Animaliste Végane et Antispéciste (qui regroupe une cinquantaine d’associations de la cause animale), dimanche Place de la Bourse (75002) de 15h à 16h.

Sergent Stubby

Le Sergent Stubby, le chien le plus décoré de la première guerre mondiale, mascotte du 102 régiment américain

HOMMAGE AUX ANIMAUX HEROS

 Dimanche, plus de 70 chefs d’État et de gouvernement seront réunis à Paris à l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 pour rendre un légitime hommage aux 18,6 millions de morts. Les animaux ne seront pas oubliés. Une cérémonie sera organisée par l’ong VEGAN WARRIOR pour rendre hommage aux 14 millions d’animaux enrôlés dans le conflit 14-18.

 Chevaux, mulets, bœufs, ânes, chiens, pigeons voyageurs. La Grande Guerre a entraîné d’énormes pertes animales. Les chevaux ont été les plus touchés, avec environ 10 millions de chevaux tués entre 1914 et 1918.  Une fois la guerre terminée, beaucoup de « rescapés » ont été abattus en raison de leurs blessures, de leur grand âge, ou simplement parce qu’on ne leur trouvait plus d’utilité. En Australie par exemple, sur 13 000 chevaux enrôlés, 15 % ont été euthanasiés à l’issue du conflit.

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VEGAN WARRIOR : FAITES DU SPORT PAS LA GUERRE  

Le sport s’est invité de manière significative dans le conflit de 14-18 et sest développé en France en réponse à la barbarie et à l’ennui. Il s’est ainsi enraciné dans la société. « Avant la guerre, rares sont les Français à exercer une activité sportive dans le cadre d’une compétition. Sur 42 millions d’habitants, seulement 1 % environ s’y adonnait. Aujourd’hui ce sont près de 64% des français qui pratiquent une activité sportive ».

La diffusion du sport en France a pris un essor fantastique à cette période. La pédagogie, encore et toujours. De jeunes officiers pédagogues ont eu l’idée de recourir au sport pour remonter le moral des troupes et oublier les horreurs de la guerre. Souvent issus du monde rural, les poilus aimaient ces activités physiques bien plus ludiques que des manœuvres.

C’est en référence à l’intelligence de ces jeunes officiers pédagogues et dans le prolongement de leur action, que l’ONG VEGAN WARRIOR propose une action sportive, après la cérémonie d’hommage aux animaux.

VEGAN WARRIOR 11 NOVEMBRE - georges

PROGRAMME

15h00 CÉRÉMONIE EN HOMMAGE AUX ANIMAUX HÉROS

15h15 A 16H : DÉFI VEGAN WARRIOR

Venez relevez le défi, en participant à une séance d’entraînement (45 minutes – tous niveaux).  

– Échauffement cardio / musculaire 

– HIIT training (entraînement fractionnés de haute-intensité désigne tous les entraînements alternant périodes d’efforts courts et intenses et périodes de récupération active)

– Pliométrie (enchaînement rapide de mouvements qui permet d’augmenter la vitesse, et la force élastique du muscle, s’ajoutant à la force musculaire)

– Gainage au sol statique et dynamique

 Liens utiles :

 – VEGAN WARRIOR est signataire de la CHARTE DE LA NON VIOLENCE :

https://collectifantispecisteveganeanimaliste.wordpress.com/charte-de-la-non-violence

 – SITE VEGAN WARRIOR :

https://aiomagazine.fr

– ÉVÉNEMENT FACEBOOK :

https://www.facebook.com/events/685226798527602/

2%

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Il y a des chiffres qui donnent mal à la tête. Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes sont victimes de viols ou tentatives de viols par an (0,5% des femmes). 83% d’entre elles connaissent leur agresseur : -31% des auteurs sont connus mais ne font pas partie du ménage de la victime ; -31% des auteurs sont les conjoints vivant avec la victime au moment des faits ; –21% des auteurs font partie du ménage mais ne sont pas le conjoint ; –17% des auteurs sont inconnu de la victime.  84.000 viol par an soit 230 par jour, 9,5 par heure, ou un toutes les 6,3 minutes. Et vous savez quoi ? 11% des victimes seulement portent plainte, et 13% déposent une main courante. On peut le comprendre, tant la procédure est longue, fastidieuse, humiliante et que moins de 2% des affaires de viols aboutissent à une condamnation en cour d’assises.

Le droit international fait obligation aux Etats de prendre des mesures positives pour interdire et empêcher le viol, ainsi que d’engager des poursuites et d’appliquer les peines prévues, quel que soit l’endroit où le viol a été commis, et que son auteur soit un agent de l’État, un mari violent ou un parfait inconnu. Au travail, 2% ça va pas le faire.

Sources : Insee-ONDRP, enquête « Cadre de vie et sécurité » de 2010 à 2012. Retraitements par la MIPROF (2013) in Chiffres Clés 2014 Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et La lettre de l’Observatoire des violences faites aux femmes n°1 nov. 2013.

Duel sur la grande place

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Ce soir j’avais rendez-vous pour un duel sur la grande place. Alors que le soleil se couchait dans l’horizon lointain, je progressais pas à pas vers mon destin. J’étais déterminé à rayer de la carte un adversaire. Quelques gouttes de pluie ruisselaient sur mon visage, et c’était plutôt une agréable sensation. Les rues étaient désertes, et le vent s’engouffrait dans le hall de l’église voisine. Nous nous sommes retrouvés au lieu dit à l’heure dite, j’étais même un peu en avance. Sur mon Tshirt noir s’inscrivait en lettres blanche et pourpre : « VEGAN MARATHON » sur sa poitrine je pouvais distinguer des chiffres qui défilaient rapidement. Il a dégainé le premier, mais j’ai été plus rapide. Je suis resté un instant sans bouger, qui m’a semblé une heure. Juste avant de mordre la poussière, il m’a regardé droit dans les yeux. Il semblait chercher à se saisir de mon âme, en vain. Mon chronomètre a posé le genou à terre et m’a lancé dans un dernier soubresaut :  « tu viens de tuer ton record personnel sur ce parcours !!! » Ce soir sur la grand place, j’ai abattu mon pire adversaire : moi-même, mais c’était une belle course.

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L’éloge du beau

serena-williams-en-combinaison-noire-a-roland-garros-les-messages-forts-que-dissimule-son-lookSeptembre 2017, la très végane Serena Williams, numéro un mondiale de tennis, donnait naissance à une petite Olympia. Forcément ça change la vie. La légende du tennis a rencontré quelques complications après son accouchement. Comme beaucoup de jeunes mamans, elle a dû faire face à des problèmes de circulation sanguine. Mais son équipementier n’allait pas la laisser tomber. En collaboration avec la championne, les designers de Nike ont mis au point une combinaison technique pour remplacer ses traditionnelles robes. En tissu compressif et en mesh pour améliorer le retour veineux et gérer l’humidité, ce qui lui donne un je ne sais quoi de Catwoman : « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une. J’ai vraiment l’impression d’être une super-héroïne quand je la porte », a-t-elle dit en s’amusant.

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Un humour qui défrise notre ami Bernard Giudicelli, président de la Fédération française de tennis qui a affirmé dans une interview à Tennis Magazine qu’il comptait mettre en place un règlement sur la tenue des athlètes à Roland Garros : “Je crois qu’on est parfois allé trop loin. La combinaison de Serena cette année, par exemple, ça ne sera plus accepté. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin. Si je fais passer une émotion avec quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau, l’émotion est magnifiée. (…) Pour 2019, c’est un peu tard car les collections sont déjà dessinées, mais on va quand même demander aux équipementiers de nous les communiquer”.

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Quelque chose qui est beau dans un endroit qui est beau ? Tamanta cacciata o Bernard ! Il faudrait nous donner une définition exacte de ce qui est beau, et de ce qui ne l’est pas. Personnellement, je ne trouve rien à redire à la tenue de Serena Williams, sauf si l’on considérer qu’elle doit se plier au carcan du traditionalisme. Heureusement la principale intéressée ne perd pas son sens de l’humour  :  » C’est quelqu’un (ndlr Bernard Giudicelli) avec qui il est facile de parler (…) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse. Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK, ce n’est pas quelque chose de grave, tout va bien.  » Bien joué Madame, encore un match gagnant.

au bout du bout

course pieds nusCe matin j’ai couru 10 km, après une nuit blanche, pieds nus alors que je suis à mon quatrième jour de jeûne hydrique. Pourquoi tant de haine me direz-vous ? C’est tout le contraire justement, je déteste me faire mal. Alors pour ne pas me faire mal, je teste mes limites. Pas en forçant, mais en me dépassant tout en étant bien attentif aux signaux de mon corps. Ce n’est pas une expérience que je recommande, ce n’est pas un mode de vie que je suis souhaite adopter pour toujours, c’est juste une exploration de mes possibilités, pour ne pas aller trop loin quand le moment sera venu.

Après une nuit blanche pourquoi ? Disons que certaines épreuves d’endurance se courent dans ces conditions, mais la vraie vérité c’est que j’ai travaillé toute la nuit sur le scénario de mon prochain film.

Pour le jeûne hydrique je m’expliquerais dans un prochain article, mais pour l’instant je n’en retire que des bénéfices.

E n ce qui concerne la course pieds nus, disons que j’ai eu envie d’essayer ce que fera un personnage de mon prochain film.  A force de l’imaginer courir à la sauvage, je me suis rappelé mon enfance dans le maquis. A l’époque je ne connaissais ni les termes « chaussures minimalistes » ni « fives fingers », mais je courais quand même pieds nus.

Et vous savez ce qui s’est passé ? Rien ! J’ai couru aussi vite que d’habitude (8,3 km/h comme mon dernier semi), à la même cadence, sans me blesser. Quelle conclusion en tirer ? Je ne sais pas encore, je vais y réfléchir après une bonne « nuit » de sommeil. Ce que je peux en dire pour l’instant, c’est que tant que les équipementiers continuerons à faire de belles chaussures il n’est pas question que je me passe de ce confort et encore moins de mes semelles sur mesure. Les sauts de cabris par-dessus les tessons de bouteilles, et les appuis sur les grosses caillasses ce n’est n’est plus pour moi. Je veux bien aller au bout du bout, mais je ne vous raconte pas le nettoyage et comme le répète inlassablement Murdoch : « J’ai passé l’âge de ces conneries ».

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Les raisons de la victoire


Je ne vais pas faire durer le suspens, une vingtaine de jour après le marathon de Paris, j’ai couru aujourd’hui le Marathon de Senart en 5h20 ! Vous ne voyez pas l’exploit ? Je vous suggère la re-lecture de mon premier Marathon de Paris en 6h32 puis du second Marathon de Paris en 6h14. A ce rythme là, je vais certainement, pouvoir participer au Jeux Olympiques de 2050. Plus sérieusement avec mes 110kg, je ne pouvais pas espérer mieux. J’ai conscience d’être arrivé à mon maximum de mes possibilités (avec ce poids), donc je très très heureux de cette performance. La suite passera nécessairement par une nouvelle perte de poids… super, un nouveau challenge.

Alors pour revenir au titre de l’article, à part l’emprunt à Steinbeck (The Grapes of Wrath), je dirais que les raisons de la victoire sont plus qu’évidentes : une relation de confiance avec un grand professionnel (mon coach et ami Thierry, Conseiller technique de VEGAN MARATHON), une régularité sans faille à son programme pendant 25 mois, une cause pour laquelle je suis fortement engagé (l’exploitation animale), et une tribu ou plutôt un CLAN qui me donne la gnaque au quotidien. J’ai oublié quelqu’un d’important ? Mes plus humbles excuses, c’est le martèlement pendant 42,195 km qui me trouble, ou la fatigue.

La régularité sans faille, c’est ma qualité N°1 quand je m’engage, je m’engage. Une fois sur les rails, c’est un remake de « Unstoppable » de Tony Scott mais avec un conducteur à bord. Mon défaut c’est l’absence de lâcher prise et la difficulté à déléguer qui en résulte. Organiser/participer à un tournage, trois conférences, deux salons et un marathon (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous suggère la re-lecture de mon second Marathon de Paris en 6h14), c’était peut-être un peu beaucoup, même pour moi. Mais avais-je vraiment le choix ? Certainement, vu le nombre et la qualité des membres de VEGAN MARATHON, j’aurai pu mieux faire. Mais que voulez vous ? Nul n’est parfait.

En conclusion, ce Marathon de Sénart est une belle performance pour votre dévoué serviteur, mais ce fut surtout une grande et belle joie pour l’orpailleur de relations humaines que je suis. J’ai pu constater que les organisateurs de ce marathon étaient d’une grande sincérité et d’une immense bienveillance. Résultat, toute la manifestation est d’une grande sincérité et d’une immense bienveillance. Vous comprendrez que j’étais à mon affaire aujourd’hui. J’ai cultivé et rendu les applaudissements et les signes d’amitiés par brassées et je suis certain que cet engouement à ajouté une raison supplémentaire à cette belle victoire, dont je suis très fier.

Double marathonien, quel chemin parcouru

Ce qui restera à jamais gravé dans ma mémoire ? J’ai initié VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners véganes et végétariens), et j’ai porté nos 44 champions jusqu’au Finish du Marathon de Paris 2018 ! Voilà ce qui me procure une joie incommensurable. Toutes les runneuses et les runners qui se sont présenté.e.s à cette course mythique sont tou.te.s Finishers. Mon objectif a été atteint, et je suis très fier du résultat de l’équipe. La team VEGAN MARATHON compte désormais 44 marathoniens supplémentaires. Ce n’est qu’un début.

Quant à moi, je suis double marathonien. En tant que sportif, j’ai vécu cette performance comme un rêve. J’ai couru tel un somnambule 44 kilomètres d’affilés, sans même m’en rendre compte. Comment ? Suivez-moi dans ce récit.

L’aventure collective a commencé, quand s’est achevé mon challenge personnel le 9 avril 2017. L’année qui suivit fut un véritable tsunami pour le développement de VEGAN MARATHON en tant que structure associative. L’Ong est à présent ancrée dans 18 pays. La vague s’est glissée sous mes pas alors que je passais la ligne du marathon, s’est élevée délicatement et m’a emporté jusqu’à des sommets vertigineux. Ce qui en terme moins poétique, se résumerait par des milliers d’heures de travail, de contacts, d’échanges, de discussions, de constructions, de réflexions, de réalisations.

Au lendemain de ma course, VEGAN MARATHON enregistre un nombre d’adhésions sans précédent. De nombreux athlètes s’inscrivent pour participer au Marathon 2018 aux couleurs de VEGAN MARATHON, des coaches viennent nous aider, une bonne vingtaine. La partie n’est pas gagnée pour autant. Malgré les conseils de nos coaches, et les encouragements du CLAN VEGAN MARATHON, beaucoup de runners n’iront pas au bout de leur préparation. Pourquoi ? Pour être direct, je dirais que certains n’ont pas eu la régularité nécessaire à ce type de préparation, et que d’autres ont été blessés. Dans ce cas-là il n’y a rien à dire, c’est la loi du sport et des compétitions. Il faut être prêt le Jour J, si ce n’est pas le cas vous manquez la compétition. Peu importe votre niveau, votre talent, vos compétences, la seule vérité de la compétition c’est d’être performant le jour de la compétition.

Alors que les athlètes se préparaient, chacun à sa manière, l’association grandissait. Sport et véganisme, le cheval de bataille de VEGAN MARATHON était au centre de l’attention générale, et j’en  étais le premier surpris. J’ai donc décidé de m’investir un peu plus dans cette aventure. J’ai repoussé tous mes films en cours (au grand désespoir de ma production dont les caisses allaient fondre comme neige au soleil) et m’atteler à la tâche. Comme à l’accoutumée ma famille m’a suivi dans mon engagement, à commencer par mon épouse qui s’est mise en disponibilité. Nos ami.e.s et de nombreux membres de l’association se sont investis également, certain.e.s au delà du raisonnable. Et le résultat  fut à la hauteur de nos espoirs.

Mes entraînements se sont poursuivis pendant un an, avec une régularité métronomique. J’ai progressé, un pas après l’autre. Je me suis battu, je n’ai rien lâché, ni les soirs de désespoir, ni les matins endoloris. Cette année l’hiver n’en finissait plus et la météo ne m’a pas facilité le travail. Un matin, alors que Paris affichait son plus beau ciel béton, le froid ressenti était de -15°. J’ai fait un peu mon méditerranéen, mais j’ai fini par sortir de la maison. Faisant fie du froid, de la pluie, de la neige et du vent, je suis quand même parti courir mes 30 km. J’avais l’impression que tous mes muscles étaient de pierre. Trempé, refroidi, retrempé, re-refroidi. Je mes suis arrêté deux fois, craignant chaque fois de ne plus avoir assez d’énergie pour repartir. A la première halte, j’ai acheté un autre bonnet (sec) dans une boutique de souvenir rue de Rivoli, à la seconde un cornet de frites chez un marchand ambulant. Franchement, le meilleur cornet de frites de mon existence et ce bonnet, quelle bonheur. Je suis reparti à chaque fois, et je suis arrivé au bout de mes 30km.

Il y a eu aussi de grandes joies, comme pour le Semi de Boulogne. Entre 2016 et 2017, Thierry Pistorozzi (conseiller technique de VEGAN MARATHON) m’a préparé pour le marathon. Il s’agissait pour nous d’une course d’endurance. Je ne partais pas pour 42,195 km mais pour un marathon entre 5 et 6 heures. Après mon premier, marathon, pour me permettre de participer au semi de Boulogne, Thierry a entrepris de modifier ma façon de courir. Le règlement imposait de finir les 21 km en moins de 2h45. J’y suis arrivé en 2h30, soit une moyenne de 8,6km/h. Juste parfait. Fort de cette réussite, je me suis carrément envolé lors des entraînements qui ont suivi cette course, pour atteindre des moyennes entre 9 et 10 km/h sur des distances de 6 à 15 km. Je crois que pas mal de choses sont dans la tête. Bon dans le corps aussi. J’ai fait toutes mes courses depuis 25 mois avec un surpoids de 40kg. C’est exactement comme si un coureur amateur, commençait à courir à 45 ans, mais qu’il avait décidé de courir avec un sac de ciment sur le dos. Il faut être un peu fou ou très engagé. Un jour un ami m’a même « traité » d’extrémiste, ce qui m’a fait sourire. Eternel apprenti, je pense me situer à l’opposé d’un extrémiste, pourtant son raisonnement m’interpelle : « comment appelles-tu un homme de 45 ans, qui pèse 110kg et qui court le marathon le pied cassé ? Tout ça pour sensibiliser à la cause animale… un extrémiste « .

Oui bon, un extrémiste c’est un peu forcé le trait, d’autant que je cours aussi pour ma santé. C’est vrai que JE DETESTE COURIR, mais quelle incroyable, quelle fabuleuse, quelle magnifique histoire que celle de ce corps qui s’auto répare. Repousser les limites grâce au sport, et se rendre compte que l’on est capable de se guérir soi-même, là où la médecine a été impuissante. Depuis un an, je ne porte plus de masque à oxygène, après 10 ans de galère c’est un grand soulagement. La santé morale aussi est importante, et c’est ce que m’offre VEGAN MARATHON. A l’aulne de mon vécu, je mesure les progrès que font les autres membres du CLAN. Eux aussi s’engagent, eux aussi se dépassent, puis racontent leurs propres aventures dans VEGAN MARATHON MAGAZINE. Je crois que ces histoires positives sont bonnes pour mon psychisme, me motivent et me rendent meilleur. Janette et Alan Murray on été ma première source d’inspiration. J’ai à mon tour inspiré de nombreuses personnes, qui inspirent à leur tour d’autres personnes, dans un grand cercle vertueux. Quand je suis arrivé dans la dernière ligne droite du marathon j’ai vu tous nos ami.e.s (sauf Maïté on ne voyait que le bout de son nez par-dessus les barrières), j’ai aperçu Pépi et Jocelyne dans les mascottes et il m’est revenu en tête cette phrase que Jocelyne avait eu devant nos caméras : « VEGAN MARATHON c’est le nom d’une association, le nom d’un clan, le nom d’une famille, le nom de ma famille ». Comment ne pas donner le meilleur de soi-même face à un tel niveau d’engagement ?

Un marathon avant le marathon

Dernière ligne droite. Nous sommes le 3 avril 2018, il est 4h30 du matin et j’écris dans AGORA (le groupe facebook de VEGAN MARATHON) : « J-5 #VeganMarathon ». Le ton est donné.

Aujourd’hui, nous tournons avec Janette et Alan une séquence de Finisher au superbe stade le Gallo de Boulogne-Billancourt. Pierre-Christophe Baguet, le maire nous a soutenu pendant tout ce tournage. Je dois avouer que c’est le dynamisme et le bienveillant soutien d’Isabelle Dapremont (conseillère chargée du Rayonnement Culturel de la Ville) qui m’a convaincu de faire une grande partie du tournage dans cette ville, bordée par le bois de Boulogne. A l’origine nous avions prévu un tournage dans le 16e arrondissement de Paris, mais les élus de cet arrondissement n’étant pas des foudres de guerre, nous avons pris la direction de « Boulbil ».

Ce tournage est l’occasion de constater une fois de plus les qualités de nos membres. De Gabrielle notre doyenne runneuse de VEGAN MARATHON (94 ans) à Camille, en passant par Lionel, Etienne, Maité (qui courait pour la première fois depuis des années), et bien entendu Alan et Janette, toute les interviewes sont hyper intéressantes. Alan et Janette sont très à l’aise devant les caméras. Alan est un peu plus en réserve. Janette est vive, expansive, colorée, rayonnante, solaire. Un caractère qui lui a permis de faire une farce à la faucheuse quand on lui a prédit 6 mois à vivre. C’était il y a 15 ans, avant que ce couple hors normes ne court 366 marathons en 366 jours.  J’ai hâte de faire découvrir les images de Finisher. Le film sortira le 10 avril prochain, 4 jours avant le marathon de Paris 2019.

« J-4 #VeganMarathon », nous lançons notre nouveau projet : l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE). Encore un rude challenge en perspective. Avec ce lieu que nous souhaitons créer en Ile de France, nous espérons vraiment pouvoir aider les véganes à devenir sportifs et les sportifs qui le souhaitent à devenir véganes. Il faut quand même se dire que 38% des français se présentent comme flexitariens et 5% comme des véganes. C’est dire l’ampleur de ce mouvement qui est appelé à grandir encore sous l’impulsion des sportifs (64% de la population française). J’ai le pressentiment que l’INSAVE sera d’une importance capitale dans les années à venir.

« J-3 #VeganMarathon », le salon du Running ouvre ses portes, c’est juste impressionnant. Toutes les marques sont là, le temple du Running brille de mille feux et VEGAN MARATHON est partenaire officiel de ce salon et du Marathon de Paris. Dans ce domaine aussi, quel chemin parcouru en un an. Charlotte Duthu, Olivia Charlet, Magali Paris et Yves Douieb, nos Vg-Coaches sont là pour conseiller les visiteurs du salon avec des séances de coachings individuels sur le thème de l’alimentation végétale et du sport. Yves donne un magnifique cours collectif : le défi cardio Vegan Marathon. Sur scène il est accompagné par Yohan et ma fille Ondalina. Ariakina mon autre fille, filme tout ça avec brio. Elles sont toutes les deux à leur affaire. Dans les participants à l’entraînement, on notera la présence de Janette Muray et d’une abeille géante qui fait du Show-Beebiz.

« J-2 #VeganMarathon », nous revoilà au salon du Running. La tenue et la qualité de ce salon sont proprement stupéfiants. Rien n’est laissé au hasard pour accueillir près de 100000 visiteurs. Sur le Stand Maïté, Patricia et Maxime sont à la barre. A 19h nous sommes conviés à intervenir avec Janette et Alan pour un conférence intitulée : « Life is a marathon », le crédo de VEGAN MARATHON. Quasi aphone, je plaisante avec mon auditoire en mimant un remake du parrain. Chancia en brillante traductrice se fait le relais des propos de Janette et Alan. Andreas de chez ASO s’assure du bon déroulement de la conférence. Avec Julie et Camille ils sont nos interlocuteurs pour tout ce qui concerne la logistique du salon. Tous les trois sont très professionnels et le salon se déroule à la perfection, qu’ils en soient ici remerciés. Toutefois, le maître d’oeuvre de ce partenariat est Thomas Delpeuch. Sa gentillesse, son dévouement à son entreprise, ses connaissances techniques, et sa passion pour son métier ont été des alliés précieux.

« J-1 #VeganMarathon », le salon du Running ouvre ses portes pour le dernier jour. Magali, Xavier, Etienne, Maé, Benoit vont renseigner les salonniers et collecter les adhésions pendant que nous filons au salon végane du 104, dont nous sommes également partenaires. Là nous sommes sur une autre échelle. Nous sommes loin de l’organisation sans failles du salon du Running. Pendant les semaines qui ont précédé ce salon végane, nous avons été de loyaux partenaires. Nous avons communiqué largement sur le salon, envoyant nos militants aux 4 coins de l’île de France pour déposer plusieurs milliers de flyers, sans parler des articles dans VEGAN MARATHON MAGAZINE et des réseaux sociaux. Un dévouement qui ne semble pas avoir touché les organisateurs du salon, puisque le retour a été un peu ingrat.

La veille Yves qui installait notre stand au 104 me téléphone pour me dire : « tu sais, ils nous ont mis dans une cave. Les visiteurs ne peuvent pas nous trouver ». En arrivant dans le salon, je constate que Yves n’en a pas rajouté. La fête fut plus maussade, d’autant que les problèmes logistiques se multipliaient. La journée fut difficile et je quittais le salon fatigué et de très mauvaise humeur. Le temps de ranger le matériel et nous voilà tirant avec plusieurs militants un chariot de 5 mètres. Cela faisait 20 heures que j’étais sur le pied de guerre, et je n’ai pas eu le reflexe de le retirer (le pied), quand l’immense chariot me roula dessus. Bien entendu à l’endroit précis de la cassure. J’ai fermé les yeux, j’ai respiré, respiré, respiré, j’ai poussé le chariot sous le regard désolé de mes camarades, et nous sommes rentrés chez nous. A une heure du matin, j’étais enfin dans mon lit, pensant au marathon et la chaîne humaine. Je m’endors comme une masse pour 3h30.

« Jour J #VeganMarathon », à 4h30 je suis tiré du lit par la sonnerie du téléphone. Un coureur est bloqué par la grève des trains et me demande de l’aider. A 7h30 j’ai reçu au moins 200 coups de téléphone de ce type, emails, et textos. Les requêtes sont incessantes. C’est là que les qualités d’organisatrice de mon épouse font la différence. Nous arrivons à répondre à tout le monde, aussi bien aux participants de la chaîne humaine qu’aux runners de VEGAN MARATHON. Un premier exploit.

A 7h45, avec mes filles et mon épouse, nous rejoignons une partie de l’équipe de tournage de Finisher au rond-point des Champs-Elysées, mais aussi des runners et des militants de VEGAN MARATHON. Dans l’équipe du matin, si certains ne sont pas venus de trop loin (Maité, Jocelyne, Emilia, Brice, Xavier, Caroline, les K&M) d’autres ont fait un voyage « fort fort lointain » (comme dirait Shrek) pour participer à la chaîne humaine ou pour courir au couleurs du clan, à l’instar de Bastien (Toulouse), Gisèle (Lyon), Laurence (Corse), Gabrielle (Suisse), Pépi et Inès (Belgique) et bien entendu  nos champions du monde Janette et Alan (Australie). En réalité dans les 44 runners nous avons des runners de toutes les nationalités.

A 8h10, le AIO, notre cri de ralliement résonne sur une des plus belles avenues du Monde, puis nos supporters s’installent au niveau du métro Franklin Roosevelt pour donner de la voix au passage des 50000 coureurs. Les 44 runners de VEGAN MARATHON ont rejoint leurs SAS de départ et les départs vont se faire par vagues successives. J’ai choisi le SAS des 3h30. Oh non pas que j’ai la prétention de faire le parcours dans ces temps,  mais en partant avant, j’espère pouvoir prendre de l’avance et m’occuper de tout le monde. D’ailleurs le téléphone n’arrête toujours pas de sonner. Sur les photos que je verrais plus tard, Patricia et moi avons souvent un téléphone collé à l’oreille. Alors que je m’apprête à m’élancer, c’est Pauline qui me téléphone, la présidente d’Info Végane. Elle n’arrive pas à rejoindre le lieu de rendez-vous. Nous sommes partenaires d’une dizaine d’associations de la cause animale qui ont prévu d’encourager les coureurs, en se plaçant à des endroits stratégiques du parcours du marathon. En définitive, ce choix – dont je suis responsable – allait s’avérer catastrophique. Le salon végane du 104 se poursuivant le dimanche, certaines associations qui nous avaient soutenu pendant un an ont fait le choix de ne pas venir à notre point de rendez-vous mais plutôt d’aller au 104. D’après ce que j’ai compris, elles étaient en manque de militants pour être sur les deux sites à cause de la grève des transports. D’autres associations étaient présentes mais n’avaient ni banderoles, ni rien de suffisamment visible pour nos runners. De fait elles étaient noyées dans la foule, comme j’ai pu le constater par la suite. Mené par Laurent Simonpietri, L214 a bien entendu une visibilité supérieure aux autres structures, orange is a new black.

A quelques secondes du départ, je prend un long moment pour moi. Je fais le point sur mon état de santé juste avant le départ. J’ai un peu de mal à respirer, à cause d’un refroidissement qui semble être tombé sur les poumons. Depuis trois semaines, j’ai le nez bouché et mal à la gorge. A telle enseigne que j’ai fait mes deux conférences les jours précédents complètement aphone. Les conférences ont été filmées, et ont n’entend à peine le son de ma voix. Si nous utilisons un jour ce document filmé, il va falloir le sous-titrer. Je continue mon introspection. Je me suis tordu la cheville gauche en septembre dernier, et elle est toujours douloureuse depuis. Enfin le pied droit me lance (celui qui est passé sous le chariot), j’ai l’impression de sentir mon coeur contre le bord de ma chaussure. Je me dis qu’en définitive tout ça n’est pas trop grave, et que l’année précédente c’était bien pire avec mon pied cassé. De toute manière mon téléphone sonne, et le départ est donné. Je m’élance, et dévale à toute vitesse les Champs-Elysées. Je vois nos supporters, et surtout j’entends Gisèle qui crie sans discontinuer dans son mégaphone : « VEGAN MARATHON AIO, VEGAN MARATHON AIO,  VEGAN MARATHON AIO,  VEGAN MARATHON, AIO… ». La voix s’éloigne.

Mon téléphone sonne, je répond en courant, il s’agit d’un membre de VEGAN MARATHON qui veut entrer dans le salon végane du 104, je le renseigne. Un double appel, et c’est un runner qui cherche comment entrer dans son SAS. Je lui explique comment y aller. Les appels se succèdent, et j’ai l’impression d’être un standard téléphonique. Cela  semble amuser certains runners mais d’autres beaucoup moins. Je cours avec des personnes plus rapides que moi, et en plus je suis pendu au téléphone. J’essaie de ne pas les gêner mais c’est carrément impossible, ils me poussent et me déborde alors que j’ai l’épaule collée contre un mur. J’ai l’impression d’être Simba emporté par un troupeau de buffles. Franchement c’est plus agréable de courir avec des personnes de son niveau. Et je ne parle pas des ravitaillements, où je suis témoin de scènes complètement grotesques. Des runners qui prétendent faire un marathon en 3h30 (donc pas des pros) et qui sont d’une agressivité incroyable. Au premier ravitaillement, deux athlètes en sont pratiquement à se battre, c’est vraiment ridicule. Qu’est-ce que ce serait s’il y avait des enjeux.

Arrivé à mi-course, c’est-à-dire au niveau de Bastille je n’ai pratiquement pas lâché mon téléphone. Et pire (ou mieux) je ne me suis même pas rendu compte que je courais. Certes les quintes de toux me gênent de plus en plus, oui la chaleur commence à grimper, mais le bon point c’est qu’avec cette intense activité téléphonique, je n’ai pas fait attention que j’avais vraiment mal au pied. Comme l’année précédente j’ais des lames qui s’enfoncent dans le pied droit (celui du chariot), mais je ne fais pratiquement pas attention à la douleur. Mon esprit est ailleurs. Je continue à téléphoner pour savoir, si tout le monde est parti, si nous n’avons pas d’abandons, si nos élites se rapprochent de la fin du parcours. Ma pensée est à tout autre chose que la course. Si j’avais discuté avec mon coach à ce moment-là, il m’aurait certainement dit que je ne courais pas en pleine conscience, que mon esprit n’était pas à ma tâche. Et pourtant si. Ma tâche n’était pas de faire un record personnel au marathon de Paris, ma tâche était de porter mes 44 runners au Finish, et j’étais complètement concentré sur ma tâche.

Le reste du Marathon s’est déroulé comme si je courais dans de la ouate et que j’avais enclenché le pilote automatique. Quand j’avais trop mal je marchais, quand ça allait mieux physiquement je courais, sans plus.

Je suis arrivé au bout de mes 6 heures de course comme ça, sans vraiment m’en rendre compte. A l’arrivée les membres de VEGAN MARATHON et les autres associations sont là, pour nous encourager dans la dernière ligne droite. Un petit passage pour saluer mes ami.e.s, et je file en direction de la ligne finale. L’émotion est immense, mais mon inquiétude est pour nos runners qui ne sont pas arrivé.e.s. Je donne rapidement une interview pour une TV, et j’explique que je vais retourner pour aller chercher les derniers coureurs de VEGAN MARATHON comme j’avais prévu de le faire. Anne So arrive, elle pleure et tremble, pensant ne jamais pouvoir finir le marathon. Elle est vraiment touchante.

Janette et Alan arrivent à leur tour, main dans la main (comme ils le font depuis 50 ans) Finisher de leur 500e marathon. Je suis très fier de les voir courir aux couleurs de VEGAN MARATHON. Nous allons rapidement prendre une photo avec les autres runners-finishers de VEGAN MARATHON et nos fidèles. Certains runners sont déjà partis, épuisés par leurs efforts. Alors que nous nous lançons dans un énième « AIO » je me rappelle que l’an dernier j’étais le seul à porter le maillot de VEGAN MARATHON, quel chemin parcouru, mais quel chemin parcouru…

42 runners sont rentrés, j’ais pratiquement gagné mon pari. L’avant-dernière est Camille. Je la rattrape quand elle sort du Bois de Boulogne, et je la suis dans sa course finale avec Alex son fiancé. D’autres membres de VEGAN MARATHON sont avec nous, et nous l’encourageons. Dans le lot, il y a Karine qui porte un sac de bouteille en plastique (presque) aussi grand qu’elle. VEGAN MARATHON, pour aider le Marathon de Paris a proposé aux organisateurs d’intervenir dans le ramassage de bouteilles. L’année dernière j’avais pu constater que c’était extrêmement difficile de compter uniquement sur le civisme de 57000 runners. Le Marathon avait pourtant très bien fait les choses, il y avait des bacs de recyclage jusqu’à 700 mètres après les ravitaillements. Rien n’y fait. Certains runners trouvent le moyen de balancer les bouteilles ou les restes des ravitaillements n’importe où.

Karine soutenant Camille, avec son immense sac, toute petite à côté d’Yves reste une des images que je garderais du marathon (et à mon avis dans le film Finisher). Comme je n’arrivais plus à mettre mes chaussures, je cours pieds nus sur les pavés parisiens. Camille tremble de tous ses membres, et je sent l’émotion nous submerger quand elle a franchit la ligne d’arrivée. Je m’arrête deux mètres avant la ligne, pour lui laisser savourer sa victoire, puis nous sommes tombés dans les bras les uns des autres.

Le compteur du Marathon tourne toujours, mais les grilles sont fermées. Patricia Prêt (la dernière runneuse n’arrive toujours pas. Je croyais qu’elle avait jeté l’éponge. Quand elle est apparaît soudain au rond-point de la porte Dauphine, je crois à un miracle. Patricia d’une façon très mystérieuse a réussi à passer la sécurité. Cette fois-ci c’est certain il y a un miracle du marathon ! Vu que j’étais de l’autre côté de la grille, nous courons tous les deux les 200 derniers mètres. Elle est poursuivie par une personne de la sécurité, mais elle arrive au bout de sa course. Notre 44eme runneuse passe la ligne d’arrivée.

Je regarde ma montre qui indique 44 km. C’est décidément le chiffre du jour, même si je ne sais pas comment c’est possible de courir 44 km alors que le parcours fait 42,195 km. Enfin si je sais, il suffit d’avoir couru le marathon avec un téléphone à la main, d’avoir pas mal zigzagué, et enfin d’avoir ramené comme je l’avais promis toutes nos ouailles au bercail. Si j’ai apprécié ce marathon ? Comment dire ? C’est au delà de ça. J’ai effectivement ressenti plus de joie après l’arrivée de la dernière runneuse que pour ma propre course, car je savais que cela récompensait un an d’efforts communs. En ce qui me concerne, j’avais tout de même un petit regret. Certes j’avais obtenu ce que je voulais avec nos 44 runners, mais que dire de ma propre course ? Cette course où tel un ange je sautillais de nuage en nuage avec ma lyre, pardon avec mon téléphone à la main, avait un je ne sais quoi d’injuste pour ceux qui m’ont accompagné dans mes efforts sportifs, et en premier lieu mon coach.

J’ai le sentiment, que nous n’avons pas été récompensés pour nos 25 mois d’entraînements. Pas tellement au niveau de mon temps, mais plus au niveau de mes sensations. Je suis bien incapable de raconter mon marathon dans le détail, car en fait je ne l’ai vécu que par procuration. Et je n’aime pas avoir de regrets. C’est pourquoi, j’ai décidé de refaire un marathon immédiatement après. Il s’avère qu’il y a un marathon en région parisienne trois semaines plus tard. Mon coach m’a prévenu que je ne suis pas (plus) prêt. Selon lui, il aurait fallu que je m’arrête une quarantaine de jours pour repartir de plus belle. Je sais qu’il a raison, mais il m’arrive de défier la raison. Selon mon coach je vais faire au mieux 6 heures, car mon corps n’est pas remis. Malheureusement le marathon de Senart doit être bouclé dans les 5h30, sous peine de ne pas être classé et pire il faut passer les premiers 10km en 1h20 et le semi en 2h45. Ce qui revient à dire que pour entrer dans les clous je dois être au même niveau que pour le semi de Boulogne, c’est impossible. Soit ! J’en accepte les augures, je ne serais pas classé. Je ne vais même pas essayer, je vais juste courir pour moi, et finir en 6 heures.

J’ai pris cette décision de recourir un marathon le lendemain du marathon de Paris. J’avais toujours mal au pied droit, je suis allé passer une radio et je n’avais rien de cassé. Pas d’autres cassures que celle de l’an dernier. Si mon morceau d’os se promène toujours dans mon pied, cela ne justifie pas un arrêt de trois mois comme l’an dernier. Voilà qui était encore une victoire, je vais mieux, dans tous les domaines. En sortant de la radio, je vais faire ma course de « décrassage ». Au bout de 5 km je me suis rend compte de quelque chose de surprenant. Très surprenant même. Alors que ma cheville m’a fait souffrir pendant 8 mois, le lendemain même du marathon toute blessure a disparue. Une prouesse du corps ? De l’esprit ? Je n’en sais rien, mais je vais essayer de comprendre. Voilà une nouvelle aventure intellectuelle et physique qui s’annonce, et quel chemin à parcourir. Comme dirait Gisèle : « VEGAN MARATHON AIO ! »

#EXAEQUO

Excellente initiative  de la part de France Télévisions qui s’associe au Ministère des Sports et diffuse sur ses antennes le film de la campagne #EXAEQUO inspiré de la série Vestiaires. Cette campagne nationale a été imaginé par les handi nageurs du programme court de France 2 Vestiaires, façon comédie musicale . « Handicapé ou gay, ou les deux en même temps, dans le bassin, nous sommes concurrents, pourtant nos cœurs vibrent en même temps. Car nous sommes liés par la passion et notre amour de la compétition », chantent en cœur ces trublions. Un belle façon de lutter contre les discriminations dans le sport, et dans le monde en général.

 

Les animalistes corses

florenceUn courant progressiste traverse la Corse dans tous les domaines, et l’espoir semble renaître dans de nombreux secteurs d’activités. Après les sombres et mortifères années de plombs, l’air du maquis supplante enfin les vents marins. Les clanistes ne sont plus aux affaires, et les idées emergent. Annata di ghjanda, i porchi si basgianu dit le proverbe (les années où il y a des glands les cochons s’embrassent), et c’est un peu l’idée, le bien-être bénéficie à tou.te.s, et c’est bien la moindre des choses. Parmi ces idées qui emergent aujourd’hui – et qui ne pouvaient pas exister hier -, il y a celles liées au bien-être animal, à l’écologie, aux droits de l’homme, à l’antispécisme. Oui pèle-mêle, cela n’a pas de sens, mais chacun y trouvera les siens, tant que les intentions sont bonnes et les démarches audacieuses. Un article de Sandra Carlotti dans le Corse-Matin du jour, fait la part belle et offre une tribune bienveillante à Florence Juralina (Parti Animaliste) et Laurence Costantin (Global Earth Keeper), contre les cirques avec animaux et pour,… ohhh fichtre… pour attaquer la sacro-sainte chasse de loisir. Ce n’est plus du progressisme c’est une révolution ! Laissons taire les esprits chagrins qui diront que ce chien devant un ordinateur est une vision anthropomorphiste, voir pire que ce cliché réduit les animalistes à des ultrasensibles qui voudraient donner aux animaux les mêmes droits que les humains. Nous autres animalistes savons bien, que si nous donnions les mêmes droits que les humains aux animaux, ils n’en voudraient pas. Ils ne sont pas fous.

Les petites victoires

IMG_4295Je suis runner ! Oui vous savez, un de ces fous qui courent sur le bord de la route dans la brume, la neige, la boue et la pluie. Je prépare le marathon de Paris, et ne lâche pas la ligne d’arrivée des yeux. Le 19 novembre dernier j’ai eu une première victoire sportive, un semi-marathon que j’espérais finir en 2h45 (une prouesse étant donné mon poids), que j’ai finalement bouclé en 2h30. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai continué à augmenter ma vitesse jusqu’à arriver à des courses à 10km/h (merci coach). Mais à vrai dire, je n’ai pas pris le temps de savourer chaque petite victoire. Aujourd’hui, je m’interrogeais pendant mon run :  « Et si nous fêtions nos petites victoires ? » Mes entraînements de la semaine dernière ont été épouvantables, très difficiles. Le seul point positif c’est que je suis allé au bout du bout. Ok, sérieusement je frisais à peine le 8km/h, mais je vous rappelle qu’il y a 18 mois je pesais 140kg et je courais sur quelques centaines de mètres à 6 km/h. Les dernières courses ont donc été à la limite de l’indécence, je bavais, soufflais, et transpirais en silence dans la froideur mortifiée de l’hiver. Il est toujours possible de trouver des explications, plus ou moins fallacieuses, plus ou moins justifiées. Le temps, le froid, la nuit, la pluie, la lune,… mais en fait la seule explication qui se tienne c’est que dans une saison sportive, il y a des hauts et des bas. Les véritables performers le savent, c’est précisément dans les situations difficiles que l’on peut parler de dépassement de soi. Du coup ma course d’aujourd’hui à 8,6Km/h peut apparaître comme une petite victoire, et si j’en parle c’est simplement que je demeure convaincu que nous devons fêter nos victoires avec enthousiasme, toutes nos victoires, petites et grandes comme si c’était la dernière.

Jacky Micaelli, un phare dans la nuit

Jacky Micaelli (Magà Ettori - Blog)Ta voix restera tel un phare dans la nuit, guidant, enveloppant, scintillant, essuyant les lames de la vie dans un geste naturel et franc, un rire puissant comme une défense naturelle, une bâtisse inamovible offrant ton corps aux rafales du vent et aux vagues déferlantes. Les pieds ancrés sur notre île, mais regardant toujours vers les horizons lointains, tel ce phare, tu t’es tenue, loin de l’orgueil et des vanités, toujours droite, toujours vaillante, en gardienne du temple, en protectrice de notre culture, en amoureuse de toutes les cultures du monde, de celles qui puisent leurs forces dans les traditions séculaires, mais qui ont l’intelligence de la modernité et la bienveillance des citoyens du monde. Généreuse ?  oui, et bien plus encore. Passionnée au delà de toute raison, tu avais adopté le métissage dans ta vie, dans ton oeuvre, dans ton coeur. Le panachage, le mélange des rites, prenaient pour toi tout leur sens, dés lors qu’il en restait pureté et lumière. Oui Jacky tu savais, et rien n’aurait pu te détourner de ta mission, tu savais pour l’étoile et la lettre, oui Jacky tu savais, aimait, appelait de tes voeux cette nécessaire et salutaire évolution, conduisant les gestes d’hier vers les vérités de demain.  Je me souviens de ce travail de mémoire que nous avons accompli ensemble au moment de « La Révolution Corse », et je t’écoute. Au delà de l’instant, de l’harmonie, des ondes positives, je t’écoute. « Induve sì ? » questionnes-tu, « Induve sì ? » où es-tu ? Ces mots que j’ai écrit pour toi, cette chanson hommage au père de la nation, cette adaptation musicale de la black culture, resteront pour moi comme une lumière dans la nuit, guidant, enveloppant, scintillant, essuyant les lames de ma vie dans un geste naturel et franc, un rire puissant comme une défense naturelle, une bâtisse inamovible offrant mon corps aux rafales du vent et aux vagues déferlantes.

Magà Ettori, 16 sept. 2019

Cruauté animale, une pyromane aux confins de la bêtise

Depuis plus d’un mois la Corse est en flammes. Les sapeurs-pompiers insulaires ont adressé une lettre ouverte aux habitants et aux incendiaires afin d’exprimer leur lassitude, leur fatigue, leur colère, leurs inquiétudes. Ils lancent un appel à la population et alertent sur la tournure dramatique que pourrait prendre le départ de nouveaux incendies : « Devant les conditions météorologiques actuelles, tenant compte de la recrudescence des mises à feux dévastatrices de ces derniers jours, les sapeurs-pompiers de la Haute-Corse tiennent à exprimer leur révolte, leur inquiétude et actionnent la sirène pour que chacun entende, mesure, comprenne et agisse. Soumis à une pression constante et interminable, nous vous alertons sur notre écœurement, notre épuisement, notre surexposition humaine et matérielle et pour vous faire prendre conscience que nous sommes en danger. Nous les intervenants, mais également les citoyens, les résidents et les touristes. Nous sommes en danger car même le moindre départ de feu insignifiant peut aujourd’hui prendre des tournures dramatiques, il peut tout détruire et il peut tuer. Nous profitons de l’occasion pour vous remercier de vos nombreux témoignages de soutien et de solidarité. Mais au delà, aidez-nous à faire en sorte que la pression ne soit pas seulement supportée par les acteurs de la sécurité civile, par les élus de proximité et les populations. La pression doit changer de camp, elle doit peser sur ceux qui détruisent la Corse par le feu et qui préparent les catastrophes induites, des dégâts des eaux de l’automne.  Enfin, à 48 heures d’un coup de vent nous lançons un appel à toute la population, bienveillante à notre endroit depuis toujours : Nous avons besoin de vous. Votre rôle dans la surveillance active et la dissuasion des incendiaires reste irremplaçable, essentiel particulièrement dans une société de citoyens engagés et responsables que nous appelons tous de nos vœux ».

Et vous savez quoi ? C’est le moment ou la plus bête des retraités de la planète entre en scène, une ancienne bidasse en manque de coups de feu. Vers midi dans un talus de petit maquis et d’herbes sèches, situé dans le quartier de Pietralba à Ajaccio, à proximité immédiate d’immeubles et de commerces un incendie se déclare. Le feu progresse rapidement, dégageant un important panache de fumée et soulevant l’inquiétude des très nombreux riverains. Les pompiers sont rapidement mis en place, en protection des premières habitations avoisinantes. Deux Canadairs sont envoyés sur les lieux, rejoints par un troisième appareil. A 13h, l’incendie est déclaré fixé. La superficie brûlée est de huit hectares. A l’origine du sinistre, un pétard. Une ancienne militaire de 69 ans, qui promenait son chien dans le quartier, a lancé un pétard pour déloger sa chienne d’un buisson, ce qui a mis le feu à la végétation. La pyromane (si, si, pyromane personne n’est aussi stupide et personne ne se promène avec des pétards), … la pyromane a donc écopé de trois mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende. Elle a affirmé à la barre avoir voulu faire sortir sa chienne qui s’était réfugiée dans un buisson : «Comme celle-ci n’est pas obéissante, j’ai jeté un pétard pour l’effrayer». Dans son réquisitoire, le procureur de la République s’est montré très ferme, demandant 2 mois de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve, l’indemnisation des victimes ainsi que l’interdiction de se rendre sur les lieux. Peut-être que le procureur de la République aurait du alourdir la peine de cette pyromane qui a atteint les confins de la bêtise. En effet, la personne qui commet un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité doit être puni de : 2 ans de prison, et 30 000 € d’amende et le juge doit prononcer, à titre complémentaire, l’interdiction définitive ou provisoire de détenir un animal. Le procureur de la République voulait peut-être éteindre un incendie à la fois, ou alors il estime que ce n’est pas si grave de jeter des pétards sur des êtres vivants doués de sensibilité (Code civil – 515-14). Qui sait ?

Magà Ettori, Bastia, 10/08/2017

La plus grande équipe de runners véganes et végétariens

team VEGAN MARATHON

Lors de la Cérémonie du AIO (remise de la médaille VEGAN MARATHON au CCE2A), un journaliste m’interroge : « Comment avez-vous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? ». Et là un ange passe, ce n’était vraiment pas notre objectif, et je n’avais pas pris conscience que la rapide croissance de l’association, et l’engouement pour l’action qu’elle porte nous avait placés dans cette incroyable logique. Après quelques secondes de réflexion, je lui répond que ce challenge a toujours été envisagé comme une action collective, c’est dans son ADN. Lors du Marathon de Paris, j’étais le seul à courir sous les couleurs VEGAN MARATHON, et pourtant rien n’aurait été possible sans la logistique et le soutien de tous les militants de la cause animale, ainsi que les associations partenaires. Ceux-là m’ont véritablement porté lors de la grande course, et ce sont les mêmes qui portent aujourd’hui l’équipe VEGAN MARATHON. Dans cette organisation, ce clan, il n’y a pas de hiérarchie, seule les capacités individuelles mises au service du collectif ont un véritable intérêt.

La boutique VEGAN MARATHON, et les bénévoles

Ce qui fait la singularité de VEGAN MARATHON, c’est qu’il n’y a pas des champions et des moins bons dans l’équipe, des coupeurs de citrons ou des soigneurs dans les coulisses, mais bien une équipe soudée, solidaire où chacun donne le meilleur de lui-même. Comment avons-nous créé la plus grande équipe de runners véganes et végétariens ? C’est simple, grâce à l’engagement de tous. Une marche a suivi la cérémonie du AIO, puis un entraînement collectif. Nos bénévoles qui tenaient le stand pendant la marche, ou lors de l’entraînement, on permis aux autres de manifester ou de s’entraîner. Nous avons créé la plus grande équipe de runners véganes au monde en donnant de l’intérêt à chacun, et de cet intérêt allaient naître cette équipe magnifique, qui n’est que l’aspect le plus visible, du CLAN VEGAN MARATHON.

La Cérémonie du AIO

langue de bois

 

Ce matin en enfilant ma casquette pour une course matinale, j’ai eu une pensée pour Petru Mari, ce brillant auteur, pilier de France-bleu RCFM, et subtil chroniqueur à l’humour cisaillant. Il est des personnes qui comptent plus que d’autres dans nos parcours personnels, allez savoir pourquoi. Le souvenir de nos aventures communes, me renvoya à ma montagne, à ma jeunesse, quand je courrais le pied léger sur les sentes pentues, traversant tel un sanglier les maquis touffus. Peu de gens le savent mais j’ai été bûcheron, fut un temps fort, fort lointain. Le muscle saillant et la langue agile, je balançais des buches, sans modestie. Albert Einstein disait : « Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat », et c’est complètement vrai. J’ai toujours aimé jouer au bûcheron ou lire un livre, dans les deux cas on obtient immédiatement sa récompense. C’est sans doute, une des plus grandes difficultés du sport, on doit sans cesse capitaliser, investir, et ne voir le résultat que fort tard. Il n’empêche qu’en arrivant de mon entraînement de course à pied, en apercevant une hache et du bois à fendre, je n’ai pas pu faire autrement, que de m’emparer de l’outil, frapper, fendre, et balancer des bûches. Cette activité ne pouvait que me renvoyer, une fois encore aux frasques du temps passé. Le muscle est moins saillant, mais la langue bien plus agile. La preuve que l’entraînement paie, à défaut de servir la langue de bois.

La question animale dans le champ politique

Cette campagne des législatives est remarquable. Non sans difficultés, les candidats des partis animalistes, antispécistes et alliés se battent bec et ongles pour faire émerger la question animale dans le champ politique. La tache est rude et personne ne leur fait de cadeaux dans les camps en face. Dans un tel contexte, il est irresponsable à quiconque se réclamant de nos mouvances, de régler des comptes personnels, problèmes de personnes et autres. J’ai assisté à des échanges peu sympathiques hier soir, sur un groupe [important] lié au mode de vie végane, qui me semblaient avoir pour objectif de déstabiliser un candidat. Il faut prendre sa B12, sa respiration et réfléchir avec sa tête. Ce n’est pas ainsi que l’on aide la cause animale. Je me suis désinscrit de ce groupe, et j’invite au boycott tous mes ami.e.s, qui à l’avenir seront témoins de ce type de comportement (et ce peu importe le groupe, lettre d’informations, page,…). Soyez vigilant, et gardez toujours à l’esprit que cette cause nous dépasse, et que de notre union dépend la vie de milliard d’êtres.

Je suis Vegan Marathon

Quand j’ai décidé de porter mon challenge (courir le marathon de Paris), pour moi et pour la cause animale, je ne savais pas que cette action allait prendre une telle dimension. Surpris, mais heureux. Aujourd’hui des gens dans la rue m’interpellent, me donnent l’accolade, me congratulent, m’encouragent, et m’affirment : « Moi aussi je suis Vegan Marathon ! » Cette phrase, ce leitmotiv, sonne comme un mot de ralliement à une cause juste, courageuse, fraternelle, respectueuse, qui dépasse le cadre du véganisme, de l’humanisme, de l’animalisme, de l’abolitionnisme, du militantisme et du sport. « Oui, je suis Vegan Marathon », c’est une façon de dire, moi aussi je peux le faire, moi aussi je suis courageux, moi aussi j’ai de l’importance, moi aussi j’ai du respect, moi aussi j’ai de la considération, moi aussi j’ai de l’empathie. « Moi aussi je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’a dit un jeune coureur juste après la course. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit une poignée de runneuses et de runneurs véganes au lendemain de la course. je suis Vegan Marathon ». « Je suis Vegan Marathon » c’est ce que m’ont dit des dizaines de militants quand je les aient rencontré une semaine plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit les 40 coureurs et 7 coaches qui constituent l’équipe de Vegan Marathon, quinze jours plus tard. « Je suis Vegan Marathon », c’est ce que m’ont dit un mois plus tard, toutes les associations qui préparent avec nous le challenge  »42.195 VEGAN MARATHON », les dizaines de bénévoles, les centaines de participants à la chaîne humaine en 2018. Oui, nous sommes tous Vegan Marathon, car l’objectif de Vegan Marathon est de solliciter ce qu’il y a de meilleur en nous, de plus solaire et de plus positif. Donc oui,irrémédiablement,  JE SUIS VEGAN MARATHON !

LE MARATHON DE PARIS

9h41, nous sommes quelques milliers à nous élancer sur les Champs-Elysées, en cette radieuse matinée de printemps. A 8h20 les époux Lonyangata-Rionoripo et l’élite du 41e marathon de Paris s’étaient propulsés en direction de la ligne d’arrivée. Le couple de kenyans remporteront l’épreuve en 2h06’09 » pour Paul Lonyangata et en 2h20’55 » pour Purity Rionoripo (nouveau record de l’épreuve). A la même heure les militants sont déjà dans le métro, et travaillent à la sensibilisation de la cause animale, comme chaque jour de l’année. Depuis bientôt 11 mois je me prépare à cette course. J’ai filmé toute la préparation en vue d’un film intitulé Vegan Marathon. Pour le tableau final, Paris sera notre plateau de tournage. Équipé d’un caméra sportive je filme l’épreuve de l’intérieur, alors qu’une dizaine de caméras m’attend sur le parcours pour immortaliser ma progression. Pierre-Marie, le chef opérateur va se déplacer en solitaire caméra à l’épaule, son talent d’adaptation va faire des merveilles. Nous avons prévu un dispositif de tournage autour des militants animalistes. La plupart des associations liées à la cause animale ou au végéta*isme nous soutiennent. Nous avons prévu six « QG  ANIMALISTES », c’est-à-dire des lieux ou les activistes pourront sensibiliser à notre cause, la presse mondiale, les 57000 coureurs et les 250000 spectateurs. L214 doit se placer au 13e et au 30e km ainsi qu’à l’arrivée. Le choix du 30e km n’est pas innocent puisqu’il symbolise le mur du marathon, un phénomène physiologique reconnu, qui intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Il correspond à l’épuisement des réserves de glycogène, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe, ce qui provoque le plus grand nombre d’abandons.  Le Collectif contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animale (CCE2A) a prévu d’être au départ, à l’arrivée et à Bastille, de même que 269 Life France. A l’origine du projet, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Très sportif dans ma jeunesse (et quelques médailles à mon actif), j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté le sport. 25 ans plus tard, à 45 ans, mon rêve de marathon persiste, plus présent que jamais. J’en parle à Thierry Pistorozzi, un ami coach sportif. Thierry pense que le pari est possible et que je pourrais courir pour moi et pour la cause animale. La course, pour sensibiliser à une cause est une pratique courante. Voilà l’argument gagnant.  L’entraînement commença en mai 2016, par une minute de course et une minute de marche, une minute de course, etc. Le marathon de Paris me semblait un rêve inaccessible. Ma fille Ariakina, me donne l’élan nécessaire à ce moment de grands doutes. J’aurais sans doute jeté l’éponge si j’avais du m’entraîner seul. C’est étrange ce que vous font faire les enfants. Ondalina, ma fille aînée me sert également de source de motivation. Il y a quelques années, elle s’était elle-même inscrite dans un challenge, bien plus difficile que mon marathon. Défi dont elle était sortie victorieuse et qui changea fondamentalement sa vie. Ma terre, la Corse a toujours été une grande pourvoyeuse de combattantes. J’ai quelques exemples de guerrières autour de moi, comme mon épouse, ma mère, ma grand-mère, qui sont de véritables warriors. Il y a quelques années, j’ai réalisé Maquisardes, un documentaire sur les résistantes pendant la seconde guerre mondiale, et j’ai toujours su que « mes » femmes étaient de cette trempe là. La défaite n’est pas une option. C’est ce que je me disais pendant la période de préparation, la défaite n’est pas une option. J’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent. Le lundi et le mardi repos, le mardi étant le jour du jeûne de 24h. Le mercredi une course intermédiaire, le jeudi PPG (renforcement musculaire), le vendredi fractionnés, le samedi PPG et le dimanche course longue. Mon métier est très chronophage, pourtant je n’ai pas manqué un seul entraînement (sauf quand j’ai eu la grippe qui m’a cloué au lit, et au moment de la fracture du pied). La défaite n’est pas une option ! C’est ce que je me dis tous les matins en me réveillant, épuisé à cause des apnées du sommeil. La défaite n’est pas une option ! De fait, au moment où franchir la ligne de départ j’entame mon 9000ème marathon. Les comptes sont vite faits, un marathon par nuit depuis 25 ans. Les apnées du sommeil, les micros réveils et les courbatures, la fatigue le lendemain sont bien plus terribles que le marathon de Paris, c’est ce que je pensais à ce moment-là. Une fois passé les 10 premiers mois de « remise en forme », nous avons commencé une préparation spécifique marathon de 12 semaines, allant jusqu’à 80 km par semaine de course. Le travail du coach pour m’emmener jusqu’à ce niveau a été proprement incroyable. Seule ombre au tableau, la douleur de la 5eme phalange qui se fait de plus en plus vive. Mes chaussures de courses auront duré trois mois. Même avec mes 30kg de moins, mon poids a tout de même écrasé et déformé les New Balance, provoquant une fracture de fatigue. J’ai atteint le maximum de douleurs après la dernière course longue où j’ai couru 30 km en 4 heures. Forte heureusement le programme se soldait par une semaine de repos, prévu dans le programme spécial marathon. La douleur s’étant un peu atténuée, je me disais que ce temps de repos allait suffire. L’avant-veille de la course, je me suis rendu au salon du running pour récupérer mon dossard. Le salon était passionnant, j’ai beaucoup piétiné, et rencontré des personnes formidables. Le problème c’est que le soir je n’arrivais plus à marcher. La veille du marathon j’avais une dernière course à faire. Symboliquement nous l’avons couru avec Ariakina, elle était là au début et à la fin. 20 minutes, qui furent très longues et confirmèrent mes craintes, la douleur allait m’accompagner jusqu’au bout. La dernière nuit, je me suis péniblement endormi à minuit trente, et à trois heures du matin j’étais assis dans le lit les yeux grands ouverts comme une chouette. Quatre heures plus tard, nous voici avec mon épouse et mes deux filles dans le métro en direction du premier QG ANIMALISTE sur les Champs-Elysées. Marco le président de CCE2A et Stéfany sont déjà là avec le matériel, banderoles et autres drapeaux et ce sont déjà fait contrôler par la police. Nous sommes rejoint par les autres associations, KM les Veganautes (qui ont fait fabriquer des badges Vegan Marathon pour notre concours), 269 Life France et notre équipe de tournage. A 8h45 je rentre dans la zone coureurs par le sas vert, celui où les participant doivent rejoindre la ligne d’arrivée Avenue Foch en 4 heures. Je n’ai jamais eu l’intention d’arriver dans ces temps, mais comme je n’en savais rien au moment d’acheter le dossard, j’en ai pris un au hasard. Ici de nombreux coureurs guettent un rayon de soleil, certains sont déguisés, un couple avec un haut de forme et un voile portent un tee-shirt où est inscrit « 42,195, notre cadeau », des lapins me regardent. En fait les lapins sont véganes et me connaissent. Nous discutons. Je rencontre ainsi une dizaine de véganes, tous me connaissent mais je n’en connais aucun, c’est dommage. La prochaine fois il faudra faire une équipe végane, nous allons y réfléchir. Je vois un vegan que je connais, Chris un runner anglais. En définitive je pars dans un autre sas, celui des 4h30 à 9h41. Mon pied me fait mal, et la station statique n’arrange rien. Pourtant après le départ, je descend les Champs-Elysées puis aborde la rue de Rivoli plutôt bien. En voyant des vidéos des précédentes éditions du marathon, je pensais qu’il devait y avoir plus de chahut au départ. En fait il y a beaucoup d’espace dans la descente vers la Concorde. Je pars plutôt vite par rapport à mon niveau habituel, mais je ne suis pas inquiet je fais souvent ça à l’entraînement avant de trouver mon rythme. Il doit faire dans les 15° et même si la température est idéale, un nombre important de coureurs longent le côté gauche de la chaussée Rue de Rivoli, protégés du soleil. J’avais promis à l’équipe de tournage de courir toujours à droite, mais je me résigne à rejoindre le côté gauche, après tout il ne doit y avoir personne de mon équipe jusqu’à Bastille où se trouve le second QG ANIMALISTE. En fait ce sont des dizaines de militants et de véganes qui sont sur le bord de la route entre Concorde et Bastille et qui m’encouragent. Certains ont des pancartes avec mon prénom dessus, ou Vegan Marathon.

C’est sympa, j’essaie de tous les saluer mais à force de zigzaguer d’un côté à l’autre de la route, je finis par manquer le premier point de ravitaillement. Je ne vois pas non plus le deuxième QG ANIMALISTE, et seulement mes filles qui me filment au début du Faubourg Saint Antoine. Trente cinq minutes pour faire les 5 premiers km, ça va, je suis dans mes prévisions. Paradoxalement c’est sur cette distance que j’ai eu le moins mal au pied, la foulée étant plus longue, je dois moins appuyer sur la partie douloureuse. Je m’étais déjà rendu compte de ce détail à l’entraînement. En direction du Château de Vincennes, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, plusieurs montées successives m’obligent à baisser le rythme, et tout de suite le pied me rappelle à son bon souvenir, mais c’est supportable. J’arrive à un bon rythme au km 10 pour mon premier ravitaillement (ayant loupé le précédent). Là je suis surpris par l’état de saleté autour des stands et par le comportement de nombreux coureurs qui jettent littéralement leurs restes d’oranges et de bananes par terre quand ce n’est pas sur les personnes qui les servent. Ce manque de respect me semble incohérent avec les valeurs du sport. Certains l’ont bien compris, et j’ai vu des coureurs parcourir une longue distance avec une bouteille vide pour aller la jeter dans une poubelle, bravo. Je m’arrête donc au ravitaillement, j’ai très soif, je prend deux bouteilles d’eau que je bois coup sur coup, et je repars. C’est ma première erreur. Aux entraînements j’avais l’habitude de boire au fur et à mesure, par petites gorgées et je n’ai jamais eu de soucis. Ici, alors que je passais devant le Château de Vincennes, j’avais mal au ventre et j’entendais d’étranges gargouillis. A tel point que je ne me suis pas arrêté au ravitaillement suivant. Encore une erreur.

Au km 13, dans le bois de Vincennes, je retrouve Maïté, une militante exceptionnelle de L214 qui me mitraille de son appareil photo. Maïté est encore une de ces guerrières dont je parlais plus haut. Pendant la semaine qui précédait le marathon, la toile s’est enflammée en apprenant ma blessure. Certains pensaient que j’étais inconscient de courir tout de même, d’autre écrivaient que je devais aller au bout. Maïté me conseillait jour après jour, à propos des soins que je devais apporter au pied. Elle n’a jamais contesté ma décision. Il faut dire que c’était un choix raisonné. Mon coach a fait le marathon de New York avec une fracture à chaque pied, donc c’était possible d’y arriver, même s’il est plus aguerri et beaucoup plus léger que moi. Il n’y a rien à faire concernant une fracture si ce n’est du repos, et ça impliquait de jeter aux orties des mois de dur labeur, impossible de mon point de vue. Enfin et surtout, j’avais embarqué beaucoup trop de monde dans cette aventure pour revenir en arrière. Les associations avaient confectionné des banderoles, des affiches, des badges, je ne me voyais vraiment pas leur faire défaut, la défaite n’est pas une option. Pendant 9 km Maïté m’a suivi à vélo, et quelquefois m’a précédé pour me mitrailler à nouveau. Elle a troqué son blouson aux couleurs de L214 pour un tee-shirt militant. Alors que des personnes dans la force de l’âge commençaient à souffrir de la chaleur, Maïté pédalait comme une jouvencelle  vers la sortie du bois de Vincennes. Je la filmais autant qu’elle me photographiait. Avant de sortir du bois, j’ai eu une petite discussion houleuse avec des sonneurs de trompes de chasse. A mi-course, lors d’une interview un peu facétieuse, je me suis excusé auprès de nos amis de chasse-pêche-et-tradition pour l’incident du bois de Vincennes en espérant qu’il n’y ait pas eu de blessés. En entendant les cors de chasse je me suis senti traqué et j’ai perdu la raison. Sérieusement, à part l’anecdote rien à tirer des sonneurs de trompe. Au moins j’ai toujours assez d’énergie pour m’en prendre à une quinzaine de sonneurs mécontents. A 11h45 j’arrive au km 15 – en deux heures – et je suis déjà cuit comme un pop corn. L’insolation est foudroyante. Au QG suivant ma fille s’inquiétera de ma couleur cramoisie. Je repart avec trois bouteilles du ravitaillement suivant, une dans chaque poche et une à la main. Je me dis que la remontée de l’avenue Daumesnil en direction de Bastille va être terrible, et elle l’est. Pourtant j’accélère un tout petit peu car j’ai très envie de revoir mon équipe au prochain QG qui se trouve au 22eme km. Ils sont tous là au tournant de l’avenue Bourdon. Je vois d’abord mes filles qui me filment ainsi que Pierre-Marie, Patricia mon épouse est non loin, en
plein soleil (ça va se payer le lendemain, vive les insolations). Marco et toute l’équipe du CCE2A ainsi que Régis et 269 Life France sont là, donnant de la voix, drapeaux d’ALF, et bannières au vent. Eux aussi sont en plein soleil depuis ce matin. Avec la chaleur, ma vitesse a un peu baissé dans les bois et plus la vitesse baisse, plus je tape sur le pied. Les foulées étant moins amples j’en fais beaucoup plus. Pour un coureur de mon gabarit la pression exercée en course sur mes jambes peut aller jusqu’à 1346kg (12 X113), c’est dire si j’hypothèque mes chances de réussite à chaque pas. J’ai donc commencé à prendre du retard sur mes prévisions, voyant le meneur d’allure du 5h30 me doubler, juste avant de rejoindre le QG. Malgré ce retard, et une température qui arrivait aux 20° mes courageux supporters attendaient en plein soleil, en profitant pour communiquer pour la cause. Taz et Melany avaient imprimé des flyers (avec Vegan Marathon), qu’ils distribuaient avec les autres activistes. Les animaux ont bien de la chance d’avoir de tels soutiens, et moi aussi. En arrivant à leur hauteur, je leur fais une bise à tous et je les remercie vivement. Je ne suis pas certain qu’ils mesurent à quelle point leur présence est cruciale. Je repars donc le coeur léger, me disant que j’avais déjà parcouru plus de la moitié du marathon. Ma joie est de courte durée, je sombre entre le quai des Célestins et la Voie Georges Pompidou. Les descentes et les remontées des tunnels ont raison de mon stoïcisme. J’ai l’impression qu’une armée de démons se glisse sous mon pied pour enfoncer des épées, qui me transpercent de part en part. La douleur irradie mon pied, mon mollet, le devant de la jambe et jusque dans les bras. Je suis à un peu plus de la moitié du parcours, à 4h20 de course, et je n’ai jamais couru plus longtemps. La température culmine à 25° soit 10 degrés de plus que la veille – et que le lendemain -,  et j’ai l’impression que ma peau est brûlée sur chaque partie de mon corps. Ma fréquence cardiaque est à 150 alors que je ne cours plus qu’à 6,5 km/heure.C’est là que j’ai une mauvaise pensée. Mes tests à l’effort ont démontré que j’ai une capacité cardiaque équivalente à celle de certains champions (380 watts), mais il n’en est pas de même de l’hypertension. Lors des tests à l’effort j’étais à 160 au repos grimpant jusqu’à 240 vers la fin du test. Et nous n’étions certainement pas dans des conditions aussi extrêmes. Un AVC n’est pas si improbable. Je chasse cette idée rapidement (merci coach pour la méditation), et je me concentre sur le km 30, c’est-à-dire le mur du marathon, où devait m’attendre Laurent et L214 ainsi que mon équipe de tournage et ma famille. Je m’efforce de visualiser ce moment, alors que je vois autour de moi les ambulances défiler, et des sportifs allongés ou assis au bord de la route. Arrivé au 30 kilomètre rien, personne. J’ai un moment de tristesse, mais je ne m’arrête pas. Pourquoi l’aurais-je fait ? Arrivant presque au km 31, j’aperçois mes filles et les caméras, qui valdinguent de toute part. Je cherche les miens du regard, ce qui semble un peu contrarier Pierre Marie qui me filme. Et là le mur est orange ! En fait, Laurent avait repoussé le QG animaliste devant la maison de la radio, et là surprise, une véritable haie d’honneur m’attend. Les militants de part et d’autre de la route, brandissent des pancartes avec mon nom dessus, ou mon visage, et également des slogans liés à Vegan Marathon ou à la cause animale. Dire que je suis heureux de voir tous ces visages amis est en-dessous de la vérité. Moment de joie intense, qui se concrétise par des embrassades et des effusions. Je m’arrête et je les embrasse tous les uns après les autres. Nous prenons le temps de faire une photo ensemble, et en marchant je donne une interview. Un vrai bonheur. Je suis impressionné par la détermination de ces militants, restés des heures en plein soleil pour leurs convictions. Mon ami Laurent avait bien œuvré. Depuis des semaines, il préparait ce travail. Il avait confectionné toutes ces affiches et mobilisé les troupes. Tant d’attention, j’étais vraiment touché. Grace à eux, là pour le coup, j’étais devenu indestructible et j’allais en avoir bien besoin.
Même si j’ai pris un retard énorme sur mon plan de course, je me prépare à mettre en place mon rituel comme je l’avais prévu. Ayant conscience de l’importance de la musique, j’ai choisi de courir sans musique. D’une part pour profiter de ce qui se passe autour, mais surtout pour que le moment ou je branche mes écouteurs soit d’un réel intérêt. Aller au delà du mur du marathon, était un premier objectif, finir la course devient à présent mon objectif. Et si possible la finir avec panache. Une autre course débuta donc après le km 30. Cette course est mienne, je me coupe du monde avec la musique, ne pensant plus à rien sinon à la course. Je visualise mon arrivée sachant que tout le monde m’attend à l’arrivée. Je contrôle ma fréquence cardiaque, ma vitesse et… je sens une main qui me tape sur l’épaule. Une jeune femme sur un vélo. J’enlève mes écouteurs. – « Vous êtes hors temps ! » m’annonce-t-elle sans s’arrêter. – « Pardon ? » – « Vous êtes hors temps, si vous n’atteignez pas le prochain kilomètre dans une minute vous êtes déclassé ! ». En me retournant je vois la voiture balai sur laquelle est inscrite 6H, et je comprend qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Mon sang ne fait qu’un tour. Je lui lance « j’y serais ! » et j’accélère. Ma vitesse augmente rapidement, 8,9,10, 11 km/h. Je double les autres coureurs par poignées de 10. J’arrive à temps au kilomètre suivant, je garde le rythme et j’accélère même encore un peu. Il ne reste plus que 8 kilomètres, je ne ressens aucune douleur, pas d’essoufflement, je ne sais pas à quoi je suis shooté mais je vole carrément, risquant de provoquer un rhume aux coureurs que je double.  Je suis à 7 kilomètres de l’arrivée, plus rien ne peut m’arrêter, je ne vois plus la voiture balai depuis longtemps. Et, en pleine euphorie, c’est la catastrophe. Au moment où mon pied droit touche le sol, je sens une décharge électrique traverser mon corps. Ma fracture a atteint ses limites, et je suis incapable de poser le pied par terre. Je tente une dernière charge, impossible. Encore une autre et une autre, chaque fois le résultat empire. La douleur est terrible. Je commence à transpirer démesurément. Depuis le km 30 il n’y a plus aucun ravitaillement, le seul grain de sable dans cette incroyable organisation du Marathon de Paris. Il y a bien un stand Isostar qui distribue des boissons énergisante mais je sais que leurs produits contiennent des traces de lait, de mollusques et de crustacés. Je refuse la boisson, mais le problème n’est pas là. Je ne manque pas d’énergie, je pourrais faire de la revente aux autres coureurs et je ferais fortune. Non mon vrai problème est la douleur incessante. A ce seuil, il n’est plus question de méditation, et je ne pense qu’à cette blessure. J’envisage toutes les possibilités, y compris courir les derniers kilomètres à cloche pied. La seule chose certaine, c’est que pour rien au monde je n’arrêterais. J’allais ramper jusqu’à la ligne d’arrivée s’il le fallait, mais j’allais y arriver. Et c’est pratiquement ce qui s’est passé. A un moment donné ma montre Polar s’est arrêtée, batterie faible. Plus moyen de connaître ma fréquence cardiaque, la distance, plus rien. J’étais perdu comme un commandant de navire sans boussole. De rage je me suis élancé dans une tentative désespérée, mais c’était impossible d’aller plus loin. Je ne pouvais pas faire un mètre de plus, pas comme ça en tout cas. J’ai pris ma respiration, et j’ai commencé à courir à petites foulées, puis à marcher, alternant avec les petites foulées. Je ne pouvais pas lâcher. La défaite n’est pas une option ! J’ai continué ainsi pratiquement jusqu’à la ligne d’arrivée. Arrivés à quelques dizaines de mètres de la ligne, un agent s’est dressé face à nous pour nous empêcher de franchir la ligne. Deuxième erreur de l’organisation. C’est là que l’on comprend que nous ne sommes ni à Rotterdam, ni à New-York. Lors du dernier marathon de Rotterdam au Pays-Bas la dernière concurrente Kelly De Ridder a eu le privilège d’être escortée, sirènes hurlantes, par la police et de bénéficier d’une ovation incroyable de la part du public. L’arrivée de cette guerrière (oui il n’y en a pas qu’en Corse) été relayée en direct à la télévision et Kelly a franchi la ligne d’arrivée sous une pluie de confettis, sous les clameurs du public et au son du mythique You’ll never walk alone. Ca c’est le sport ! Le respect est le ciment du sport, et l’organisation du marathon ne devrait pas considérer les derniers concurrents comme des sous-sportifs. Ces femmes et ces hommes sont allés au bout d’eux-mêmes, prouvant que la défaite n’est pas une option. Ils ont dépassé leurs limites personnelles, ils sont allés au delà de ces murs, au delà du seuil des 6 heures devraient avoir une médaille supplémentaire, celle du courage et de la pugnacité. Oui le règlement de la course prévoit un temps maximum de 6h pour effectuer le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée, et alors ? Dans d’autres pays on ne joue pas avec la santé des participants, et on attend jusqu’au dernier coureur. Comment est-ce possible qu’à la fin il n’y ait plus d’approvisionnement pour les derniers participants ? Ni de services médicaux ? Ni de respect ? Il faut bien garder en tête pourquoi 57000 personnes pour la plupart des non-professionnels acceptent ce calvaire. L’organisation du marathon de Paris est quasiment parfaite, mais cette fin d’épreuve est une faille du système. J’avais prévu de remettre ma médaille de finisher à une des associations présentes. Et nous allons réfléchir si c’est encore possible. L’organisateur du marathon de Paris reverra peut-être son règlement, qui sait ? Contenir les militants de la cause animale n’est pas toujours une mince affaire. J’en veux pour preuve l’épilogue de ce challenge. L’arrivée du marathon est bouclée. Deux femmes, deux américaines sont en pleurs. Elles ont subit un martyr et la sécurité les stoppent à deux cent mètres de l’arrivée.Ondalina et Ariakina m’ont rejoint et nous courrons en direction de l’arrivée.Les militants courent avec moi, le tambour de Nathalie résonne, le mégaphone de Taz m’encourage faisant écho aux applaudissements des militants. Ils me guident vers une contre-allée que nous rejoignons à petite foulée. Un agent de sécurité nous empêche de rejoindre la ligne d’arrivée. Je ressens une profonde injustice. La défaite n’est pas une option, nous allons donc improviser. Le compteur officielle tourne toujours, nos caméras filment, et nous avons fait ce que nous savons faire : RESISTER ! Rejoint par mes frères et mes soeurs de la cause animale, nous avons forcé le passage, nous nous sommes placés face à l’arrivée, et j’ai pu finir ce challenge (politique et sportif). VEGAN MARATHON est une réussite totale, à l’image de cette lutte titanesque qu’est la protection du vivant. Le travail réalisé pour la cause animale grâce aux associations est inestimable, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année. La prise de conscience, l’abolition de l’exploitation animale, la chute de tous les murs, l’ouverture de toutes les cages, la fin de toutes les discriminations, du racisme, du sexisme, de l’homophob
ie, de l’esclavage sous toutes ces formes, c’est à nos militants que nous la devons. Ils croient à un avenir serein, plus fraternel, plus juste et plus respectueux, et j’y crois aussi, c’est pour ça que je considère que la défaite n’est pas une option ! Ma victoire personnelle était acquise au moment où je me présentais sur la ligne de départ du marathon de Paris, je méritais déjà ma médaille de finisher. Ces 11 mois de préparation m’ont complètement transformé. Au moment de passer la ligne d’arrivée avec mes amis et ma famille je me souviens de ces paroles de Zapotek : « Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Je dirais même mieux, cours un Vegan Marathon! Mon nom est Magà Ettori, je suis un corse, vegan, animaliste, antispeciste, citoyen du monde et marathonien ! J’aime l’idée de courir pour les humains et  pour les animaux. Le marathon est une voie de l’humilité, du courage et de l’empathie, des vertus indispensables à la préservation du vivant. Finalement cette arrivée est complètement cohérente avec l’esprit de Vegan Marathon, nous sommes dans un acte de résistance  et la défaite n’est pas une option !

Comme nous le disions le premier pas de VEGAN MARATHON est devenu un symbole de courage, et pas seulement chez les animalistes. Apprenant l’exploit de Magà Ettori, les organisateurs du marathon lui remettront la médaille de finisher. Le 24 juin prochain une cérémonie est organisée par le CCE2A. A cette occasion seront présents les nouveaux membres de l’équipe Vegan Marathon. Une quarantaine de coureurs véganes qui participeront avec Magà au prochain Marathon de Paris, sous les couleurs de Vegan Marathon. Le 8 avril 2018, les associations dresseront une chaîne humaine de 42 km, de la ligne de départ à la ligne d’arrivée : « CHALLENGE – 42.195 »

crédit photos reportage : Ondalina Ettori, Ariakina Ettori, Pierre Marie Paubel, Caroline Richard Sevilla, Nathalie Krier, Maïté Bachata,

Une chaîne humaine au service des non-humains

« 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action de sensibilisation contre l’exploitation animale qui se déroulera le dimanche 8 avril 2018, à l’occasion du 42e marathon de Paris. Notre objectif est d’informer le grand public des injustices de l’exploitation animale mais également de faire tomber tous les murs des préjugés. « 42.195 – VEGAN MARATHON » est une action festive, positive, solaire, artistique et sportive. Une chaîne humaine partira des Champs-Elysées, traversera 5 arrondissements, pendant 42,195 km et rejoindra l’arrivée Avenue Foch. L’objectif étant de soutenir une quarantaine de coureurs véganes. La course offre un magnifique décor qui sera émaillé d’animations populaires et d’happenings artistiques. C’est pour nous une belle opportunité de communiquer positivement autour de la cause animale. L’impact médiatique d’une telle manifestation est important. Ce ne sont pas moins de 189 pays qui diffusent le Marathon de Paris avec 23 diffuseurs, 8 chaînes en direct, + de 5h30 de direct tv en France, 15 h de news tv, 900 articles de presse, 31 h  de temps d’antenne radio cumulé, 6 millions de pages vues sur le site internet, 966 000 vidéos vues sur you tube, 39 000 téléchargements de l’application mobile. Le Marathon de Paris nous offre donc une tribune sans précédents. Pour nous soutenir, vous pouvez :

– courir le marathon aux couleurs de VEGAN MARATHON : ICI

– faire du bénévolat pour organiser le CHALLENGE 42.195 : ICI

– établir un partenariat avec votre structure (association, …) : ICI

– faire un don financier : ICI

– faire du sponsoring : ICI

– organiser des happenings :  ICI

– communiquer sur l’action (blogs, revues, sites, médias, réseaux sociaux,…) : ICI

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Nemailous contacter par email : icc.colibri@gmail.com

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Thierry Pistorozzi, un coach made in Corsica

La Corse est un vivier de personnes ressources, dans tous les domaines à commencer par le sport. Je viens de finir mon premier marathon (compte rendu), et j’ai été suivi – de très, très près – Par Thierry Pistorozzi. Dire que ce coach Made in Corsica a fait un travail formidable serait en dessous du miracle accompli. En mars 2016, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Compétiteur dans ma jeunesse, médaillé dans plusieurs sports, j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté toutes pratiques athlétiques. 25 ans plus tard, Thierry arrive à me convaincre que le pari est possible, et que je pourrais re-courir pour moi et pour la cause animale que je défend. L’entraînement commence en mai 2016 par l’alternance d’une minute de course et d’une minute de marche. Thierry m’a ensuite guidé pas à pas. Il a élaboré un programme semaine après semaine en fonction de ma progression. Intervenant tant sur l’aspect sportif, que de la relaxation ou de la diététique. Je me suis entraîné dur c’est vrai, j’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent mais toujours sous le contrôle et la bienveillance de Thierry. Le résultat ne se fait pas attendre, j’ai perdu 30kg, mes apnées se sont amenuisées et ma tension artérielle s’est stabilisée. Le travail de Thierry Pistorozzi, avait fait merveille. A 12 semaines du marathon, nous avons pu enchaîner sur une préparation spécifique marathon allant jusqu’à 80 km par semaine de course à pied. Malgré une blessure qui m’a pénalisé lors du marathon, j’ai fini la course mythique. Deux jours plus tard, j’avais complètement récupéré (à part la fracture du pied). Il y a deux jours, mon médecin m’annonce – après avoir pris ma tension – que je me porte comme un jeune homme, ma tension n’a pas été aussi basse depuis 20 ans. Que dire de plus ? Merci coach ! Bien entendu nous remettons ça l’année prochaine avec Thierry, pour la prochaine édition du marathon, on ne change pas une équipe qui gagne.

SITE COACHINSEME

Les muffins militants

On me demande souvent comment j’ai fait pour perdre 30 kg lors de ma préparation du marathon de Paris : « c’est extraordinaire ! « , « Fantastique ! », « Ca doit-être difficile ? » Mais vous n’avez pas idée mes braves amis ! Mon épouse est un cordon bleu. Ces plats véganes feraient le désespoir d’une armée de curistes. Aujourd’hui elle a passé la journée devant les fourneaux pour préparer une ses spécialités véganes, les muffins bananes/chocolat, bananes/cranberry, bananes/pecan. Sérieusement vous trouvez que je n’ai pas de mérite d’avoir perdu 30 kg ? Ok, ok, j’avoue ce n’est pas pour moi. En fait cette montagne de patisseries est destinée à L214 qui organise le « Paris – Worldwide Vegan Bake Sale », nous en prélèveront une partie pour le petit-déjeûner des militants de l’Action Anti Braconnage A Herblay. Nous serons en tournage dans le cadre de VEGAN MARATHON sur ces 2 sites ainsi que à happening Géant en plein centre de Limoges contre l‘Usine 1000 Veaux, et à l’organisation d’une équipe de runners végans pour le prochain marathon de Paris. Alors si vous souhaitez découvrir les fabuleux muffins de mon épouse, il va falloir venir aux actions :
1/ Action Anti Braconnage A Herblay : https://www.facebook.com/events/1389038644522286/
2/ Paris – Worldwide Vegan Bake Sale : https://www.facebook.com/events/346578195740009/
3/ Usine 1000 Veaux : Happening Géant en plein centre de Limoges ! : https://www.facebook.com/events/223174938148442/

Un marathon sous le signe de la cause animale

Arrivé au terme de ce marathon avec nos amis militants. La dernière course fut à l’image de cette journée, fraternelle et placée sous le signe de la cause animale. J’ai été très touché par votre engagement immense, les vrais warriors c’est vous. Le travail de sensibilisation a été fantastique tout au long de cette journée. Merci aussi à tous mes amis et mes proches, à Paris à Dublin et en Corse qui m’ont soutenu de manière si active. J’ai pu aller au delà du mur grace à vous, mais il nous reste tant de murs à abattre ensemble !

(photo Caroline Richard Sevilla)

L’histoire d’une renaissance

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Vegan Marathon c’est l’histoire d’une renaissance. Magà Ettori, a 45 ans et pèse 140kg, il fait des apnées du sommeil (potentiellement mortelles) et de l’hypertension. Magà a toujours souhaité participer à un marathon mais à la suite d’un accident, puis de greffes d’organes qu’il a dû subir, il a arrêté le sport. Pourtant son vieux rêve persiste, plus présent que jamais. Il se confie à un ami coach sportif, qui arrive à le convaincre que le pari est possible et que Magà – qui est vegan – pourrait courir pour lui et pour la cause animale. Magà Ettori est prêt à relever le défi. Il espère revenir au top de sa forme, perdre une quarantaine de kilos et vaincre le mur du Marathon de Paris, la course mythique de 42,195 km.

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