Des victoires pour la forêt amazonienne

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La communauté indigène des Ashaninkas de la forêt amazonienne vient de remporter une victoire importante contre les sociétés forestières qui, depuis 1980, ont déboisé illégalement leurs terres.

Ce procès a duré 24 ans, et il va encore continuer. Un accord d’indemnisation a été signé et le montant sera versé à la tribu Ashaninka. Cependant, le STF (Brazilian Federal Supreme Court) va aussi juger sur les actes criminels contre l’environnement et la forêt.

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La tribu des Ashaninkas sera indemnisée à la hauteur de 3 millions de dollars par la société forestière. La lutte entre les indigènes habitant dans la forêt amazonienne et les sociétés forestières date de longues années.

Entre 1981 et 1987, les sociétés forestières de la famille Cameli ont abattu illégalement des milliers d’arbres dans la réserve indigène de Kampa do Rio Amônia, au Brésil. Pour entretenir leur industrie de vente de bois pour la construction de meuble en Europe, la société a pillé un quart des terres de la réserve des indigènes qui se situe à la lisière de l’État d’Acre, au Brésil.

Parmi les décisions prises, la famille Cameli a été condamnée à payer une amende de d’environ 2,4 millions de US$ à la communauté Ashaninka et 1 million de dollars au Fond de défense des droits de l’homme. La famille Cameli doit en outre présenter ses excuses publiques à la tribu des Ashaninkas. Une victoire qui vient s’ajouter à celle des Waoranis qui en remportant le 26 mai 2019 un procès à Puyo, capitale de l’État de Pastaza contre des sociétés pétrolières, a permis de sauver des millions d’hectares de forêt tropicale.

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La lutte des Aucas

Les Waorani sont une des treize nationalités indigènes reconnues par l’Équateur. Les quelques 4800 membres vivent en Amazonie équatorienne, sur 8000 km2 de jungle. Ils se considèrent comme les gardiens de la forêt amazonienne. Ils sont d’ailleurs souvent désignés par les populations d’autres régions par le terme péjoratif « Aucas », qui signifie en quechua « gens de la forêt, sauvages ».

peuple indigène

Depuis 1990, la loi reconnaît leur souveraineté, cependant le sous-sol appartient à l’État. En théorie, les communautés doivent être consultées avant toute opération d’exploration ou d’exploitation sur leurs terres ancestrales. Les ravages de l’exploitation pétrolière en Amazonie L’industrie pétrolière est un des piliers de l’économie de l’Équateur. Pourtant, l’exploitation du sol pour l’extraction pétrolière est source de nombreuses catastrophes écologiques : déforestation, contamination de l’eau et du sol, disparition de la faune et de la flore, et menace pour les tribus indigènes.

En 2012, 1800 km2 de terres Waorani sont mis aux enchères pour la vente à des compagnies pétrolières. Une consultation de la tribu a eu lieu selon le gouvernement équatorien, mais les Waorini se considèrent comme dupés. Le Défenseur du peuple et 16 communautés Waoranis ont ainsi porté plainte.

Waoranis celebran fallo que evitará extraer petróleo | Ecuador ...

Le 26 mai 2019, le tribunal de Puyo a donc rendu sa décision en faveur du peuple Waorani. Le projet portait atteinte au droit constitutionnel des peuples à l’autodétermination et à être consultés sur l’extraction de ressources non renouvelables dans leur habitat. Le jugement suspend alors l’entrée des compagnies pétrolières sur leurs terres en Amazonie. Cette victoire du peuple Waorani en première instance est ainsi une affirmation de leur opposition à la présence de compagnies pétrolières sur leur territoire, est également une victoire historique en termes de souveraineté, de droit des peuples indigènes et d’environnement.

Mais le chemin à parcourir est encore long.  La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint un nouveau sommet au cours des quatre premiers mois de l’année, selon des données publiées vendredi par l’Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE), qui utilise des images satellites pour suivre la destruction: ce sont 1.202 kilomètres carrés de forêt qui ont disparu de début janvier à fin avril 2020.

1 réflexion sur « Des victoires pour la forêt amazonienne »

  1. Certes une grande victoire, mais il n’en demeure pas moins qu’il y a eu 1202km carrés, juste en 2020 de forêt détruite…….quand cela va-t-il cesser 😭

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