Top aliments contenant du fer pour devenir Popeye

Manger des morceaux de cadavres ?

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Ok, ok pas très élégant… mais vous voyez bien l’idée ? 

Pas de viande, d’accord mais alors comment on devient comme Popeye (pas un hasard si sa femme s’appelle Olive) quand on est végétalien ou végétarien ? C’est facile, on mange des produits qui contiennent beaucoup de fer. Pas forcément en conserve d’ailleurs. Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Un manque de fer peut menacer l’oxygénation tissulaire ou le système immunitaire. Et l’inverse ? Un excès de fer augmente les risques d’intoxication hépatique. Il semble nécessaire d’adapter la nutrition sportive à la discipline pratiquée. De même, il est essentiel s’assurer que le déficit est réel. Si c’est le cas, la supplémentation n’est pas la seule priorité mais figure seulement parmi les nombreuses actions d’une stratégie en micronutrition.

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Nous disposons d’environ 35 à 50 mg de fer/kg de poids corporel, soit l’équivalent de 3 à 4 g pour un adulte. Nos réserves tiennent donc dans une cuillère à café. La majeure partie est attachée à l’hémoglobine du sang (65 à 70 % du pool), à la myoglobine du muscle (3 à 4 % du pool) et à certaines protéines cellulaires (cytochromes). Ce qui signifie que le reste est stocké dans d’autres protéines de réserve (ferritine, hémosidérine), s’associe à diverses enzymes (déshydrogénase, hydroxylase), et circule dans le sang lié à la transferrine. Compte tenu de son caractère pro-oxydant, le fer n’existe pas sous forme ionisée libre.

Habituellement, un adulte perd en moyenne 1 mg de fer/jour via les sécrétions digestives, l’urine, la desquamation de la muqueuse intestinale et de la peau. La fuite est accentuée chez les femmes lors des épisodes de règles (parfois jusqu’à 40 mg de pertes/cycle). Il est certain que l’activité sportive pratiquée de manière régulière expose les pratiquants à un risque de déficit plus élevé. En effet, l’ischémie intestinale (chute de l’irrigation de l’intestin au profit de celle des muscles, de la peau et du cerveau) qui accompagne l’effort physique est un facteur d’agression de la muqueuse et d’émission de sang dans les selles. L’absence et l’insuffisance d’hydratation à l’effort aggravent ce phénomène.

VEGAN MARATHON - Magà Ettori Janette Alan Murray - cuilleres - MARATHON DE PARIS 2018
A table !

Si comme Janette et Alan et moi vous avez fait des marathons (enfin moi c’est 3 et eux 500), vous devez savoir que l’onde de choc provoquée par l’impact du pied sur le sol accroît le danger d’une rupture de la membrane des globules rouges et donc d’une hémolyse intravasculaire. De surcroît, l’excès de graisses saturées et les carences en acides gras insaturés au sein de celles-ci augmentent leur rigidité et par conséquent, leur fragilité. L’hématurie (présence de sang dans les urines) serait également générée par la propagation de cette onde choc. En outre, la course en descente, à l’origine de contractions musculaires excentriques, amplifie l’atteinte des fibres. Les microhémorragies et la réponse inflammatoire subséquentes accentuent les déperditions martiales. Par ailleurs, la hausse du débit cardiaque, l’accélération du flux sanguin et les turbulences vasculaires qui accompagnent une activité sportive occasionnent un stress mécanique pour les globules rouges. L’obligation pour ces derniers de se déformer pour franchir les capillaires et les chocs subis contre la paroi des vaisseaux élèvent leur risque de rupture et la fuite du fer.

C’est bien beau tout ça, mais on mange quoi pour avoir du fer ? 

1. Le cumin : 66 mg pour 100 g

Le cumin est l’épices est la plus riche en fer des épices. Elle contient 66 mg de fer pour 100 g d’épices. Le curry (29.7mg), la cannelle (8.3g) et la poudre de Méloukia sont aussi des épices riches en fer. Elles contribuent peu à nos apports car nous ne les consommons pas en grande quantité. Néanmoins, il ne faut pas hésiter à en parsemer vos plats, car elles ont bien d’autres vertus nutritives (anti-oxydantes, anti-infectueuses). Elles facilitent la digestion et soulagent les brûlures d’estomac.

2. Le thym : 30 mg pour 100 g

Cette plante aromatique qui abonde de fer. Dans 100 g de thym, on trouve 30 mg de fer. En plus, elle soulage la toux (à consommer sous forme de tisane) et aide à traiter la bronchite. Elle a une activité bénéfique sur la plaque dentaire (à utiliser en gargarisme et bain de bouche). Grâce à ses vertus anti-septique, le thym soulage les inflammations cutanées (cataplasme). L’un des constituants du thym, le carvacrol, pourrait même avoir des effets relaxants sur les personnes atteintes d’anxiété. N’hésitez donc pas à assaisonner et parfumer vos plats cuisinés avec cette herbe magique

3. La spiruline : 28.5 mg pour 100 g

Cette micro-algue (d’eau douce), très riche en minéraux et vitamines, possède des propriétés étonnantes. Alternative aux protéines animales par excellence, elle contient aussi une grande quantité de fer mais aussi des omégas 6, de la chlorophylle, des oligo-éléments et des minéraux. La structure de la cellule est fine, ce qui lui donne l’avantage d’être facilement assimilable par l’organisme. Vous pouvez la consommer sous forme de complément alimentaire 100% naturel (poudre ou gélule).

4. Le sésame : 16.6 mg pour 100 g

Sous forme d’huile, de purée (tahin) ou de graines, le sésame présente de multiples bienfaits pour la santé. Comme la spiruline, le sésame constitue un apport en protéines végétales intéressant en plus de son apport en fer. Ses graines sont également bénéfiques pour la digestion, du fait de leur bonne teneur en fibres. Le sésame n’est pas en reste concernant les oligoéléments: potassium, zinc, magnésium, calcium et phosphore. Le sésame s’intègre facilement à vos recettes salées et sucrées.

5. Le soja : 15.7 mg pour 100 g

Riche en protéines et en fer, le soja contient également des graisses insaturées, plus recommandées que les graisses saturées des produits animaux, souvent consommés en trop grande quantité. A consommer sous toutes ses formes: pousses de soja, lait, tofu, seitan.

6. Le chocolat noir : 10.7 mg pour 100 g

Le chocolat noir (minimum 70% de cacaco) n’a plus sa réputation à faire. Riche en fer avec ses 10.7g, c’est aussi une excellente source de magnésium (30g/100g) et d’antioxydants. Il aurait même une action protectrice contre les maladies cardio-vasculaires en préservant la santé de nos artères.

7. Noix de cajou : 6 mg pour 100 g

Les noix de cajou sont particulièrement recommandées pour faire le plein de fer avec ses 6 mg pour 100 g de noix. Oléagineux au même titre que les noisettes (3.5 mg de fer pour 100g de noisettes), les noix de macadamia (3.9 mg), les pistaches (3.9 mg) et les amandes, les noix de cajou sont riches en lipides et en acides aminés mono-insaturés (le bon gras), identiques à ceux de l’huile d’olive vierge extra. Elles constituent un en-cas intéressant sur le plan nutritionnel à condition d’être consommées en quantité raisonnable. Préférez-les bio, achetées en vrac et surtout nature car le sucre ou le sel ajouté lorsqu’elles sont grillées ou caramélisées les transforment en petites bombes caloriques.

8. Les pignons de pin : 5.5 mg pour 100 g

Aussi petits que précieux, les pignons de pin sont des graines comestibles de certaines variétés de pin. Ils contiennent la plupart des nutriments essentiels: glucide, protéines, lipides, calcium, fibres. Avec ces 5.5 mg de fer, c’est une source ferrique intéressante. Vous pouvez enrichir vos sauces, vos salades et tartines avec ces petites graines, véritable trésor de la cuisine.

9. Les graines de tournesol : 5 mg pour 100 g

Tout comme les pignons de pin, n’hésitez pas à agrémenter vos recettes de graines de tournesol pour ajouter un peu de croquant tout en bénéficiant de leur apport en fer. Les graines de tournesol sont aussi source de calcium et de magnésium. Leur teneur en acide gras polyinsaturés en font un aliment de choix pour la santé des artères mais aussi de la peau et des cheveux. Riches en fibres, elles sont également bénéfiques à la digestion.

10. Les haricots rouges : 5 mg pour 100 g

Reconnues comme un super-aliment, les haricots rouges sont une source intéressante de fer. Cette légumineuse a divers bienfaits sur la santé comme un meilleur contrôle du diabète et une diminution du risque de maladies cardio-vasculaires. En complément de céréales, les haricots remplacent l’apport de protéines animales.

11. Les lentilles : 3.3 mg pour 100 g

Autre source de protéines végétales, les lentilles sont parmi les plus digestes de légumineuses grâce à sa teneur en fibres et des plus riches en fer. Riches en anti-oxydants,elles protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. En salade, avec une vinaigrette légèrement relevée de moutarde, elles sont exquises.

12. Les olives : 3.3 mg pour 100 g

L’olive est fréquemment utilisée pour son goût fruité et ses multiples vertus: baisse de la tension artérielle, prévention des maladies vasculaires, minimisation de certains effets nocifs de la pollution, réduction des risques de cancers. Ce n’est donc pas par hasard si le régime crétois est un des meilleurs pour la santé. En plus de ses milles vertus, elle est une contient 3.3 mg de fer pour 100 grammes de fruits.

Et si tout ça ne suffit pas à devenir Popeye pense à te préparer une bonne soupe d’ortie hyper riche en fer mais aussi en protéines végétales, vitamine C, pro-vitamine A, calcium, potassium et flavonoïdes, l’ortie est une source abondante de nutriments et d’antioxydants qu’il fait bon mettre dans son assiette. Comme dit le proverbe irlandais : “En mai, trois bons repas d’orties écartent toutes les maladies”. Voilà une recette.

SOUPE D’ORTIES

Commence par faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans un grand faitout.

Épluche l’oignon et l’ail puis émince-les. Faire suer l’oignon dans le faitout pendant 2 à 3 minutes puis ajoutez l’ail.

Ajoute les feuilles d’orties préalablement nettoyées sous l’eau et essuyées puis les faire cuire pendant 5 minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles aient bien fondues. Une fois qu’elles sont cuites, les retirer du feu.

Épluche puis coupe la pomme de terre en petit dés.

Faire chauffer une casserole d’eau salée et faire cuire les dés de pommes de terre.

Une fois que les pommes de terre sont cuites, ajoute les aux orties dans le faitout.

Dans une autre casserole, faire chauffer le bouillon de légumes.

Lorsque le bouillon est à ébullition, mélange le à la préparation d’orties en remuant tout doucement, puis laissez reposer le tout quelques minutes.

Passe le tout au mixeur. Sale et poivre la soupe aux orties.

Sert la soupe aux orties bien chaude avec une cuillère de crème fraîche végétalienne et hop en fin de soirée tu es Popeye ou Olive (moi je préfère Olive, elle est plus intelligente).

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