Les animalistes corses tirent (sur) la chasse

florenceUn courant progressiste traverse la Corse dans tous les domaines, et l’espoir semble renaître dans de nombreux secteurs d’activités. Après les sombres et mortifères années de plombs, l’air du maquis supplante enfin les vents marins. Les clanistes ne sont plus aux affaires, et les idées emergent. Annata di ghjanda, i porchi si basgianu dit le proverbe (les années où il y a des glands les cochons s’embrassent), et c’est un peu l’idée, le bien-être bénéficie à tou.te.s, et c’est bien la moindre des choses. Parmi ces idées qui emergent aujourd’hui – et qui ne pouvaient pas exister hier -, il y a celles liées au bien-être animal, à l’écologie, aux droits de l’homme, à l’antispécisme. Oui pèle-mêle, cela n’a pas de sens, mais chacun y trouvera les siens, tant que les intentions sont bonnes et les démarches audacieuses. Un article de Sandra Carlotti dans le Corse-Matin du jour, fait la part belle et offre une tribune bienveillante à Florence Juralina (Parti Animaliste) et Laurence Costantin (Global Earth Keeper), contre les cirques avec animaux et pour,… ohhh fichtre… pour attaquer la sacro-sainte chasse de loisir. Ce n’est plus du progressisme c’est une révolution ! Laissons taire les esprits chagrins qui diront que ce chien devant un ordinateur est une vision anthropomorphiste, voir pire que ce cliché réduit les animalistes à des ultrasensibles qui voudraient donner aux animaux les mêmes droits que les humains. Nous autres animalistes savons bien, que si nous donnions les mêmes droits que les humains aux animaux, ils n’en voudraient pas. Ils ne sont pas fous.

Les petites victoires

IMG_4295Je suis runner ! Oui vous savez, un de ces fous qui courent sur le bord de la route dans la brume, la neige, la boue et la pluie. Je prépare le marathon de Paris, et ne lâche pas la ligne d’arrivée des yeux. Le 19 novembre dernier j’ai eu une première victoire sportive, un semi-marathon que j’espérais finir en 2h45 (une prouesse étant donné mon poids), que j’ai finalement bouclé en 2h30. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai continué à augmenter ma vitesse jusqu’à arriver à des courses à 10km/h (merci coach). Mais à vrai dire, je n’ai pas pris le temps de savourer chaque petite victoire. Aujourd’hui, je m’interrogeais pendant mon run :  « Et si nous fêtions nos petites victoires ? » Mes entraînements de la semaine dernière ont été épouvantables, très difficiles. Le seul point positif c’est que je suis allé au bout du bout. Ok, sérieusement je frisais à peine le 8km/h, mais je vous rappelle qu’il y a 18 mois je pesais 140kg et je courais sur quelques centaines de mètres à 6 km/h. Les dernières courses ont donc été à la limite de l’indécence, je bavais, soufflais, et transpirais en silence dans la froideur mortifiée de l’hiver. Il est toujours possible de trouver des explications, plus ou moins fallacieuses, plus ou moins justifiées. Le temps, le froid, la nuit, la pluie, la lune,… mais en fait la seule explication qui se tienne c’est que dans une saison sportive, il y a des hauts et des bas. Les véritables performers le savent, c’est précisément dans les situations difficiles que l’on peut parler de dépassement de soi. Du coup ma course d’aujourd’hui à 8,6Km/h peut apparaître comme une petite victoire, et si j’en parle c’est simplement que je demeure convaincu que nous devons fêter nos victoires avec enthousiasme, toutes nos victoires, petites et grandes comme si c’était la dernière.