Une victoire pour le monde animal

taureau-sangL’histoire raconte qu’en 585, un concile se serait tenu à Mâcon pour trancher une épineuse question :  »la femme a-t-elle une âme ? » Et bien oui ! La femme a une âme et les animaux aussi. Ce sont tout au moins des êtres vivants doués de sensibilité,… je veux dire les animaux… enfin… les femmes… vous m’avez compris ? De fait, l’Assemblée Nationale a adopté une disposition qui leur reconnaît cette qualité symbolique (aux animaux). En avril dernier les députés avaient rejeté le texte final des amendements écologistes souhaitant aller plus loin ainsi que ceux de l’UMP visant à restreindre sa portée.  Les députés ont voté l’article alignant le code civil, qui considère les animaux comme des biens meubles, sur les codes pénal et rural qui les reconnaissent déjà comme des êtres vivants et sensibles. La mesure avait été critiquée aussi bien par certains défenseurs des animaux, qui estiment qu’elle est dénuée de portée pratique, que par la FNSEA, principal syndicat agricole, qui craignait que cette mesure ne remette en cause la pratique de l’élevage.  L’Assemblée avait introduit cet amendement porté par le député socialiste des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany, dans le projet de loi de modernisation et de simplification du droit, ensemble de mesures juridiques très diverses qu’avait déjà voté le Sénat.  Cette modification législative fait suite à une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection animale 30 Millions d’amis, et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels. Par la suite, députés et sénateurs ont échoué à se mettre d’accord sur une version commune du projet de loi, le désaccord portant non sur la disposition relative aux animaux mais sur une habilitation donnée au gouvernement pour modifier le droit des contrats et obligations.  Une adoption définitive avant la fin de l’année ?  De ce fait, le projet de loi, dans sa version établie par l’Assemblée, doit de nouveau être examiné par chacune des deux chambres, avant d’être définitivement adopté par l’Assemblée, qui aura le dernier mot. Ce vote favorable permet de franchir une étape déterminante dans la modification du statut juridique de l’animal figé depuis 1804 dans le Code civil. La société évolue positivement, réjouissons nous de cette victoire contre l’obscurantisme.

Le poing levé

poing-leveLe poing levé

Ce soir, au pas de course, j’ai traversé la Cité.

Ma silhouette valsait sur le bitume mouillé.

Elle disparu sous un néon, se mit à ondoyer,

puis repris sa filature avec assiduité.

Un guerrier-messager entra dans la légende,

proclamant « Nenikekamen », nous avons la victoire !

Les grecs, les perses, telle l’ombre d’un soir,

ont dansé à Marathon, la triste sarabande.

A l’instar du coureur, allant jusqu’à trépas,

Il me fallait lutter, à chacun de mes pas,

convaincre mon corps de survivre à l’effort,

et échapper aux véhicules, chaloupant de tous bords.

Des ruisselets se formaient sur l’avant des pare-brises,

se transformaient en torrents ; les cieux en écumoire.

Je contournais une flaque, descendis du trottoir

en esquivant un engin, à la trajectoire indécise.

Pour éviter les opportuns, je pris une route sombre,

une voie parallèle, avalée par la pénombre.

Par habitude, par crainte, redoutant les embûches,

j’enfonçais mon bonnet, resserrais ma capuche.

L’averse se fit déluge, les ténèbres devinrent orages.

La pluie m’accompagnait, crépitant sur les murs.

J’allongeais la foulée, écoutant le murmure

des flots en cascades qui débordaient des nuages.

La foudre me frappa. O pas un éclair de génie,

mais juste une petite idée, qui vous change une vie.

Dans un sourire, j’enlevais mon bonnet et ma veste,

oubliant…, non ! Défiant les fureurs célestes.

Je me mis à courir tête nue, paumes ouvertes,

un animal retrouvant la nature sauvage,

à l’heure des premières fois, des découvertes,

des rebellions. Un opprimé refusant l’esclavage.

Ce sourire s’opposait au destin, au désespoir,

provoquant la fatalité, Chronos, Zeus et Hadès,

Mon ombre qui courait à Athènes près de Phidippidès,

escalada l’Olympe, le poing levé vers la gloire.

Magà Ettori, 02/07/1992 – Ajaccio

La révolution corse au journal de 13h

Lien vers le journal de 13h – Jean-Pierre Pernault présente  »la Révolution Corse »

MAGA ETTORI - TF1 - JOURNAL DE 13H

Jean-Pierre Pernault présente  »la Révolution Corse » le spectacle musical de Magà Ettori au journal de 13h (TF1). Après le Casino de Paris et le Bataclan la troupe de la Révolution Corse se produit au Palais des Sports.

dégénérescence identitaire

 »Ce rappeur a une tête de dégénéré. De près ou de loin, je ne vois pas ce qu’il y a de corse dans tout ce qu’il peut faire. Grâce à Dieu, les (vrais) Corses ne sont pas encore tout à fait semblables à ces figures pathétiques importées des banlieues françaises. », voici le genre de commentaire que l’on pouvait lire suite à la mise en ligne du clip de Beli Blanco Vittoria (ci-dessous).

Dans l’antiquité romaine, le verbe degenerare, emprunté au domaine de l’agriculture, est fréquemment utilisé dans le champ de la morale et de la filiation. Alors il n’est jamais utilisé pour décrire une difformité physique, mais signale exclusivement un écart de caractère ou de conduite. La moralité, nous y reviendrons. Nous disions donc un rappeur avec « une tête de dégénéré » (sic), simple provocation d’anonymes masqués derrière des écrans (ici ou ailleurs) ou véritable malaise de société se traduisant par des messages de haine et de racisme ?  »ces figures pathétiques importées des banlieues françaises », nul besoin de les importer. Heureusement nous avons les nôtres, des dégénérés bien à nous, à l’usu nustrale, estampillés made in Corsica. On envisageait même de faire une demande d’AOC, alors vous imaginez si on veut préserver toute la spécificité de la dégénérescence identitaire. A force de parler de corsitude, il va falloir un jour déterminer des critères, établir un cahier des charges, faire un état des lieux de notre culture, et pire encore de notre économie. Une étude récente a calculé l’indice de bonheur des différentes régions françaises. La France, un des pays les plus angoissés du bloc occidental (voir sa consommation de psychotropes), qui offre à la Corse un nouveau podium : avec la Normandie et la Franche-Comté, l’ile fait partie du groupe de régions les plus anxieuses de France. Ok, cette étude est hautement subjective. Allons donc vers du concret, des chiffres bien officiels. Plaident-ils en faveur de notre créativité ? Zone la plus criminogène d’Europe, région où le plus d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté (en 2007, 18,8 % de la population étaient considérés comme pauvres avec un taux de précarité pour les jeunes de 22 %), une personne sur trois seulement est dans la population active, région où le coût de la vie est le plus élevé (les prix des produits alimentaires étaient en 2006 supérieurs de 9,7 % par rapport au sud-est de la France et jusqu’à 20 % supérieurs pour les légumes), trois personnes sur quatre sans emploi, cinq personnes sur six travaillent dans le secteur public. Je pourrais en aligner des kms comme cela. Certes ce sont des indices, des chiffres plus ou moins interprétables. Pourtant la Corse semble définitivement prisonnière d’un modèle de développement au sein duquel la croissance est nourrie par l’investissement public, une fréquentation touristique balnéaire et un secteur de la construction qui bénéficie des deux autres et attise les convoitises. Au passage disons que 44 % des logements neufs construits entre 2003 et 2008 sont acquis par des personnes extérieures à la Corse au moment de l’achat. Le poids des résidences secondaires est écrasant, alors que les achats par les ménages s’installant dans l’île ne pèsent que 5 % du marché neuf. Ce qui revient à dire qu’il est presque aussi difficile de se loger en Corse qu’en Ile de France.

Et dire que pour assurer l’avenir de nos enfants nous ne pouvons même plus compter sur les bonnes vieilles administrations et l’ancestral chantage à l’élection. Le secteur public, nous le savons, va subir un choc récessif, cette fois via la baisse et le gel des dotations nationales et européennes, principales sources de recettes pour les collectivités locales. Ceci implique moins d’emplois publics et une capacité réduite pour l’investissement. Or, nous l’avons dit le secteur public pèse 30 % du PIB et a été la source du quart de la croissance de l’île sur la dernière décennie. Le PEI 3e version permettra de limiter la pression récessive mais pas de la compenser. Bien loin d’être protégée de la crise par le poids des administrations et l’importance des transferts qu’elle reçoit, l’île va passer un mauvais quart d’heure. Nous nous dirigeons donc vers un décrochage progressif du niveau de vie des habitants via une érosion du pouvoir d’achat et des transferts. Et bien entendu avec le corolaire de violence qui va avec.

A l’abri des home-jacking, retranchés dans leur tour d’ivoire, certains élus se passent le flambeau de génération en génération, ils cumulent les mandats avec frénésie (pourvu que ça dure). Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de,… les capitaines d’épaves s’accrochent à leurs sièges électoraux, sans doute de peur de se faire botter les fesses. Mais la Corse d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier et encore moins celle de demain. Combien de temps encore ces saboteurs mettront-ils à avouer leur maladie honteuse ? La fameuse maladie hollandaise. Non je ne parle pas de la Coupe UEFA de 78 qui a vu le sacre du PSV Eindhoven contre le Sporting de Bastia, ni même du Président de la République. Je ne fais pas non plus allusion à une quelconque monarchie héréditaire, mais bien à l’absence de talent et de vision qui caractérisent nos dirigeants. Une médiocrité inversement proportionnelle à leur moralité qui nous a conduit dans l’impasse actuelle. Dans l’île, ils sont corrompus par la mafia, poursuivis par les juges, jugés par le peuple, et pourtant toujours là, encore et encore. Si nous mettions leurs vidéos en ligne – en même temps que leurs déclarations de patrimoine – il y aurait sans doute un petit malin pour dire :  »ces politiques ont des têtes de dégénérés ! »

Toiles codes-barre

La création d’Adrien Martinetti est définitivement vivante, en évolution, en phase avec son temps, et citoyenne.  Adrien invente des images, des mots, des tableaux numériques, des toiles et des codes-barre. Chacune de ses oeuvres est une nouveauté, chacune de ses oeuvres renouvelle l’intégralité de sa création, chacune de ses oeuvres est la vie. Une création riche, foisonnante, résultante d’un renouveau esthétique, artistique et culturel, mais aussi technique et technologique. Pour Adrien les réseaux sociaux, les technologies numériques et digitales sont des instruments de création au même titre qu’un corps ou une toile. Adrien Martinetti 1 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 2 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 3 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 4 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 5 (Magà Ettori - Blog)Crédit photos : Dumè Susini – Corse Net Infos

 

Sport & cinéma

ARIAKINA ETTORI - ONDALINA ETTORI - RENCONTRES DU CINEMA NEO CONTEMPORAIN 2012 - Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel - LE PLUS COURT EN CORSE - Musée de la Corse2012, la fin du calendrier Maya, a vu se succéder de très nombreux événements liés aux festivités du 20ème anniversaire de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel ( »La conquête des ondes », signature de la  »Charte Ciné Corsica »,  »Assises de la Culture », ateliers, tournages, projections, débats, …). Il nous importait de conclure cette année faste, par un feu d’artifice culturel et cinématographique : la deuxième édition des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». Un alibi  pour faire entendre la voix des créateurs, certes, mais une vraie réussite au vu de la qualité des œuvres projetées.  Le thème choisi pour ces rencontres est   »sport & fin du monde ». Le sport dans le cinéma donne à réfléchir. Lié à d’autres thèmes comme l’amour, la haine, la rédemption, la réussite sociale, le sport apporte un éclairage différent sur nos vies et nos sociétés. Il met en scène des histoires ou tout est possible le temps d’un match, d’une course, d’un combat ou d’un entraînement. Il offre la vision d’un monde meilleur, où certains fléaux de la pensée humaine tel que le racisme, l’intolérance, la cupidité, la bêtise, l’orgueil –  j’en passe et des meilleurs -, ont moins d’importance. En effet, dans ce type de films le Bien l’emporte souvent, et à la fin la justice est rendue. Ok, ok, ne me citez pas toutes les tragédies, longue vie aux chevaliers blancs. Les mondes du cinéma et du sport semblent bien différents, et pourtant ils comportent nombre de points communs : des stars et des étoiles filantes, des spectateurs, des acteurs, et des performances bonnes ou mauvaises, du spectacle, de la concentration, des gestes et des mots rituels, des attitudes, du dépassement de soi, de la compétition, de l’argent… Ah ! J’entends un bruissement lointain ? la litanie de Tom Cruise dans  »Jerry Maguire » :  »show me the money (gagne moi le blé) » ; à moins qu’il s’agisse des  affiches des Rencontres du Cinéma Néo Contemporain emportées telle la plume de  »Forrest Gump ». Sur ces affiches, nous avons voulu y rendre hommage à Raimu et Fernandel en adaptant l’image des  »Rois du Sport » (autant que faire ce peu) ; autre possibilité – à propos du bruissement – peut-être qu’il s’agit des échos de la pièce deFrancis Veber qui conclue notre manifestation,  »Cher Trésor » avec Gérard Jugnot, Alexandra Vandernoot, Eric Le Roch, Michèle Garcia, Philippe Beglia et Claude Brécourt. Platon était d’avis que la pratique du sport est essentielle pour les gardiens de la cité,  »mens sana in corpore sano ». L’inventeur de la théorie des idées assurait :   »on ne s’engage dans la gymnastique qu’avec l’objectif d’éveiller l’ardeur morale de sa nature ». L’activité sportive doit donc revêtir – selon Platon – un rôle éducatif, mais un rôle tel que le sport ne peut valoir qu’en tant qu’il sert autre chose – le caractère, la personnalité, et bien entendu  l’âme. Montaigne ajouterait que les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables. Nos instructeurs sont pléthores tant dans le sport que dans le cinéma. Magiciens, mystificateurs de l’instant, passés maîtres dans l’art de distiller du plaisir à son public, les sportifs comme les cinéastes savent, créer de l’émotion. Un travelling parfaitement exécuté ou inattendu, une balle dans un filet, un mot, un regard, un sourire, une larme, un baiser, une défaite, une victoire, oh oui LA victoire, un vrai happy end de cinéma. Quand les héros luttent contre le destin, que Goliath est un peu trop grand, une équipe trop puissante, un pont trop loin, une femme trop femme, … et que contre tout attente, dans la sueur et les larmes, la victoire s’arrache telle une conquête inaccessible, ça c’est de l’émotion, ça c’est le graal du cinéma, la quête suprême. Dés les prémisses du cinéma, les créateurs se sont emparés de ce sujet hautement cinégénique qu’est le sport. On ne compte plus les chefs-d’œuvres depuis  »La Course à sac » filmée par les frères Lumière en 1895, considéré comme le premier film sur le thème du sport, au  »Stratège » de Bennett Miller en passant par  »Les Chariots de feu »,  »Le Meilleur »,  »Coup de tête »,  »The Last Boy Scout »,  »Space Jam »,  »Goal’‘,  »L’Enfer du Dimanche »,  »Finding Forrester »… Et nous ne parlerons pas du noble art, si, un peu tout de même. La boxe est à ce jour le sport le plus représenté sur grand écran. En soi, la boxe constitue un sport et un divertissement spectaculaire, certes, mais aussi un sport extrême, susceptible d’entraîner la mort. Ne serait-ce que cela, suffit à en faire un bon sujet pour le cinéma. Eros et Thanatos sont définitivement des stars du grand écran. La boxe réunit tous les ingrédients du conte pour adulte. Le boxeur suit souvent un parcours initiatique (parfois en 3 actes) comme les odyssées et les aventures antiques : jeune, sous l’impulsion d’un mentor aussi appelé un passeur, débute son initiation, non seulement des rouages de sa discipline mais aussi et surtout des meilleures valeurs morales et physiques. Puis vient l’ascension vers la gloire, le passage de l’ombre à la lumière. Arrive ensuite l’heure de la défaite, de la déchéance, de la mort même et, parfois oh sublime joie, de la rédemption. Que de films sur la boxe suivent cette construction scénaristique, et parmi les plus remarquables  :   »Gentleman Jim » de Raoul Walsh,  »Body and Soul » de Robert Rossen,  »The Set-Up » de Robert Wiise, la saga  »Rocky Balboa » de Sylvester Stallone,  »Raging Bull » de Martin Scorsese,  »Hurricane Carter » de Norman Jewison,  »Ali » de Mickaël Mann,  »Million Dollar Baby » de Clint Eastwood,  »De l’ombre à la lumière » de Ron Howard, et  »Le dernier Clan » de votre dévoué serviteur. Le film/sport peut-être beaucoup plus grand, beaucoup plus ample que le parcours d’un seul individu :  »Invictus », un autre film signé Clint Eastwood, retrace l’histoire d’un homme, d’un peuple, d’une nation qui se hisse près des cieux grâce au rugby. Le cinéaste a réussi à retranscrire tout ce que le sport a de plus fort. Il se situe en 1995, sous le régime de l’Apartheid, alors que la coupe du monde de rugby se joue en Afrique du Sud. Nelson Mandela, élu président depuis peu, homme sage, intelligent, serein, et plein de convictions, va mener un combat pour le pardon et la réunification de son peuple grâce à ce tournoi. ‘’9, un chiffre, un homme » est un film écrit par Tony Parker lui même et par le réalisateur corse Jean-Marie Antonini. Le basketteur se livre dans un documentaire autobiographique. Il raconte son parcours depuis ses débuts jusqu’à ses trois titres en NBA, dévoilant une part de son intimité :  »je voulais que mes fans sachent dans quel milieu j’ai grandi, les gens qui m’entourent et m’accompagnent dans ma carrière, et surtout la place de la famille dans ma vie. Quand j’étais gamin, lorsque je regardais les vidéos sur Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird…, je me suis toujours dit que j’en ferais aussi sur ma carrière ». Ah la valeur de l’exemple, l’esprit du sport.  »9, un chiffre, un homme » sera diffusé sur la Place St-Nicolas à Bastia dans le cadre d’un partenariat avec Uniti per Natale, une association dont l’objectif est de combattre la précarité et de promouvoir la diversité. Près de 500 personnes sont attendues pour le repas de gala offert sous chapiteau, où seront présents de nombreux artistes et sportifs de haut niveau. Le lendemain toujours sur la place centrale de Bastia, de nombreuses activités culturelles et sportives seront organisées. L’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel Corse y diffusera des créations de jeunes insulaires sur les thèmes du sport. Des films qui seront également diffusés au Cinéma le Studio à Bastia et à Furiani dans le cadre d’un partenariat avec notre ami René Viale dont le soutien jamais démenti a permis de mettre en place l’opération des  »Jeunes Etoiles du Cinéma Corse ». Ondalina et Ariakina Ettori animent avec passion Ciné Rinovu, la pépinière des jeunes cinéastes, qui organise au sein des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». plusieurs ateliers d’éducation à l’image, tournages et projections. Nous arrivons à la fin… pas du Monde mais de cet édito et bien entendu, je n’ai cité que le quart du dixième des personnes qui ont collaboré à l’organisation de cette manifestation ; j’espère qu’elles ne m’en tiendront pas grief. Pour en savoir plus, je vous invite à prendre connaissance du programme complet et plus particulièrement du JOUR LE PLUS COURT organisé par le Centre National de la Cinématographie sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication et dont le relais en Corse est l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel. Sonia, Isabelle, Hélène et tous les autres ainsi que l’Agence du Court Métrage ont fait un travail formidable, et nous avons humblement essayé d’être le meilleur relais possible en Corse. Les projections sont passées d’une unique projection en 2011 à quarante-quatre projections en 2012, notre action et celle de nos partenaires – en particulier la Falep (Héloïse Pendino et Pierre Jean Rubini) a porté ses fruit. C’est aussi ça l’esprit d’équipe. Je voudrais conclure cet édito en évoquant une dernière fois cette lune de miel entre le sport et septième art, qui dure depuis plus d’un siècle. Pour nous autres créateurs cela se résume à produire, produire et produire encore. Ces rencontres sont nos rencontres, vos rencontres. Nous avons une fois de plus tenté de réunir ce qui était éparse, le meilleur de la création insulaire, celle d’ailleurs et de plus loin encore, les diffuseurs, les mécènes, et surtout ceux sans qui le cinéma n’est rien… les spectateurs.