Le poing levé

poing-leveLe poing levé

Ce soir, au pas de course, j’ai traversé la Cité.

Ma silhouette valsait sur le bitume mouillé.

Elle disparu sous un néon, se mit à ondoyer,

puis repris sa filature avec assiduité.

Un guerrier-messager entra dans la légende,

proclamant « Nenikekamen », nous avons la victoire !

Les grecs, les perses, telle l’ombre d’un soir,

ont dansé à Marathon, la triste sarabande.

A l’instar du coureur, allant jusqu’à trépas,

Il me fallait lutter, à chacun de mes pas,

convaincre mon corps de survivre à l’effort,

et échapper aux véhicules, chaloupant de tous bords.

Des ruisselets se formaient sur l’avant des pare-brises,

se transformaient en torrents ; les cieux en écumoire.

Je contournais une flaque, descendis du trottoir

en esquivant un engin, à la trajectoire indécise.

Pour éviter les opportuns, je pris une route sombre,

une voie parallèle, avalée par la pénombre.

Par habitude, par crainte, redoutant les embûches,

j’enfonçais mon bonnet, resserrais ma capuche.

L’averse se fit déluge, les ténèbres devinrent orages.

La pluie m’accompagnait, crépitant sur les murs.

J’allongeais la foulée, écoutant le murmure

des flots en cascades qui débordaient des nuages.

La foudre me frappa. O pas un éclair de génie,

mais juste une petite idée, qui vous change une vie.

Dans un sourire, j’enlevais mon bonnet et ma veste,

oubliant…, non ! Défiant les fureurs célestes.

Je me mis à courir tête nue, paumes ouvertes,

un animal retrouvant la nature sauvage,

à l’heure des premières fois, des découvertes,

des rebellions. Un opprimé refusant l’esclavage.

Ce sourire s’opposait au destin, au désespoir,

provoquant la fatalité, Chronos, Zeus et Hadès,

Mon ombre qui courait à Athènes près de Phidippidès,

escalada l’Olympe, le poing levé vers la gloire.

Magà Ettori, 02/07/1992 – Ajaccio

La Révolution corse au journal de 13h

MAGA ETTORI - TF1 - JOURNAL DE 13H

Si je suis fan de Jean-Pierre Pernault ? Mais c’est rien de le dire. Il est number one dans mon panthéon personnel. Quand il présente mon spectacle  »la Révolution Corse » au journal de 13h, c’est carrément Zeus. Voilà, après le Casino de Paris et le Bataclan la  prochaine étape c’est le Palais des Sports.

Lien vers le journal de 13h – Jean-Pierre Pernault présente  »la Révolution Corse »

Toiles codes-barre

Sur le tournage de mon dernier film, j’ai eu le plaisir d’accueillir Adrien Martinetti. Je découvre son travail qui me semble en phase avec son temps, et citoyenne. Adrien invente des images, des mots, des tableaux numériques, des toiles et des codes-barre. Chacune de ses oeuvres est une nouveauté, chacune de ses oeuvres renouvelle l’intégralité de sa création, chacune de ses oeuvres est la vie. Une création riche, foisonnante, résultante d’un renouveau esthétique, artistique et culturel, mais aussi technique et technologique. Pour Adrien les réseaux sociaux, les technologies numériques et digitales sont des instruments de création au même titre qu’un corps ou une toile. J’aime bienAdrien Martinetti 1 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 2 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 3 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 4 (Magà Ettori - Blog) Adrien Martinetti 5 (Magà Ettori - Blog)Crédit photos : Dumè Susini – Corse Net Infos

 

Sport & cinéma

ARIAKINA ETTORI - ONDALINA ETTORI - RENCONTRES DU CINEMA NEO CONTEMPORAIN 2012 - Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel - LE PLUS COURT EN CORSE - Musée de la Corse2012, la fin du calendrier Maya, a vu se succéder de très nombreux événements liés aux festivités du 20ème anniversaire de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel ( »La conquête des ondes », signature de la  »Charte Ciné Corsica »,  »Assises de la Culture », ateliers, tournages, projections, débats, …). Il nous importait de conclure cette année faste, par un feu d’artifice culturel et cinématographique : la deuxième édition des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». Un alibi  pour faire entendre la voix des créateurs, certes, mais une vraie réussite au vu de la qualité des œuvres projetées.  Le thème choisi pour ces rencontres est   »sport & fin du monde ». Le sport dans le cinéma donne à réfléchir. Lié à d’autres thèmes comme l’amour, la haine, la rédemption, la réussite sociale, le sport apporte un éclairage différent sur nos vies et nos sociétés. Il met en scène des histoires ou tout est possible le temps d’un match, d’une course, d’un combat ou d’un entraînement. Il offre la vision d’un monde meilleur, où certains fléaux de la pensée humaine tel que le racisme, l’intolérance, la cupidité, la bêtise, l’orgueil –  j’en passe et des meilleurs -, ont moins d’importance. En effet, dans ce type de films le Bien l’emporte souvent, et à la fin la justice est rendue. Ok, ok, ne me citez pas toutes les tragédies, longue vie aux chevaliers blancs. Les mondes du cinéma et du sport semblent bien différents, et pourtant ils comportent nombre de points communs : des stars et des étoiles filantes, des spectateurs, des acteurs, et des performances bonnes ou mauvaises, du spectacle, de la concentration, des gestes et des mots rituels, des attitudes, du dépassement de soi, de la compétition, de l’argent… Ah ! J’entends un bruissement lointain ? la litanie de Tom Cruise dans  »Jerry Maguire » :  »show me the money (gagne moi le blé) » ; à moins qu’il s’agisse des  affiches des Rencontres du Cinéma Néo Contemporain emportées telle la plume de  »Forrest Gump ». Sur ces affiches, nous avons voulu y rendre hommage à Raimu et Fernandel en adaptant l’image des  »Rois du Sport » (autant que faire ce peu) ; autre possibilité – à propos du bruissement – peut-être qu’il s’agit des échos de la pièce deFrancis Veber qui conclue notre manifestation,  »Cher Trésor » avec Gérard Jugnot, Alexandra Vandernoot, Eric Le Roch, Michèle Garcia, Philippe Beglia et Claude Brécourt. Platon était d’avis que la pratique du sport est essentielle pour les gardiens de la cité,  »mens sana in corpore sano ». L’inventeur de la théorie des idées assurait :   »on ne s’engage dans la gymnastique qu’avec l’objectif d’éveiller l’ardeur morale de sa nature ». L’activité sportive doit donc revêtir – selon Platon – un rôle éducatif, mais un rôle tel que le sport ne peut valoir qu’en tant qu’il sert autre chose – le caractère, la personnalité, et bien entendu  l’âme. Montaigne ajouterait que les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables. Nos instructeurs sont pléthores tant dans le sport que dans le cinéma. Magiciens, mystificateurs de l’instant, passés maîtres dans l’art de distiller du plaisir à son public, les sportifs comme les cinéastes savent, créer de l’émotion. Un travelling parfaitement exécuté ou inattendu, une balle dans un filet, un mot, un regard, un sourire, une larme, un baiser, une défaite, une victoire, oh oui LA victoire, un vrai happy end de cinéma. Quand les héros luttent contre le destin, que Goliath est un peu trop grand, une équipe trop puissante, un pont trop loin, une femme trop femme, … et que contre tout attente, dans la sueur et les larmes, la victoire s’arrache telle une conquête inaccessible, ça c’est de l’émotion, ça c’est le graal du cinéma, la quête suprême. Dés les prémisses du cinéma, les créateurs se sont emparés de ce sujet hautement cinégénique qu’est le sport. On ne compte plus les chefs-d’œuvres depuis  »La Course à sac » filmée par les frères Lumière en 1895, considéré comme le premier film sur le thème du sport, au  »Stratège » de Bennett Miller en passant par  »Les Chariots de feu »,  »Le Meilleur »,  »Coup de tête »,  »The Last Boy Scout »,  »Space Jam »,  »Goal’‘,  »L’Enfer du Dimanche »,  »Finding Forrester »… Et nous ne parlerons pas du noble art, si, un peu tout de même. La boxe est à ce jour le sport le plus représenté sur grand écran. En soi, la boxe constitue un sport et un divertissement spectaculaire, certes, mais aussi un sport extrême, susceptible d’entraîner la mort. Ne serait-ce que cela, suffit à en faire un bon sujet pour le cinéma. Eros et Thanatos sont définitivement des stars du grand écran. La boxe réunit tous les ingrédients du conte pour adulte. Le boxeur suit souvent un parcours initiatique (parfois en 3 actes) comme les odyssées et les aventures antiques : jeune, sous l’impulsion d’un mentor aussi appelé un passeur, débute son initiation, non seulement des rouages de sa discipline mais aussi et surtout des meilleures valeurs morales et physiques. Puis vient l’ascension vers la gloire, le passage de l’ombre à la lumière. Arrive ensuite l’heure de la défaite, de la déchéance, de la mort même et, parfois oh sublime joie, de la rédemption. Que de films sur la boxe suivent cette construction scénaristique, et parmi les plus remarquables  :   »Gentleman Jim » de Raoul Walsh,  »Body and Soul » de Robert Rossen,  »The Set-Up » de Robert Wiise, la saga  »Rocky Balboa » de Sylvester Stallone,  »Raging Bull » de Martin Scorsese,  »Hurricane Carter » de Norman Jewison,  »Ali » de Mickaël Mann,  »Million Dollar Baby » de Clint Eastwood,  »De l’ombre à la lumière » de Ron Howard, et  »Le dernier Clan » de votre dévoué serviteur. Le film/sport peut-être beaucoup plus grand, beaucoup plus ample que le parcours d’un seul individu :  »Invictus », un autre film signé Clint Eastwood, retrace l’histoire d’un homme, d’un peuple, d’une nation qui se hisse près des cieux grâce au rugby. Le cinéaste a réussi à retranscrire tout ce que le sport a de plus fort. Il se situe en 1995, sous le régime de l’Apartheid, alors que la coupe du monde de rugby se joue en Afrique du Sud. Nelson Mandela, élu président depuis peu, homme sage, intelligent, serein, et plein de convictions, va mener un combat pour le pardon et la réunification de son peuple grâce à ce tournoi. ‘’9, un chiffre, un homme » est un film écrit par Tony Parker lui même et par le réalisateur corse Jean-Marie Antonini. Le basketteur se livre dans un documentaire autobiographique. Il raconte son parcours depuis ses débuts jusqu’à ses trois titres en NBA, dévoilant une part de son intimité :  »je voulais que mes fans sachent dans quel milieu j’ai grandi, les gens qui m’entourent et m’accompagnent dans ma carrière, et surtout la place de la famille dans ma vie. Quand j’étais gamin, lorsque je regardais les vidéos sur Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird…, je me suis toujours dit que j’en ferais aussi sur ma carrière ». Ah la valeur de l’exemple, l’esprit du sport.  »9, un chiffre, un homme » sera diffusé sur la Place St-Nicolas à Bastia dans le cadre d’un partenariat avec Uniti per Natale, une association dont l’objectif est de combattre la précarité et de promouvoir la diversité. Près de 500 personnes sont attendues pour le repas de gala offert sous chapiteau, où seront présents de nombreux artistes et sportifs de haut niveau. Le lendemain toujours sur la place centrale de Bastia, de nombreuses activités culturelles et sportives seront organisées. L’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel Corse y diffusera des créations de jeunes insulaires sur les thèmes du sport. Des films qui seront également diffusés au Cinéma le Studio à Bastia et à Furiani dans le cadre d’un partenariat avec notre ami René Viale dont le soutien jamais démenti a permis de mettre en place l’opération des  »Jeunes Etoiles du Cinéma Corse ». Ondalina et Ariakina Ettori animent avec passion Ciné Rinovu, la pépinière des jeunes cinéastes, qui organise au sein des  »Rencontres du Cinéma Néo Contemporain ». plusieurs ateliers d’éducation à l’image, tournages et projections. Nous arrivons à la fin… pas du Monde mais de cet édito et bien entendu, je n’ai cité que le quart du dixième des personnes qui ont collaboré à l’organisation de cette manifestation ; j’espère qu’elles ne m’en tiendront pas grief. Pour en savoir plus, je vous invite à prendre connaissance du programme complet et plus particulièrement du JOUR LE PLUS COURT organisé par le Centre National de la Cinématographie sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication et dont le relais en Corse est l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel. Sonia, Isabelle, Hélène et tous les autres ainsi que l’Agence du Court Métrage ont fait un travail formidable, et nous avons humblement essayé d’être le meilleur relais possible en Corse. Les projections sont passées d’une unique projection en 2011 à quarante-quatre projections en 2012, notre action et celle de nos partenaires – en particulier la Falep (Héloïse Pendino et Pierre Jean Rubini) a porté ses fruit. C’est aussi ça l’esprit d’équipe. Je voudrais conclure cet édito en évoquant une dernière fois cette lune de miel entre le sport et septième art, qui dure depuis plus d’un siècle. Pour nous autres créateurs cela se résume à produire, produire et produire encore. Ces rencontres sont nos rencontres, vos rencontres. Nous avons une fois de plus tenté de réunir ce qui était éparse, le meilleur de la création insulaire, celle d’ailleurs et de plus loin encore, les diffuseurs, les mécènes, et surtout ceux sans qui le cinéma n’est rien… les spectateurs.

Tolérance zéro pour la maltraitance

maltraitance animal (Magà Ettori - Blog)« La négligence ou la maltraitance d’animaux doivent être condamnées avec la plus grande fermeté », a affirmé dans un communiqué de presse, Carlo Di Antonio, ministre au Gouvernement Wallon, des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine… et du bien-être animal ! Si, si, sérieusement, du bien-être animal.

Le ministre a annoncé sa volonté de mettre fin à l’abattage sans étourdissement (et après on passe à l’abolition hein). La compétence du Bien-être animal ayant été régionalisée au 1er juillet dernier, une unité Bien-être animal (UBEA) a été créée au Service public de Wallonie (SPW). Elle a lancé lundi un formulaire en ligne permettant aux témoins de négligence ou de maltraitance d’animaux de déposer une plainte auprès d’elle. Le plaignant doit s’identifier mais peut requérir l’anonymat. Un tel formulaire existait déjà au sein du Service public fédéral Santé publique. Celui du SPW possède en outre un outil de géolocalisation permettant au plaignant de déterminer avec précision où se trouve l’animal, par exemple des chevaux en prairie.

En 2013, 769 plaintes pour cas de négligence ou maltraitance animale ont été introduites, 390 avertissements dressés et 861 animaux saisis par les services fédéraux. En Wallonie, l’UBEA garantit une intervention rapide lorsque que des cas sont identifiés. « Si ces actes sont posés volontairement, les services sont chargés de faire preuve de la plus grande sévérité vis-à-vis des responsables », précise le ministre. A l’heure actuelle, les peines encourues peuvent aller d’une amende administrative de 312 euros à une peine d’emprisonnement inférieure à un an. Le juge peut également interdire de détenir temporairement ou définitivement un animal. Carlo Di Antonio plaide pour un relèvement du montant de l’amende, mais aussi pour un accompagnement des responsables de maltraitance animale, « car des problèmes sociaux y sont souvent liés ». Il envisage aussi de dépoussiérer la loi fédérale de 1986 qui ne tient pas compte, par exemple, des « nouveaux animaux de compagnie » tel que serpents et autres iguanes.

La Déclaration de politique régionale prévoyait notamment ce renforcement des sanctions et du suivi pour les faits intentionnels de maltraitance animale, ainsi que l’interdiction de l’élevage des animaux à fourrure pour éviter l’arrivée de visons comme il en existe en Flandre, par exemple. Le ministre a confirmé son intention de mettre en oeuvre ces mesures. Des campagnes de sensibilisation seront en outre menées dans les écoles notamment. En tant que végane je trouve que ça ne va pas assez loin, inutile de le dire. Toutefois si le reste de l’Europe pouvait peut-être prendre exemple sur cette démarche, ce serait un premier pas.

Pour mémoire, la Déclaration Universelle des Droits de l’animal a été proclamée solennellement le 15 octobre 1978 à la Maison de l’UNESCO à Paris. Elle constitue une prise de position philosophique sur les rapports qui doivent désormais s’instaurer entre l’espèce humaine et les autres espèces animales. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l’Animal en 1989, a été rendu public en 1990

Déclaration Universelle des Droits de l’Animal

PRÉAMBULE :

  • Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s’étant différenciés au cours de l’évolution des espèces,
  • Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d’un système nerveux possède des droits particuliers,
  • Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l’homme à commettre des crimes envers les animaux,
  • Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l’espèce humaine du droit à l’existence des autres espèces animales,
  • Considérant que le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article premier

Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques.
Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2

Toute vie animale a droit au respect.

Article 3

  1. Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
  2. Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
  3. L’animal mort doit être traité avec décence.

Article 4

  1. L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
  2. La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

Article 5

  1. L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
  2. Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
  3. Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
  4. Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 6

  1. L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
  2. Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7

Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 8

  1. Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
  2. Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

Article 9

  1. La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
  2. La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10

L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l’Unesco.

Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l’Animal en 1989, a été rendu public en 1990.