Evelyne Adam, le bleu celeste

EVELYNE ADAM (Magà Ettori - blog)

Evelyne Adam et France Bleu c’etait une grande histoire. Après 28 ans de complicité, de loyauté et de passion la grande dame de la radio a été congédiée sans considérations. Depuis le 4 septembre 2000, chaque soir sur France Bleu de 21 h à minuit, l’animatrice de « La compil’ des auditeurs » offrait sa générosité à la France entière. Plus qu’une voix, Evelyne était une âme. Une amie bienveillante qui apportait réconfort, conseils et bienveillance aux noctambules. Une amie qui cultivait l’élégance et le raffinement avec discrétion et courtoisie. Héritière de Max Meynier, Evelyne était devenue l’égérie des routiers, mais pas seulement. Son audience tutoyait l’Olympe, le sommet des ondes. Dans sa tranche horaire, Evelyne touchait des millions de personnes. Le standard enregistrait une moyenne de 900 appels chaque soir. Toutes les catégories et toutes les générations y étaient représentées.  Pourtant, ces records d’audiences n’ont pas suffit à convaincre la direction de France Bleu de reconduire l’émission phare des auditeurs. Les auditeurs veulent de l’humour, de la tendresse, du respect, ils veulent du céleste, ils veulent Evelyne Adam, et ils le disent :  http://www.petitions24.net/evelyne_adam_le_bleu_celeste

Alliance Ciné présente Tacacho

FIFDH - DEBAT TACACHO (Magà Ettori - blog)L’association Alliance Ciné a fondé et organise le Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH) de Paris depuis 2003. Le FIFDH de Paris est désormais la plus grande manifestation culturelle sur les droits humains en France. Cette manifestation présente depuis dix ans, chaque année, pendant une semaine, un panorama de la production cinématographique documentaire sur le thème des droits humains. Chaque projection est suivie d’une rencontre avec le réalisateur et d’un débat avec le public, en présence d’intervenants présents sur le terrain (responsables d’ONG, journalistes, universitaires, etc.). Le Festival est tourné vers le grand public mais s’adresse en particulier aux jeunes des établissements scolaires des collèges et lycées pour les sensibiliser aux différentes problématiques liées à la défense et la promotion des droits humains. Le Festival participe pleinement, à la diversité de l’offre cinématographique car les films proposés sont, pour l’essentiel, inédits ou en avant-première et absents des autres écrans franciliens. Tout au long de l’année, l’équipe du FIFDH de Paris poursuit son travail de sensibilisation en organisant chaque troisième jeudi du mois à 20h, une projection-débat au cinéma Le Nouveau Latina. Le FIFDH de Paris est aussi décliné en région avec des équipes locales (Strasbourg, Nantes, Metz, La Réunion, Gironde, Gard, Pays Basque, Midi-Pyrénées, Haute-Savoie, Provence) et à l’étranger (Bangui, Lomé, Yaoundé, Antananarivo, Tunis…). L’association [A]lliance Ciné est également fondatrice et animatrice depuis 2004 du Human Rights Films Network, réseau international regroupant les festivals de films dont la programmation vise à promouvoir la protection des droits humains.
http://www.humanrightsfilmnetwork.org Pour la première fois cette année, le FIFDH Paris a été partenaire du Salon des Solidarités. L’équipe du FIFDH installé sur l’espace de projection au cœur du village, a eu l’occasion d’informer un large public sur ses différentes actions et de réfléchir à l’impact du cinéma sur les droits de l’homme. Dans ce cadre, trois films primés lors la dernière édition : Master of the Universe, Tacacho et Life in Paradise ont été projeté. Ont suivis d’excellents débats animés par Laurent Duarte. Le dernier film projeté était TACACHO réalisé par Felipe Monroy. Un film documentaire présenté en avant-première française dans le cadre du 12e Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris (11-21 mars 2014 à Paris et en Île-de-France). Ce document raconte l’histoire de Nueva Esperanza en Colombie, un village où se sont réfugiés plusieurs centaines de paysans. Du jour au lendemain, ils ont dû quitter leurs champs, leurs maisons, des êtres aimés torturés et assassinés par les hommes de main de la guérilla. Tacacho réunit les reconstitutions de récits véridiques, écrits, mis en scène et joués par les paysans eux-mêmes, avec l’aide de l’équipe du film. La dignité et la capacité de résistance de ces personnages fondent l’espoir d’une nouvelle existence.

 

Connais-toi toi-même, tu trouveras la pierre philosophale

blog MagàHumour, humeur, coup de chapeau et coup de griffes, ce blog n’a aucune prétention journalistique et encore moins littéraire, il s’agit juste d’un laboratoire d’idées, les miennes et celles de mon époque. J’ai l’intention d’y écrire tout et son contraire, alors n’y cherchez aucune logique, aucune cohérence et moins encore de philosophie ou d’opinion politiques ; il s’agit d’une simple pierre dans l’immensité du web. La présentation de Socrate me semble une bonne entrée en matière pour une ouverture de blog. L’artiste est citoyen, témoin de son époque. La reconnaissance des droits égaux et inaliénables de tous les êtres humains nécessite la préservation de la liberté, de l’équité et de la paix – mais elle suppose aussi que les droits et les responsabilités aient la même importance, de manière à constituer une éthique qui permettrait à tous les hommes et à toutes les femmes de vivre ensemble en paix et de développer leurs aptitudes personnelles. Des préceptes qui nous sont enseignés depuis la préhistoire de la Démocratie : en -399 s’ouvre le procès de Socrate, le philosophe athénien, le contexte est celui de la défaite de -404 face aux Spartiates, et le régime des Trente qui en fut la conséquence. La plupart attribuèrent cette défaite dévastatrice à une perte des valeurs traditionnelles. Dans cette perspective, on trouva rapidement des boucs émissaires : les sophistes, brûlant sans vergogne une partie des œuvres de Protagoras. Socrate est assimilé à l’un d’entre eux, et l’issue de son procès était largement prévisible. L’insoumission, le refus de tout dogmatisme et le non-conformisme de Socrate suscitent beaucoup d’inimitiés chez les athéniens. Accusé d’impiété et de corrompre la jeunesse, il est condamné à mort par le tribunal populaire d’Athènes (l’Héliée). Respectueux des lois, il refuse l’évasion préparée par ses disciples et boit avec sérénité une décoction de ciguë, en devisant sur l’immortalité de l’âme, ainsi que l’a rapporté Platon :

Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.
Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.

– Échécrate : Te trouvais-tu toi-même, Phédon, aux côtés de Socrate le jour où il but le poison dans sa prison, ou est-ce un autre qui t’a renseigné ?

– Phédon : J’y étais moi-même, Échécrate.

– Échécrate : Eh bien, que dit-il, à ses derniers moments, et comment mourut-il ?

– Phédon : Quand l’heure approcha, il se leva et passa dans une autre pièce pour prendre son bain. Criton le suivit ; quant à nous, Socrate nous pria de l’attendre. Nous l’attendîmes donc, tantôt en nous entretenant de ce qu’il avait dit et le soumettant à un nouvel examen, tantôt en parlant du grand malheur qui nous frappait. Nous nous sentions véritablement privés d’un père et réduits à vivre désormais comme des orphelins. Quand il eut pris son bain, on lui amena ses enfants – il avait deux fils encore petits et un grand – ainsi que ses parentes. Il s’entretint avec elles en présence de Criton, leur fit ses recommandations, puis il dit aux femmes et à ses enfants de se retirer et lui-même revint nous trouver. Le soleil était près de son coucher ; car Socrate était resté longtemps à l’intérieur.

Après cela l’entretien se borna à quelques paroles ; car le serviteur des Onze se présenta et s’approchant de lui :  »Socrate, dit-il, je ne me plaindrai pas de toi comme des autres, qui se fâchent contre moi et me maudissent, quand, sur l’injonction des magistrats, je viens leur dire de boire le poison. Pour toi, j’ai eu mainte occasion, depuis que tu es ici, de reconnaître en toi l’homme le plus généreux, le plus doux et le meilleur qui soit jamais entré dans cette maison, et maintenant encore je suis sûr que tu n’es pas fâché contre moi, mais contre les auteurs de ta condamnation, que tu connais bien. A présent donc, car tu sais ce que je suis venu t’annoncer, adieu ; tâche de supporter le plus aisément possible ce qui est inévitable. » Et en même temps il se retourna, fondant en larmes, pour se retirer.

Socrate, alors, levant les yeux vers lui :  »Adieu à toi aussi, dit-il ; je ferai ce que tu dis. » Puis s’adressant à nous, il ajouta :  »Quelle honnêteté dans cet homme ! Durant tout le temps que j’ai été ici, il est venu me voir et il a parlé de temps à autre avec moi. C’était le meilleur des hommes, et maintenant encore avec quelle générosité il me pleure ! Mais allons, Criton, obéissons-lui ; qu’on m’apporte le poison, s’il est broyé, sinon qu’on le broie ».

Criton lui répondit :  »Mais je crois, Socrate, que le soleil est encore sur les montagnes et qu’il n’est pas encore couché. D’ailleurs je sais que bien d’autres ne boivent le poison que longtemps après que l’ordre leur en a été donné, après avoir dîné et bu copieusement, que quelques-uns même ont joui des faveurs de ceux qu’ils aimaient. Ne te presse donc pas ; tu as encore du temps ».

Socrate rétorqua :  »Il est naturel que les gens dont tu parles se conduisent ainsi, car ils croient que c’est autant de gagné. Quant à moi, il est tout aussi naturel que je n’en fasse rien ; car je n’ai, je crois, rien à gagner à boire un peu plus tard : je ne ferais que me rendre ridicule à mes propres yeux en m’accrochant à la vie et en épargnant une chose que je n’ai déjà plus. Mais allons, dit-il, écoute-moi et ne me contrarie pas.  »

Criton, à ces mots, fit signe à son, esclave, qui se tenait près de lui. L’esclave sortit et, après être resté un bon moment, rentra avec celui qui devait donner le poison, qu’il portait tout broyé dans une coupe.

Socrate, en voyant cet homme, dit :  »Eh bien, mon brave, comme tu es au courant de ces choses, dis-moi ce que j’ai à faire ».

–  »Pas autre chose, répondit-il, que de te promener, quand tu auras bu, jusqu’à ce que tu sentes tes jambes s’alourdir, et alors de te coucher ; le poison agira ainsi de lui-même. » En même temps il lui tendit la coupe. Socrate la prit avec une sérénité parfaite, Échécrate, sans trembler, sans changer de couleur ni de visage ; mais regardant l’homme en dessous de ce regard de taureau qui lui était habituel :  »Que dirais-tu, demanda-t-il, si je versais un peu de ce breuvage en libation à quelque dieu ? Est-ce permis ou non ? »

–  »Nous n’en broyons, Socrate, dit l’homme, que juste ce qu’il en faut boire. »

–  »J’entends, dit-il. Mais on peut du moins, et l’on doit même, prier les dieux pour qu’ils favorisent le passage de ce monde à l’autre ; c’est ce que je leur demande moi-même et puissent-ils m’exaucer ! ». Tout en disant cela, il porta la coupe à ses lèvres, et la vida jusqu’à la dernière goutte avec une aisance et un calme parfaits.

– Phédon : Jusque-là nous avions eu presque tous assez de force pour retenir nos larmes ; mais en le voyant boire, et après qu’il eut bu, nous n’en fûmes plus les maîtres. Moi-même, j’eus beau me contraindre ; mes larmes s’échappèrent à flots ; alors je me voilai la tête et je pleurai sur moi-même ; car ce n’était pas son malheur, mais le mien que je déplorais, en songeant de quel ami j’étais privé. Avant moi déjà, Criton n’avait pu contenir ses larmes et il s’était levé de sa place. Pour Apollodore, qui déjà auparavant n’avait pas un instant cessé de pleurer, il se mit alors à hurler et ses pleurs et ses plaintes fendirent le cœur à tous les assistants, excepté Socrate lui-même.

–  »Que faites-vous là, s’écria-t-il, étranges amis ? Si j’ai renvoyé les femmes, c’était surtout pour éviter ces lamentations déplacées ; car j’ai toujours entendu dire qu’il fallait mourir sur des paroles de bon augure. Soyez donc calmes et fermes.  » En entendant ces reproches, nous rougîmes et nous retînmes de pleurer.

Quant à lui, après avoir marché, il dit que ses jambes s’alourdissaient et il se coucha sur le dos, comme l’homme le lui avait recommandé. Celui qui lui avait donné le poison, le tâtant de la main, examinait de temps à autre ses pieds et ses jambes ; ensuite, lui ayant fortement pincé le pied, il lui demanda s’il sentait quelque chose. Socrate répondit que non. Il lui pinça ensuite le bas des jambes et, portant les mains plus haut, il nous faisait voir ainsi que le corps se glaçait et se raidissait. Et le touchant encore, il déclara que, quand le froid aurait gagné le cœur, Socrate s’en irait. Déjà la région du bas-ventre était à peu près refroidie, lorsque, levant son voile, car il s’était voilé la tête, Socrate dit, et ce fut sa dernière parole :  »Criton, nous devons un coq à Asclépios ; payez-le, ne l’oubliez pas »

–  »Oui, ce sera fait, dit Criton, mais vois si tu as quelque autre chose à nous dire ». A cette question il ne répondit plus ; mais quelques instants après il eut un sursaut. L’homme le découvrit : il avait les yeux fixes. En voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux. Telle fut la fin de notre ami, Échécrate, d’un homme qui, nous pouvons le dire, fut, parmi les hommes de ce temps que nous avons connus, le meilleur et aussi le plus sage et le plus juste.

Socrate est le fils d’un tailleur de pierre et d’une sage-femme, né à Athènes au siècle de Périclès. En bon citoyen Socrate participe aux combats de la guerre du Péloponnèse contre Sparte, notamment à la bataille de Potidée, vers -430 et sauve la vie de Xénophon à Délion (-424). Socrate acquiert l’art de la dialectique auprès des sophistes. Par choix, il vit modestement, pieds nus, vêtu d’un manteau grossier, et consacre son énergie à enseigner gratuitement, contrairement aux sophistes, sa philosophie dans les lieux publics et les gymnases. Il prétend avoir reçu comme mission d’éduquer les hommes et pense que l’ignorance est la source de l’injustice. Socrate a de nombreux disciples comme Xénophon, Platon, Alcibiade, mais il n’a laissé aucun ouvrage car son enseignement est entièrement oral. Ses dialogues, ses pensées et sa méthode de réflexion nous sont parvenus par l’intermédiaire de Xénophon (les Mémorables), d’Aristophane (Nuées) et surtout de Platon (Phédon, Apologie de Socrate, Criton, Le Banquet). La philosophie de Socrate est basée sur la discussion, l’art d’accoucher les esprits (la maïeutique) qui conduit l’interlocuteur à découvrir la connaissance vraie qu’il porte en lui. Socrate en jouant d’ironie (de fausse naïveté) et en posant d’habiles questions, laisse son interlocuteur s’enfermer dans ses contradictions. Faisant semblant de les ignorer, il amène cet interlocuteur à prendre conscience de ses erreurs de jugement, d’où sa devise : « Connais-toi toi-même ». Socrate cherche à éveiller chez ses concitoyens le sens de l’autocritique qui est le point de départ de l’indépendance de l’esprit. Bien que confiant dans la nature humaine, il se montre très sévère envers les opinions publiques et toute forme de tyrannie. Ayant dépassé la pensée des sophistes, Socrate est considéré comme l’un des pères de la philosophie occidentale, de la philosophie morale, et des blogueurs.

Cine-Pedia

MAGA ETTORI - TOURNAGE EN OMBRE CHINOISEL’équipe de Cine-Pedia a décidé de me choisir comme un des parrains de leur encyclopédie du septième art : http://www.cine-pedia.com/fr/pages/1-cine-pedia/141-parrains-de-cine-pedia/ Cine-Pedia a pour volonté de soutenir le cinéma de qualité au travers d’une encyclopédie participative. La visibilité de Cine-Pedia permet de mettre en avant les festivals, les acteurs, les réalisateurs dont le talent et le travail ne demandent souvent qu’à être présenté. Un grand merci à Emilie et à toute l’équipe de Cine-Pedia de leur intérêt pour ma création dans le cadre de l’encyclopédie du cinéma. C’est un grand plaisir que de pouvoir soutenir des projets innovants et intelligents.

Et le monde devint jeu

Michel Maffesoli (Magà Ettori - blog)Ce soir Michel Maffesoli (Professeur de Sociologie à la Sorbonne, Membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, Directeur du CEAQ (Paris Descartes) et du CRI (MSH), Administrateur du CNRS et membre du Comité de parrainage de l’Institut Citoyen du Cinéma) nous donnait un rendez-vous à la Fondation Ricard en compagnie d’Aurélien Fouillet (Chercheur au CeaQ) et de Fabien Trécourt (Journaliste).  Nous avons ainsi assisté à une conférence de très grande qualité intitulée  »Et le monde devint jeu » partie d’un cycle sur l' »imaginaire. Le monde change. Nos sociétés sont en « crise ». Dans les fractures du socle traditionnel du vivre-ensemble s’immiscent une infinité de pratiques ludiques. Les sites de rencontres, les jeux de rôles en ligne, les Zombies Walk, le Cosplay, la bande-dessinée, les réseaux sociaux, Candy crush saga, Ingress, sont autant de signes de ce retour du jeu au premier plan. Plus que de futilité ou de frivolité, ces pratiques ludiques témoignent des formes de la socialité postmoderne. World of warcraft interroge les techniques de management, les Fablabs le modèle industriel, les jeux en ligne les processus de recherches collectives, l’application Tinder les modes de relation des couples, la réalité augmentée notre rapport au réel. Loin d’être une fuite hors de la vie sociale, la passion du jeu témoigne d’un réel réenchantement, d’un imaginaire enrichi, de nouvelles formes de socialité. C’est ce qu’illustrent jusqu’au tragique ou au grotesque la multiplication des figures iconiques, des séquences humoristiques, de la « célébréphémérité » des stars. Les contes et légendes de la postmodernité sont à lire dans les journaux à scandale, les films reprenant les faits divers et les frasques des hommes célèbres, les tournages en boucle sur Internet. Pendant la conférence les gamers présents dans la magnifique salle de la Fondation Ricard s’en donnait à coeur joie sur leurs tablettes et autre portables. Dans l’ordre des choses.

Sauvé par le gong

mafia corse (Magà Ettori - Blog)Dans la valse des hauts fonctionnaires et des grands magistrats ayant fait un pas de danse en Corse, il en est un dont le départ est fort regrettable : le procureur de la République Dominique Alzeari. Nous avons rarement connu magistrat mettant plus de volonté à éradiquer le chiendent de la mafia locale. La semaine dernière à l’émission Cuntrastu (France 3 Corse-Via Stella / RCFM / Corse-Matin), Dominique Alzeari livrait son point de vue sur l’actualité judiciaire. L’occasion d’un petit retour sur une des affaires qui a visé le Parti Radical de Gauche. Les journalistes présents sur le plateau ont voulu savoir pourquoi les plus hauts représentants du parti n’avaient pas été inquiétés dans ce dossier relatif à un recel d’emploi fictif. « Il n’y a pas d’instruction individuelle, c’est une garantie absolue, il y a une totale indépendance. L’affaire de recel a été jugée devant le tribunal mais qui vous dit que c’est terminé ? » Le procureur a en effet indiqué que l’enquête sur ce premier dossier a duré près d’un an et demi :« Les investigations sur les faits de détournements de fonds publics ont été menées en toute objectivité. De nombreuses personnes ont été entendues et confrontées. Certaines ont parlé, d’autres non et nous ne nous interdisons rien et certainement pas d’auditionner n’importe quel citoyen si c’est nécessaire. » Et oui mais malheureusement, Dominique Alzeari prendra de nouvelles responsabilités, à la rentrée prochaine,… à Mulhouse. Son successeur sera-t-il aussi intègre et indépendant ? Bien entendu. Sera-t-il rapidement au fait des dossiers ? Espérons le, car sinon certains responsables du PRG risquent d’être Alzheimer avant d’avoir été entendu.

Marseille au bord de la crise de nerfs

Toute ressemblance entre le dernier clip de Psy4 de la rime  »Crise de nerfs »  et la Corse ne serait que pure coïncidence. C’est d’ailleurs bien dit en ouverture du clip : «Toute ressemblance avec la fiction ne serait que pure coïncidence. Les faits qui vont suivre sont malheureusement inspirés de la réalité» : mêlant culture télé et actualité, le dernier clip de Psy4 de la rime, Crise de nerfs, met en scène l’affaire de la BAC Nord. Tourné en une journée par le réalisateur marseillais Beat Bounce, ce film de sept minutes s’ouvre sur un braquage. Un couple s’enlace sur son canapé quand surgissent deux malfrats cagoulés et armés, qui repartent avec un sac de billets trouvé dans la maison. La police intervient mais le mari, avec deux comparses, mène sa propre enquête, musclée, dans la nuit de Marseille pour retrouver un des agresseurs, mordu à la main par sa femme. Il finit par le dénicher et l’emmène au commissariat : on découvre alors que l’agressé est un policier, et que ses collègues ont aussi des choses à lui reprocher… Furtivement, des paroles («La BAC Nord vend le teu-shi!»), un plan sur une Une de la Provence et un extrait de France Bleu confortent l’allusion à l’affaire de la Brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille, dissoute en octobre 2012 après la mise en cause d’une quinzaine de ses membres pour extorsion d’argent et de drogue. Donc comme toute ressemblance entre Marseille et la Corse ne pouvait être que pure coïncidence, nous ne résistons pas au plaisir de vous présenter  »Vittoria » de Beli Blanco, à voir juste avant ou juste après  »Crise de nerfs ».