La citoyenneté méditerranéenne en question

:      Magà Ettori (cinéaste, Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel), Fathallah Sijilm'assi (secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, ambassadeur du Maroc en France, chargé du Processus de Barcelone et du dialogue Méditerranéen de l’OTAN, banque Commerciale du Maroc),
Magà Ettori (cinéaste, Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel), Fathallah Sijilm’assi (secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, ambassadeur du Maroc en France, chargé du Processus de Barcelone et du dialogue Méditerranéen de l’OTAN, banque Commerciale du Maroc)

Invité en ma qualité de Président de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel Corse (IRCA) et de membre du réseau français de la fondation Anna Lindh, j’ai participé le week-end dernier au Forum Méditerranéen Anna Lindh qui se déroulait à Marseille, dans le cadre des évènements de la capitale européenne. L’objectif du Forum était de développer le dialogue et la coopération entre les acteurs de la société civile et de renforcer leur impact dans le contexte de la relance du partenariat euro-méditerranéen et de l’Union pour la Méditerranée. Lancé autour du slogan  »Citoyens pour la Méditerranée », le Forum est le premier rassemblement du genre depuis le soulèvement arabe. Il a rassemblé les principaux acteurs de la société civile de 42 pays, experts, universitaires, ONG, parlementaires ainsi que des représentants des autorités locales et des principales institutions internationales de l’ensemble des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM). En collaboration avec l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, le Forum Anna Lindh a été planifié pour coïncider avec la tenue du Premier Sommet des Présidents des Parlements de l’UpM qui s’est tenu le dimanche 7 avril.

J’ai eu le plaisir d’intervenir dans diverses sessions du Forum comme  »L’éthique dans le travail journalistique à travers les cultures » modéré Caroline Fourest, une essayiste de premier plan, rédactrice en chef de la revue ProChoix en présence de Paul Gillespie (The Irish Times – Irlande), Aidan White (Réseau de journalisme éthique – Royaume-Uni), Rim Marrouch (journaliste – Syrie), Maria Moukrim (Akhbar Al Yaoum – Maroc), ou encore dans l’Agora  »Quelles opportunités pour les jeunes ? Quelles Sociétés pour demain ? » animée par Fathallah Sijilm’assi (secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, ambassadeur du Maroc en France, chargé du Processus de Barcelone et du dialogue Méditerranéen de l’OTAN, Banque Commerciale du Maroc) en présence de Philippe de Fontaine Vive (vice-président de la BEI), Mats Karlsson (président du Centre Méditerranéen pour l’Intégration), Alexia Kalaitzi (Sociétés Unies des Balkans – Grèce), Nermine Chatila (économiste – Liban), Jean-Louis Reiffers (Ecole de la deuxième chance). Fathallah Sijilm’assi qui précisait justement :  »Tout a été dit, écrit, sur les questions méditerranéennes mais peu a été fait. Aujourd’hui le changement c’est de pouvoir évoluer vers une culture de l’action. Enfin, en ce qui concerne l’Union pour la Méditerranée, nous avons choisi, avec des imperfections, une orientation claire pour être dans une logique du faire. Nous avons ajouté à nos projets les questions de la jeunesse, de la mobilité et de l’emploi. »

Magà Ettori (cinéaste, Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel), André Azoulay (président élu de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh, conseiller des souverains Hassan II et Mohammed VI, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions de Séville)
Magà Ettori (cinéaste, Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel), André Azoulay (président élu de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh, conseiller des souverains Hassan II et Mohammed VI, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions de Séville)

A l’IRCA nous développons – en Corse, en direction de la Méditerranée et au delà – la stratégie préconisé lors du premier Forum de la Fondation Anna Lindh qui s’est tenu à Barcelone en mars 2010, à savoir la mise en avant du dialogue interculturel, la diversité, la démocratie et le développement. Un concept qui vise à renforcer la valorisation de la diversité, la promotion de la participation sociale dans la construction de la démocratie et des sociétés plurielles et l’encouragement du développement humain et des droits fondamentaux. Des valeurs que nous partageons avec d’autres organismes insulaires également présents à Marseille comme U Marinu (Jean-Valere Geronimi), l’Institut de la méditerranée de Corse (Jean-Claude Lanzalavi) et France Bleu Frequenza Mora (Petru Mari) qui enregistrait deux émissions Kantara (*) à la Villa Méditerranée.Ce Forum nous a permis de renforcer des liens anciens, mais également de faire de nouvelles rencontres comme ce fut le cas avec Fathallah Sijilm’assi, ou encore André Azoulay (président élu de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh, conseiller des souverains Hassan II et Mohammed VI, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions de Séville). La ville de Marseille, en tant que capitale européenne de la culture 2013, a attribué lors de l’inauguration du Forum sa médaille de la paix au président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, André Azoulay, «ambassadeur du citoyen de la Méditerranée».

Des partenariats structurants ont été élaborés avec des représentants de la société civile d’autre pays comme Abderrahmane Ahmed Salem Directeur de la Maison des cinéastes de Nouakchott (Mauritanie). Abderrahmane Ahmed Salem par ailleurs cinéaste et comédien, qui a précédemment interprété un rôle dans Le Dernier Clan. Cet homme extraordinaire de conviction et de générosité est en phase de devenir un des principaux artisans de la collaboration entre le cinéma néo contemporain en Corse et en Mauritanie, illustrant parfaitement les propos d’André Azoulay lors de la cérémonie d’ouverture du Forum méditerranéen Anna Lindh :  »Nous sommes en train d’assister à l’émergence historique d’une citoyenneté méditerranéenne, avec des aspirations pour la dignité, la démocratie ainsi qu’une meilleure qualité de vie partagée et reconnue par l’ensemble des citoyens de la région euro-méditerranéenne. Le millier de participants ici à Marseille prend acte de cette occasion historique et posera les jalons d’un nouveau mouvement consacré à défendre cette vision, celle des Citoyens pour la Méditerranée ».

Les ambitions étaient de taille et le Forum Femmes Méditerranée (Esther Fouchier) chef de file du réseau français de la Fondation Anna Lindh et structure organisatrice du Forum n’a pas démérité, bien au contraire. De nombreuses interventions de grande qualité ont égrainé ce forum, mais celle de la journaliste marocaine Sanaa El Aji concernant la laïcité, la liberté de pensée et la déontologie dans les médias ont marqué les esprits. Sanaa El Aji a affiché une vision moderniste et progressiste de la société marocaine, et du rôle des médias. Autre intervention interessante celle d’Enzo Bevar qui representait Cinemovel Foundation. Né en 2006, Libre Cinéma sur les Terres Libérées est un projet unique en Europe, promu par Cinemovel Foundation, avec la présidence honoraire de Ettore Scola, et par Libera, associazioni, nomi e numeri contro le mafie, crée par don Luigi Ciotti. Il s’agit d’un Festival de cinéma ambulant contre les mafias. Depuis sept ans, pendant les mois de juin et juillet, l’association parcours plus de 5000 km à bord d’un camion et organise chaque jour dans une ville différente, une projection de cinéma en plein air. L’objectif est de contribuer à transmettre l’essence même du cinéma : raconter des histoires. Le projet est né de la croyance que le cinéma et la vision collective ont un rôle fondamental dans la lutte contre la criminalité organisée.

L’objectif du Forum Anna Lindh était éminemment politique bien entendu, des sujets graves parfois tragiques,  et pourtant il émanait de ces rencontres une espèce de bonté, d’affabilité, de cordialité comme si le temps avait suspendu son vol, la crise financière avait pris un congé, et les organisations avait compris l’intérêt de mettre l’humain au cœur du processus. Dans un tel contexte il n’était pas difficile de se faire de nouveaux partenaires comme Amrie Saurel, Virginie Cerezo, Ahmed Jemai, Thomas Röhlinger, Dominique Bendo-Soupou, Lino Cardarelli, Julia Eksner, Elisabeth Wolff, Jean-Noel Chassé, Morena Campani, Magdalena Jakubowska, Serena Romano, Aleksandar Radonov, Jean Roatta, Adreu Claret, Stefania Garrone, Gentiane Piovanacci, Hend Hussein, Aida Terracciano, Fatima Morchid, Naomi Sakr, Abderrahmane Arar, Miro La’nik et tant d’autres encore et encore. 42 pays du pourtour Méditerranéen en connection avec la Corse. En ceci la citoyenneté méditerranéenne en question trouve tout son sens, et le Forum Méditerranéen de la fondation Anna Lindh s’affiche comme une belle réussite.

(*) Lancé en 2000 par France Bleu Frequenza Mora et Rabat Chaîne Inter Kantara est un magazine hebdomadaire qui associe 6 radios : Radio le Caire, Alger Chaine 3, Chaine Inter, Radio Marocaine, REE (Espagne, RTVE), RTCI, Radio Tunisienne et FB Frequenza Mora, Radio France. Kantara animé par Petru Mari en Corse aborde tous les sujets de société, de culture, d’économie et plus généralement d’actualité.

Pierre-Emmanuel Barré, en manque d’inspiration

Que dire de la chronique du 9 janvier dernier de Pierre-Emmanuel Barré ? Un festival de poncifs qui revisite laborieusement Strabon : « Les populations confinées dans les montagnes sont plus sauvages que les bêtes fauves. Quand les généraux romains vont y prélever des esclaves, ils peuvent observer la physionomie étrange de ces hommes des bois, farouches et abrutis comme des bestiaux, lassant par leur apathie les maîtres qui les ont achetés jusqu’à leur faire regretter le peu d’argent qu’ils leur ont coûté », Pour Barré ça donne :  »Un peuple créatif et surprenant capable de faire saigner les oreilles et les Préfets », qu’est-ce qu’on se marre ! Pierre-Emmanuel Barré n’a pas grand chose à dire mais il le dit tout de même. En ouverture de son sketch il annonce la couleur :  »le 9 janvier c’est la Journée Mondiale de la Corse », donc autant se payer la tête des corses. Il y a juste un petit détail que Barré a omit, c’est que  »la Journée Mondiale de la Corse » n’existe pas. Il y a bien eu une  »Journée Mondiale de la Corse » le 9 janvier 2009 que l’Institut Citoyen du Cinéma a mis en place dans le cadre du centenaire de la naissance de Danielle Casanova. A cette occasion, j’ai effectivement rédigé pour le Ministère de la Culture la biographie de Danielle Casanova, publiée par les Archives nationales dans la brochure des célébrations nationales 2009. Nous avons organisé à cette occasion un colloque au Sénat. Une association d’amis de la Corse souhaitait s’associer à l’événement et m’a prié de travailler autour d’un concept lié à cette journée. C’est ainsi qu’est née la fameuse  »Journée Mondiale de la Corse »… qui n’a connu qu’une seule édition en 2009 ! Pierre-Emmanuel Barré en manque d’inspiration s’est contenté de taper sur un moteur de recherche  »9 janvier journée mondiale de », obtenant le résultat :  »Journée Mondiale de la Corse ». Ah ces moteurs de recherches. S’il avait écrit  »Pierre-Emmanuel Barré », il aurait obtenu :  »Pierre-Emmanuel Barré est un sale con ». C’est un peu court au vu de la carrière de l’artiste, mais si c’est Google qui le dit.

Web 2.0 & démocratie

MAGA ETTORI - WEB 2.0 ET DEMOCRATIELes printemps arabes nous laissent à penser qu’un soulèvement populaire peut-être la suite d’une révolution numérique. En 1992, Claude Polifroni un des dirigeants de la Sitec (provider historique en Corse) m’a initié à l’internet. De mémoire, le leitmotiv de Claude était :  »think big, start small and move fast ». C’est sur philosophie que nous avons fondé la première galerie d’art virtuelle en Corse. Plus tard, nous avons mis en ligne des portails, des sites et des forums, puis finalement en 1999, pour les corses et les amis de la Corse, le groupe Néo Ciné TV. Nous étions à la préhistoire du web 2.0. Grace à ce groupe nous avons connu des gens extraordinaires de par le monde. Je pense à nos amis belges de l’association Grossu Minutu mais à tant d’autres également. En 14 ans, nous avons créé un réseau immense qui a atteint jusqu’à 22.000 personnes. Bien entendu les diverses manifestations que nous avons organisé pendant toutes ces années ont permis de rencontrer (en vrai) un nombre important de ces membres, en Corse, sur le continent, et dans d’autres pays.

Journalistes, artistes, médecins, ou simple citoyens, organismes privés, associations et Institutions ont ainsi échangé, devisé sur ce groupe pour le plus grand bonheur de tous. La solidarité a fonctionné à plein régime, et nous avons vécu quelques miracles (notamment dans le domaine médical).  A l’époque, nous avions besoin de nous coordonner et de faire circuler des informations au sein de la diaspora mais également dans l’île. Encore de nos jours, force est de constater qu’il est souvent plus difficile d’échanger de Sisco à Petreto-Bicchisano que de Paris à New-York. L’avènement de l’internet en France a ouvert un champ de possibilités dans ce domaine.

Aujourd’hui les réseau sociaux ont mis l’information au service du plus grand nombre. Les possibilités de faire interagir les utilisateurs entre eux afin d’assurer une production continuelle de contenu sont infinis, les outils très nombreux : des Web TV à Twitter en passant par les wikis (dont wikipedia), Google, MySpace, Viadeo, et l’incontournable Facebook (on annonce 90000 corses sur Facebook), les sites, les blogs, les journaux, les applications mobiles, le replay des grandes chaines, Dailymotion, Youtubes, etc, etc, etc. Matériel et logiciel, tout est là, mais plus encore est à venir.

C’est pourquoi nous pensons très sincèrement que le groupe Néo Ciné TV est arrivé au terme de la mission de service public qu’il s’était assigné. Sans doute pour des raisons affectives et pour ne pas voir définitivement disparaître Néo Ciné TV, nous avons décidé d’en faire une lettre d’information de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Audiovisuel (IRCA). Les envois seront fonction de l’actualité, mais beaucoup moins fréquents. Dans un passé récent, il nous est arrivé de traiter jusqu’à 130 emails par jour sur ce groupe, ce qui correspondait sans aucun doute à un besoin, à une époque.

Bien qu’en ayant été un des initiateurs, je ne suis plus partie prenante de cette organisation. Certains de nos amis ont décidé de poursuivre le combat, et ils ont toute mon admiration. Je demeure complètement solidaire de leurs actions. J’ai beaucoup donné à ce travail collectif, même quand les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes espérances. Je poursuis à présent mon action citoyenne d’autres manières, notamment en soutenant le cinéma de demain. Mes créations témoignent de mes convictions. L’action des Rencontres du Cinéma Néo Contemporain par exemple me semblent plus rentables que des années de militantisme syndical. Dans la mesure de mes possibilités, je suis à la disposition de quiconque qui me sollicite, et principalement des femmes et des hommes d’initiatives et des porteurs de projets. Le réseau que nous avons créé appartient à tous.

Dans ma dernière tribune intitulée  »Mafia en Corse », deux ouvrages qui m’ont intéressé dont celui de Sampiero Sanguinetti (La violence en Corse – XIXe et XXe siècle). Sampiero développe un certain nombre de théories auxquelles j’adhère complètement. Pour éradiquer la violence en Corse, pardon les violences en Corse… il suggère de prendre le problème à la racine en traitant en premier lieu la précarité et l’éducation. Bien entendu en bon essayiste et journaliste Sampiero argumente son propos mais pour le connaître il vous faudra lire son ouvrage. Je garde l’idée générale pour dire que l’économie corse et la filière cinéma dans l’île  iront mieux quand nous aurons gommé certains comportements affairistes, clientélistes et mafieux.

Autre tribune récente. France Bleu RCFM à mis le cinéma des îles à l’honneur (Corse, Sicile, Sardaigne) dans son émission Mediterradio. En Corse l’excellent Petru Mari dirigeait les débats et Petruluigi Alessandri menait de main de maître les interviews. J’ai pu y intervenir ainsi que Dumè Gambini. Vous trouverez cette interview sur le lien suivant : http://www.wmaker.net/irca/Mediterradio-Interview-Maga-Ettori_a148.html

Voici une occasion de rendre hommage à Dumè Gambini, cité ci-dessus. Homme d’esprit, d’images, d’humour, de valeurs, de culture, de lettre et surtout de convictions,  son dévouement à la Corse – dans le domaine culturel, social et environnemental – est à la démesure des enjeux. Depuis très longtemps, trop longtemps, cet enseignant travaille sur un projet d’atelier de cinéma en Corse. Cet atelier, Sinemasocciu, a existé. Il était performant mais les politiques ont décidé de lui rogner les ailes.

Sans démagogie, je dois avouer que parfois nos dirigeants m’exaspèrent. En Corse je n’en parle même pas car je pourrais être vexant, mais ailleurs aussi.

Seize mois après l’opération Harmattan en Libye, presque deux ans après l’intervention en Côte d’Ivoire, la France est entrée, en frappant des combattants islamistes le 11 janvier au Mali, sur son troisième théâtre d’opérations en deux ans. Le Mali coûterait chaque jour plusieurs centaines de milliers d’euros au minimum, un média évoque la somme de 400.000 euros/jour. Est-ce qu’en ces temps de crise, de précarité voire de misère, l’opération Serval était vraiment nécessaire ? Et je ne parle même pas des tragédies de la guerre. Pour décrire l’industrie de la barbarie les mots me manquent.

Il est vraiment temps que nos dirigeants libèrent l’intelligence, libèrent l’initiative, libèrent l’économie, libèrent la parole.  Il est l’heure que la société civile s’émancipe pour tendre vers un avenir meilleur, serein, équitable et juste. Il n’y a pas d’alternatives à la démocratie (véritable) et aux droits de l’homme. Oui les printemps arabes nous laissent à penser que pour faire circuler des préceptes généreux et humanistes nous avons une nouvelle arme : le web 2.0.

La Corse, est le premier  »morceau » libéré de la France

Selon les propos du général de Gaulle, la Corse, est le premier  »morceau » libéré de la France en 1943. Un fait héroïque que les manuels scolaires n’intègrent toujours pas 70 ans plus tard. Décision politique ou oubli ? Le conflit puise sa source dans la grande Histoire. La victoire militaire des alliés en Corse est une défaite politique pour le général de Gaulle qui a été écarté de cette opération par le général Giraud. Bayeux, première ville continentale libérée, le 6 juin 1944 devient dès lors beaucoup plus significative pour la pensée Gaulliste.

Réalisation : Magà Ettori

Image : Thomas Guyader

Son : Sébastien Ester

La fin de la démocratie !

Droit de l'Homme (Magà Ettori - Blog)Nous avons vécu aujourd’hui les signes avant coureurs de la fin de la Démocratie du pays des Droits de l’homme. Une quenelle vient d’avoir raison de toutes les valeurs positives liées à notre régime politique. Que les valeurs véhiculées par monsieur Dieudonné Mbala Mbala soient épouvantables, c’est une évidence. Que des décisions doivent êtres prises pour empêcher ce type de comportement, rien de moins logique. On ne peut pas tout permettre sous prétexte de la liberté d’expression. Toutefois, est-ce une raison pour ébranler toutes les valeurs de la République ? Rien de moins certain.  Le principe de la liberté d’expression, proclamé par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, Vient de prendre du plomb dans l’aile. La censure avait presque disparu en France depuis 1906, la République en avait fini avec l’interdiction préalable d’un film, un livre, un journal, une réunion, …

A l’issue d’un mois de présence outrée de Dieudonné dans la plupart des médias et d’une journée de procédures judiciaires, le Conseil d’Etat a finalement donné raison au gouvernement en décidant d’interdire le spectacle de l’humoriste prévu ce jour à Nantes. Dans la matinée, le tribunal administratif, saisit en référé par les avocats de monsieur Mbala Mbala, avait annulé l’arrêté du préfet de la Loire-Atlantique interdisant la représentation. Le Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative du pays, saisit en référé a annulé cette décision, estimant  »que la réalité et la gravité des risques de troubles à l’ordre public mentionnés par l’arrêté du préfet étaient établis tant par les pièces du dossier que par les échanges lors de l’audience publique. »

Manuel Valls avait saisi le Conseil d’Etat quelques minutes après la décision de justice autorisant de fait le spectacle de Dieudonné . « Face à la mécanique de la haine, il faut de la fermeté, de la sérénité et de la persévérance », s’est il justifié. L’arrêté d’interdiction frappant le spectacle de Dieudonné à Nantes ce soir avait, en effet, été annulé ce jeudi en référé, par le Tribunal administratif , laissant donc la voie libre à la tenue de la représentation prévue au Zénith. « Le tribunal administratif de Nantes suspend l’exécution de la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a interdit la représentation du spectacle  »Le Mur ». Mais pourquoi remettre en cause un système pour Dieudonné ?  Les peines encourues  pour des propos racistes, négationnistes ou homophobes vont jusqu’à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Dieudonné est régulièrement condamné ok ! dont acte ! Cet arsenal judiciaire est amplement suffisant pour garantir la liberté d’expression tout en évitant les dérives les plus dangereuses, d’autant que la Cour européenne des droits de l’homme défend exactement les mêmes principes dans ses arrêts : oui à la liberté d’expression, liberté publique sans interdiction préalable, mais responsabilité et sanctions pénales en cas d’abus avéré.

Dans sa décision, le juge des référés, Bernard Stirn, considère que la réalité et la gravité des risques de troubles à l’ordre public sont établis, selon l’ordonnance. Oui bien entendu, mais pourquoi en arriver à de telle extrémités judiciaires ? Pourquoi mettre à mal le système judiciaire français ? En 2001, l’État français a été condamné 18 fois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour violation de l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme, selon lequel tout citoyen a droit à ce que sa cause soit entendue « dans un délai raisonnable » par un tribunal. Dans un cas comme dans l’autre où est la raison ? Bernard Stirn précise, à juste titre : « Le contenu du spectacle est connu et je dirais même que l’on est dans une surenchère », avait dit, à l’audience, la représentante du ministère de l’Intérieur. L’argument allait à l’encontre d’un de ceux du tribunal administratif de Nantes, pour qui il n’était pas établi que le spectacle  »Le Mur » soit construit autour de la thématique des attaques contre la communauté juive ou l’interprétation de faits historiques (la Shoah). Devant la salle du Zénith près de Nantes, où ils patientaient depuis quelque temps, les spectateurs se sont mis à entonner La Marseillaise et à scander « liberté d’expression », « Valls démission » et « Dieudonné, Dieudonné ». On croit rêver ! Quand on dit que Dieudonné tient des propos antisémite ou bien entendu (son spectacle est visible sur le web), mais pas seulement, ils sont clairement racistes.

Manuel Valls faisant à la fois office d’accusateur et de tribunal, au mépris du principe fondamental de la séparation des pouvoirs, à tendance à tout confondre. Sauf à dire que c’est de l’abus de pouvoir. Le Ministre de l’intérieur après avoir pris un bain médiatique, précise sereinement : « On ne peut pas tolérer l’antisémitisme, le négationnisme et le racisme, et la plus haute juridiction de notre pays l’a dit, c’est une victoire pour la République. » Jean-Marc Ayrault a, lui, salué une décision qui « conforte la position du gouvernement ». Et nous nous pensons que c’est un embryon de tyrannie.

La France est en crise. Les politiques semblent impuissantes à soigner cette grave malade, et voilà qu’on nous fournit encore notre dose d’opium. Avec presque 50% de prélèvements obligatoires sur le PIB, six milliards d’impôts supplémentaires liés au budget 2013 et six autres milliards supplémentaires prévus en 2014, la fiscalité en France s’alourdit. 50% de prélèvements obligatoires sur le PIB, c’est ni plus ni moins un record du monde de la pression fiscale parmi les premières puissances mondiales. Le taux de chômage et la précarité sont eux définitivement alarmants. Les trois grands piliers du modèle social français (santé, emploi, retraite) sont mis à mal, etc, etc, etc.

Donc la question qui se pose est :  »Est-ce que l’affaire Dieudonné ne cache pas autre chose ? » Il n’y a qu’un seul précédent où le Conseil d’État est intervenu aussi rapidement ce fut dans l »’affaire Canal » en 1962, qui concernait une condamnation à mort. La stratégie violente, employé par le gouvernement, en pleine campagne électorale, ne peut qu’interpeler les citoyens. En clair, on a vraiment l’impression qu’on nous enfume avec l’affaire Dieudonné, et que c’est bien parti pour durer : outre le spectacle de Nantes, des arrêtés d’interdiction ont été pris pour les représentations prévues à Tours vendredi et à Orléans samedi.

Pour rappel, la crise économique qui a frappé la Rome antique, et le discrédit de ses lois ont été bien acceptées au départ car elles apportaient la paix romaine et l’opulence. Elles furent contestées et combattues dès lors qu’elles ne visaient plus qu’à drainer le maximum de ressources sur une Rome devenue oisive et des dignitaires corrompues, sans fournir de réel service aux populations en contrepartie. Il faut de la rectitude morale pour diriger un pays, pas de la communication à outrance. La quenelle fumée est définitivement le plat le plus indigeste de la gastronomie française, et il annonce quelque chose de plus grave, comme un déclin.

 

L’Epiphanie du 7e art

MARKETING & CINEMA (Magà Ettori - blog)Nous savons tous, que le cinéma est l’enfant hybride, prodigue et parfois rentable de l’art et de l’industrie. Donc trouver des films dans des hypermarchés ne devrait surprendre personne en 2014. Et bien moi si voyez vous, je suis surpris. Surpris par la stratégie qui consiste à offrir un film (à moitié prix) si on achète une galette des rois alors qu’il me semblerait plus à propos d’offrir une galette des rois pour l’achat d’un film. Ce sont deux consommables vous me direz, et certains films sont sans doute moins digestes que des galettes des rois. Pour éclairer la lanterne des naïfs que nous sommes je vous propose de lire ci-dessous l’enquête de BFM Business qui concerne la rentabilité du cinéma français. Je ne suis pas certain qu’il y ai un lien avec l’Epiphanie… quoi que !

 

Exclu BFM Business : seulement un film français sur dix rentable en 2013 Selon notre étude, les recettes seront bien inférieures au budget pour l’immense majorité des films français sortis en salles en 2013. « La vie d’Adèle » décroche la palme du film le plus rentable de l’année.

Ce mercredi 8 janvier, le Centre national du cinéma (CNC) organise des « assises de la diversité du cinéma ». A cette occasion, l’établissement public publiera une étude sur la rentabilité des films français.  Une étude très attendue: en effet, très peu de travaux existent sur le sujet. Il n’y en a eu que deux récemment: en 2004, une étude menée par le cabinet Bipe pour le CNC, puis en 2008, une autre des chercheurs Olivier Bomsel et Cécile Chamaret.  Il faut dire que le sujet ne plaît pas « aux professionnels de la profession ». Car ces études montrent qu’une infime poignée de films est rentable: 12% à 17% selon la première, 12% selon la seconde.  L’étude menée par BFM Business pour la seconde année donne un résultat similaire: seuls 10% des films français sortis en salles en 2013 seraient rentables -essentiellement des comédies.  A l’inverse, sur les 20 plus gros budgets de l’année (L’Ecume des jours, Jappeloup, Boule et Bill, En solitaire, Mobius…), aucun n’atteint le seuil de rentabilité.  Pire, parmi eux, des films comme Turf, Au bonheur des ogres, ou Gibraltar ont été de véritables échecs: ils ont rapporté moins de 10% des sommes investies. Revue de détail (le classement est disponible ici en téléchargement).

Le film le plus rentable de l’année est La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Le film (produit par Abdellatif Kechiche, Wild Bunch et France 2) n’a coûté que 4 millions d’euros, mais attiré près d’un million de spectateurs, soit une rentabilité estimée de 219%. L’adaptation de la bande dessinée Le bleu est une couleur chaude a été portée par une critique unanime, et surtout sa Palme d’Or au festival de Cannes. Ce qui a permis de surmonter deux lourds handicaps: une durée de 3 heures, et les critiques acerbes de l’actrice principale Léa Seydoux contre le réalisateur.

Profs  > la médaille d’argent revient aux Profs, de Pierre-François Martin-Laval. Avec quelques stars à l’affiche comme Christian Clavier ou Kev Adams, le film a bien coûté 11,8 millions d’euros à UGC et TF1. Mais il a fait rire près de 4 millions d’heureux, soit une rentabilité de 196%. C’est le film français qui a réalisé le plus d’entrées l’an dernier.

> la médaille de bronze est décernée à Neuf mois ferme, d’Albert Dupontel. Un budget moyen (7 millions d’euros, apportés par Wild Bunch et France 2) mais à l’arrivée, 2 millions d’éclats de rires, soit une rentabilité de 164%.  > autre comédie: Les garçons et Guillaume, à table! de Guillaume Gallienne, qui n’a coûté que 8 millions d’euros à Gaumont, mais a fait rire plus de 2 millions de Français. Et ce n’est pas fini car, sorti le 20 novembre, il est toujours en salles.

> arrive ensuite Amitiés sincères, de Stéphan Archinard et François Prévot-Leygonie. Malgré la présence de Gérard Lanvin et Jean-Hughes Anglade, le budget est modeste: seulement 5,25 millions d’euros apportés par M6 et Wy Production, la société de Yannick Bolloré et Wassim Béji. Et au final presqu’un million d’amateurs, soit une rentabilité de 146%.

> même recette pour une autre comédie, Paulette, de Jérôme Enrico. Un budget raisonnable (6,45 millions d’euros), apporté par Gaumont et France 2. Des acteurs populaires sans être gourmands: Carmen Maura, Dominique Lavanant et la regrettée Bernadette Laffont. Et au final un million d’afficionados, soit 141% de rentabilité.

> succès inattendu pour Paris à tout prix, l’histoire d’une fashionista d’origine marocaine obligée de retourner au bled. Interprété et réalisé par Reem Kherici, le film a déridé près de 600.000 heureux. Il n’a coûté à Gaumont et Mandarin que 4 millions d’euros, soit une rentabilité de 128%. Pierre Rabhi, au nom de la terre  > dans la catégorie documentaire (dont le classement est disponible ici), relevons l’exceptionnel succès de Pierre Rabhi, au nom de la terre. Le portrait de cet écologiste n’a coûté que 150.000 euros, mais attiré 100.000 militants, soit 800% de rentabilité !

Joli succès aussi pour Sur le chemin de l’école, qui suit quatre écoliers aux quatre coins de la planète. Financé notamment par France 5 et OCS, et distribué par Disney, ce documentaire a coûté 2,3 millions d’euros, mais attiré près d’un million d’écoliers éternels, soit une rentabilité de 521%.

Les films les moins rentables

Le bonnet d’âne est attribué au Premier homme, adaptation par l’italien Gianni Amelio du roman d’Albert Camus, avec Jacques Gamblin et Denis Podalydès. Le film a englouti 10,3 millions d’euros provenant de France 3 et Philippe Carcassonne, mais n’a attiré que 36.000 égarés, soit une rentabilité estimée de seulement… 2%.

> l’avant-dernière place revient à Attila Marcel, de Sylvain Chomet. Le décès de l’actrice principale Bernadette Laffont trois mois avant la sortie du film n’aura hélas pas déplacé les foules (44.000 spectateurs). Le long métrage a coûté 7,2 millions d’euros à Pathé et France 3, soit une rentabilité de 3,6%.

> Angélique d’Ariel Zeitoun n’est sorti en salles que le 18 décembre, mais sa carrière s’annonce mal. Au 31 décembre, Gérard Lanvin et Nora Arnezeder n’ont attiré que 104.000 romantiques, pas de quoi rentabiliser le gros budget (15,75 millions d’euros) avancé par EuropaCorp et France 3. Passion

> film en anglais à capitaux à 75% français: Passion, de Brian de Palma, qui a fait un bide avec 132.000 curieux. Idem aux Etats-Unis, où, sorti à la sauvette, il n’a engrangé que 40.000 dollars de recettes. Bref, pas de quoi amortir les 18 millions d’euros de budget apportés par France 2 et Saïd Ben Saïd, soit 4,3% de rentabilité.

> suit Intersections, un thriller avec Roschdy Zem tourné en anglais et réalisé par l’américain David Marconi. EuropaCorp a dépensé 8  millions d’euros dans ce projet, qui n’a rameuté que 64.500 spectateurs en France. Aux Etats-Unis, le film n’est même pas sorti en salles, mais directement en vidéo. Rentabilité estimée: 4,7%.

> gros flop pour Des gens qui s’embrassent, de Danièle Thompson, avec Kad Mérad et Monica Belluci, qui n’a décroché que 160.000 sourires. Mais les producteurs Pathé et TF1, qui ont mis dans l’affaire la coquette somme de 17 millions d’euros, font la grimace, face à une rentabilité de 5%.  > Gérard Depardieu menace d’arrêter le cinéma? On peut le comprendre après le bide de La marque des anges, thriller de Sylvain White, qui a coûté 15,4 millions d’euros à TF1 et Pathé, mais n’a déplacé que 156.000 groupies. Rentabilité: 5,9%. Son autre film, Les invincibles, de Frédéric Berthe, fait à peine mieux (11%) avec 136.000 cinéphiles pour un budget de 7 millions d’euros, apportés par EuropaCorp et Orange. Malgré ces bides à répétition, notre Gégé national reste le second acteur français le mieux payé, selon le Figaro…

La méthodologie de l’enquête

Notre enquête prend en compte toutes les recettes d’un film, qui sont multiples: entrées en salles, distribution à l’étranger, ventes de DVD et en vidéo-à-la-demande, diffusion sur les chaînes de télévision…  A l’heure où cette enquête est réalisée, seules les entrées en salles sont connues. Nous avons donc calculé les recettes provenant des salles en nous basant sur le nombre d’entrées réalisées au 31 décembre (fournies par CBO Box Office), sur le prix moyen d’un ticket de cinéma (6,42 euros en 2012 selon le CNC), et sur la part reversée à la filière sur ce ticket (40,1% en 2012, toujours selon le CNC).  Les autres recettes (DVD, télévision, étranger…) n’étant pas encore connues, nous les avons estimées, en nous basant sur ce qui a été constaté dans le passé. Précisément, nous nous sommes basés sur l’étude d’Olivier Bomsel et Cécile Chamaret. Cette étude avait conclu que les entrées en salles représentaient 44% des recettes des films au budget supérieur à 7 millions d’euros; 29% entre 3 et 7 millions d’euros; et 22% en dessous de 3 millions d’euros.  Enfin, le pourcentage de rendement a été calculé en prenant le ratio entre les recettes estimées et le budget. Un rendement de 16% signifie que, pour 100 euros investis, 16 euros de recettes sont prévues. Inversement, un rendement de 140% signifie qu’on peut tabler sur 140 euros de recettes.  Par ailleurs, nous avons séparé les films de fiction des documentaires. Enfin, nous n’avons pas pris en compte les films où les capitaux français sont minoritaires, ceux dont les budgets sont inconnus, et ceux dont les budgets sont très petits.

Malversations à la banque du Vatican

Pape FrancoisJorge Mario Bergoglio, a été le premier pape à prendre le nom de François, nom choisi en mémoire de l’engagement du saint médiéval François d’Assise dans le combat pour les pauvres et pour la paix. Quand on met ce choix en perspective avec certaines mauvaises habitudes de la banque du Vatican, il y a comme un malaise. Et pourtant, le pape François est allé au-delà des appels généraux pour le travail équitable, l’éducation et les soins de santé.  Il a intensifié la lutte contre le capitalisme corrompu qui sévit au Vatican. Le pape François a été le premier pape à accuser ouvertement la banque du Vatican de fraude et de transactions louches dans des paradis fiscaux offshores.  En Octobre, le Pape François a retiré de la tête de la Banque du Vatican le cardinal Tarcisio Bertone, après les révélations d’allégations de blanchiment d’argent de la mafia et des malversations financières. Bravo ! Il faut juste que le pape François vive assez longtemps pour mettre en pratique l’ensemble de son exhortation apostolique, l’Evangelii Gaudium (la joie de l’Évangile). Dans ce long texte de 165 pages, rendu publique en novembre dernier, le pape entend indiquer les voies pour la marche de l’Église pour les prochaines années. Apparemment Jorge Mario Bergoglio commence par faire le ménage dans sa propre maison, et pourquoi pas ? Amen.

A lire, l’Evangelii Gaudium : papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium_fr