Hommage à Nelson Mandela

NELSON MANDELA - AriakinaL’humanité quasi unanime a rendu un dernier hommage à Nelson Mandela. Après dix jours de deuil national, ses obsèques ont eu lieu en dimanche matin dans le village de son enfance, Qunu, où il a été inhumé à midi au moment où le soleil était à son zénith.  La première cérémonie a débuté par l’hymne national  »Nkosi Sikelel’iAfrika ». Ce sont les premières funérailles d’Etat de l’histoire de l’Afrique du Sud. Plus de 4000 dignitaires accompagnaient l’ancien président dans son dernier voyage. La cérémonie faite de discours, qui mêlait honneurs militaires et rites traditionnels Xhosa, a été loin de l’euphorie qui la veille avait entouré le trajet du corbillard de Mandela à Mthatha, la capitale régionale. Devant le cercueil, et son parterre d’invités représentant presque toutes les nations de la terre, le président sud Africain Jacob Zuma a rappelé, une fois encore, combien le pays devait au défunt  »Et aujourd’hui plus que jamais nous devons l’écouter. Ses paroles sont souvent comme des versets de la Bible ». Le cercueil de Nelson Mandela, recouvert d’un drapeau sud-africain, a été déposé sur des peaux de vaches Nguni. Ahmed Kathrada, son vieil ami et camarade de détention à Robben Island a bouleversé l’assemblée en saluant son grand frère. La Tour Eiffel et 1000 bougies le 15 Décembre à Paris. on dansait le Gumboots et on chantait aujourd’hui sur le parvis des Droits de l’homme.

Le dernier voyage de Madiba

MADIBA - NELSON MANDELA (Magà Ettori)Madiba, Nelson Rolihlahla Mandela le héros de la lutte anti-apartheid a rejoint l’Orient Eternel. Le président sud-africain Jacob Zuma, a déclaré hier soir :  »Nelson Mandela s’est éteint » avant de rendre un poignant hommage à l’ancien président sud-africain :  »Notre cher Madiba aura des funérailles d’Etat », a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne jusqu’aux obsèques.

Dans l’histoire de l’humanité, il y a les Hommes et des exceptions, ni meilleurs, ni pires, juste des exceptions. Nous savons la grandeur de Nelson Mandela, lui  rappelait qu’il n’était  »ni un saint ni un prophète » , déplorant qu’on l’idolâtre, il insistait sur ses erreurs, ses insuffisances, et ses impatiences. On l’a souvent comparé, au Mahatma Gandhi, au Dalaï Lama, à Martin Luther King, oui pourquoi pas ? D’autres exceptions, d’autres destins, d’autres lumières, d’autres phares au cœur de l’obscurantisme.

Rolihlahla en langue xhosa  »le fauteur de troubles », était déjà un exemple pour les opprimés de la terre et un mythe universel. Son propos en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, lui avaient ouvert à jamais les portes de l’Histoire et le cœur des Hommes :  »J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.  » Cette déclaration, fit le tour de la planète avant que le gouvernement minoritaire blanc de l’apartheid n’interdise sa diffusion et bannisse pendant trois décennies jusqu’au nom et aux traits du célèbre prisonnier de Robben Island. Il n’en fallait pas plus pour que la légende soit ! Nous l’imaginons, aujourd’hui, marchant dans le soleil couchant récitant William Ernest Henley :  »Aussi étroit que soit le chemin, Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme : Je suis maître de mon destin ; Et capitaine de mon âme ». Il nous a rendu meilleur, dans l’adversité, par son exemple supérieur. Bon voyage Madiba et merci.